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Incendie au Port
Des flammes récalcitrantes rejaillissent pour la quatrième fois dans l’entrepôt de Cotontchad au port autonome de Douala.
L’entrepôt n°10 de la société Saga Cameroun, situé au niveau de la gare ferroviaire du Port autonome de Douala, sous-loué à la société Cotontchad, pour entreposer son coton avant exportation, est sinistré. Une importante cargaison de coton est passée sous les flammes d’un incendie à répétition et dévastateur datant d’une semaine. Lundi 7 janvier 2008, des ballots de coton partiellement brûlés sont jetés à même le sol et des pattes noires signalent l’effet ravageur des flammes. Le mur de l’aile droit du magasin est noirci et une partie de la toiture est entrouvert, par le fait des tôles consumées.
On observe ce lundi, un mouvement des éléments de sapeurs-pompiers très actifs. “ Nous sommes là parce qu’il y a une résurgence des flaques de feu sous les cendres. Il est question de faire le déblaie pour éteindre et nettoyer les dernières étincelles tapies sous les cendres et qui pourraient s’enflammer ”, affirme un sapeur-pompier. Nous apprendrons que c’est pour la troisième fois que les sapeurs-pompiers ont été contraints de revenir à la rescousse après la violente incendie d’il y a une semaine. Un incendie qui a quasiment rasé le contenu de cet entrepôt en moins de deux heures. Difficile de donner avec exactitude l’importance des dégâts. “ Il faut attendre la fin de l’expertise des assureurs. Ils sont encore à pied d’œuvre et en la matière, les estimations ne se font pas au hasard. Il y a une batterie de documents à prendre en compte ”, précise un cadre de Saga Cameroun. Mais pour les dégâts, les estimations vont bon train. Des sources parlent de près de 300 tonnes de coton consumé, ce qui représente la capacité de contenance de l’entrepôt.
Des flammes récalcitrantes
Les interventions de secouristes n’ont permis de rien récupérer. “ Les sapeurs-pompiers du Port et de l’Aéroport sont arrivées à chaque fois plus tôt que d’habitude, mais ils n’ont pas pu rien sauver”, indique un vigile. D’autres témoignages concordant laissent entendre que les flammes étaient plus fortes. Sur les lieux, malgré la fin de l’incendie et l’extinction totale des flammes, des sapeurs-pompiers ont été réquisitionnés pour assurer la permanence. “ Vous savez le coton est un produit très inflammables ; il n’est pas exclu que sous les cendres, il y ait encore des braises qui pourraient à nouveau laisser monter des flammes. C’est pourquoi on a réquisitionné des engins pour vider l’entrepôt ”, affirme un sapeur-pompier pour justifier leur présence en ces lieux.
Pour les causes de cet incendie, on parle du caractère inflammable du coton. “Les balles de cotons entreposés sont une forte menace. Cette friction des unes sur les autres est régulièrement une source des incendies dans les entrepôts, surtout lorsqu’elles sont sous une forte pression atmosphérique. C’est pourquoi les entrepôts de coton reste toujours ouverts. Et vous savez le coton se consume très rapidement ; c’est pourquoi les dégâts sont aussi souvent très lourds”, explique un cadre de la Saga. Ce que confirment les sources proches de la gendarmerie du port qui dirige l’enquête. Ils conseillent alors d’écarter la thèse d’un incendie criminel.
Par Mathieu Nathanaël NJOG
Le 09-01-2008