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Hôtel de ville de Yaoundé 3è
Commune de Tiko
Ce vendredi 3 août, une session de rattrapage est convoquée par le préfet du Fako Bernard Okalia Bilai pour l’élection du nouvel exécutif. Après l’échec de mardi dernier.
La délégation conduite par le préfet du Fako, Bernard Okalia Bilai, qu’accompagnait Confiance Ebune, sous-préfet de Tiko, a été victime d’un crime de lèse majesté à l’égard de l’autorité administrative. Après avoir présidé une série d’élections des exécutifs communaux dans la journée de mardi 31 juillet dernier, Bernard Okalia Bilai arrive à la commune de Tiko en fin de journée. Une mairie où la liste du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) rempile pour un nouveau mandat. En dépit de la contestation de la liste du Social democratic front (Sdf). Il est accueilli par la maire Rdpc sortant, Mme Rosine Toko. Cette dernière va aussitôt fondre dans la nature au moment où la délégation regagne la salle des délibérations.
Dans cette salle, seuls vingt-cinq (25) conseillers sur les quarante et un conseillers (41) que compte la liste sont présents. On apprend alors que les conseillers présents sont arrivés dans un bus affrété par Chief Richard Tita Fombon, tête de liste. En revanche, le maire sortant, Rosine Toko serait entrée au maquis avec les responsables de section Ojrdpc, Ofrdpc et Rdpc. La bataille pour la succession de Rosine Toko, qui ne fait plus partie de la liste des conseillers, divise en effet le conseil municipal. Deux camps sont formés. L’un conduit par la tête de liste Chief Richard Tita Fombon est majoritaire, avec vingt-cinq conseillers. Et l’autre, conduit par le président de section Dikonge Charles Eteki, est minoritaire avec seize conseillers. Mais ce dernier a le mérite d’empêcher le quorum (les deux tiers soit vingt-sept (27) conseillers), d’être atteint.
La situation surprend toute la classe politique du parti au pouvoir de la ville de Tiko. Même l’envoyé spécial du Comité central du Rdpc est impuissant. Le préfet du Fako, Bermard Okalia Bilai est désarçonné. Il ordonne deux suspensions de séance pour rattraper cet impair. Rien n’y fait, car, aucun téléphone des fugitifs ne sonne. Résigné, le préfet va surseoir à la tenue de cette session, pour la convoquer soixante-douze (72) heures plus tard. Soit ce vendredi, dès 8 heures très précises. Entre temps, les tractations sont allées bon train, chaque camp essayant d’exfiltrer les conseillers pour s’assurer la majorité aux élections du nouvel exécutif communal. On est alors en droit de s’interroger sur la valeur des consignes édictées par le Comité central du Rdpc dans cette atmosphère sulfureuse. Qu’en sera-t-il ce jour?
Par Mathieu Nathanaël Njog
Le 03-08-2007