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Politique/Elections
Charles Samba vient de saisir la Chambre administrative de la Cour suprême demandant l’annulation des élections municipales du 22 juillet 2007.
Le premier conseil municipal est convoqué pour le samedi 4 août 2007. Il sera question d’élire l’exécutif communal. Mais déjà le conseil municipal est amputé de sept membres. Il est appelé à fonctionner pendant les cinq prochaines années avec dix huit conseillers. Seulement il plane le spectre d’une annulation des élections municipales. Le 22 juillet 2007, la liste Rdpc, conduite par Simon Kingue, est déclarée vainqueur des élections municipales dans la commune de Nkondjock avec un peu plus de 71 % de suffrages exprimés en sa faveur. Elle était en compétition avec la liste Sdf conduite par Philippe Ndondo Ndondok. De nombreuses irrégularités ont été relevées et décriées pendant ce scrutin par les partis de l’opposition (Sdf et Upc) en compétition aux législatives et municipales dans cette circonscription électorale.
Dans les rangs du parti au pouvoir, les tensions étaient déjà vives avant le scrutin. Ce climat découlait de l’annonce du remplacement de Charles Samba, cinquième sur la liste, par Pierre Essomé. Lorsque le remplacement a été confirmé avec l’arrivée des bulletins de vote, le 17 juillet 2007, sept colistiers (Oscar Kong Ndob, Soppi Ema épouse Kollo, Paul Makembe, Pierre Tcheuko, Solo Doris Mbah, Eyango et Louis Martin Keedah Bouna) décident de remettre leur démission dans une lettre signée le 19 juillet 2007.
Cette démission collective a sonné comme une onde de choc dans l’arrondissement de Nkondjock, entraînant un désaveu des listes Rdpc au profit de celles de l’opposition. Il a fallu que Charles Samba, accepte de faire une tournée dans les différents villages en compagnie de la tête de liste Rdpc au-delà de la date limite de la campagne (de minuit aux premières heures de la matinée du 22 juillet en violation de la loi) pour rassurer les populations. “ On nous réveillait dans la nuit pour nous rassurer que son nom sera rétabli après les élections et que le comité central a reconnu que c’est une erreur qui s’est glissée à l’imprimerie ”, déclare Zendah du village Sohock. Avant d’ajouter : “ Nous n’y croyons pas. Car cette supposée erreur venait confirmer les rumeurs qui avaient gagné toute la contrée.”
Sous le coup d’une condamnation
Charles Samba s’est rendu compte après qu’il a joué un mauvais jeu. Depuis le 25 juillet, il a saisi la chambre administrative de la Cour suprême par une requête pour l’annulation des élections municipales du 22 juillet dans la circonscription électorale de Nkondjock. Il dénonce l’entourloupette dont il a été victime. “ Je suis victime d’un cas de falsification constatée à la lecture des bulletins de vote de mon parti le Rdpc…Suite à des manœuvres indélicates, en violation de l’article 23 de la loi n° 002 du 14 août 1992 fixant les conditions d’élection des conseillers municipaux modifiée et complétée par la loi n° 2006/10 du 29 décembre 2006, le nom de Samba Charles a été retiré lors de l’impression des bulletins de vote”, peut-on lire sur sa requête. Pour lui, il s’agit d’une manœuvre à des fins inavouées. C’est pourquoi il demande au président de la chambre administrative réparation. “Je compte sur votre sollicitude pour l’annulation de cette élection et la restauration du droit”, conclut-il.
En revanche, du côté de l’administration, on dit que cette décision a été prise par la chambre administrative de la Cour suprême à la suite du contentieux préélectoral qu’avait introduit le Sdf pour demander l’annulation de la liste Rdpc. Du fait de la présence du candidat Charles Samba, qui aurait un casier judiciaire entaché d’une condamnation de deux ans de prison dans les années 90. “Cela ressort dans les minutes de la chambre administrative que j’ai déposé à l’intention du gouverneur. Nous aussi nous étions curieux de constater que la chambre administrative demande au Rdpc le remplacement de nom où il pesait une annulation de la liste tout simplement ”, précisait Aboubakar Njikam, le préfet du Nkam.
Mais, Charles Samba dit avoir fait appel à la décision de sa condamnation qui date de plus de dix ans. “ Cet appel sursoit la condamnation et dix ans après une condamnation, il y a prescription et elle devient caduque. Avant la validation des candidatures le parti a eu à vérifier tout cela ”, indique-t-il. Une polémique dont pourrait tirer profit la liste Sdf.
Par Mathieu Nathanaël NJOG
Le 01-08-2007