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La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv

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Les symboles s’effondrent (Suite et fin)

Nkongsamba serie 3


N’y a-t-il rien à sauver des quelques vestiges glorieuses de l’ex-troisième ville du Cameroun plongée dans une lente mais irréversible agonie ?

 

1- Lycée de Manengouba a perdu sa gloire d’antan

Le collège moderne de Nkongsamba est le premier établissement public d’enseignement général du Cameroun. Il a accueilli à sa création en 1947-1948 la dernière promotion des fonctionnaires admise en classe de 4ème au lendemain de la fermeture de l’école primaire supérieure de Yaoundé. Dès 1950 des élèves de classe de 6è provenant des cours de sélection de Dschang, Douala et Yaoundé, y sont aussi admis. Il n’a alors que le premier cycle. Il est dirigé par Raoul Bleuse. Il est érigé en 1960 en lycée de Manengouba par le ministre de l’Education nationale de l’époque, Jean Ekwabi Ewané. Ce fils d’Ekangté (tribu autochtone de Nkongsamba) immortalise ainsi le nom du massif au pied duquel est construit cet établissement : le mont Manengouba. Daniel Essono Edou en devient le premier Camerounais a y être nommé proviseur.

Le lycée de Manengouba s’illustre par la rigueur inculquée aux élèves sur les plans de la discipline et de la propreté. Les résultats à tous les niveaux ne se font pas attendre. Le lycée Manengouba devient un établissement scolaire de référence avant et après l’indépendance du Cameroun. Nombre de grands commis de l’Etat et cadres supérieurs y ont fait leurs bancs.

Mais depuis plus d’une décennie, le lycée de Manengouba essuie les affres de l’agonie généralisée de la ville de Nkongsamba. La peinture de ses murs est défraîchie. La clôture est détruite. Les tables bancs sont endommagées. Les dortoirs ne fonctionnent plus. Les toitures sont éventrées. Les internats fermés. Le réfectoire est transformé en salle de permanence. Un tableau sombre auquel il faut ajouter le déficit en personnel. La discipline n’y est qu’un lointain souvenir. “ Les élèves se caractérisent par l’anarchie et le vandalisme. Ils creusent les ouvertures dans les murs et cassent les tables-bancs ”, affirme Joseph Ndjanga, le proviseur actuel dudit lycée.

Pourtant, un éclair d’espoir a soufflé sur ce vestige en 1997. Le délégué du gouvernement, Emmanuel Ngollo Ngama, nouvellement nommé, avait facilité le jumelage du lycée de Manengouba avec un établissement de Waterloo en Belgique. Il en a résulté la construction d’une nouvelle clôture. Et puis, plus rien. La situation est davantage piteuse. Actuellement, le proviseur est en conflit avec la communauté éducative dudit lycée pour un projet de mise en place d’un centre multimédia. Le chef d’établissement réclame à chacun des 3 400 élèves une contribution obligatoire de 5000 Fcfa par an. Calcul fait, Ce qui représenterait une rondelette somme de 17 millions Fcfa par an. “ Enorme ”, estime l’association des parents d’élèves.

 

2- L’hôpital est sous perfusion

Créé en 1933 sur une superficie de 11 hectares, l’hôpital de Nkongsamba classé dans la 4è catégorie compte 8 bâtiments dont 5 principaux et 3 accessoires. Elle a connu des mutations diverses. De l’hôpital départemental, il est passé hôpital de district le 13 mars 2006, avant d’être enfin hôpital provincial. L’unique dans la province du Littoral. Il a bénéficié d’un financement de la coopération germano-camerounaise. Il a profité pour faire une petite cure de jouvence.

Au cours de la décennie 90, son taux de fréquentation avait chuté de manière drastique. Certains témoignages situent cette baisse à près 60 %. Le matériel ne répondait plus aux normes sanitaires en vigueur, ni aux exigences de la médecine moderne. Quelques clichés. Le fauteuil clinique du dentiste datait de 30 ans. Le bloc opératoire ne disposait pas de groupe électrogène. Le laboratoire manquait d’appareils appropriés pour les examens bactériologiques et biochimiques. Les couveuses étaient hors d’usage et les latrines endommagées. La canalisation en eau potable défectueuse. L’ambulance en panne. La morgue n’était toujours pas achevée. Bref c’était un mouroir.

Aujourd’hui, la vitalité est en nette progression. Le comité de gestion mis en place en 1996 est à pied d’œuvre. Les résultats sont flatteurs. Depuis, février 2007, il a son tout premier directeur, Dr Antoine Mouangue qui a remplacé Dr Emmanuel Nankap, l’intérimaire, devenu médecin chef en 2003. Il passe la main après y avoir passé 23 ans.

 

3- Le stade Baressoumtou, un repère de bandits

Le Cameroun colonial et post-colonial comptait quatre (4) grands stades. Le stade Ngompé de Bafoussam, le stade Akwa à Douala, le stade Hippodrome à Yaoundé, et le stade Baressoumtou à Nkongsamba. Ce dernier est une vaste cuvette creusée au pied du Mont Nlonako, sis au quartier V. Il a la particularité de devenir un bourbier impraticable à la moindre goutte de pluie. Ici, l’Oiseau du Moungo planait victorieusement. Aigle royal de Nkongsamba était presque invincible dans cet antre.

Cependant, le stade Baressoumtou avait ses faiblesses. Sa position géographie ne permettait pas de générer des recettes. Nombre de supporters regardaient les matches du haut des arbres, des cases et même des collines de la ville. Depuis quelques années, il est à l’abandon, au profit d’un nouveau stade construit au pied du Mont Manengouba dans le quartier Bonangoh. Il est l’œuvre du défunt Jean-Baptiste Tchouaffé, un richissime homme d’affaires de la localité. La rue qui mène à ce stade porte d’ailleurs son nom. Ce stade aussi est en ruine. Envahi par une broussaille qui ne laisse plus de place pour les spectateurs. La tribune jamais achevé est en décrépitude. A cette allure, elle va rattraper d’ici peu la déchéance du stade Baressoumtou.

Aujourd’hui, le stade Baressoumtou comparé aux stades mythiques de Maracana et de Wembley, est tout simplement devenu un repère de bandits. Sa tribune s’est effondrée, la clôture éventrée et ses annexes servent de décharges d’ordure ou de dépotoir public en matières fécales pour le voisinage.

 

4- L’Oiseau du Moungo a du plomb dans l’aile

L’Oiseau du Moungo évolue actuellement en deuxième division dans la poule du Littoral. La saison 2002-2003 a failli l’emporter définitivement. Il a effleuré la dissolution à la suite d’un mouvement de blocage des présidents de clubs. Il est arbitrairement relégué en division 3. L’année suivante, n’ayant aucun pourvoyeur financier pour le reprendre, il frôle la disparition. Quelques fils nostalgiques se démènent pour le remettre à flot. Les saisons 2003-2004 et 2004-2005, l’Aigle évolue en division départementale. L’équipe retrouve à cette période son nom de Aigle de Nkongsamba. Elle avait au passage changé de dénomination pour devenir Aigle du Moungo dans l’optique de rassembler tous les fils du département. La commune urbaine de Nkongsamba s’est mise à contribution.

Aigle de Nkongsamba voit le jour en 1932 sur l’initiative conjointe de certains notables de la ville tels que, Adam Arab, Fongang Ngomo Jean et Ngassa Joseph. Ce dernier sera le tout premier président du club. Cette équipe a pour premier capitaine Kemyou Happi Louis. Après avoir animé la ligue départementale ou ce qui tenait lieu dans le Moungo, avec les équipes voisines à l’instar de Etoile de Mbanga, Ouragan de Loum, etc., Aigle de Nkongsamba prend part au championnat national de l’après-indépendance. Ces résultats sont en dents-de-scie. Il va faire des va et vient entre la première et le deuxième division. Il est relégué en 1962-1963 avant de remonter la saison suivante (1963-1964) et redescendre la saison d’après 1964-1965 pour remonter la saison suivante 1966-1967.

Au bout de toutes ces péripéties, Aigle de Nkongsamba connaît son heure de gloire la saison 1969-1970. Il décroche le titre de champion du Cameroun avec des joueurs de renoms tels que, Tsébo (alias l’homme de Khartoum), Michel Kaham, Jean-Marie Ngalamo, Adolphe Ngangue, etc. la liste n’est pas exhaustive. Cette équipe a pour entraîneur Jean-Pierre Sadi et pour président Catché Mohamadou. Une grande première. Car c’était l’unique club hors des métropoles de Yaoundé et de Douala à connaître une telle consécration. Le titre est dédié à Ferdinand Koungou Edima, alors préfet en poste dans le Moungo.

Après le sacre, le scénario de relégations et des montées reprend. Aigle de Nkongsamba retrouve la division 2 à la fin de la saison 1979-1980 et ne remonte que six ans plus tard (1985-1986).

Comme le Brésil avec la coupe du monde, Aigle attendra 24 ans pour que l’histoire se répète en 1994 avec un nouveau sacre, sous la férule d’Emmanuel Noundjeu. Mais à la fin de la saison suivante 1994-1995, l’équipe est à nouveau reléguée en seconde division dans la poule du Littoral. En 1998 aux Interpoules d’Ebolowa, l’Aigle de Nkongsamba rejoint la division d’honneur. Mais le sort s’abat à nouveau, puisqu’il redescend en seconde division en fin de saison 1998-1999. Depuis lors, c’est la traversée du désert. Il a échoué aux barrages en 2000 dans le Littoral. Pour combien de temps encore ?

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG à Nkongsamba

Le 27-06-2007

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G
Nkongsamba<br /> <br /> je félicite Nathanael pour cette série d'article sur notre ville. On a beaucoup de nostalgie à lire cette description. J'ai même écrasé des larmes. Comment ne pas se souvenir de notre aéroport, de nos parcs, de nos belles avenues, de notre Lymankong ou JD, de l'Aigle, de frisco, de Olympia...<br /> <br /> Je crois que Mathieu veut ainsi appeler l'attention de tous, surtout de nous enfants de Nkong. Car il nous appartient de redonner à cette ville, un peu de ce qu'elle nous a permis d'avoir. Nous sommes nombreux décideurs politiques, opérateurs économiques, cadres ayant en commun notre ville chérie. Nous avons le devoir de relancer Nkongsamba.<br /> <br /> Pour ma part, j'ai mis en place depuis l'année dernière,l'Institut supérieur de management du Manengouba (www.ismam-nkong.com ) qui n'est que la première étape d'un vaste projet qui debouchera sur l'Université internationale professionnelle (UIP) de Nkongsamba. <br /> <br /> Je sais que beaucoup d'enfants de Nkong peuvent faire des choses en mieux, en plus, ou autrement. <br /> <br /> Je veux partager mon rêve avec vous. Passer de la graine de café à la puce informatique et faire de Nkong une importante et incontournable cybercité au Cameroun.<br /> <br /> Pour terminer, je dirai à Mathieu de ne pas s'arrêter à l'histoire, mais de dire que des choses commencent à bouger. Le projet de l'Union Européenne installé dans la ville, Razel, la création de la communauté urbaine, l'ouverture dans quelques mois de quelques usines surtout Tzouvelos (repris par un enfant de Nkong)... la prise de conscience des enfants de Nkong avec la création de l'ADN (Actions pour le Développement de Nkongsamba www.nkongsamba.com) ou de l'ASEN à Paris (Association des sympathisants et enfants de Nkong) et bien d'autres...<br /> <br /> "NKONGSAMBA RENAITRA"<br /> <br /> Gaby<br /> <br /> <br /> <br /> Mais de cette nostalgie et de ces larmes, je comprends qu'il faut réagir
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G
Bonjour M Njog<br /> Je souhaiterais prendre contact directement avec vous. Pourriez-vous me communiquer votre email?<br /> Merci d'avance
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