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Appel à la libération des cinq jeunes de Stand Up For Cameroon

DROITS DE L'HOMME

Il a été lancé par le Groupe de Travail sur les Droits humains dénommé Stand Up For Cameroon a donné le jeudi 19 mai 2021 une conférence de presse sur la situation des droits de l’Homme au Cameroun pour le mois d’avril 2021.

 

Depuis huit (08) mois, cinq (05) membres du mouvement Stand Up For Cameroon (SUFC) sont détenus dans les conditions inhumaines à la prison centrale de de Douala. Moussa Bello, Ntsama Etienne, Mira Angoung, Collins Nana et Tehle Membou ont été enlevés par des gendarmes en civil le 18 septembre 2020 dans la rue alors qu’ils cheminaient calmement à la recherche d’un taxi pour regagner leur domicile respectif, alors qu’ils sortaient fraichement de la réunion hebdomadaire que tenait le mouvement Stand Up For Cameroon tous les vendredis. Ils étaient vêtus des vêtements de couleur noire en adhésion aux  vendredis en noir (Black Friday) lancés depuis 2018 par Stand Up For Cameroun (SUFC) qui est une dynamique de partis politiques, organisations de la société civile et citoyens camerounais qui a pour but d’initier une transition politique au Cameroun afin de refonder l’Etat et bâtir une nation qui respecte les principes de justice, d’équité et des droits humains.

Sans avoir ni manifesté, ni proféré des propos séditieuses, ni détenu des documents compromettant encore moins une arme, les cinq militants de SUFC ont été placés sous mandat de dépôt provisoire à la prison centrale de Douala, et en avril dernier. Après un séjour à la Légion de Gendarmerie de Douala-Bonanjo, ils se sont vu traduire devant le Tribunal militaire où ils apprennent qu’ils sont poursuivis pour conspiration d’insurrection et de révolution. La première audience devant le Tribunal militaire, le 14 avril 2021 a été renvoyée pour composition irrégulière du tribunal. A en croire, Philippe Nanga, Coordinateur de l’Ong Un Monde Avenir, ils se retrouvent dans un procès kafkaien. Sans ne jamais avoir rien fait, ils se trouvent jetés en prison. Même les démarches entamées auprès du Ministre de l’Administration Territoriale, du Secrétaire d’Etat à la défense, il en ressort que ces autorités gouvernementales, cynisme ou non, affirment qu’ils n’étaient pas préalablement informés du cas de détention de ces cinq (05) membres de Stand Up For Cameroon.

Violation des droits nationaux et internationaux

A l’occasion de cette sortie publique, non innocente, organisée à la veille de la fête de l’unité nationale, du 20 mai 2021, Stand Up For Cameroon a fait déplacer les parents desdits jeunes placés sous mandat de dépôt provisoire depuis le mois de septembre 2020 pour appeler à leur libération sans condition. «Ils n’ont rien fait de mal, ils sont arbitrairement détenus à la prison centrale de Douala depuis plus de 8 mois, ils doivent être libérés», a affirmé Philippe Nanga. Un appel qui vient se joindre aux cris de détresse et en chœurs des mamans des quatre jeunes : «Nous sommes dépassés, c'est tellement difficile à vivre,  libérez mon fils il n'a  rien fait».

Dans une déclaration rendue publique le 21 septembre 2020, l’Ong Un Monde Avenir rappelait pour s’offusquer fort à propos que le Cameroun a adhéré de manière libre et volontaire à une kyrielle d’instruments internationaux protégeant les droits de l’homme. A l’instar du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui stipule dans son article 9 que : «...Nul ne peut faire l'objet d'une arrestation ou d'une détention arbitraire. Nul ne peut être privé de sa liberté, si ce n'est pour des motifs, et conformément à la procédure prévus par la loi.»  Et d’ajouter que La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme affirme en son article 9  que «Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé». Avant de conclure que c’est en violation des dispositions des articles 31, 37, 119 et 218 (2) du Code de procédure pénal sur les arrestations et  les  détentions provisoires.

Mathieu Nathanaël NJOG

Publié dans L'essentiel du Cameroun

 

 

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