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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 15:23

Nkongmondo - Faits divers                               

Une épouse cocufiée va à la rencontre de sa rivale pour mettre le grappin sur son mari.

 

Ce jour de Mercredi 11 juin 2012, une auberge au quartier Nkongmondo a été le théâtre d’une histoire rocambolesque. Une épouse enceinte et abandonnée par un mari volage va multiplier de subterfuges pour retrouver son mari en flagrant délit dans une chambre d’auberge où il a passé la nuit avec sa rivale. La découverte de ce pot au rose va déboucher à une échauffourée burlesque. Après avoir défoncé la porte de la chambre, elle va retrouver les tourtereaux en tenue d’Adam et Eve. Dans une ire d’une lionne déchainée, Maguy puisqu’il s’agit d’elle, va ramasser les habits des amants qu’elle va balancer par-dessus la fenêtre avant d’engager une folle bagarre avec Vierjan son épouse. Il a fallu plus que le pauvre concierge bénéficie du renfort des voisins pour sortir les amoureux de ses griffes. On en sera loin du compte puisque va se poursuivre une joute verbale qui n’avait d’égale que la vitesse d’une Kalachnikov.

Tout part du dimanche 8 juillet 2012 lorsque Maguy décide de retenir le téléphone portable de son époux, Vierjan, espérant le contraindre de ne pas sortir, mieux de rentrer plus tôt. Car son époux est réputé d’être un Don juan doublé d’un irresponsable qui passe plusieurs nuits loin du toit conjugal sans donner la moindre nouvelle à son épouse. C’est ainsi abandonnée à elle-même avec pour seul compagnon que le téléphone de son mari, Maguy va finir par décocher à l’appel insistant d’un certain Ali, nom qui s’affichait sur l’écran du portable. Qu’elle n’a pas été sa surprise de constater qu’à l’autre bout du fil, elle a plutôt une voix de femme qui s’est mit tout de go à vociférer : «Tu te prends la tête, je t’appelle tu ne décroches pas, tu te prends même pour qui ?»

Forte surprise de constater qu’Ali n’était autre que sa rivale qu’elle soupçonnait depuis un bout, Maguy va poliment se faire passer pour sa belle-sœur : «Non ! Ce n’est pas Vierjan, mais sa sœur » En retour, Ali va changer de ton et se montrer plus courtoisie : «Oh ! ma belle-sœur excuse-moi, j’ai cru que c’était ton frère. C’est comment alors ? J’ai toujours voulu te rencontrer mais ton frère refuse.» Maguy va poursuivre sa supercherie. Après une longue conversation au téléphonique, les deux femmes vont décider de se rencontrer le mardi 10 juillet et sur cette entrefaite font se donner rendez-vous dans un restaurant au carrefour Kayo-Elie. C’est ainsi qu’Ali va décliner sa vraie identité en avouant qu’elle se prénomme plus tôt Aïcha. Après une rencontre arrosée autour de deux plats et de six bières, le temps de tirer suffisamment des verts du nez de sa rivale, les deux rivales vont prendre congés l’une de l’autre.

C’est alors que Maguy apprend que sa rivale à un rendez-vous galant avec son époux pour le même soir. Après deux jours passés hors de son domicile, Vierjan va réapparaitre dans la mi-journée avec l’ambition de repartir de nouveau. Maguy  feind de ne rien savoir. Dans la soirée le Don juan va prendre congés de son épouse pour se rendre au rendez-vous avec Aicha, en prétextant qu’il était de service de nuit. Seulement, elle va le faire suivre par une taupe. Aux premières heures de la matinée, elle va se précipité au lupanar où son mari imprudent était encore couché avec sa maîtresse. Devant cette auberge, Maguy va au call-box appeler son époux.

Ce dernier qui rejetait tous les appels effectué à partir du téléphone personnel de son épouse va décrocher, en arguant que le travail était énorme et qu’il ne rentrerait qu’à midi. En faisant semblant d’être en conversation, Maguy va entrer à l’auberge et tromper le concierge qu’elle était en conversation avec sa sœur qui y a passé la nuit avec son fiancé, c’est ainsi qu’elle va relancer l’appel avec le téléphone du call box pour distinguer à travers la sonnerie, la chambre où était couché son époux. Le temps pour le concierge de se rendre compte qu’il venait d’être éconduit, l’irréparable était fait.

André Som et Vincent Moussala (Stagiaire)

 

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Published by Njognath - dans Société
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