Affaire Mapouro - Bamkoui

Lundi 16 novembre 2009 1 16 11 2009 14:31

Affaire Mapouro - Un an déjà

Les funérailles du policier Hervé Michel Mapouro Njifon, tombé sous les balles du chef d’escadron Emile Bamkoui, ont eu lieu samedi 14 novembre 2009 à Foumban. Simultanément, son bourreau a organisé aussi des festivités à Yaoundé.

 

Cela fait un an que l’inspecteur de police Hervé Michel Mapouro Njifon, en service au commissariat de l’aéroport international de Douala, est décédé dans les conditions troubles et tragiques. La famille a organisé ses funérailles samedi dernier 14 novembre 2009 à Foumban. Parallèlement, le chef d’escadron Emile Joël Bamkoui, auteur de ce meurtre, organisait aussi à Yaoundé du vendredi 13 au dimanche 15 novembre des cérémonies à caractère pluriel pour saluer sa libération, se réconcilier avec les siens et pour exorciser le meurtre de l’amant de son épouse. Elles se sont s’achever par une messe d’action de grâce à l’église fraternelle presbytérienne sise derrière l’hôtel Grand moulin à Yaoundé. Certaines indiscrétions au ministère de la Défense laissent entendre que l’officier de gendarmerie va enfin porter les épaulettes de Lieutenant –colonel le 1er janvier 2010. Et est pressenti pour occuper les fonctions de chargé militaire à l’ambassade des Etats-Unis. Toutefois, la sérénité n’était pas de mise du côté du Chef d’escadron Emile Bamkoui.

Selon les membres de la famille Mapouro, l’officier de gendarmerie les aurait saisis à plusieurs reprises pour demander des excuses pour cet incident qui a conduit au décès de leur frère et sa disponibilité à leur apporter son soutien dès que de besoin.  «Nous lui avons répondu que nous n’attendons rien de lui, si oui qu’il nous épargne des menaces qu’il avait proférées à notre endroit au terme de ses démêlées judiciaires», sérine un membre de la famille Mapouro. On se souvient que lors de la première audience au tribunal militaire de Yaoundé, Bamkoui s’était engagé à prendre en charge l’éducation de l’enfant de Mapouro qui n’était pas encore né. Par ailleurs, Bamkoui a exprimé son chagrin de savoir que son épouse Mme Bankoui née Mvoune à Ekoron Danielle, gardien de la paix principale qu’il appelle ironiquement désormais Mme (veuve) Danielle Mapouro et avec laquelle, il ne partage plus le même toit depuis cet incident, devrait être du déplacement de Foumban. «Sachant son épouse très fragile et émotive, il redoutait qu’elle craque et ne lâche le morceau. Vous savez, le nouveau code de procédure n’a pas permis que les témoins, notamment son épouse qui est la principale témoin, soit suffisamment exploitée lors du procès», affirme un membre de la famille du défunt.

 

Des remords

La famille est loin d’avoir digéré l’issue de ce procès. «Il n’était pas question pour nous de démontrer que Mapouro et Mme Bamkoui n’étaient pas des amants, mais de prouver que cet acte était un assassinat prémédité et savamment orchestré, qui a eu lieu hors du camp de gendarmerie de Mboppi et maquillé», ajoute la famille du défunt. Le jeudi 17 septembre 2009, la Chambre militaire de la Cour d’appel du Centre, statuant en matière criminelle va casser le jugement du tribunal militaire de Yaoundé du 5 mai 2009. Le réduisant quasiment à néant. En ramenant de 18 mois d’emprisonnement ferme à 5 jours de prison ferme la peine de Bamkoui Emile. Le ministère de la Défense propriétaire de l’arme du crime, sera condamné à payer 500 000 Fcfa à chacun des sept frères et sœurs du défunt, soit un total de  3,5 millions Fcfa de dommages intérêts. Au lieu de 10 millions Fcfa décidé par le premier juge. Germaine Mouchingam, fiancée du défunt et leur nouveau-né venu au monde après le décès de son géniteur, ont vu leur demande de réparation rejetée. La condamnation aux dépens de l’officier de gendarmerie, Emile Bamkoui est passée de la somme de 21 millions francs cfa à 100 000 francs Cfa. Pour en arriver à cette décision la Cour d’appel du Centre a annulé le jugement pris par le tribunal militaire pour violation de la loi. Tout en déclarant coupable Bamkoui de meurtre, la Cour lui a admis des circonstances et excuses atténuantes.

En effet, le chef d’escadron Emile Joël Bamkoui soutient que dans la nuit du 13 au 14 novembre 2008, il a retrouvé en flagrant délit d’adultère dans la chambre réservé aux visiteurs, l’inspecteur de police Hervé Michel Mapouro Njifon, à poils avec son épouse. Pour neutraliser ce dernier, il a ouvert le feu. Blessé à la suite des  coups de feu, l’infortuné mourra au petit matin de ses blessures à l’hôpital Laquintinie. Les jurés de la Cour d’appel du Centre ont mis cela sur la négligence du corps médical. Pour les avocats et la famille Mapouro, il reste des interrogations sans réponses. En outre après que l’accusé ait plaidé coupable, et que le commissaire du gouvernement ait requis la peine à vie, ils sont restés sur leur fin face aux décisions successives.

Marlyse Sibatcheu, article publié dans Le Messager du 16/11/2009

 

Par Njognath
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 04 2009 17:37

Justice - Procès

Le ministère public a proposé es réquisitions le maximum hier contre le meurtrier de Hervé Mapouro Njifon. Les avocats de la famille de la victime réclament 746 millions Fcfa de dommages et intérêts

 

La voix basse, un brin hésitante. Le commissaire du gouvernement lit les réquisitions du ministère public contre le chef d’escadron Bamkoui Joël Emile, coupable de meurtre. Son propos semble s’ouvrir sur des éloges à l’endroit de l’accusé, et pan ! « Je requiert une application sans faiblesse de l’article 275 du Code pénal », propose le représentant du ministère public au président du Tribunal militaire de Yaoundé. L’article ayant pour titre « meurtre », dispose que soit « puni de l’emprisonnement à vie celui qui cause la mort d’autrui ». Pour le commissaire du gouvernement, c’est une peine qui devrait servir de leçon à l’auteur du crime d’une part, et aux autres hommes en tenue. A propos du premier, « il y a lieu de rappeler que l’accusé, Bamkoui Joël Emile qui comparaît ici, est comme ces galons l’indiquent, un officier supérieur de gendarmerie, un officier de police judiciaire et commandant du groupement de gendarmerie de Douala au moment des faits », rappelle le commissaire du gouvernement. Seulement, l’officier supérieur a pêché.

« Il a dit qu’il avait décidé dans un premier temps de mettre Mapouro aux arrêts…Il aurait pu le faire assez facilement. Mais, contre toute attente, il a abandonné cette démarche pour se transformer en justicier. Comme pour dire que nous ne sommes pas dans un état de droit », poursuit-il. De son avis, « il faut que cela change ! ». Ce « pour faire comprendre à ceux ici présents et à l’extérieurs que nul n’est au dessus de la loi ». Pour rappeler à « ceux qui utilisent la méthode Bamkoui que les armes de service ne sont pas des instruments de domination de leurs concitoyens », et que ces armes sont achetées avec les contributions de ces citoyens. A côté de cette peine de prison à vie proposée, le commandant Bamkoui subira aussi des peines pécuniaires sous forme de dommages et intérêts. A ce titre, la partie civile demande que 746 millions de Fcfa soient allouées à la famille de l’inspecteur Mapouro. Le montant provoque une rumeur sourde dans la salle. Et certains pouffent de rire.

 

Un avocat agressé ?

Me Tcheugueu Louis Bernard et ses confrères restent imperturbables. 180 millions Fcfa pour le préjudice subi par l’enfant du défunt et sa mère ; 100 millions pour le préjudice matériel subi par le nouveau né dont 60 millions pour ses études. « Mapouro avait l’intention d’envoyer sa fille faire ses études au Canada », précise l’une des avocates de la partie civile. Les 7 frères et sœurs du défunt ne sont pas en reste. Les avocats demandent que leur soient versé les dommages et intérêts liés à la douleur éprouvée (40 millions Fcfa), frais funéraires (30 millions Fcfa), préjudice esthétique (35 millions)… et un préjudice de carrière de 81 millions Fcfa. Car pour ces derniers, « il manquait 27 ans de carrière au défunt. A 50 ans, Mapouro devait être Délégué général à la sûreté nationale ». Les avocats de Bamkoui n’auront pas l’occasion de réagir durant cette audience criminelle.

« Nous sollicitons une remise de cause à la date où le ministère de la défense sera disposé à remettre ses conclusions écrites », lance Me Ngnie Kamga. Ceci afin que leur plaidoirie et lesdites conclusions soient présentées au cours de la même audience. Par conséquent, « l’affaire est renvoyée au 21 avril 2009 », tranche le président du tribunal. D’ici à cette date, les avocats de la partie civile se disent en insécurité. Notamment Me Tcheugueu qui accuse Bamkoui E.J. de l’avoir menacé. « Le matin j’ai été agressé devant ce tribunal par le chef d’escadron et il m’a promis que cela ne va pas s’arrêter là. S’il l’a fait, ça veut dire qu’il a mijoté ce projet », accuse l’avocat à l’ouverture de l’audience. Il compte par ailleurs saisir l’Ordre des avocats, le Mindef et la présidence de la République. Un rebondissement que disent ignorer les conseils de Bamkoui E.J.

Edouard TAMBA

 

Focal

Anicet Ekane et Haman Mana au tribunal

L’affaire Bamkoui n’intéresse pas simplement les familles et amis des concernés. Raison pour laquelle la salle d’audience du tribunal militaire de Yaoundé fait le plein d’œuf durant ce procès qualifié de « passionnant ».  L’audience d’hier, 8 avril 2009 a connu la présence de quelques célébrités. Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) et Haman Mana, directeur de publication du quotidien Le Jour ont suivi la quatrième audience de l’affaire Bamkoui. « C’est une affaire largement médiatisée, il est important que j’assiste à son épilogue. Je suis aussi là pour m’informer », explique Anicet Ekane. Quant à Haman Mana c’est une question de curiosité. « Je viens voir comment marche notre pays », dit-il. Ce dernier observe qu’à près de 10 lignes lues, le commissaire du gouvernement n’y est pas allé de main morte.

 

 

Par Njognath
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 01 2009 22:05

Affaire Bamkoui

Depuis la mi-novembre 2008, la gardienne de la paix Danielle Mvoune à Ekoron n’a plus jamais repris du service au commissariat de l’aéroport international de Douala.

 

Le commissariat de l’aéroport international de Douala (Caid) connaît depuis fin décembre 2008 un vaste mouvement de son personnel. La quasi-totalité des éléments de ce commissariat a été muté dans les différents commissariats de la région de Littoral. La décision est du commissaire divisionnaire Joachim Mbida Nkili, le délégué régional à la sûreté nationale pour le Littoral. Après une première vague d’une quarantaine de départs et d’arrivées, mutée en fin décembre, la semaine dernière, une seconde vague de six nouveaux éléments a été affectée au commissariat de l’aéroport et deux autres éléments ont été mutés dans d’autres commissariats. Les raisons ne sont pas évoquées. Lors de notre passage à la délégation de la sûreté nationale pour le Littoral hier lundi 19 janvier 2009, le maître des lieux n’était pas à son bureau, il prenait part à la traditionnelle réunion de sécurité que préside tous les lundis le gouverneur dans ses services.

Le cas de la gardienne de la paix Danielle Bamkoui reste confus. Elle est pratiquement la seule rescapée de cette vaste opération de démantèlement du personnel du commissariat de l’aéroport international de Douala dont le patron est le commissaire principal Ella Menye. Pourtant depuis l’incident qui a coûté la vie à l’inspecteur Michel Hervé Mapouro dans la nuit de jeudi 13 au vendredi 14 novembre 2008, la gardienne de la paix Danielle Mvoune à Ekoron épouse Bamkoui n’a plus repris le service. «On considère qu’elle bénéficie d’une longue absence, certes irrégulière, mais qu’on essaie de comprendre. Tout d’abord pour la permettre de se mettre à la disposition de la justice puisqu’une procédure judiciaire est ouverte. Et d’autre part, pour sa sécurité le temps que les rancoeurs s’estompent», affirme sous anonymat un commissaire de police. La même source indique qu’il n’est pas stratégique de l’affecter en ce moment, surtout lorsqu’on sait qu’elle ne va pas travailler. Mais il ne fait aucun doute qu’elle sera aussi mutée, voire même affectée dans une autre ville. Il faudra attendre soit la fin de l’année scolaire, soit la fin de la procédure judiciaire de cette affaire qui frise un crime passionnel.

On sait que le lendemain, de ce meurtre, Danielle Bamkoui s’était réfugiée chez son oncle colonel de l’armée de l’air, résidant non loin de la base aérienne de Douala. Au camp des officier de la gendarmerie de Mboppi, le domicile du chef d’escadron Emile Bamkoui est resté fermé depuis son transfert à Yaoundé. Joint au téléphone, Danielle n’a pas cru bon de nous dévoiler son lieu de résidence actuelle, mais nous a avoué qu’elle était bel et bien à Douala. Certainement pour s’occuper de l’encadrement de leur progéniture si on en croit aux pleurs et cris des enfants que nous avons entendus en font sonore.

 

Mais quelques indiscrétions font état de ce que de manière officielle, ces affectations entre dans le mouvement logique du personnel de la sûreté nationale. D’autant plus que ce redéploiement vise à redynamiser le personnel et éviter que par routine, certains se sclérosent et ne soient plus efficace. Surtout que les commissariats de l’aéroport, du port, de l’émi-immigration pour ne citer ces quelques uns sont très « juteux» parce qu’ils offrent des facilités et des avantages. Ce qui justifie les convoitises que ces commissariats suscitent au sein du personnel de la sûreté nationale. Mais pour les policiers qui ont été mutés de l’aéroport, ils ne se font pas d’illusion sur le fait que l’importance de ce mouvement est liée à l’affaire du meurtre de Mapouro. «Surtout qu’on a beaucoup parlé qu’il y avait en trame de cette affaire une question de partage d’une importante quantité de Whiskys entre ceux qu’on accuse à tort ou à raison d’être des amants», déclare un inspecteur de police.

 

Focal

Le commandant Bamkoui bientôt à la barre

L’information judiciaire a été close par le juge d’instruction Jonas Hiehes du tribunal militaire de Yaoundé le mardi 23 décembre 2008. Ce jour là a eu lieu la confrontation entre l’épouse du commandant Bamkoui et Marthe Laure Njifon Chumom,  la sœur du défunt qui s’est constituée partie civile. Au sortir de cette phase, certaines indiscrétions ont laissé entendre que le juge d’instruction avait annoncé que la première audience aurait lieu à la fin du mois du janvier 2009. C’est l’expectative dans les différentes parties. Mais on ne sait toujours pas l’accusation qui a été retenue. Est-ce un crime passionnel comme s’accorde à approuver le couple Bamkoui ou un meurtre prémédité comme le soutien les ayants-droit de la famille Mapouro. Une chose est certaine, les circonstances de ce meurtre restent floues, le défunt n’ayant fait aucune confidence avant de rendre l’âme sur la barbarie qu’il a subie. Les seuls témoins vivant sont M et Mme Bamkoui. Un fait reste constant cependant, l'inspecteur Hervé Michel Mapouro, collègue de Mme Danielle Bamkoui a succombé des balles tirées par le commandant Bamkoui. Ce dernier affirme avoir retrouvé sa victime et son épouse dans la nuit du 13 au 14  novembre 2008 après minuit couché en tenue d’Adam et Eve dans la chambre d’amis dans son domicile au camp des officiers de la gendarmerie à Mboppi. En attendant, l’issu du procès qui n’est pas encore enrôlé, le chef d’escadron de gendarmerie Emile Joël Bamkoui a déjà fait les frais de ce drame très médiatique. Lui qui qui devait passer Lieutenant colonel le 1er janvier 2009 a été tout simplement retirer du tableau.


Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 01 2009 12:01

Dosier 15
Meurtre de Mapuro -
Témoignage

Irénée Songsaré, le frère cadet de Bamkoui nous écrit depuis l’Allemagne.


Irénée Songsaré vit en Allemagne, il est fortement bouleversé par la dramatique affaire de crime passionnel dans laquelle son frère aîné, Emile Bamkoui est empêtré. Dans un courriel qui nous ait parvenu hier mercredi à 8heures 21minutes, le frère cadet du commandant Bamkoui remonte l’histoire de cette union avec la gardienne de la paix principale, Mvoune à Ekoron Danielle. Il soutient avec force et propos la thèse d’un envoûtement dont est victime Emile Bamkoui. On apprend ainsi que le couple a 17 ans de vie commune. Une union qui se serait nouée contre l’avis de la famille de Bamkoui. «Il avait dit à notre père que si on lui interdisait d´épouser Danielle, il préférait couper les ponts avec la famille. Cet incident se passe tout juste une semaine après avoir rencontré celle qui deviendra son épouse».

Pour Irénée Songsaré, la suite des évènements a fini par donner raison à la famille. Car leur vie de foyer n’a cessé d’être émaillée des infidélités que son épouse ne cachait plus. Malgré cela, Bamkoui, lui vouait un amour sans réserve. Mais pour les membres de la famille du commandant, il ne fait pas de doute que cette flamme sentimentale était attisée par des éléments métaphysiques. «Il est connu de tout le monde que Emile vit depuis plus de17ans sous le coup de l’envoûtement des pygmées de Ngambé Tikar», affirme Irénée Songsaré. Une pratique que la famille de l’époux accuse de manière péremptoire la belle-fille de faire recours. «Toute cette histoire est une affaire de «tobassi» (Ndlr charme). Nous avons cru qu´elle va s´assagir en vain. Elle n´a jamais arrêté à le faire. Jusqu´a ce que le drame se produise, il y a toujours eu un pygmée de Ngambé Tikar qui était régulièrement à ces côtés sous le prétexte qu’il la massait, alors qu’il n’en était rien, ce n´était que pour renforcer l´envoûtement», soutient Songsaré. Dès le début de leur relation, lorsqu’on a évoqué la possibilité d’un envoûtement «il nous avait dit que si vous voyez qu’une femme m´envoûte aider moi».

Malheureusement depuis qu’il s’est mis en couple avec Mvoune à Ekoro Danielle, il n’aurait plus accordé la moindre écoute à tous les efforts qui lui ont été proposés pour se libérer. «A mainte reprises, notre papa qui est pasteur en fonction, a réunis plusieurs pasteurs pour une prière de désenvoûtement, mais notre frère n´est toujours dérobé de ses séances de prières», souligne son frère cadet. Il rappelle qu’en 2001, un autre petit frère, Caleb qui avait été expulsé d´Allemagne pour conduite sans permis conforme, était dès son retour au Cameroun, allé voir le marabout du Lamido de Rey Bouba dans le village Touboro. Le marabout n’était autre que le père d’un officier de l´arme de l´air. Après avoir regardé dans ses cauris, il a confirmé l’envoûtement et a demandé 150.000Fcfa pour briser les chaînes de cet envoûtement. Etant revenu au Cameroun dans les conditions difficiles, il n’a pas pu disposer de la somme. Par ailleurs, «le père lui a demandé de confesser son mal, mais il semble n´être pas  près à le faire, c´est  la moindre des choses que nous autres ses frère attendons de lui», affirme Songsaré.

 

Une vielle relation

Dans la famille de Bamkoui, on affirme que ce drame aurait pu arrivé quelques mois plus tôt. Et pour cause, «lors des obsèques du père de Me Tsaam, au quartier Santa Barbara à Yaoundé,  l’épouse de Bamkoui était en compagnie du  défunt», rappelle son Irénée. Au point que l´inspecteur Allembe Parfait, ami de promotion de Danielle Mvoune à Ekoron épouse Bamkoui qui n’avait pu se contenir lui avait dit de ne pas pousser le pion aussi loin. En outre, Songsaré déclare que «Les amis de promotion à l’école de police et le s camarades de Ngaoundéré avaient confirmé à la famille cette relation. Outré, notre père a eu le courage d’aller le dire à Emile. Il s´est enflammé ». Et lorsqu’il aurait interrogé la femme, «elle n’a eu pour toute réponse que : tu connais que tes parents ne m’aime pas, ils sont jaloux de notre union», fait remarquer Songsaré dans sa lettre.

Le frère cadet de Bamkoui, ne met pas les gangs pour mettre en doute la paternité de l’un des cinq enfants né dans le foyer du commandant Bamkoui. «Jusqu´a preuve de contraire, l´avant dernière fille d´Emile n´est pas sa fille et je ferai le test d´Adn pour prouver la paternité de cette fille...». En outre, face à la puissance de l’envoûtement dont-il dit que son frère aîné fait l’objet de la part de son épouse, il n’exclut pas qu’il maintienne cette union. «Je ne serais pas surpris qu´il continue à courir derrière cette femme toute sa vie, quelque soit le sort qui lui sera réservé ». Pour la famille, il est de tradition qu’un tel meurtre annonce un deuil dans la famille. «Je souhaite seulement pas perdre un de mes parents pour cette affaire, car nous ne dormons pas, nous sommes détruits et malheureux pour cet  acte. Nous autres ses frères, nous souffrons à sa place, nous sommes détruits physiquement et moralement par cette affaire ».

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

Par Njognath
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 01 2009 11:46

Dossier 14
Affaire Mapouro -  Bamkoui

Le mardi 23 décembre 2008, le juge d’instruction du tribunal militaire de Yaoundé a entendu les ayants-droit de la famille Mapouro. Il a aussi procédé à la confrontation entre l’épouse du commandant Bamkoui et la sœur du défunt qui s’est constitué partie civile

 

Le ministre délégué à la défense a dessaisi il y a depuis quelques semaines le tribunal militaire de Douala et a confié l’affaire au tribunal militaire de Yaoundé pour assurer la neutralité et garantir la manifestation de la vérité. Pour déterminer la nature de la culpabilité ou non du commandant Bamkoui, les magistrats du tribunal militaire de Yaoundé se sont mis à pied d’œuvre et viennent après des descentes à Douala de boucler l’information judiciaire avec d’une part la confrontation du commandant Bamkoui et de son épouse, d’autre part la recevabilité des éléments que la famille du défunt avait à verser au dossier. Mais aussi la confrontation entre les ayants droits et Mme Danielle Bamkoui. Le Mardi 23 décembre 2008 accompagnées de leurs avocats, Mme Danielle Bamkoui a affronté Marthe Laure Njifon Chumom. Au cours de cette confrontation, Mme Danielle Bamkoui a affirmé que son époux les avait surpris en tenue d’Adam et Eve après des ébats bien consommés. Et elle soutient que Mapouro s’était rendu chez elle en sachant qu’il venait pour se livrer à cette partie de plaisir. Elle a alors avoué son infidélité, mais n’a pas fait allusion sur la durée de cette relation. Elle a simplement affirmé qu’ils sont des amis d’enfance, leurs parents étant des familles amies et voisines. Mais en face, elle a dû affronter la riposte de la jeune Marthe Laure Chumom, 24 ans la benjamine de la famille Njifon qui a contesté cette version arguant que ce n’était pas celle qu’elle lui avait confié au téléphone. Mme Bamkoui a eu tout le mal de soutenir cette controverse, surtout que Marthe Laure a présenté un cousin qui avait suivi leur conversation en main libre. Danielle Bamkoui a reconnu qu’elle avait appelé mais conteste la teneur de la conversation. Simplement elle n’a pas pu se montrer convaincante. Au point que le juge d’instruction Jonas Hiehes n’a pas caché son étonnement devant les balbutiements de Mme Bamkoui. Et de faire remarquer qu’il doute fort bien qu’elle puisse tenir la contradiction devant la barre.

 

Contradictions

La famille de l’inspecteur de police Hervé Mapouro est loin d’avoir fait le deuil. Elle veut comprendre ce qui s’est réellement passée dans la nuit du 13 au 14 novembre 2008 au point que le chef d’escadron Emile Joël Bamkoui ait criblé de balles leur frère à tel enseigne qu’il finira par succomber de ses blessures. A ce jour, plusieurs thèses s’affrontent sur les circonstances de cet incident tragique. D’autres veulent croire à un crime passionnel doublé d’une légitime défense, d’autres à un crime prémédité. Pour le commandant Emile Bamkoui, il a retrouvé après minuit l’inspecteur Hervé Michel Njifon Mapouro couché dans la chambre d’amis avec son épouse en tenue d’Adam et Eve. Et c’est à la suite d’une agression de son épouse qui voulait l’empêcher d’identifier son amant qu’il a usé de son arme. Pour les collègues de Mapouro, ce dernier est allé récupérer des liqueurs qu’il avait achetées et que son collègue gardien de la paix principal Mme Mvoune à Ekoron Danielle épouse Bamkoui l’avait aidé à mettre en sécurité dans son véhicule. De même pour les deux frères de Mapouro, Mathurin (le gendarme) et Raoul qui sont les deux premiers que Mapouro a appelé à son chevet il leur aurait avoué au téléphone qu’il a été agressé par des bandits. Or pour Marthe Laure Njifon Chumom, la sœur de Mapouro, la collègue de son frère, Mme Danielle Bamkoui qui l’avait joint au téléphone dans la nuit pour l’informer de l’incident, lui a affirmé que son mari a agi sur un coup de jalousie gratuite. Les ayant trouvé entrain de classer les liqueurs, il s’en est pris à Mapouro. Et Mme Bamkoui, avait au lendemain de l’incident fait deux déclarations contradictoires à la police judiciaire et devant la commission d’enquête mixte.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

Par Njognath
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 01 2009 21:10

Dossier 13
Affaire Mapouro – Bamkoui

Après les résultats de l’autopsie et l’inhumation de l’inspecteur de police Hervé Mapouro, le dossier judiciaire a été remis au tribunal militaire de Yaoundé qui est à pied d’œuvre.

 

La procédure judiciaire dans l’affaire qui oppose la famille Mapouro au commandant Bamkoui Emile a été remise sur la sellette. La juridiction choisie pour statuer sur cette affaire de meurtre est le tribunal militaire de Yaoundé. Une décision prise pour éviter de confier ce procès à l’une des juridictions militaires placées sous l’autorité de la 2ème région militaire qui a compétence sur les régions du Littoral, Sud-Ouest, Ouest et Nord-Ouest. On dit vouloir éviter toute complaisance. Après le transfert des résultats de l’autopsie de la dépouille de Mapouro, le tribunal militaire de Yaoundé a commis une mission qui a séjournée à Douala depuis le lundi 15 au mercredi 17 décembre 2008. Elle était conduite par le commissaire du gouvernement près du tribunal de Yaoundé et l’un des juges d’instruction de cette même juridiction. Ils ont mis à profit leur séjour pour ouvrir l’information judiciaire.

Pendant leur séjour, ils ont entendu un maximum de témoins cités de près ou de loin dans l’affaire du meurtre de l’inspecteur Mapouro. A en croire nos sources, ils ont mis tout en œuvre pour que leur passage à Douala reste le plus discret possible. C’est ainsi qu’après avoir pris leur quartier au tribunal militaire de Douala où le colonel André Ngalao, commissaire du gouvernement de céans est absent depuis plusieurs semaines pour cause de maladie, ils ont procédé à la convocation individuelle et directe à l’aide des contacts de la téléphonie mobile des personnes ciblées. Ainsi, Mme Mvoune à Ekoron Danielle épouse Bamkoui ; le lieutenant colonel et l’adjudant, voisins du commandant Bamkoui, qui étaient les premiers à arriver sur les lieux du drame ; Mathurin (gendarme) et Raoul les deux frères de Mapouro qui ont été les premiers que le défunt Mapouro a fait venir à son chevet ont été entendu par les magistrats venus du tribunal militaire de Yaoundé.

Seulement lorsque la mission s’est rendue compte que leur présence était signalée, notamment, avec la tentative des avocats de les rencontrer, ils ont aussitôt écourté leur mission. Certaines des personnes convoquées n’ont pu être auditionné. Ils ont été renvoyés avec l’indication de se mettre à disposition pour répondre à toutes éventuelles convocations qui auront lieu dans les prochains jours à Yaoundé. Cette volonté manifeste de ne pas permettre aux avocats d’assister leur client est considérée comme une violation de procédure que dénoncent les différents avocats constitués par les différentes parties au procès. «Nous avons l’impression d’être marginalisé dans cette procédure judiciaire. En toute violation de procédure, nous ne sommes  toujours pas entrés en possession des résultats de l’autopsie que nous avons commandé et pas la justice», affirme Me Clémence Tchamo, avocat de la famille du défunt.

De même on signale une inspection furtive du domicile du comandant Bamkoui au camp de gendarmerie de Mboppi par les membres de cette mission.

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 01 2009 21:07

Dossier 12
Affaire Mapouro – Bamkoui

Les résultats n’ont toujours pas été transmis à la famille au moment où démarrent les obsèques ce jour. Elle prépare la riposte et accuse le dilatoire des membres de la commission mixte d’enquêtes.

La famille de l’inspecteur de police Mapouro est aux abois. Elle déplore le comportement des membres de la commission mixte d’enquête qui ressemble manifestement à une volonté d’édulcorer la vérité. Et pour cause, toutes leurs tentatives d’accéder au rapport d’autopsie ont été vaines. Six jours après que l’acte médical ait été effectué. Pis encore, aucune raison ne leur a été donnée. Ce qui rajoute à leurs suspicions. Le collège d’avocats constitué des Mes  Tchamo Mafetgo Clémence, Ndogmo Tapet Thérèse et Tcheugueu Louis Bernard, outré par ce retard a adressé en date du 9 décembre 2008 une demande d’accéder au rapport de l’autopsie au Colonel André Ngalao, Commissaire du gouvernement près du tribunal militaire de Douala et président de la Commission mixte d’enquête. Les avocats de la famille éplorée, déplorent aussi le fait que depuis le mardi 9 décembre 2008, ils n’arrivent pas à mettre la main sur le commissaire du gouvernement: «C’est une communication qui devrait se faire de manière automatique et n’avait pas à attendre une interpellation quelconque. Ceci pour respecter le principe du contradictoire, malheureusement cela n’a pas été le cas. C’est la même chose lorsqu’il fallait faire l’autopsie. On nous a toujours fait balader», affirme Me Tchamo Clémence.

 

Les récriminations

Rendu au tribunal militaire pour en savoir davantage sur la rétention des résultats d’autopsie, nous apprendrons des pénates du commissaire du gouvernement qu’il serait malade. Certaines sources font états de ce que depuis la dernière semaine de novembre 2008, le colonel André Ngalao serait très malade. Et qu’il arrivait déjà au bureau péniblement au point de ne pas être à l’audience lors de la dernière session de novembre dernier. Qu’à cela ne tienne, les avocats de la famille du défunt estiment que cette justification d’absence ne suffit pas. «Nous sommes aux trousses du commissaires du gouvernement que nous devront retrouver avant la mise en bière [Ndlr : qui a lieu ce jeudi 11 décembre 2008]. Car il ne saurait bloquer le fonctionner de l’administration dans une si brûlante affaire, puisqu’il y a le principe de la continuité du service public », déclare Me Ndogmo Thérèse. En outre, les avocats déplorent le fait que le commissaire principal Minkoa Ngah Vincent, le chef de la division régional de la police judiciaire,  et le lieutenant colonel Elias Ntongue, commandant en second de la légion de gendarmerie du Littoral qui sont les deux autres membres de la commission mixte d’enquête, approchés, les ont renvoyé voir le commissaire du gouvernement, seul habilité à détenir ce rapport en sa qualité de président de la commission.

Pour la famille et leurs avocats, ils sont convaincus que cette absence du colonel André Ngalao tient lieu de la volonté manifeste d’éviter qu’ils apprécient cette analyse médicale avant les obsèques qui ont lieu les 12, 13 et 14 décembre 2008. Mais ils affichent leur détermination si la nécessité l’impose d’exiger une contre expertise même après l’inhumation. «Dans le cas contraire nous serions obligé d’exiger l’exhumation du corps pour effectuer la contre-expertise », soutient Me Ndongmo Thérèse. Et Me Tchamo Clémence de révéler que « cela semble à un piège afin qu’on accuse la famille d’avoir manipuler le corps et permettre qu’à l’avenir on ne tienne pas compte de l’éventuel contre expertise que nous pourrions réclamer». Par ailleurs, les avocats relèvent quatre légèretés dont se rend coupable la commission d’enquête : - Celle de la non garde à vue de  Bamkoui Emile dès la révélation du meurtre. – Celle de la non scellée du domicile de Bamkoui, lieu de commission du crime pour les besoins de sauvegarde des preuves matérielles. – Celle du retard pris pour l’exécution de l’autopsie. – Celle de la rétention du rapport d’autopsie ne serait que pour lecture.

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 01 2009 20:51

Dossier 11
Affaire Mapouro – Bamkoui

Après les résultats de l’autopsie et l’inhumation de l’inspecteur de police Hervé Mapouro, le dossier judiciaire a été remis au tribunal militaire de Yaoundé qui est à pied d’œuvre.

 

La procédure judiciaire dans l’affaire qui oppose la famille Mapouro au commandant Bamkoui Emile a été remise sur la sellette. La juridiction choisie pour statuer sur cette affaire de meurtre est le tribunal militaire de Yaoundé. Une décision prise pour éviter de confier ce procès à l’une des juridictions militaires placées sous l’autorité de la 2ème région militaire qui a compétence sur les régions du Littoral, Sud-Ouest, Ouest et Nord-Ouest. On dit vouloir éviter toute complaisance. Après le transfert des résultats de l’autopsie de la dépouille de Mapouro, le tribunal militaire de Yaoundé a commis une mission qui a séjournée à Douala depuis le lundi 15 au mercredi 17 décembre 2008. Elle était conduite par le commissaire du gouvernement près du tribunal de Yaoundé et l’un des juges d’instruction de cette même juridiction. Ils ont mis à profit leur séjour pour ouvrir l’information judiciaire.

Pendant leur séjour, ils ont entendu un maximum de témoins cités de près ou de loin dans l’affaire du meurtre de l’inspecteur Mapouro. A en croire nos sources, ils ont mis tout en œuvre pour que leur passage à Douala reste le plus discret possible. C’est ainsi qu’après avoir pris leur quartier au tribunal militaire de Douala où le colonel André Ngalao, commissaire du gouvernement de céans est absent depuis plusieurs semaines pour cause de maladie, ils ont procédé à la convocation individuelle et directe à l’aide des contacts de la téléphonie mobile des personnes ciblées. Ainsi, Mme Mvoune à Ekoron Danielle épouse Bamkoui ; le lieutenant colonel et l’adjudant, voisins du commandant Bamkoui, qui étaient les premiers à arriver sur les lieux du drame ; Mathurin (gendarme) et Raoul les deux frères de Mapouro qui ont été les premiers que le défunt Mapouro a fait venir à son chevet ont été entendu par les magistrats venus du tribunal militaire de Yaoundé.

Seulement lorsque la mission s’est rendue compte que leur présence était signalée, notamment, avec la tentative des avocats de les rencontrer, ils ont aussitôt écourté leur mission. Certaines des personnes convoquées n’ont pu être auditionné. Ils ont été renvoyés avec l’indication de se mettre à disposition pour répondre à toutes éventuelles convocations qui auront lieu dans les prochains jours à Yaoundé. Cette volonté manifeste de ne pas permettre aux avocats d’assister leur client est considérée comme une violation de procédure que dénoncent les différents avocats constitués par les différentes parties au procès. «Nous avons l’impression d’être marginalisé dans cette procédure judiciaire. En toute violation de procédure, nous ne sommes  toujours pas entrés en possession des résultats de l’autopsie que nous avons commandé et pas la justice», affirme Me Clémence Tchamo, avocat de la famille du défunt.

De même on signale une inspection furtive du domicile du comandant Bamkoui au camp de gendarmerie de Mboppi par les membres de cette mission.

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 01 2009 20:47

Dossier 10
Affaire Mapouro- Bamkoui

Une requête en réparation a été déposée par les ayants droits auprès du chef service provincial de la sûreté national du Littoral.

 

L’inspecteur de police Hervé Michel Mapouro Njifon a été inhumé le 13 décembre 2008 dans son village d’origine Nkoussam par Foumbam. Les ayants droits très déçus par l’implication de la police, ont par l’intermédiaire de Me Jeanne Gisette Maré, avocat au barreau du Cameroun qui est le quatrième conseils constitué par la famille éplorée, saisi les autorités policières, administratives et judiciaires pour se plaindre de ce que les honneurs n’ont pas été rendus à leur défunt fils et frère. Ceci en toute violation flagrante de ce que prescrit le décret N°2001/065 du 12 mars 2001 portant statut du corps des fonctionnaires de la sûreté nationale. Il dispose en son article 141 alinéa 3 que «les honneurs sont rendus à la dépouille mortelle [d’un fonctionnaire de la sûreté nationale] au moment de la levée de corps et de l’inhumation, dans des conditions fixées par un texte par un texte particulier ». Et Me Clémence Tchamo qui coordonne ce quatuor de faire remarquer que « ce texte de loi ne fait aucune restriction ».

Curieusement, la famille constate que lors de la levée de corps, la police a exigé que les usages recommandent que seuls la sûreté nationale s’occupe de la dépouille mortelle du regretté, ce qu’elle a scrupuleusement respecté. Et n’a pu accéder au corps que lorsque le cercueil zingué a été exposé à la véranda de la chapelle ardente de la morgue de la garnison militaire. Toutefois, elle s’étonne que conformément aux statuts du corps des fonctionnaires de la sûreté nationale et aux multiples pratiques dont ils ont connaissance, «il s’attendaient aussi à ce que les honneurs soient rendus à ce jeune policier décédé dans des circonstances horribles», mais grande a été leur surprise de constater q’après la morgue le véhicule de la police qui transportait la dépouille mortelle s’est dirigé à Maképé au domicile familial du défunt et non au groupement d’intervention (Gmi N°2) pour un ultime hommage conformément aux textes n vigueur et tel qu’il avait été précédemment indiqué à la famille.

 

Une plainte en perspective

Par ailleurs, ce manquement a été par ailleurs été observé à Foumban, lieu de l’inhumation de l’inspecteur de police Hervé Mapouro. Avec une faible participation des ses collègues qui auraient selon certains indiscrétions reçu l’interdiction formelle de faire le voyage. Au point que ceux qui ont fait le déplacement de Foumban se comptait sur les doigts d’une main et était suffisamment discret. La famille estime que leur fils et frère ne méritait pas de son corps d’arme autant de discrimination. Et pour cause « le passage de feu Mapouro Hervé Michel au sein dudit corps a été toujours glorieux car jamais, il n’a été blâmé encore moins traduit au conseil de discipline » et que « les circonstance dramatiques dans lesquelles sieur Mapouro a trouvé la mort militent à ce que des honneurs lui soient rendus même à posteriori conforment au statut spécial de la police». Ce qui justifie que «la peine de cette famille éprouvée est aujourd’hui très grande». Raison pour laquelle, elle sollicite votre prompte réaction pour réparer ce préjudice : «Bien vouloir réparer ce manquement grave en organisant des honneurs mérités au défunt Mapouro conformément aux statuts de la police camerounaise». En revanche, la famille demande qu’à défaut de ces honneur que les autorités de la sûreté nationale leur transmette les éléments fondant un tel refus. Auquel cas, les avocats de la partie civile menacent de poursuivre l’Etat conformément au nouveau code de procédure «afin d’engager la responsabilité de l’administration compétente pour avoir failli à son obligation»,  affirme Me Clémence Tchamo.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que tous les policiers de la section à laquelle appartenait Mapouro au commissariat de l’aéroport international de Douala sont entrain d’être affectés dans les différentes unités de la police de la ville.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

 

Par Njognath
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 12 2008 13:10

Dossier 9
Affaire Mapuro – Bamkoui

Les prélèvements ont eu lieu hier jeudi 4 décembre à l’hôpital militaire sur la dépouille du défunt. Les résultats sont encore attendus.

 

L’autopsie de l’inspecteur Mapuro Hervé a été enfin pratiquée hier, jeudi 4 décembre 2008. Le médecin légiste Bruno Djimeli, anatomopathologiste, en service à l’hôpital Laquintinie a été exécuté cet acte médical en remplacement du médecin légiste en chef de la même institution sanitaire, Dr Fewou Amadou. Ce dernier a fait preuve d’intégrité en désistant pour des raisons évidentes. Il avait évoqué 48 heures plus tôt la coïncidence de ses origines tribales avec le défunt pour éviter que ces résultats ne fassent l’objet d’une polémique entre les différentes parties. On se souvient aussi qu’au moment où la famille avait déposé la requête de demande d’autopsie, le 18 novembre 2008, le colonel Ngaleo André, commissaire du gouvernement près du tribunal militaire du Littoral avait décidé de dessaisir l’hôpital militaire la responsabilité de la pratique de cet acte médical. Et pour cause le colonel Machia, médecin légiste et directeur de l’hôpital militaire n’était autre que l’oncle de Danielle Mevoun à Ekoron épouse Bamkoui.

Finalement, après une semaine d’épisode agitée, l’autopsie de l’inspecteur Mapuro Njifon Hervé Michel a été effectuée hier. Pour cela, le corps n’a plus été transféré de l’hôpital militaire à celui de l’hôpital Laquintinie, c’est plus tôt le médecin légiste, Dr Djimeli qui a fait le déplacement de l’hôpital militaire en compagnie avec ses collègues de l’hôpital Laquintinie en présence du Dr Machia, médecin légiste de l’hôpital militaire en qualité d’observateur. Sur instruction de la commission mixte d’enquête qui est déterminée à clôturer cet aspect de l’enquête, qui va permettre de déclencher l’information judiciaire, le personnel de la morgue a été mobilisé pour apprêter la dépouille pour l’autopsie. C’est ainsi que tout a commencé à 4 heures du matin, lorsque les agents de la morgue sous la conduite du major coordonnateur de la morgue, ont sorti la dépouille de Mapuro pour le dégivrer et l’apprêter pour l’autopsie. C’est aux environs de 8heures que  le médecin légiste est arrivé avec ses accompagnateurs. Ils se sont mis à l’ouvrage en toute discrétion et dans un huis clos strict. Ils ont rejeté la demande de la famille et des avocats de se faire représenter par un huissier de justice commis pour la circonstance. Ce qui a laissé dubitative la partie civile qui dit avoir peur d’une édulcoration des résultats.

 

L’expectative

Après près de cinq heures de dissection, examen et analyse de la dépouille de Mapuro qui a été excavé au niveau de la boîte crânienne et de l’abdomen, Dr Djimeli et son équipe ont fait des prélèvements nécessaires. Aux environs de 13 heures 30, ils étaient déjà repartis à l’hôpital Laquintinie pour approfondir les analyses. En fin de journée, de sources proches du corps médical ont affirmé avoir pratiquement  terminé avec les résultats de cette autopsie. Il ne manquait plus qu’à prendre le recul nécessaire devant certains indices et de mettre au propre la copie finale. A cet effet, on indique que les conclusions de cette autopsie seront adressées tout d’abord à la direction de l’hôpital Laquintinie, dans la journée de vendredi 5 décembre 2008. A son tour, «Dr Gérémie Sollé a la charge de les transmettre à la commission mixte d’enquête qui seule est habilité de les communiquer à la famille», affirme notre source. Ce n’est que mardi 9 décembre 2008 que la famille pourra entrer en possession des résultats. Pas suffisant pour elle de demander la contre expertise comme elle entend le faire si elle n’était pas satisfaite des résultats. D’autant plus que la plaque programme des obsèques a été finalisée et imprimée. Elle prévoit la mise en bière pour le jeudi11 décembre, le départ pour le village le vendredi 12 décembre et l’inhumation le samedi 13 suivant.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

Par Njognath
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