Culture

Mercredi 25 novembre 2009 3 25 11 2009 18:24

Peinture

 

C’était au cours de l’exposition «Regards d’enfants, épisode 3» présentée jeudi 19 novembre 2009 à Douala. Ils étaient au nombre de 26, les enfants qui ont reçu jeudi dernier des cadeaux  constitués pour l’essentiel des matériaux de dessin, de coloriages et les attestations de participation aux ateliers Enfants en éveil, ateliers de proximité et ateliers vacances. Tous organisés par la Fondation Mtn en partenariat avec la Galerie Mam située à l’avenue Le Combattant à Bonanjo-Douala. Vêtus de T-shirts estampillés Mtn, c’est avec joie, excitation et beaucoup d’entrain que ces enfants issus de milieux défavorisés âgés de 9 à 15 ans, ont présenté aux invités ayant répondu massivement au projet ont présenté leurs œuvres à la Galerie Mam.

Au total, on denombrait 14 œuvres (toiles, tableaux, dessins) mettant en avant la peinture, la céramique et le collage. On note entre autres «ateliers vacances Douala 2009», « ateliers enfants en éveil, collage Douala 2009 ». Ce sont des œuvres aux couleurs multicolores (rouge, bleu, vert…) sur lesquels des individus y sont représentés et dont les messages phares inscrits en noir traduisaient des dérives d’une adolescence que l’on souhaite voir bannir de  la folie juvénile. « Non à la violence dans la rue, non à la têtutesse, non au vol, non à l’agression, non à la drogue, à la prostitution…». Les attitudes des personnages dessinés et positions véhiculaient clairement les messages suscités. On pouvait y voir sur l’une des toiles une prostituée en route et prêt à répondre aux appels d’un chauffeur de taxi. Sur l’autre, deux femmes qui se regardaient en chien de faïence à la suite d’une bataille. Dans l’ensemble les contenus des dessins qui portaient sur ces différentes tares qui prévalent dans la société actuelle avaient un mélange satirique et pédagogique.


Historique

«En initiant ainsi les enfants à l’art on vise deux objectifs: développer la confiance des bambins en eux-mêmes en stimulant leur potentiel créatif et ludique à travers des travaux réalisés et exposés. Mais aussi et surtout leur permettre de savoir que la vie est un combat qui ne peut être édifiant que si on y mène des actions positives sans toutefois se laisser aller à la délinquance juvénile, la prostitution, la drogue la tricherie…», souligne Francise Ngondi, de la Fondation office. Et le directeur général de Mtn, Philippe Vanderbock de féliciter les bénéficiaires qui ont pendant 11 mois, réalisé une centaine de toiles à base d’acrylique, une quarantaine de bandes dessinées sur des thèmes variés et une fresque murale dans leurs écoles. Une aventure exaltante, réjouissante et instructive comme le précise la petite Ndembe Audile, élève en classe de 6éme au Lycée Mongo Joseph de Douala. «Cette initiative était des plus alléchantes. Comme je suis originaire de la tribu bassa,  j’ai au travers de quelques dessins représenté deux femmes entrain de danser l’assiko, car c’est une danse de chez nous. J’ai appris que dessiner était une bonne chose. Le dessin stimule les sens, ouvre au monde et permet de s’amuser », dit-elle tout sourire.

Après les deux précédentes éditions de « regards d’enfants » qui se sont déroulées respectivement en 2006 et 2008, cette troisième édition entre dans le cadre d’une série d’activités que la Fondation Mtn mène depuis 2005 pour la promotion de l’art et la culture, en suscitant curiosité, intérêt et ouverture d’esprit auprès de la jeunesse. La Galerie Mam est la vitrine de la Fondation Mtn, avec pour mission de faire vivre cet espace par la diffusion de l’art et de la culture auprès du plus grand nombre, à travers trois axes d’intervention : L’éveil (initiation artistique des enfants), le soutien (l’accompagnement de jeunes artistes) et la promotion (l’appui aux projets artistiques professionnels). L’exposition «regards d’enfants, épisode 3» commencée le 19 novembre dernier va se poursuivre jusqu’au 31 janvier de l’an 2010 à ladite galerie.

Linda MBIAPA (stagiaire), article publié dans Le Messager

 

Par Njognath
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 11 2009 18:22

Communication – Audiovisuel

C’est l’une des résolutions de la Rencontre audiovisuelle de Douala (Rado) qui s’est achevée samedi 28 novembre 2009.

 

La floraison des chaînes de télévision à divers capitaux (publics et privés) ne s’est pas accompagnée d’un boom qualitatif des contenus des programmes en Afrique centrale. Entre absence de financements et production en deçà des standards internationalement irréfutables, l’audiovisuel dans cette partie du continent ploie sous le poids d’une kyrielle de maux qui le gangrènent. Afin d’apporter des palliatifs de nature à éradiquer les tares qui minent le secteur de l’image et du son, la Rencontre audiovisuelle de Douala (Rado) s’est tenue du 24 au 28 novembre 2009 dans la salle de conférences du Sawa hôtel de Bonanjo.  

Pendant cinq jours, les participants venus du Cameroun, du Tchad, du Congo Brazzaville, du Rwanda… ont eu à plancher entre autres sur l’épineuse question de l’offre et de la demande des programmes Tv en Afrique centrale, les contours de la mise en place d’une banque d’images pour l’Afrique centrale, le marché des programmes de télévision à implémenter, la programmation des chaînes africaines face aux exigences des publics locaux…

Pour coordonner cette tempête d’idées, pas moins le sémillant et controversé Gaston Kelman pour présider le comité scientifique d’une Rado qui ambitionne de «contribuer à l’essor de la télévision par la mobilisation des opérateurs et la recherche des solutions adaptées aux problèmes de l’audiovisuel en Afrique», soulignera, Rémi Atangana Abega, président du comité d’organisation de la Rado. Pour planter le décor intellectuel, une étincelante leçon inaugurale du philosophe Hubert Mono Ndjana a permis d’établir une corrélation harmonieuse et plus que jamais d’actualité, entre «l’identité culturelle et l’audiovisuel dans l’Afrique centrale et les Grands Lacs». Un avis partagé du reste  par le délégué régional de la culture pour le Littoral, par ailleurs représentant de la ministre Ama Tutu Muna. Robert Bendegue en arguant de ce qu’aucun média ne véhicule des programmes culturellement neutres, a estimé que la thématique (l’offre et de la demande des programmes Tv en Afrique centrale) était au cœur de «la problématique de l’audiovisuel en Afrique centrale» et que dans ces conditions, «l’idéal est de promouvoir les images de nos peuples selon les standards techniques internationaux».

 

Exit Festel, welcome Rado

La Banque d’images pour l’Afrique centrale (Bimac) a servi de passerelle entre le discours et les actes concrets. Il s’agit d’assurer auprès «des producteurs et partenaires multilatéraux, la collecte des éléments portant sur les œuvres audiovisuelles produites, celles en cours de production et regrouper les productions prêtes à diffuser», a martelé Gérard Désiré Nguélé, délégué général du Festival de télévision (Festel), ancêtre de la Rado. En clair, la Bimac va servir de mandataire pour mettre ces réalisations à la disposition des télévisions publiques et privées d’Afrique centrale, de potentiels acheteurs et diffuseurs de divers horizons…

Le marché des programmes de télévision (Maptel) s’apparente quant à lui à une foire au cours de laquelle, on va rassembler des réalisateurs, des producteurs, des acheteurs, des exploitants et autres distributeurs de salle de cinéma. Dans cette veine, les tractations achat/vente des produits audiovisuels sont la dorsale d’un Maptel ambitieux.

Alain NJIPOU, article publié dans Le Messager

Par Njognath
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 18:01

Glamour

Un concours de beauté consacré aux  femmes enceintes est lancé. La première édition aura lieu le 12 novembre  à Yaoundé.

 

La femme enceinte a été toujours très belle, avec sa peau étirée, ses traits fins, son ventre arrondi et le renouvellement naturel de ces cellules. Seulement, elle a toujours été confinée comme un être malade, fragile, bien pour être cloitrée dans les domiciles. Et ses tenues,  se résument à des cabas, parce que porter les tenues de soirée de ville ou de soirée est apparenté comme un scandale, voire une atteinte à la pudeur. Pis encore, pour les mannequins professionnels, donner la vie est proscrit, sinon, c’est signer la fin de sa carrière. C’est pour lutter contre ses tabous que l’Agence Medina mis sur pied par la styliste modéliste Mercielle Medi Nlébé, a décidé de lancer le concours miss et défilé de mode  réservés aux femmes enceinte. «Une manière de magnifier la beauté de futures mamans et mettre en valeur la femme prête à engendrer la vie», affirme la promotrice.

Cette idée originale est partie d’un constat révoltant. « Les mannequins femmes n’arrivent pas à vivre pleinement leur statut de femme, qui ont pourtant le rôle  crucial de donner la vie, parce que l’intransigeance des responsables d’agences de mannequins est telle que, lorsqu’un mannequin tombe enceinte, les stylistes la mettait systématiquement à la porte et la plupart est contrainte de mettre un terme à leur carrière », souligne de Mercielle Medi Nlébé, ancienne mannequin. Conséquence, beaucoup de mannequins femmes attendaient d’avoir plus de 30 ans pour avoir un enfant, parfois dans des conditions difficiles à supporter pour certains organismes. Or il ne fait aucun doute que dans le développement de chaque femme, l’étape de donner la vie est un accomplissement qui permet de passer du stade de femme à celui de mère.

 

Miss et top model

Dans le souci de rappeler aux femmes leur rôle fondamental, et d’interpeller la responsabilité, l’humaniste et même dénoncer le côté  le macho  des managers artistiques et responsables d’agences de mannequinat, Medina a décidé d’apporter une réponse concrète en décidant d’organiser le concept dénommé : Top model future maman.  Un évènement annuel qui va permettre aux femmes  en général et aux mannequins en particulier de s’épanouir pendant leur grossesse tout en préservant leur carrière. La première édition de cette prestigieuse soirée de gala aura lieu le 12 novembre 2009 au Hilton Hôtel de Yaoundé. 13 finalistes (parmi lesquels des célibataires et femmes au foyer) ont été retenues sur les 25 candidates venues de Douala, Kumba, Nkongsamba, Mbouda et Yaoundé, qui se sont soumisses au casting dirigé par le styliste Dio Ali le 9 octobre 2009. Les critères de participation étaient être une femme âgée entre 19 et 30, porter une grossesse de 4 à 7 mois, et avoir un profil de mannequin. Le concours se déroulera en quatre passages : -Présentation – Tenue de ville – tenue de soirée – Cabas. Les tenues seront offertes par la styliste modéliste Medi Nlebe, qui a décidé dans la même optique de créer des vêtements pour femmes enceintes, qui seront présentés à l’occasion afin qu’elles rompent avec le port «rétrograde» du cabas.

Et parce que ce n’est pas simplement un défilé, mais aussi une compétition, au final, la miss future maman et ses deux dauphines seront élues.  Des prix seront remis proportionnellement à leur position à toutes les finalistes. Et la promotrice n’entend pas s’arrêter là, elle promet de donner une opportunité de formation à celles des finalistes qui sont dans le désoeuvrement afin de faciliter leur insertion sociale. Pour que la note de cette hymne à la beauté et à l’élégance de la femme, portent le comité d’organisation de Top model future maman a invité les artistes qui ne cessent de magnifier la gente féminine pour auréoler la soirée. A l’instar de Petit-Pays, Narcisse Prize, Tonton Ebogo et l’humoriste Valérie Ndongo. De même, Medina présentera sa nouvelle marque de vêtements «Legend» dont la première ligne sera baptisée « Code Kmer ». Pour cette soirée, il s’agira uniquement des tee-shirts, mais on annonce aussi dans la gamme des jeans et tennis.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

Par Njognath
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 17:01

Tradition  - Culture

Entre deux grandes fêtes, le Ngondo se déploie sur plusieurs fronts.

 

1-Ngondo 2009 avec une chandelle de Paul Biya

La fête s’annonce plus belle cette année avec la restitution au peuple sawa du site querellé de Besséké qui a fait au mois d’août dernier l’objet d’une marche pacifique et d’un rite mysthico-réligieux à la vallée de l’ancienne gare de Douala. En reconnaissance de la décision prise par le président de la République Paul Biya, le Ngondo a tenu une assemblée générale extraordinaire au parc des princes de Koumassi le 31 octobre dernier. Près de 5000 personnes dans leur chatoyante tenue traditionnelle ont pris part à cette assise convoquée par le président en exercice, le prince René Douala Bell, entouré de tous ses pairs.

Dans son propos, le prince a déclaré avec enthousiasme que «  ce n’est pas souvent qu’il nous est donné de recevoir une bonne nouvelle ici chez nous. » En décidant de restituer au Ngondo le site de Besséké, «  le chef de l’Etat S.E. Paul Biya a, une fois de plus manifesté sa constante sollicitude à l’endroit du peuple sawa. » mais a-t-il encore souligné « le rétrocession de ce terrain ne doit pas occulter les graves problèmes fonciers que nous connaissons ici à Douala et pour lesquels nous devons pouvoir compter toujours sur le chef de l’Etat ».

Maintenant le challenge reste entier. Le Ngond’a sawa doit désormais mettre les bouchées doubles pour construire un complexe devant abriter son siège, et un parc d’attractions. Aussi, toutes les forces vives sawa sont appelées à mettre profondément la main à la poche, toutes les intelligences sont sollicitlées pour rassembler leurs contributions de toute nature nécessaires à l’édification de ce complexe. Ce n’est pas aux Sawa qu’on apprendrait les vertus de l’union sacrée (dia nongo dia nongo a sima loisanè buwala ba pai). Autrement dit, la vélocité d’une pirogue est fonction de la force des bras de ses rameurs. Les premières contributions sont d’ores et déjà annoncées. Les Sawa du Canada qui ont invité le Ngondo sur les berges du Saint-Laurent à Montréal il y a quelques mois promettent de faire parvenir leurs contributions. La question qui brûle les lèvres depuis quelques jours est de savoir quand le premier coup de pioche ? Le défi est d’importance.

Pour le secrétaire général de l’auguste institution traditionnelle, le prince Mony Mony Akwa II « nous avons l’habitude des défis. Nous relèverons celui-là aussi ». Quand on sait que le thème du Ngondo 2009 c’est « la puissance du courage » il s’agit là d’une forte interpellation en direction de toutes les filles et de tous les fils Sawa.

 

2-D’une fête à une autre

C’est par des manifestations de ce genre que se mesure le bilan du Ngondo d’une année à l’autre. Car le Ngondo, contrairement à ce qu’en pensent certains, ce n’est pas seulement ces réjouissances populaires que des fêtards confondent souvent avec désordre et libertinage. La restructuration de cette institution intervenue depuis 2001 a mis en place des départements qui font un travail en profondeur pour dépoussiérer ses missions d’antan.

Au cours d’un entretien entre le secrétaire général du Ngondo et Le Messager, Le prince Mony Mony Akwa II fait savoir que d’une année à l’autre, soit entre deux fêtes, le Ngondo se livre à un travail d’abeille. C’est ainsi qube depuis 2007, il a signé des conventions de partenariat avec d’autres institutions. Nous ne reviendrons pas sur celles déjà passées avec la Communauté urbaine et l’Université de Douala. Celles passées avec des entreprises industrielles et commerciales présentes à Douala, permettent tous les ans d’accorder un soutien appréciable à la promotion d’une saine émulation au sein de la jeunesse. En primant ceux des jeunes qui se distinguent lors des manifestations sportives et culturelles diverses. Par leurs performances scolaires aussi. Ce qui attire la jeunesse en plus grand nombre aux différents jeux et concours organisés par le Ngondo, à s’intéresser à la culture de leur terroir et à s’adonner à l’effort intellectuel.

Toujours dans le cadre de ces conventions, un pacte d’amitié a été conclu avec la ville de Brive-la-Gaillarde en France dont la délégation a assisté au Ngondo 2008. Le député maire de Brive-la-Gaillarde est attendu à Douala dans les tout prochains jours pour la mutation de ce pacte d’amitié en partenariat économique.

Si le port du sanja (le pagne pour les hommes) et du kaba  (pour les femmes) a cessé d’être d’un mode éculé aussi bien par l’élite que pour la jeunesse, cela relève d’une prise de conscience insufflée par le Ngondo aux différentes communautés sawa. On lui doit aussi le retour sans gêne à la cuisine de ces jeunes femmes qui avaient tendance à considérer l’art culinaire comme activité réservée aux analphabètes. Sur ces deux chapitres notamment, le département des jeunes et celui des femmes se déploient au fil des ans pour amener les uns et les autres à s’abreuver à la source de la richesse culturelle sawa mais aussi de s’arrimer à la culture moderne. A cet effet, le département des femmes a monté une bibliothèque. Elle ambitionne de la transformer à court terme en médiathèque.

Tout ceci nécessite d’importants investissements. Et Mme Palestine Mpondo et ses camarades multiplient des contacts. Aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur pour doter l’actuelle salle de lecture de quelques ordinateurs.

 

3-Des innovations au programme

En attendant de réaliser ces louables objectifs, femmes et jeunes, avec la bénédiction des patriarches aujourd’hui conduits par le vénérable Dr Barla Moukoko s’arment de la « puissance du courage » thème du Ngondo 2009 pour aller à la conquête de nouveaux lauriers. La caravane qui part de Bonabéri (canton Bellé Bellé) ce samedi 7 novembre achève sa ronde des cantons le 6 décembre à la base Elf où Miss Ngondo 2009 et les champions de lutte traditionnelle des différentes catégories seront présentés au grand public et des invités d’honneur du Ngondo rassemblés à la lisière des cantons Deido et Akwa.

C’est déjà le branle-bas dans les différents villages du département du Wouri. Les répétitions et entraînements sont rudes car au fil des ans le cercle des candidats et candidates s’élargit, chacune et chacun met un point d’honneur à occuper le podium n°1 au soir des grandes finales. Il faut aussi signaler qu’une course cycliste figure au programme de cette année. Elle est baptisée « critérium de la propreté », tandis que le carnaval du Ngondo sera à sa deuxième édition. Au Mukanda, l’actuel siège de l’institution, les membres de l’Etat major siège sans discontinuer à longueur de journée pour un happy end le 6 décembre. O loko sô !

 

ESSOMBA Franck, article publié dans Le Messager

Par Njognath
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 10 2009 17:39

Foire - Douala

Il y aura désormais à Douala le Marché de noël qui bénéficie du parrainage de la communauté urbaine de Douala comme pendant du Yaoundé en fête.


Le «Marché de noël» est un nouveau concept qu’un groupe de jeunes filles souhaitent implémenter dans la capitale économique sous le parrainage de la Communauté urbaine de Douala (Cud). «L’idée part du constat que les habitants de la ville de Douala sont certes, habitués à faire des courses pendant les fêtes de fin d’année et à offrir des cadeaux tout au long de cette période, mais jamais dans un endroit festif », déclare Léonie Kwekam, commissaire général de cette foire culturelle. Il est question pour les organisatrices de créer un environnement où les populations vont pour rêver, acheter, flâner ou s’inspirer tout en rencontrant des entreprises, des artisans, des producteurs pour échanger sur les produits et leur savoir-faire. « Le Marché de noël a l’ambition de devenir un de ces rares évènements qui rassemblent toutes les populations. Et au fil des années devenir le rendez-vous féérique du mois de décembre, reconnu et attendu par tous», affirme avec conviction Léonie Kwekam.

Mercredi 13 octobre 2009, une conférence de presse  présidée par Mme Armande Din Bell, Adjoint au délégué du gouvernement, a été donnée par les organisatrices. Une présence qui a réaffirmé l’engagement de la Communauté urbaine de Douala dans l’accompagnement de cette initiative. Pendant l’échange, les journalistes et les responsables des entreprises, présents, ont pu apprécier dans les interventions de Mme Din Bell, la grande idée que la Cud a de voire le «Marché de noël» devenir une foire identitaire et pérenne de la Ville de Douala. Mais aussi, un environnement accessible à tous pour garantir la convivialité et surtout en faire un lieu estival pour toutes les populations de la ville de Douala et même celles des personnes qui seront de passage dans la capitale économique tout long de cette période. C’est ainsi que pour veiller au succès populaire, Mme Din Bell a demandé aux organisatrices de revoir à la baisse les prix d’accès et les prix des stands.

 

Attentes et défis

Si très vite les observateurs ont tôt de fait d’y voir au « Marché de noël » de Douala le pendant de «Yaoundé en fête (Yafe)», les organisatrices qui sont un groupe de jeunes dames, disent vouloir y proposer un concept avec plus d’originalité et de nouveautés pour en faire un rendez-vous de tous les âges afin d’émerveiller les petits et les grands. A cet effet, des excursions pour les écoles primaires sont prévues. «Le but est de contribuer à l’animation de la ville de Douala et à l’épanouissement de ses habitants», affirme Léonie Kwekam. Seulement, les observateurs se veulent encore sceptiques quant à la capacité des organisateurs de tenir le pari de la bonne organisation de cet ambitieux et vaste projet. A cet effet, elles rappellent que la réalisation de ce projet a été mise en route depuis janvier 2009 après qu’elles aient organisé en décembre 2008 une mini-foire pour enfants au rond point Maképé. C’est alors qu’elles disent avoir ressenti le besoin que les populations de la ville de Douala éprouvaient de voir cet évènement prendre plus d’ampleur et être organisé dans un cadre spacieux. «Dans cette optique, l’objectif visé pour cette première édition est, non pas la rentabilité, mais établir la notoriété de l’évènement», affirme Florence Ngompé, commissaire du Marché. Toutefois, les prévisions sont passées de 25 000 à 500 000 visiteurs pendant la durée du Marché.

Pour garantir, cet accueille, l’esplanade de la Maison du parti de Bonanjo a été retenue pour abriter ce « Marché de noël » qui se déroulera sur 20 jours, soit du 8 au 28 décembre 2009. La vidéo projection a permis d’apprécier l’occupation du site d’une superficie de 4000m2 sur lequel seront disposés 110 chapiteaux pour servir de stands marché pour les exposants, un espace de jeu pour enfants et adultes baptisé « Fun city » sur 800m2 et une reproduction du village de Bethléem où est né l’enfant Jésus-Christ assorti d’une crèche vivante et grandeur nature avec tout autour des personnages (charpentiers, boulangers, fermières) de cette époque feront l’originalité de ce marché. De même qu’il y aura quatre podiums d’animations

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 10 2009 17:33

Culture – Dessin

A l’occasion du démarrage de la semaine du dessin de presse, organisée par le Cercle Kapsiki avec le soutien du centre culturel français de Douala, une conférence a été donnée le mardi 13 octobre 2009 par Pahé, dessinateur gabonais avec à ses côtés des dessinateurs camerounais.

Les dessinateurs camerounais, Abou, caricaturiste du quotidien La nouvelle Expression, El Pacho, du journal satirique Le popoli et Malick freelance, ont fait l’état des lieux du dessin de presse au Cameroun.  Sans concession, ni fioriture, les dessinateurs camerounais ont au cours de l’échange avec la presse avoué sous le regard médusé de leur confrère gabonais, Pahé, que le dessin de presse est menacé de disparition et les dessinateurs de presse abandonnent progressivement la profession. Un aveu qui a sonné comme un cri d’alarme pour un métier où le Cameroun passe pour être le creuset en Afrique centrale et même  en Afrique Subsaharienne.

Tout d’abord, ils ont fait le constat selon lequel, les rédactions de la presse camerounaise dans son ensemble que ce soit la presse écrite, pionnière en la matière, où les médias digitaux tels que les chaînes de télévision, n’y accordent plus une place prépondérante. «Ce qui est inquiétant est la disparition de la caricature dans la presse écrite. C’est le cas des journaux comme Le Messager où il n’existe même plus, de Mutations, où il est intermittent, en somme les espaces de presse ne sont plus des chroniques où on prenait rendez-vous avec les lecteurs», affirme El Pacho. Pour sa part Abou déclare péremptoire qu’«il y a une perte d’intérêt manifeste pour la caricature dans les rédactions de la presse écrite.» Contrairement à plusieurs autres journaux, il a encore la chance qu’on lui réserve une portion congrue. Elle est passée de la demi-page à un quart de page.

 

Crise économique et de contenue

Seul le journal Le Popoli essaie encore de tenir le cap, malgré une réelle menace économique auquel il fait fasse tout comme l’ensemble du microcosme médiatique camerounais. «Il faut chercher les causses dans la crise économique qui secoue toute la presse camerounaise», indique El Pacho. Ce que ne semble pas partager les journalistes Suzanne Kalla Lobe et Stéphane Tchakam qui se demandent s’il ne faudrait pas aller chercher dans les causes de cette déperdition, «dans la qualité du contenu des dessins proposés.» Conséquence, il faut y remettre de la rigueur et le sérieux qui ont fait la crédibilité du dessin de presse les deux décennies précédentes. Notamment, en réduisant le décalage souvent énorme qu’on y observe entre le dessin et l’actualité, l’absence de l’humour et même d’une créativité aride.

Conséquence, la propension est à l’abandon. De plus en plus, les dessinateurs de presse migrent vers d’autres  métiers. A l’instar de la peinture, le graphisme, l’infographie, le montage vidéo, la réalisation pour lesquels, les dessinateurs sont plus prédisposés. «Parce que le dessin ne nourrit pas son homme. Il est difficile de se consacrer aujourd’hui à ce métier pour nourrir sa famille», soutient Malick. Pourtant dans les années 90, l’association «Coup de crayon»  a été mise sur pied pour le renforcement des liens et la défense des intérêts dessinateurs. Ce qui avait abouti, à la rédaction d’une pseudo convention collective de dessinateurs de presse qui a œuvré à l’amélioration des conditions de travail des caricaturistes dans la presse, notamment en définissant une grille salariale et même de paiement des piges. Malheureusement, cette dynamique syndicale s’est estompée parce que ces acteurs d’hier sont passés du statut d’employés à celui de patron.

Pour Pahé, dessinateur gabonais de presse reconverti dans la Bande dessinée et les dessins animés, propose d’explorer d’autres horizons à l’instar de la télévision, en faisant les dessins pour les Jt et les émissions, et même de faire dans  le dessin animé made in Cameroun. Ce n’est pas nouveau, car les expériences antérieures avec Jacques Logmo à la Crtv, El Pacho à Canal presse et même les dessins animés de Nyemb Popoli pour le compte des publicités pour ne citer que ceux-là n’ont pas prospérées. El Pacho de reconnaître que ni les patrons des chaînes, ni les dessinateurs, n’ont pas forcé les habitudes. Dont acte ! On apprendra d’ailleurs que Nyemb Popoli est entrain de mettre en place un laboratoire pour la réalisation des dessins animés.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 10 2009 17:31

Musique - Spectacle

Jeudi 15 octobre 2009, un trio énergique a électrisé le Centre culturel français Blaise Cendra de Douala de son style afro musical qu’on qualifie déjà de rythme du futur.

Le Centre culturel français de Douala (Ccfd) a reçu en spectacle le jeudi 15 octobre 2009 en tête d’affiche musicale le groupe «No name crew» ou le groupe «sans identité». La salle de spectacle avait fait le plein d’œuf. Pourtant, le groupe n’a pas encore de galette musicale sur le marché. Mais, il est très connu et très adulé par les mélomanes qui ont fredonné chacun des titres interprétés dans une communication et une communion endiablées. Pendant deux heures, ils ont fait craquer le public avec leur répertoire riche, varié et très connu. Un répertoire amélioré et savamment cuisiné en dix ans d’existence où en attendant un meilleur producteur, le groupe «No name crew» s’est attelé a participé aux spectacles et tournées divers pour se faire un nom et donner à leur spécificité musicale une identité.  

Les trois compères : Jiji Almady, l’initiateur du groupe ; Djado Mensi, le rappeur et Mawata, le traditionnaliste doublé d’une boule d’énergie, au propre comme au figuré, étaient accompagnés pour la circonstance de leur Dj André Mix. Ils ont illuminé la salle de spectacle du Ccf de Douala qu’ils ont transformé en discothèque d’un soir. Leur maitrise de la scène faite de figures chorégraphiques très mouvantes, démontre que le groupe «sans identité» a une solide maturité dans la gestion des spectacles. Et lorsqu’il faut ajouter à cela la profondeur de leurs textes revendicateurs et dénonciateurs, interprétés dans un mélange de sonorités urbaines (hip hop, reggae, rn’b…) et traditionnelles de l’Ouest du Cameroun (bend skin, tchamassi,…), au finale, donne une coloration toute particulière à leur style afro musical.

Cette fusion de rythmes s’entremêlent et s’entrechoquent pour en faire leur spécificité, mieux donner une identité, à ce groupe «sans identité». Ils disent suivre la voie des patriarches qui ont œuvré à la conservation de l’identité de notre Afrique. «C’est la musique des ancêtres pour vous ce soir », lance-t-il au public. Dans les textes on peut retenir des bouts de phrases poignantes et hilarantes : « Suivez le message des ancêtres africain qui vous demandent de rester fier » ; «L’Afrique pleure, l’Afrique meurt, oui les enfants battus pleurent, nous on veut la paix, on veut la justice » ; «Il y a des gens qui ne savent pas donner, même la salutation, ils ne savent pas donner, ils savent seulement répondre : ça va bière… » Et de conclure que : «ce n’est pas celui qui donne qui souffre…»

Après être entré en scène avec une chanson sur l’histoire d’un camerounais rapatrié en situation irrégulière (sans visa), ils vont sortir avec une interprétation de la chanson Nomtema d’André Marie Talla, mais en modifiant les paroles et gardant le beat. « Il s’agit pour nous dans cette reprise de rendre hommage à un aîné qui leur a toujours donné envie de faire la musique.»

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 10 2009 17:28

Choc de couleurs et de formes

La 6è édition de « The Last picture show » a été marquée par sa diversité et l’influence des peintres venus du Nigeria.

L’exposition internationale de peinture, sculpture et poterie dénommée «The last picture Show» s’est achevée le lundi 12 octobre 2009 à la maison du parti de Bonanjo – Douala, pour sa première phase. Après une semaine de riches et intenses moments d’échanges, de partage, d’émotions et de découvertes, amateurs, professionnels et collectionneurs des arts plastiques ont du 6 au 12 octobre 2009 pu apprécier la créativité, le talent et la diversité des peintres, sculpteurs et potiers camerounais, nigérians, béninois et congolais… Les amoureux des arts ont eu une fois de plus une belle occasion d’assouvir leur passion pour l’art en général et l’art africain en particulier. Et comme à chaque édition, le Gondwana, label sous lequel est organisé «The last picture show», a offert une exceptionnelle vitrine aux plasticiens (autodidactes et professionnels) pétris de talents pour se faire une notoriété ou étendre leur reconnaissance. La centaine des plasticiens va enrichir leur autoportrait avec cette opportunité qui leur est offerte d’exposer du 19 au 23 novembre 2009 dans le cadre de la deuxième phase de cette 6é édition au prestigieux Civic center de Lagos au Nigeria.

Pour la promotrice, Cathérine Pittet, en se tenant aussi bien au Cameroun qu’au Nigeria cette année, comme c’était déjà le cas au Cameroun et en France en 2006, il s’agit de démontrer que : «l'art n'a pas de frontières et l'exposition prend ici une autre dimension.» Parce que l’exposition annuelle «The last picture show» offre aux artistes africains, et grâce au soutien d’entreprises privées, ce qui manque à tous : «visibilité et reconnaissance». C’est au total un peu plus de 130 tableaux  exposés représentant des personnages et des univers réels et irréels, évoquant des sujets allant chercher dans la misère quotidienne et au bonheur qu’on aspire. Le tout dans une créativité qui met en exergue des scènes de vie et paysages du village sous des formes géométriques et des images alambiquées.

 

L’art africain valorisé

Dans l’ensemble, les tableaux exposés reproduisent la nature par le choc des formes, des couleurs, des volumes, réalisés sur les toiles, le papier, la peau d’animal, les écorces d’arbres, avec de l’huile, l’acrylique, l’amidon, la sciure de bois, la ferraille et l’encre, la liste est loin d’être exhaustive. «C’est une grande qualité d’exposition, le cadre est aéré, les tableaux sont distants, ce qui  permet une meilleure appréciation. Au final, les peintures sont de très grandes qualités», affirme De La Vega. En revanche, Gabriel Kouéni est plus nuancé. «L’année dernière, cette exposition était plus servie et plus enrichie. Toutefois, cette année, il y a beaucoup d’évolution. Il y a eu beaucoup de nouvelles choses, mais les tableaux présentes beaucoup de violence, de force et une réelle volonté d’exprimer certaines choses.»

Les œuvres exposés aussi bien en peinture qu’en sculpture et en poterie ont des valeurs anthropologie et contemporaine. Elles sont faites de mythes et légendes, de surnaturels et rites initiatiques, de mystères et ésotérismes, de cosmogonies et sorcelleries, de cubistes et d’aquarelle, de graphismes et de décorations.  En somme, les tableaux exposés sont autant attractifs, incisifs, pathétiques que mélancoliques. Comme ce tableau d’une femme noire en larme avec le drapeau des Etats-Unis à la main, certainement à l’investiture de Barak Obama, premier président noir de l’histoire. «The last picture show vivifie notre identité, révèle nos désirs, soutient nos rêves et souligne nos talents », dira Jean Michel Latute, Dg de Orange Cameroun, sponsor majeur, en ouverture de la plaquette de présentation de cette plaquette. Gondwana est un rassemblement pour les arts et la culture, dans le but d’unir les plasticiens  et de créer un cadre de fusion et d’échanges des expériences d’ici et d’ailleurs.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

Par Njognath
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:27

Culture – Dessin

A l’occasion du démarrage de la semaine du dessin de presse, organisée par le Cercle Kapsiki avec le soutien du centre culturel français de Douala, une conférence a été donnée le mardi 13 octobre 2009 par Pahé, dessinateur gabonais avec à ses côtés des dessinateurs camerounais.

 

Les dessinateurs camerounais, Abou, caricaturiste du quotidien La nouvelle Expression, El Pacho, du journal satirique Le popoli et Malick freelance, ont fait l’état des lieux du dessin de presse au Cameroun.  Sans concession, ni fioriture, les dessinateurs camerounais ont au cours de l’échange avec la presse avoué sous le regard médusé de leur confrère gabonais, Pahé, que le dessin de presse est menacé de disparition et les dessinateurs de presse abandonnent progressivement la profession. Un aveu qui a sonné comme un cri d’alarme pour un métier où le Cameroun passe pour être le creuset en Afrique centrale et même  en Afrique Subsaharienne.

Tout d’abord, ils ont fait le constat selon lequel, les rédactions de la presse camerounaise dans son ensemble que ce soit la presse écrite, pionnière en la matière, où les médias digitaux tels que les chaînes de télévision, n’y accordent plus une place prépondérante. «Ce qui est inquiétant est la disparition de la caricature dans la presse écrite. C’est le cas des journaux comme Le Messager où il n’existe même plus, de Mutations, où il est intermittent, en somme les espaces de presse ne sont plus des chroniques où on prenait rendez-vous avec les lecteurs», affirme El Pacho. Pour sa part Abou déclare péremptoire qu’«il y a une perte d’intérêt manifeste pour la caricature dans les rédactions de la presse écrite.» Contrairement à plusieurs autres journaux, il a encore la chance qu’on lui réserve une portion congrue. Elle est passée de la demi-page à un quart de page.

 

Crise économique et de contenue

Seul le journal Le Popoli essaie encore de tenir le cap, malgré une réelle menace économique auquel il fait fasse tout comme l’ensemble du microcosme médiatique camerounais. «Il faut chercher les causses dans la crise économique qui secoue toute la presse camerounaise», indique El Pacho. Ce que ne semble pas partager les journalistes Suzanne Kalla Lobe et Stéphane Tchakam qui se demandent s’il ne faudrait pas aller chercher dans les causes de cette déperdition, «dans la qualité du contenu des dessins proposés.» Conséquence, il faut y remettre de la rigueur et le sérieux qui ont fait la crédibilité du dessin de presse les deux décennies précédentes. Notamment, en réduisant le décalage souvent énorme qu’on y observe entre le dessin et l’actualité, l’absence de l’humour et même d’une créativité aride.

Conséquence, la propension est à l’abandon. De plus en plus, les dessinateurs de presse migrent vers d’autres  métiers. A l’instar de la peinture, le graphisme, l’infographie, le montage vidéo, la réalisation pour lesquels, les dessinateurs sont plus prédisposés. «Parce que le dessin ne nourrit pas son homme. Il est difficile de se consacrer aujourd’hui à ce métier pour nourrir sa famille», soutient Malick. Pourtant dans les années 90, l’association «Coup de crayon»  a été mise sur pied pour le renforcement des liens et la défense des intérêts dessinateurs. Ce qui avait abouti, à la rédaction d’une pseudo convention collective de dessinateurs de presse qui a œuvré à l’amélioration des conditions de travail des caricaturistes dans la presse, notamment en définissant une grille salariale et même de paiement des piges. Malheureusement, cette dynamique syndicale s’est estompée parce que ces acteurs d’hier sont passés du statut d’employés à celui de patron.

Pour Pahé, dessinateur gabonais de presse reconverti dans la Bande dessinée et les dessins animés, propose d’explorer d’autres horizons à l’instar de la télévision, en faisant les dessins pour les Jt et les émissions, et même de faire dans  le dessin animé made in Cameroun. Ce n’est pas nouveau, car les expériences antérieures avec Jacques Logmo à la Crtv, El Pacho à Canal presse et même les dessins animés de Nyemb Popoli pour le compte des publicités pour ne citer que ceux-là n’ont pas prospérées. El Pacho de reconnaître que ni les patrons des chaînes, ni les dessinateurs, n’ont pas forcé les habitudes. Dont acte ! On apprendra d’ailleurs que Nyemb Popoli est entrain de mettre en place un laboratoire pour la réalisation des dessins animés.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

Par Njognath
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:27

Culture – Dessin

A l’occasion du démarrage de la semaine du dessin de presse, organisée par le Cercle Kapsiki avec le soutien du centre culturel français de Douala, une conférence a été donnée le mardi 13 octobre 2009 par Pahé, dessinateur gabonais avec à ses côtés des dessinateurs camerounais.

 

Les dessinateurs camerounais, Abou, caricaturiste du quotidien La nouvelle Expression, El Pacho, du journal satirique Le popoli et Malick freelance, ont fait l’état des lieux du dessin de presse au Cameroun.  Sans concession, ni fioriture, les dessinateurs camerounais ont au cours de l’échange avec la presse avoué sous le regard médusé de leur confrère gabonais, Pahé, que le dessin de presse est menacé de disparition et les dessinateurs de presse abandonnent progressivement la profession. Un aveu qui a sonné comme un cri d’alarme pour un métier où le Cameroun passe pour être le creuset en Afrique centrale et même  en Afrique Subsaharienne.

Tout d’abord, ils ont fait le constat selon lequel, les rédactions de la presse camerounaise dans son ensemble que ce soit la presse écrite, pionnière en la matière, où les médias digitaux tels que les chaînes de télévision, n’y accordent plus une place prépondérante. «Ce qui est inquiétant est la disparition de la caricature dans la presse écrite. C’est le cas des journaux comme Le Messager où il n’existe même plus, de Mutations, où il est intermittent, en somme les espaces de presse ne sont plus des chroniques où on prenait rendez-vous avec les lecteurs», affirme El Pacho. Pour sa part Abou déclare péremptoire qu’«il y a une perte d’intérêt manifeste pour la caricature dans les rédactions de la presse écrite.» Contrairement à plusieurs autres journaux, il a encore la chance qu’on lui réserve une portion congrue. Elle est passée de la demi-page à un quart de page.

 

Crise économique et de contenue

Seul le journal Le Popoli essaie encore de tenir le cap, malgré une réelle menace économique auquel il fait fasse tout comme l’ensemble du microcosme médiatique camerounais. «Il faut chercher les causses dans la crise économique qui secoue toute la presse camerounaise», indique El Pacho. Ce que ne semble pas partager les journalistes Suzanne Kalla Lobe et Stéphane Tchakam qui se demandent s’il ne faudrait pas aller chercher dans les causes de cette déperdition, «dans la qualité du contenu des dessins proposés.» Conséquence, il faut y remettre de la rigueur et le sérieux qui ont fait la crédibilité du dessin de presse les deux décennies précédentes. Notamment, en réduisant le décalage souvent énorme qu’on y observe entre le dessin et l’actualité, l’absence de l’humour et même d’une créativité aride.

Conséquence, la propension est à l’abandon. De plus en plus, les dessinateurs de presse migrent vers d’autres  métiers. A l’instar de la peinture, le graphisme, l’infographie, le montage vidéo, la réalisation pour lesquels, les dessinateurs sont plus prédisposés. «Parce que le dessin ne nourrit pas son homme. Il est difficile de se consacrer aujourd’hui à ce métier pour nourrir sa famille», soutient Malick. Pourtant dans les années 90, l’association «Coup de crayon»  a été mise sur pied pour le renforcement des liens et la défense des intérêts dessinateurs. Ce qui avait abouti, à la rédaction d’une pseudo convention collective de dessinateurs de presse qui a œuvré à l’amélioration des conditions de travail des caricaturistes dans la presse, notamment en définissant une grille salariale et même de paiement des piges. Malheureusement, cette dynamique syndicale s’est estompée parce que ces acteurs d’hier sont passés du statut d’employés à celui de patron.

Pour Pahé, dessinateur gabonais de presse reconverti dans la Bande dessinée et les dessins animés, propose d’explorer d’autres horizons à l’instar de la télévision, en faisant les dessins pour les Jt et les émissions, et même de faire dans  le dessin animé made in Cameroun. Ce n’est pas nouveau, car les expériences antérieures avec Jacques Logmo à la Crtv, El Pacho à Canal presse et même les dessins animés de Nyemb Popoli pour le compte des publicités pour ne citer que ceux-là n’ont pas prospérées. El Pacho de reconnaître que ni les patrons des chaînes, ni les dessinateurs, n’ont pas forcé les habitudes. Dont acte ! On apprendra d’ailleurs que Nyemb Popoli est entrain de mettre en place un laboratoire pour la réalisation des dessins animés.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

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