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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 10 2009 17:18

Fecafoot - Assemblée générale élective

 

L'article du journaliste Mathieu Nathanaël Njog, membre de l’Ajsc (Association des journalistes sportifs du Cameroun) paru dans le Messager n° 2865 du 01 juin dernier, m'a inspiré et suscité des commentaires de nature à éclairer l'opinion sur un certain nombre de points notamment le choix du premier Vice-président de la Fecafoot.

Le choix des membres du Comité exécutif au cours de l'Assemblée générale élective tenue à l'hôtel Mont Fébé de Yaoundé le 24 mai dernier, a obéi à des critères subjectifs. En 1996, alors que je représentai Océan club de Kribi au congrès national de la Fecafoot en ma qualité de Vice-Président général en lieu et place de M. Samuel Minko, Président général empêché, les représentants des clubs (et non les présidents) membres de la jeune Association des clubs de première division (Acpd) fondée en 1994 à l’hôtel Mansel de Yaoundé, décidèrent que faute d'intégrer tous les 16 équipes de D1 au Comité central, le poste de 1er Vice-président reviendrait d'office à l'Acpd. Nous portâmes notre choix sur M. Iya Mohammed, Président de Coton sport de Garoua qui assuma de fait, quelques temps après, l'intérim du Président élu de la Fecafoot Vincent Onana empêtré au cours de son mandat dans mille et un problèmes avec le Ministre de la jeunesse et des sports Joseph Owona.  Ainsi donc, la place de 1er Vice-président revient d'office et logiquement à l'Acpd compte tenu de son poids. Son candidat originel est l'actuel Président de la Fecafoot. M. Iya Mohammed qui a réussi récemment à l’épreuve électorale. Il était normal de désigner au poste de 1er Vice-Président un représentant d'un corps de métier et non un leader de région. J'en profite pour dénoncer un vice de forme relevé dans les textes de la Fecafoot. Comment peut-on expliquer qu'un Président de ligue régionale ne soit pas un membre du Comité exécutif ? Le cas du Président de la ligue régionale du Littoral Charles Léa Eyoum, ancien coéquipier de l'Ivoirien Laurent Pokou dans le club professionnel Rennes FC de France en est une illustration flagrante. C’est une entorse grave au bon fonctionnement de la Fecafoot. Je veux bien consentir qu'un sportif quelconque soit membre du Comité d'urgence sur la base de ses qualités, de son expertise et de son expérience. Tel n'est d'ailleurs pas le cas. A preuve et toute proportion gardée, exception faite de M. David Mayébi (détesté ou aimé) et dans une certaine mesure MM. Charles Emedec et Antoine de Padoue Essomba Eyenga, autrefois respectivement Président de l'Unisport de Bafang et de Tonnerre Kalara club (Tkc) de Yaoundé, les autres personnalités désignées ne paraissent pas avoir le profil de l’emploi. Etaient-ils avec nous dans les grands chantiers du football au Cameroun ? Je n’en ai pas souvenance. Il faut avoir fait du chemin pour endosser des responsabilités aussi importantes. C'est le lieu d'envisager, de penser et de définir le profil du dirigeant fédéral.  Le dirigeant doit être formé tout comme le joueur, l'entraîneur. Les choses sérieuses sont annoncées avec l'avènement du professionnalisme.

 

Refonte des textes de la Fecafoot

A l'analyse de l'actualité, la refonte des textes de la Fecafoot doit s’inscrire en bonne place dans le programme du Président élu. Sa priorité, confie-t-on, porte sur un vaste chantier de développement du football. Il faut cependant louer les efforts consentis par son équipe. Tout n'est certes pas beau sous le soleil. Aussi, faut-il baliser le chemin pour un avenir radieux. Les étapes franchies à ce jour sont importantes même si les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Des partenariats en terme d'échange de services ou de cession d'espaces publicitaires sont à négocier avec des clubs étrangers, fédérations, transporteurs, hôteliers, producteurs d'eau, de pâtes alimentaires par exemple, pour optimiser les charges. S’inspirer des initiatives porteuses à l’exemple des tournois interclubs organisés en Afrique occidentale avec la présence des managers des clubs professionnels. L'amélioration de la qualité du spectacle est le passage obligé pour ramener les spectateurs dans les gradins. Promouvoir auprès de ses membres les club-houses pour fidéliser les supporters (vente des gadgets, des billets de matchs, etc.).

Pour réussir ce pari, la Fecafoot gagnerait à programmer les matchs exclusivement le week-end. Une formule qui permette aux encadreurs techniques de disposer de temps entre deux journées de compétition pour organiser des séances d'autocritique, élaborer le programme des entraînements et encadrer les joueurs. Le ficelage du planning annuel doit tenir absolument compte du statut du footballeur recruter pour la plupart dans le monde estudiantin. Le Président doit s'entourer des hommes expérimentés dont le seul objectif est de servir le sport par la maîtrise parfaite des textes, règlements et tous les rouages. L'Acpd elle, doit jouer les premiers rôles et ne pas rester à la traîne. En tant que initiateur de cette association dans la province du Littoral, appuyé et encouragé par M. Paul Longo Sosso alors Président de Stade FC de Bonabéri, puis membre fondateur en D1 en 1994, j'ai l'impression que l'Acpd ne réagit plus comme un contrepoids au Bureau exécutif de la Fecafoot.

Devrais-je rappeler que la Fecafoot est une émanation des associations sportives? Certains de ses responsables ont intérêt à soigner leur langage chaque fois qu'ils s'adressent à un dirigeant d'association. Il faut dénoncer, pour le reprocher, le traitement réservé à M. Nkou Mvondo, responsable de l'association Ngaoundéré FC qui a péché par son inexpérience et son ignorance du milieu lors de l’Assemblée générale élective. Au cours de son passage dans l'émission Sport Altitude de Canal2 international, quelle n'a pas été ma surprise de constater qu'un épée de Damoclès (Code disciplinaire) planait en permanence sur sa tête. Sauf erreur, au même titre que M. Iya Mohammed, M. Nkou Mvondo n'est-il pas un membre de l'Acpd ?

L'Acpd doit faire entendre sa voix et prendre position chaque fois qu’un membre est «inquiété». Ne plus se taire comme se fut le cas dans l'affaire Bamboutos FC reléguée en ligue départementale.

 

Fernant Nenkam

Praticien massage assis

Dirigeant de sport (Ecole itinérante du Cio session 1989)

Ancien membre des commissions techniques/Fecafoot

Ancien membre de clubs (D1, D2, D3)

Ancien membre comité central Fecaathletisme

Ancien trésorier de l’Union africaine de la presse sportive privée (Uapsp)

fnenkam@yahoo.fr

                                                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Njognath
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:18

USA- Cameroun :

Séjour de Monsieur Biya aux Usa

 

Son Excellence Barak OBAMA. The White House, 1600 Pennsylvania Avenue, N.W.Washington, D.C. 20500, United States of America.A son Excellence Monsieur Barack OBAMA, Président des Etats unis d’Amérique.

 

Excellence, en ce moment où nous, Association One Cameroon, toutes les antennes confondues vous écrivons, les dirigeants du monde sont réunis à l’ONU pour  prendre part aux travaux de la 64ème Session Ordinaire de l'Assemblée Générale de (L'ONU) l'Organisation des Nations Unies, qui elle a débuté depuis le 16 Septembre dernier.

Monsieur le Président Obama, vous vous apprêtez à dire lors de votre discours à l'Assemblée générale des Nations unies à 10h (14h GMT) devant plusieurs dirigeants du monde le mercredi 23 septembre 2009 comment vous voyez la coopération internationale du XXIe siècle

Monsieur  Barack Obama , vous allez présider un sommet exceptionnel du Conseil de sécurité sur la non - prolifération et le désarmement nucléaires, avant de partir à Pittsburgh (Pennsylvanie, Est) pour la réunion du G20.

Bien avant toutes ces activités Excellence Monsieur Barack OBAMA, sachez que vous avez sur votre territoire le chef de l’Etat Camerounais qui a plongé pendant 27 ans son peuple dans un chaos indescriptible animé par la corruption, les détournements des fonds public, l’impunité, le favoritisme etc.

Monsieur le président Barack Obama, avant de dire  votre discours à l'Assemblée générale des Nations unies devant plusieurs dirigeants du monde, si vous aimez l’Afrique, si vous aimez le Cameroun, exiger de Monsieur Biya l'ouverture d’une enquête de police sur les dénonciations par une Ong française, de biens mal acquis  à son encontre afin d’éclairer l’opinion camerounaise sur les biens effectivement détenus par ce dernier

Il n’est point dans notre esprit, de nous élever avec violence contre la personne de Monsieur BIYA mais, plutôt d'attirer votre attention sur le fait qu’une présence sur le sol américain d’un dictateur nécessiterait la prise en compte de ce qualificatif avant de l’accepter dans les salles de travaux

Nous nous opposons par contre à toute caution de l’Onu à un gouvernement dont le niveau de corruption attire tous les médias du monde avec une quinzaine de ministres et autres pontes emprisonnés, pour détournements de fonds publics… Si l’opération mains propre suivait un cours normal en toute justice et en toute équité, le président Biya doit être lui-même mis aux arrêts.

Monsieur Paul Biya  a pris le pouvoir au Cameroun le 06 Novembre1982 à la suite de la démission du Président Ahidjo, premier Président de la République. Depuis lors, il n'y a plus eu d'alternance au sommet de l'Etat. Toutes les  élections organisées jusqu'ici au Cameroun ont été systématiquement frauduleuses.

 

Le cas d’ELECAM un organe indépendant chargé d’organiser les élections prochaines, formé uniquement des membres du parti au pouvoir, qui n’existe d’ailleurs jusqu’à présent que sur du papier, comme le Sénat ou le Conseil constitutionnel, est là pour le démontrer.

Le Cameroun, jadis pays à revenus intermédiaires et reconnu comme tel par les institutions de Brettons Woods, est passé en 2004 dans la classe des PPTE (Pays Pauvres Très Endettés)

Le Cameroun est devenu un pays où l'insécurité a pris le temps de construire son nid, où les forces dites de l'ordre répriment de façon arbitraire et sauvage tout mouvement de contestation pourtant reconnu par la constitution.

Au Cameroun, les seules manifestations sans autorisation préalable et sans répression sont celles organisées par le RDPC

Le Cameroun a connu aux yeux du monde entier le massacre de plus de 150 jeunes Camerounais par l'armée nationale. Ces jeunes Camerounais assassinés avaient, semble t-ils commis le crime de manifester leur désespérance et leur ras-le-bol dans une société où simplement manger à sa faim ou s'acheter  les produits de toute première nécessité relevaient presque des travaux à la sisyphe.

Monsieur Barack Obama, les Etats Unis d’Amérique peuvent-ils croiser les malgré toutes ces atrocités commises par Monsieur Biya au Cameroun ? 

Accepter la présence de Monsieur Biya sur le territoire américain, c’est cautionner la misère généralisée au Cameroun, cautionner le désespoir de toute la jeunesse camerounaise et favoriser son exil vers le grand continent à la première occasion

 

Paris le, 21 septembre 2009,  Mathieu Mervieux le Président de l'association One Cameroon de France et Edet Manje Awassoum, Secrétaire général ( Bruxelles)

 

Ampliation (version anglaise):

- SG ONU

- Présidence de la République du Cameroun

- Presse nationale et internationale

- Cour Européenne des droits de l'Homme Strasbourg

- Parlement européen Luxembourg

 

Email : aonecameroon@yahoo.fr 

 

© Correspondance : Association One Cameroon

Par Njognath
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 07 2008 23:05

Histoire authentique et rocambolesque

 

Une camerounaise vivant aux Etats-Unis a profité du décédé de sa mère pour dévoiler dans un élan d’avarice la vie de bon nombre de compatriotes de la diaspora.


Mlle Tchamba Eudoxie, « Magne » pour les intimes a lors de l’expédition de la dépouille de sa mère au Cameroun rédigé une lettre qu’elle a soigneusement enfouie dans la perruque qu’elle avait fait porter au cadavre. Curieusement à la réception du cercueil, les frères constateront que la dépouille de Maman Wansi  le cercueil était curieusement très lourd et plein. Au point que le visage de la dépouille touchait la vitre du cercueil à tel enseigne que l’on se disait dans la famille que leur maman avait doublée de poids.

Quand la famille éplorée ouvrit le cercueil, elle constata que le nez était aplati au contact de la vitrine. Au moment de sortir le corps pour le linceul lors de l’escale de Douala, la famille trouvère une lettre de leur soeur enfouie dans l'épaisse chevelure de la défunte.

Mes chers frères et soeurs, je vous envoie le corps de Ma'a Wansi pour les obsèques à Bazou. Je n'ai pas pu venir car il faut d'abord songer à amortir les dépenses du deuil que j'ai faites ici.

1. Il faut enlever la perruque que Ma'a Wansi porte, c'est « human hair made in China », vous la remettez à la femme de Tchamba qui a un salon. Qu'elle vende ça et qu'elle m'envoie ma part sur ça.

2. J'ai mis 40 portables sous le dos de maman. C'est à remettre au cousin Lekeufack qui  travaille à Dubaï devant MTN akwa. Je ne dois pas rappeler que je veux ma part sur ça.

3. Enlevez le coton qui est dans les narines de maman, la poudre que vous verrez, c'est de la drogue que j'ai acheté dans le bronx, il y en a pour 2 millions minimum. Donnez à mon ancien chaud qui a le casino au quartier de la douche, il a déjà contacté le blanc qui sort avec Majoie, la fille de Mbeu Tchoffo de New- Bell, le cousin de papa.

4. Il y a 6 ordinateurs portables Laptop que j'ai fourré tout le long du cercueil entre la mousse et le tissu de l'intérieur. C'est à mettre pour exploitation dans le cyber-café de Feutcha Blondel, notre beau-frère. Il faut lui faire signer la reconnaissance de dette à hauteur de la valeur de ces ordinateurs, on ne sait jamais, car beau-frère ne veut rien dire en affaires. Il faut beaucoup surveiller qu'il paie ma tontine toutes les semaines avec l'argent que ça va donner.

5. La femme de Lavoisier m'a dit que la lingerie marche bien au pays, j'ai donc 'gainé' maman avec 35 panty grande taille, vous enlevez donc tous les caleçons que je lui ai mis et vous placez ça auprès d'un vendeur de slips. Je sais que la marchandise va vite s'écouler car les femmes sont très grasses. Pour faire vite, vous pouvez même voir « Il fo lé » avec ça, je suis sûre qu'elle va acheter tout car c'est sa taille XXXLLL.

Que personne ne me tente, j'attends ma part sur ça.

6. Je ne veux pas entendre que quelqu'un reste sa chose, sa part vient. Ce n'est pas parce que je n'ai pas les papiers que je ne peux pas venir au pays réclamer l'argent de ma marchandise.

7. Feutmba, ouvre la bouche de maman, tu enlèves ta part d'argent pour financer ton call-box au quartier Famla à Bafoussam. Je n'ai pas dit que c'est le don, c'est le prêt, tu dois me rembourser avec les intérêts.

8. Kamto, je ne t'ai pas oublié, regarde au niveau des aisselles de maman, j'ai pu mettre des bijoux en plaqué – or. A toi je dis la vérité, mais quand tu vas vendre, tu dis que c'est l'or. Tu connais le refrain, je veux mon argent sur ça.

9. Je ne m'amuse pas, la marchandise va me permettre d'acheter la green-card ici. J'ai déjà vu un haïtien qui est américain qui va faire le mariage blanc avec moi.

10. Aux poignets de maman, il y a 10 montres Rolex, des fausses bien sûr. Vous irez vendre ça aux feymen, ils aiment entendre qu'ils connaissent la griffe alors ne manquez pas de les griffer en bombardant les prix.

11. Je ne veux pas entendre que quelqu'un a pris ma chose à crédit, moi je ne suis pas venue aux Etats-Unis à crédit. Si quelqu'un avance l'argent, vous ne remettez pas la marchandise tant qu'il n'a pas tout payé. Je veux mon argent avant la fin du  mois.

12. C'est Fotsing qui se chargera de collecter mon argent auprès de ceux que j'ai chargé de vendre mes choses.

13. Fotsing, ne me fais pas Wester Union, ça va manger mon argent pour rien. Dès que tu as tout l'argent, tu vas voir Keutcha qui travaille au service étranger à Unity Bank et qui est dans le réseau des faux chèques de voyage délivrés aux demandeurs de visa français, tu le farotes même avec 10.000 Fcfa , il va trouver le moyen de me faire un transfert gratuitement sur mon compte ici, il connaît, il m'a déjà aidé dans ce type de transactions sans que je ne paye. Mais tu prévoies aussi 2.000 Fcfa pour son collègue, on va faire comment, le droit de l'œil.

14. Si je réussis à avoir les papiers, je viendrai aux funérailles de maman dans 10 ans.

Tchamba Eudoxie, dit « Magne »
Votre soeur depuis les Etats-Unis d'Amérique

 

Par Njognath
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 10 2007 11:28


Les leaders latino Américains appâtent leurs populations en faisant dans l’appropriation du combat.

1- La récupération du « Che »

 

Il est de bon ton de couvrir l’ancien révolutionnaire Ernesto Guevara de véritables louanges. C’est en tout cas vrai pour les chefs de gouvernement latino-américains qui ont redécouvert le socialisme. Soigner, voire enjoliver la mémoire du « Che » fait aujourd’hui partie du répertoire obligatoire de leurs discours politiques. De Cuba au Venezuela, de la Bolivie à l’Argentine en passant par l’Equateur - la pensée du héros populaire est omniprésente. Cette nouvelle gauche a pourtant beau se parer de ses idées révolutionnaires, l’Amérique latine d’aujourd’hui n’est plus à l’ère guévariste.     

Hugo Chavez n’hésite pas à servir l’image d’Ernesto Guevara à toutes les sauces, même les plus incongrues : ce lundi par exemple, le président vénézuélien a fait appel à l’icône rebelle pour lancer une campagne contre le vice sous toutes ses formes, à commencer par l’alcool. « Nous sommes l’un des pays au monde où l’on consomme le plus de whisky par tête d’habitant. Nous devrions être honteux ». Déterminé à combattre ces « fléaux capitalistes », Hugo Chavez a donc décidé une augmentation significative des taxes sur les alcools importés. Son but, explique-t-il, est d’encourager ses « compatriotes à adopter le profil-type d’un homme nouveau», révolutionnaire bolivarien, aussi droit qu’intègre. Une référence explicite à Che Guevara. L’Amérique latine se trouve en pleine commémoration du 40e anniversaire de la mort du « Che », et les mesures radicales passent mieux si on les justifie par la mémoire commune.

 

2- « Nous sommes guevaristes, socialistes, révolutionnaires ! »

Les temps où le « Che » servait politiquement avant tout à la légitimation du régime Castro à Cuba, sont bel et bien révolus. Depuis la fin des années 1990, l’héritage guévariste est aussi largement récupéré par certains leaders de la nouvelle gauche latino-américaine. Le maître absolu dans cette discipline est incontestablement Hugo Chavez. Mais ce n’est pas seulement le président vénézuélien qui puise dans l’image d’Ernesto Guevara une constante inspiration.   

Dans la même veine, le chef d’Etat bolivien Evo Morales a voulu marquer les esprits lors de son entrée en fonction en 2006 : en rappelant que le légendaire révolutionnaire a justement été assassiné en Bolivie, il a lancé le crédo de son mandat « Maintenant nous allons terminer la bataille que le ‘Che’ a commencé ». Ce lundi, le président de la Bolivie est arrivé tout vêtu de noir à la cérémonie de commémoration du 40e anniversaire de la mort de « Che » Guevara à Vallegrande. C’était une nouvelle occasion pour Evo Morales de se poser en héritier du grand héros : « Je ne vois pas pourquoi occulter le fait que nous sommes guevaristes, socialistes, révolutionnaires. La lutte héroïque du ‘Che’ continuera jusqu’au changement des modèles économiques, je veux parler du capitalisme sauvage et inhumain », a-t-il lancé. C’est en effet le combat contre « l’empire américain », contre lequel le « Che » s’insurgeait, qui unit aujourd’hui les leaders de la gauche latino-américaine aux tendances pourtant multiples.

 

3- « L’époque a changé »

Malgré toute la vénération portée à la mémoire d’Ernesto Guevara, certains leaders sud-américains se montrent toutefois plus prudents quand il s’agit de son appel à la lutte armée.  « Dans les années 1960 et 1970, les gens ont pris les armes, avec raison, pour changer un système, un modèle, en quête de justice et d'égalité. Mais l’époque a changé », a tempéré récemment le président Evo Morales interrogé sur l’héritage du « Che ». Même son de cloche en Equateur. Lors de sa victoire aux élections présidentielles en décembre 2006, Rafael Correa avait clamé le célèbre slogan du révolutionnaire « hasta la victoria siempre » (jusqu’à la victoire toujours) devant la foule de ses partisans enthousiastes. Cette semaine, le nouveau président équatorien a bien chanté en public des chansons en hommage du guérillero mais a déclaré en même temps que son gouvernement était d’abord préoccupé par les problèmes actuels, qui sont aujourd’hui bien loin des luttes des années 1960.

« Le Che est l'un des plus grands Latino-Américains de l'histoire, mais la nôtre est celle du socialisme du XXIe siècle », a souligné le président Evo Morales avant d’ajouter : « Nous ne croyons pas à la lutte des classes et au matérialisme dialectique. Nous sommes convaincus qu'il est possible d'apporter des changements profonds, radicaux, socialistes en s'appuyant sur les structures existantes et les moyens démocratiques ».

 

4- « Il est toujours le symbole du changement radical »

Malgré ces bémols apportés à l’importance de l’héritage du révolutionnaire dans la politique contemporaine, le « Che » continue à exercer une influence non négligeable sur la société de certains pays latino-américains : « En Amérique latine, le nom d’Ernesto Che Guevara entraîne encore aujourd’hui une véritable mobilisation politique. Pour des millions de personnes il est toujours le symbole du changement radical. Et pour cela, les gens n’ont plus besoin de croire en tout ce qu’il représentait autrefois », conclue l’un des plus connus biographes de Ernesto Guevara, John Lee Anderson.

 

Par Stefanie  Schüler (source Rfi)

Par Njognath
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 10 2007 11:28

Série noire à la camerounaise

 

La police livre à la justice un multiplicateur de billets… après l’avoir délivré des griffes de ses ravisseurs. Une histoire à dormir debout.

 

1- le kidnapping qui met le feu au poutre

L’histoire réunit à peu près tous les ingrédients d’un polar. Genève, lundi 24 septembre 2007. Une jeune Camerounaise domiciliée en France se présente à un poste de gendarmerie. Elle raconte aux agents que son ex-compagnon, lui aussi Camerounais et résidant en France, a été enlevé. La police genevoise diligente immédiatement des investigations, non sans s’être mis en rapport avec son homologue française. La jeune femme explique que la victime, en déplacement à Genève, a été kidnappée par des malfrats qui réclament une rançon de 100 000 euros. La police décide alors de piéger les ravisseurs avec la complicité de la jeune femme.

Mardi 25 septembre, la plaignante reçoit un coup de fil des preneurs d’otage, qui sont serbes. Ils lui donnent rendez-vous devant l’hôtel Kempinski, un établissement luxueux situé quai du Mont-Blanc. Le lendemain, elle se rend au lieu dit. La police a discrètement mis en place un dispositif mobilisant pas moins de cinquante agents des cantons de Genève et de Vaud. Les malfrats, qui ne se doutent de rien, se présentent comme prévu au rendez-vous. Ils sont trois. L’un d’eux reste dans la voiture, un 4x4 Kia, qu’il gare devant l’hôtel. Les deux autres retrouvent la jeune femme à l’intérieur du Kempinski. Comme le lui ont conseillé les policiers, elle leur déclare d’emblée qu’elle n’a nullement l’intention de leur donner les 100 000 euros promis. « Si tu ne paies pas tout de suite, tu devras nous verser le double », menace l’un des ravisseurs, qui ajoute : « Sinon tu ne reverras jamais ton ami. » Mais la jeune femme ne cède pas. Réalisant qu’ils n’auront pas l’argent, les malfrats rebroussent chemin et sont cueillis par la police au moment où ils sortent de l’hôtel. L’homme resté dans le 4x4 tente de prendre la fuite, mais la course-poursuite avec la police ne dure pas bien longtemps. Il est rattrapé un kilomètre plus loin.

« Lors de leur arrestation, nous avons trouvé sur eux un couteau à cran d’arrêt, un pistolet de calibre 7,65 chargé, ainsi qu’un spray au poivre », nous a indiqué Patrick Pulh, porte-parole de la police genevoise. Conduits au commissariat, les trois hommes passent rapidement aux aveux. Les enquêteurs de la brigade criminelle identifient un bâtiment situé dans un village du canton de Vaud où sera retrouvée la victime, enfermée dans une cave, nue et enchaînée. Séquestré pendant plusieurs jours, passé à tabac, l’homme se trouve dans un tel état qu’il est hospitalisé d’urgence.

 

2- Raison de l’enlèvement

Mais qui est donc cet homme ? Et pour quelle raison a-t-il été enlevé et séquestré ? Ici s’ouvre la deuxième séquence de ce polar plein de surprises. Selon les ravisseurs, qui sont poursuivis par la justice pour séquestration et enlèvement, il s’agit d’un escroc qui leur aurait soutiré 500 000 francs suisses (300 000 euros). D’après Patrick Pulh, « l’origine de l’enlèvement trouverait effectivement son explication dans une escroquerie à la multiplication de billets ». Il s’agit en fait d’un système d’escroquerie appelé feymania mis au point par des escrocs camerounais, les feymen. Leur spécialité, c’est l’arnaque. Ils se sont fait connaître dans les années 1990, au moment où Donatien Koagne, le pape de cette tribu d’arnaqueurs, a écumé l’Afrique en opérant des « coups fumants » sur des chefs d’État, des ministres, des diplomates et des milliardaires. Aujourd’hui, ils ont étendu leurs tentacules en Europe, en Amérique et en Asie.

Comme l’explique la politologue Dominique Malaquais, chercheuse au CNRS, qui a consacré une étude au phénomène, « il s’agit d’une économie complexe et culturellement riche de l’arnaque. Le feyman convainc le pigeon qu’il dispose d’un système ultrasecret pour transformer des morceaux de papiers en espèces sonnantes et trébuchantes ».

 

3- Les manœuvres

Dans le cas qui nous intéresse, la victime, surnommée Kilo dans le milieu des feymen parisiens, a effectivement été impliquée dans une opération de feymania dont il n’était qu’un des acteurs. Selon nos informations, le « travail » sur les pigeons serbes commence en mars dernier. Kilo est chargé d’appâter les « clients », de les « mettre en condition ». Mais le véritable opérateur, le « technicien », dans le jargon feyman, est un certain Maurice N. L’arnaque est un succès. Mais le partage se passe mal. S’estimant lésé, Kilo commet l’erreur de reprendre contact avec les pigeons, qui le kidnappent. Entre-temps, Maurice N, qui était sur un autre coup à Dubaï, est tombé dans les mailles de la police émiratie.

Lorsqu’ils apprennent que Kilo a été enlevé, les feymen parisiens s’organisent pour le libérer. Sous la houlette d’un des caïds du milieu, Mesmin dit « Monsieur le Maire », ils décident d’envoyer la fameuse ex-copine prendre contact avec la police suisse. Grâce à ce coup audacieux, ils ont pu obtenir la libération de Kilo. Mais ce dernier se trouve désormais entre les mains de la justice suisse, qui l’a inculpé pour escroquerie. Et tout son réseau pourrait tomber avec lui, d’autant que les services de police européens se sont mobilisés pour mettre un terme à ce phénomène sur le Vieux Continent. Il y a quelques semaines encore, en Grande-Bretagne, un réseau d’une demi-douzaine de feymen a été démantelé. Parmi les personnes écrouées se trouve « l’homme fort de Londres », surnommé Dieu Cyclone.

 

Mais la force de la feymania réside dans sa capacité de renouvellement et d’adaptation. « L’art du feyman, explique Dominique Malaquais, c’est l’art du caméléon. Les techniques sont en perpétuelle mutation. Aujourd’hui, l’évolution, c’est une normalisation qui se manifeste par la connivence de certains acteurs de cet univers mafieux avec des opérateurs économiques et certaines sphères de la vie politique camerounaise. » Beaucoup ont en effet investi dans différentes affaires pour blanchir leur argent et certains d’entre eux siègent parfois sur les bancs de l’Assemblée nationale…

Source : jeuneafrique.com

Par Njognath
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 10 2007 20:35

Cameroun.

Les 2 et 3 octobre le ministre français de la Coopération Jean-Marie Bockel est au Cameroun, pour s’entretenir avec le président Biya de coopération, notamment dans le domaine de la police

 

 

Le lundi 17 septembre, dans la localité d’Abong Mbang, à l’Est du Cameroun, deux jeunes lycéens ont été tués et de nombreux autres blessés dans la répression d’une manifestation pacifique protestant contre la privation d’électricité dont cette localité souffre depuis des semaines.

Le pouvoir a qualifié ces faits d’ « incidents » et même de « geste d’humeur » de la part des autorités qui ont tiré. Non seulement les autorités françaises n’ont fait aucune déclaration à propos de ces événements, pour condamner l’usage de la violence dans la répression des légitimes revendications de la population, mais elles viennent, comme si de rien n’était, rencontrer le pouvoir en place. Ce silence et cette visite ne peuvent que servir de caution à un régime qui réprime régulièrement toute manifestation par la violence. Rappelons les 4 morts des manifestations étudiantes à Buéa, dans l’Ouest du Cameroun, en novembre 2006, les deux morts toujours à Buéa en mai 2005.

Lors que la répression des manifestations en Birmanie provoque à juste titre l’indignation internationale, aucune mention n’est faite dans les médias français des événements sanglants qui se sont déroulés au Cameroun, probablement  parce que le régime autocratique du Cameroun est dans les meilleurs termes avec les dirigeants français qui y  font des affaires fructueuses et qu’il importe de masquer la réalité sociale d’un pays dit « stable ».

Depuis 1960 le Cameroun n’a connu que deux présidents : Ahmadou Ahidjo, qui réprima férocement, avec l’aide de l’armée française, pendant plus de dix ans, la rébellion du parti nationaliste de l’UPC (Union des populations du Cameroun) et Paul Biya, premier ministre du précédent, qui lui succéda en 1982, et qui se succède à lui-même depuis, d’élections truquées en réformes constitutionnelles, réprimant toute contestation.

La répression d’une tentative de coup d’Ẻtat, en 1984, fit un millier de morts, celle des manifestations exigeant une conférence nationale, en 1990, plusieurs centaines de morts. En 2000 les agissements du commandement opérationnel institué pour lutter contre la criminalité à Douala se soldèrent par des dizaines d’exécutions extrajudiciaires. Tout cela dans la plus grande indifférence de l’opinion internationale.

Les jeunes qui meurent parce que leur ville est privée d’électricité sont les frères de ceux qui sombrent dans l’Atlantique ou la Méditerranée, de ceux qu’on met de force dans des avions pour les expulser. Tous ont voulu changer leur destin. Le moins que puisse faire le gouvernement d’un pays qui les renvoie chez eux c’est de ne pas être indifférent à la lutte qu’ils y mènent pour une vie décente et ne pas être complice de ceux qui les répriment.

 

Communiqué de Survie, le 3 octobre 2007

Source Appa

Par Njognath
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Mercredi 1 août 2007 3 01 08 2007 21:40
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Témoignage de Poupy et Lolita

 

Une jeune femme d'origine camerounaise qui est âgée de 38 ans aujourd'hui. C'est après le bac et le décrochage de la bourse d'études qu'elle atterrit en France, dans la cité universitaire de Nanterre.

 

1- Témoignage d’une prostituée rongée par le sida

C'est après l'obtention de la maîtrise en L.E.A que son grand frère, un "grand homme d'affaires" en Suisse lui demande de venir faire un stage dans la filiale suisse de sa société. La pauvre accepte; commence alors des années de calvaire pour Tracy qui regrettera toute sa vie d'avoir suivi son grand frère qu'elle croyait connaître et qu'elle n'a pas dénoncé pour protéger ses parents...Je suis arrivée à Genève pour travailler avec mon grand frère dans ses sociétés. Mais le soir de mon arrivée, les ennuis ont commencé. Il m'a demandé de lui remettre mes papiers afin de les mettre à jour et m'a aussitôt enfermé dans une chambre en me demandant d'être très gentille avec tous ceux qui entreraient.

Il m'a parlé de notre mère qui serait heureuse de savoir que j'ai épousé un homme qui rendra riche moi et ma famille. Malgré ce qui était en train de se passer sous mes yeux, je n'ai pas pensé une seconde que les affaires de mon frère étaient en fait du trafic de femmes et qu'il était entrain de me vendre, de me prostituer. Ce fut ma première nuit avec un client; une nuit difficile, cet inconnu qui était en moi en train de posséder mon corps, un corps que j'avais jusque là préservé pour le prince de ma vie. Il n'a pas arrêter de la nuit; il m'a demandé des choses et dégoûtantes, mais j'ai refusé la sodomie. Il est parti furieux et a laissé beaucoup d'argent sur la table. Le matin, mon frère est venu me grondé, il m'a giflé, et m'a menacé en me disant qu'il ne me laisserait pas détruire les affaires qu'il avait mis tant de temps à monter. Il m'a dit qu'il le faisait pour nos parents pour qu'ils ne manquent de rien...

C'est à ce moment que j'ai compris que mon frère tant aimé, tant respecté, était un "proxo" c'est alors que j'ai fait le rapprochement avec une histoire survenue trois ans plus tôt, à une cousine qui avait écrit à nos parents pour se plaindre du fait que mon frère l'avait vendu à des suisses. Mais personne n'y a cru, nous avons tous pensé à de la jalousie à cause du statut de mes parents qui fait jaser. Je ne peux pas croire que mon frère me prostitue, qu'il me frappe; de peur que je ne me sauve, il m'a drogué et m'a vendu à un bordel en Hollande...Dès mon arrivée, la mère maquerelle; une vieille femme africaine est venue me violenter en m'attrapant par les cheveux et m'a fait comprendre, que j'étais son esclave, et que je lui avais coûté cher, j'apprends que j'ai une dette de 20 000 dollars, ce qui équivaut à 5 années de travail à plein temps. Elle me jette des bodys et des strings pour que je me prépare pour la nuit.

Pendant 5 ans, je vais travailler pendant des heures, exposée dans une vitrine presque nue, livrée au regard des passants jours et nuits, comme une chienne en cage. Des dizaines de clients à satisfaire par jour, la douleur au fond des entrailles, la violence, l'alcool, la drogue, pour soutenir le rythme infernal imposé par la cadence des clients... Je me sentais sale, je n'avais plus de larmes, ni de force, c'est dans la drogue que je me réfugiais; mais, je n'étais pas encore au bout des mes surprises; j'envoyais un peu d'argent à ma famille qui ignore tout de ma situation...

Un jour je tombe sur un client suisse fortuné; il viendra me voir pendant 4 journées d'affilées. Il finit par me réserver pour le week-end. Dans son hôtel, il en a eu pour son argent. Pour me permettre de souffler, il me posait des questions sur la tristesse de mon regard, de mes performances, de ma beauté... et c'est ainsi que le derniers soir, il m'a proposé de le suivre en Suisse. Je me suis vendue assez cher, mais il m'a donné un peu plus que ce que lui demandait la mère maquerelle. Le lendemain, j'étais à nouveau en Suisse, suivant un inconnu, mon nouveau propriétaire qui me traînait partout comme une chienne en laisse. j'ai dit à mon nouveau propriétaire que je je n'y connaissais personne...ce qui était  qu'un unique client, mais les aphrodisiaques dont il abuse me mettent dans un sale état, car j'avais l'impression d'avoir reçu vingt clients dans la journée...Après trois ans de prostitution à domicile, il m'épouse malgré lui parce que je suis enceinte; je lui fait une petite fille après le fils aîné, mais à la maison, notre relation n'a pas changé, j'ai ma chambre et c'est là que tout se passe, je ne suis pas assez propre pour lui pour coucher dans son lit, je ne dors jamais avec lui, je suis juste sa pute, parfois, il me paie quand j'ai été "bonne" . Adepte de l'échangisme, il me prête souvent à ses copains parfois pendant des jours et il reste avec les enfants.

Ainsi d'après lui, c'est l'argent que je gagne de cette façon que j'enverrai à ma famille et non le sien qui appartient à ses enfants uniquement... Malgré la situation qui peut être enviable par les filles qui ne savent pas la vérité, je vis un enfer au quotidien, je "passe à la casserole" à tout moment, mon mari et des inconnus sont mes clients, c'est horrible et je n'ai pas de choix, je supporte cette vie de chien, je suis violentée, violée si je dis non; mais pour ma famille et mes amis, j'ai réussi ma vie, j'ai épousé un riche blanc en Suisse et j'ai fondé une famille, la réalité est toute autre, je suis une pute à domicile, mariée à un pervers, je mène une vie atroce et je me meurs lentement, jusqu'où cela ira t'il ? Témoignage de Poupy, jetée dans la prostitution en Europe et Lolita :, son calvaire commence à Benin City.

Poupy est une jeune femme d’origine ivoirienne de 36 ans. Une carrière de vingt-deux ans dans la prostitution en Europe, dont sa propre tante est à l’origine, lui a laissé bien évidemment de nombreuses séquelles corporelles et morales. « C’est à partir de 12 ans que ma vie devient compliquée. Tout le monde me trouve belle et intelligente et c’est un défilé permanent chez mes parents pour des réserves en mariage (on demande d’avance la main de la jeune fille, ndlr). C’est un honneur d’avoir une fille aussi sollicitée. Je suis trop jeune encore et mon père veut que je fasse les études, donc il dit non à tous. C’est vers 14 ans que la soeur de ma mère qui vit en Hollande et qui semble y avoir réussi, demande à ma mère de me laisser avec elle. Non seulement, je vais faire de belles études, mais aussi, elle se chargera de me trouver un mari riche car elle en a trouvé plusieurs pour les filles des autres. Si seulement j’avais su ce qui m’attendait chez les Blancs, je serai restée bien au chaud chez mes parents. Mais à 14 ans, comment savoir, comment se méfier de ma tante si gentille, si généreuse, une personne au dessus de tout soupçon ? C’est ainsi que je me suis retrouvée à Amsterdam.

 

2- Ma tante, mon proxénète

Elle a pris mes papiers pour s’occuper de ma régularisation et je ne les ai plus revus. Elle m’a dit que le système scolaire hollandais est différent et que j’allais intégrer l’école au second trimestre. C’est alors qu’à la maison, un défilé bizarre d’hommes d’un certain âge qui me regardaient sous toutes les coutures comme une bête curieuse, a commencé. Ma tante m’avait habillée et maquillée comme une pin-up. Je faisais cinq ans de plus, ces hommes me touchaient et me tâtaient de partout. En fait, elle avait mis en vente ma virginité et pendant tout ce temps, elle cherchait le plus offrant. Cette femme que je respectais, que j’adulais, que l’idolâtrais, était devenue une inconnue pour moi, une étrangère, une vendeuse d’enfant, une trafiquante d’être humain...

C’était difficile de la regarder, je la détestais. Un jour elle est venue à la maison et m’a demandé de rassembler mes maigres affaires, car un monsieur allait venir me chercher pour quelques jours. Elle m’a demandé d’être gentille avec lui et de faire tout ce qu’il va me demander car c’est un mari potentiel, un homme riche et influent qui s’occuperait de mes études et s’occuperait de nos parents en les faisant venir en Hollande. Ce qui serait magique pour maman... Je me suis mise à crier et à pleurer tellement fort qu’elle m’a attrapée et m’a giflée pour que j’arrête de crier ; elle m’a dit de ne pas gâter (compromettre, ndlr) ses affaires. C’est tremblante et terrorisée que je suis entrée dans la luxueuse voiture du monsieur et que je suis partie dans la nuit avec un inconnu pour une destination que je ne connaissais pas...

 

3- Séquestrée par un vieux pédophile

Après un long voyage en voiture pendant lequel le monsieur a été un peu gentil avec moi - mais cette gentillesse va disparaître dès notre arrivée - nous arrivons dans sa luxueuse villa. Il donne des instructions à une domestique pour moi. On m’installe dans une chambre, la femme me prépare un bain et c’est monsieur qui me le donne, je tremble et je ne sais ni où je suis, ni ce qui va m’arriver. Mais je l’ai su rapidement. Il m’a sauvagement violée toute la nuit - je n’avais pas tout à fait quinze ans - en me demandant des choses sales que je ne connaissais pas. Cela va durer des mois et plusieurs fois par jour, sans que personne ne vienne à mon secours. Seule la femme de service m’aidait pour la toilette et me surveillait pour que je ne m’échappe pas. Ainsi qu’un vieux médecin de famille qui passait souvent soigner mes blessures et soulager les douleurs des longues et douloureuses sodomies sauvages dont j’étais victime. J’étais sa chose, son esclave, il m’avait achetée très cher, je lui appartenais, vendue par celle que je considérais comme ma mère...

Je suis restée deux ans dans cette villa et je suis devenue, à 17 ans environ, trop vieille pour cet amateur d’adolescentes, il a acheté une autre fille d’origine congolaise. Et il m’a vendue à un photographe suisse pour magazines pornographiques à qui il m’a chaudement recommandée pour mes formes. Je n’étais pas la première fille dans cette villa, il en achète en moyenne tous les deux ans, et les revend avant 18 ans car à cet âge elles sont trop vieilles pour lui. A 17 ans à peine, je commençais une carrière de mannequin de charme comme il disait. Ce monsieur va changer ma vie, il m’achète des vêtements, m’emmène chez le coiffeur, me donne de l’argent, beaucoup d’argent, mais en contrepartie, me fait travailler comme une esclave et me fait faire des choses tellement dangereuses qu’elles mettent ma vie en danger. Il héberge deux autres filles dont une Gabonaise et une Bulgare.

 

4- Mes entrailles dévastées

Notre travail consiste à faire des photos de fist fucking. Ce sont des scènes où nous sommes pénétrées par toutes sortes d’objets (carottes, aubergine, concombres, bananes ou d’autres fruits, des bouteilles ou encore des mains entières ou des pieds ou les deux Ou même plusieurs fruits ou légumes dans tous les orifices possibles. Ce sont nos organes spectaculairement dilatés, au bord de l’explosion et de la déchirure, qui sont photographiés. C’est très douloureux. Mais les amateurs de ces photos sont très demandeurs et le marché explose. Pendant que le photographe fait son travail, il y a un caméraman qui filme et ils feront des cassettes qui vont rejoindre les sex-shop du monde entier. Pour soutenir la douleur qui nous déchire les entrailles, nous sommes droguées et pour des scènes comme celles de bouteilles ou de poings, il est arrivé qu’un médecin nous fasse des petites anesthésies locales ; car les premiers films montraient nos larmes et notre douleur. Sur les photos, en filmant juste l’essentiel, on ne montrait pas nos visages figés et tétanisés par la douleur...

Je suis incapable de décrire cette douleur qui vous arrache les tripes. Imaginez le poing d’un homme entièrement enfoui dans votre corps et que ce poing soit en mouvement. Plusieurs fois, je me suis évanouie de douleur, et plusieurs fois déchirée et recousue. Des gens paient des sommes folles pour visionner les cassettes de ces actes barbares chez eux. Une fois le petit effet anesthésiant parti, on a l’impression que l’intérieur du corps est en train de brûler. C’est à ce moment là, que Rolf a commencé à nous droguer et à nous donner de l’alcool et d’autres comprimés qui nous faisaient parfois oublier ce qu’on avait fait la veille. C’est la douleur dans la zone génitale qui nous rappelait la vérité. On dormait la journée et on travaillait la nuit. Ce calvaire a duré des années, nous changions souvent de pays : Italie, Espagne, Allemagne, France, surtout le Sud en été, il y a de gros clients.

 

5- Si tu savais ma vie...

Aujourd’hui, à 36 ans, mon corps est détruit : prostituée, battue et violée. Aujourd’hui, la drogue, le sexe et les choses que j’ai laissé mettre dans mon corps m’ont détruite. Mes muscles ont tous lâché et je suis sujette à des fuites au niveau de tous les orifices. Je traîne et porte en permanence de grosses protections que je dois changer toutes les deux heures à cause des fuites et des mauvaises odeurs. Je n’ai plus de vie de femme, aucun homme n’a envie de moi dès qu’il voit l’étendue des dégâts, surtout le long traitement de mes multiples infections. Je ne vis que pour la drogue et pour ma famille que je gâte mais qui ignore tout. Dieu seul sait comment tout cela finira. On m’a mis dans la merde et aujourd’hui, je me bats seule, je ne peux plus rentrer. Je ne saurais expliquer les marques sur mon corps et je risque de manquer de drogue. Ici, j’ai mes habitudes et mes clients. Je suis là parce que la personne que je considérais comme ma mère a vendu ma virginité. »

Lolita est Nigériane et a seulement 26 printemps lorsque son témoignage est récolté. Son parcours est une illustration parfaite du calvaire de plusieurs milliers de femmes africaines. La prostitution a fait d’elle une droguée et une alcoolique que le sida précipite dans les bras de la Grande Faucheuse.« Si seulement j’avais su ce qui m’attendait dans ce monde de fou, ce monde que tout le monde admire, ce monde où ils veulent tous venir, [...] Un monde où, nous les prostituées africaines, sommes considérées comme de la merde, des esclaves à qui on fait manger des excréments et boire des urines. On trouve normal que des malades, des pervers, des gens riches utilisent leur pouvoir et leur argent pour faire des choses aussi graves sur des êtres humains. On dit que nous sommes adultes donc consentantes. C’est faux car personne ne m’a demandé mon avis avant de me jeter dans cette merde. J’ai été forcée et menacée. Et si nous sommes adultes, que fait-on des enfants qui sont dans ces milieux ? Des enfants de tous les âges. Et plus ils sont jeunes, plus ils coûtent chers. Ce ne sont pas les pauvres qui peuvent payer des sommes aussi énormes, leurs salaires ne suffiraient pas...

 

6- Recrutée sur Internet …« Je n’ai plus peur »

Je suis révoltée et je n’ai plus peur, de toutes les façons mes jours sont comptés. Mon sida est en phase terminale. Ils ont plus de respect pour leurs chiens que pour nous, je sais que toutes les filles ne passent pas par les mêmes étapes que moi. Mais je sais ce qui se passe dans ce milieu et les filles nient tout par peur des représailles. Leur argent leur donne des droits sur notre vie... Si la drogue, le sida et l’alcool ne me tuent pas, leurs saletés que j’ai avalées ainsi que celles de leurs chiens sans oublier tous les coups que j’ai pris, suffisent à me tuer...J’ai supplié le Dieu de me pardonner et de me reprendre. Personne ne peut vivre avec ce que j’ai dans la tête, il suffit que je ferme les yeux pour que ces horreurs me reviennent. Et tous les jours, toutes les nuits c’est le même calvaire, c’est une torture. Que quelqu’un m’aide à en finir, je n’ai plus la force de tenter quoi que ce soit. Bon Dieu ! Je voudrais juste une moment de répit, un repos. En finir avec ce monde, partir, partir, juste partir...

Mon calvaire à commencé à Lagos, je suis tombée sur une annonce sur Internet où un homme d’affaires cherchait des filles désirant se marier pour son agence matrimoniale. Il y avait des photos : des cas de mariage réussis. J’ai aussi répondu à des annonces dans des magazines qu’on trouve un peu partout maintenant. C’est allé très vite. Le monsieur m’a contactée et nous communiquions par Internet. Il m’a proposé des choses qu’aucune femme ne peut refuser. Le rêve quoi ! En moins de trois mois, j’avais tout le nécessaire pour partir pour Londres. Il m’avait donné des noms de personnes à voir et tout s’est passé sans problème. Il fallait juste que j’aille à Benin City (ville du Nigeria, ndlr) chercher un petit colis pour lui. J’ai été très surprise de voir que le colis en question, c’était trois petits garçons entre huit et douze ans. Leurs passeports étaient prêts, les visas aussi. Tout était ok. Je suis allée voir un monsieur que les gens appelait "sorcier" qui m’a donné des instructions.

Notre voyage passait par le Ghana et là-bas, quelqu’un d’autre devait nous remettre des passeports du Libéria, et c’est avec ces nouveaux passeports que nous sommes partis pour Londres. Ils nous permettraient d’obtenir plus rapidement le statut de réfugiés à destination. Nous sommes partis après trois jours dans un bidonville d’Accra où nous devions nous cacher, pour éviter la jalousie de ceux qui n’avaient pas notre chance... Le plus jeune des garçons est tétanisé par la peur : il pleure beaucoup, il tremble et ne dit pas un mot, seul refuge, mes bras qu’il quittera juste pour que j’aille aux toilettes ou me laver...

 

7- Des enfants sans défense

A l’aéroport, mon fiancé m’attendait ainsi que celui qui devait récupérer les enfants. La séparation fut pénible. Il a fallu beaucoup de force pour détacher le plus jeune garçon de moi, je n’ai d’ailleurs plus vu ou eu des nouvelles de ces enfants. J’ai suivi cet homme dont je ne savais rien sinon qu’il se faisait appeler "BRYAN". A peine arrivée chez lui, le cauchemar a commencé. D’abord, il fallait faire plus ample connaissance. J’ai voulu résister pour lui expliquer que j’avais besoin d’un peu de temps, que ce n’était pas facile de se donner ainsi à quelqu’un qu’on connaît à peine. Mais la fermeté avec laquelle il m’a attrapée m’a fait céder immédiatement. Mes premières heures sur le sol anglais furent des heures de viol sur le tapis d’un salon. Je ne devais rien dire. Il se reposait, buvait du whisky et recommençait des choses douloureuses et dégoûtantes dont j’ignorais l’existence. J’ai cru que j’allais mourir.

J’étais obligée de faire ce qu’il voulait, je ne connaissais que lui, et il avait pris mes papiers. Après avoir abusé de moi, il m’a demandé de visionner des cassettes où on voyait des filles avec des animaux et il m’a dit de bien regarder ce que font les filles. Car je devrais en faire autant. Ma venue lui avait coûté beaucoup d’argent que je devais rembourser. Et aussi, comme il est gentil, il va nous trouver des marchés, des tournages et nous partagerons l’argent à parts égales. Il m’a dit qu’il me donnerait quelque chose pour me donner le courage car il m’en faudrait, mais au bout, il y a de l’argent. Beaucoup d’argent. Le petit truc pour me donner du courage, c’est de la drogue. C’est ainsi que, trois semaines après mon arrivée sur le sol anglais, je suis devenue actrice de films X avec les animaux entre Amsterdam, Berlin, Paris et Londres, ma résidence.

 

8- Des femmes et des animaux

Une à deux fois par semaine, j’allais dans des studios de tournage ou chez des particuliers tourner ces cochonneries. Parfois le maître du ou des chiens nous rejoignait et ça donnait une scène qui donne la nausée. Le chien et son maître en même temps, avec l’épouse qui regarde ce cirque, amusée, en sirotant un cocktail. Je me droguais et buvais un coup avant car je n’aurais pas pu le faire sans planer. Ces animaux en moi, leur bave, leur poils, leur mauvaise haleine, les coups de griffes et la violence due aux encouragements des maîtres dont les ordres peuvent faire passer le rythme des animaux de mou à violent. Et vous en dessous, vous encaissez ces coups. Je pleurais, je criais, les yeux fermés, je priais encore ce Bon Dieu de me prendre. Qu’est ce que j’étais en train de faire ? Ma pauvre mère en mourrait si seulement elle le savait. Pour éviter qu’elle se pose des questions, je lui envoyais de l’argent et des photos soigneusement mises en scène par Bryan...

Le pire des moments était quand il fallait faire des caresses buccales à ces animaux. Ne pouvant pas leur mettre des préservatifs, les rapports étaient sans protection et le monsieur disait que je ne risquais rien car Dieu avait bien fait les choses. Il était impossible qu’une fécondation ait lieu. Pendant des années, je n’ai fait que ça : des milliers de litres de déjections animales dans mon estomac. Mon corps est tellement sale qu’aucun enfant ne peut se développer dedans. Un jour pour agrémenter les tournages, la femme du maître des chiens est allée chercher des chiots de quelques jours qu’elle a mis à mes seins. C’était très douloureux car ils tiraient de toutes leurs forces car rien ne sortait. Les professionnels revendent ces cassettes par milliers dans le monde et les particuliers se les repassent à domicile entre soirées avec des amis pervers autour d’une bouffe.

 

9- Ma famille vit bien et moi je vis avec le sida

Je dois avouer que j’ai eu beaucoup d’argent. J’ai construit chez moi et ma famille vit bien. Je paie la scolarité des plus jeunes et je suis respectée et adulée. Ma famille est fière de moi, car elle ignore tout. Par gourmandise, j’ai augmenté les cadences de tournage, cela a aussi augmenté mes revenus, mais aussi les doses de drogue et l’alcool. Pendant les périodes mortes, il me prêtait à un ami dans le Sud de la France, car pendant l’été, dans certains bateaux au bord de la mer, avec l’arrivée de célébrités, il y a un grand marché de prostituées et boutons infectés, je suis droguée, anorexique, alcoolique. Et il m’arrive encore de faire des passes, mais je fais attention aux clients qui ne savent rien de ma situation. Je ne les mets pas en danger, c’est pour me payer mes doses de drogue et l’alcool. Je prends ces cochonneries pour accélérer ma fin. Les images me torturent et c’est un poison qui me tue à petit feu. C’est la pire des morts... Qu’est ce que je regrette d’être venue dans ce monde. Chez moi, je serais saine, épouse et mère... »

 

A plus!!!!!!!!!!!!!!!!!

Poupy, la Camerounaise et

Lolita, la Nigériane

 

Par Njognath
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Jeudi 12 juillet 2007 4 12 07 2007 21:31

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Témoignage horrible

 

Lolita, nigériane de 26 ans n'a  plus espoir à la vie.

 

Ceci est une histoire assez triste, dure a lire pour les femmes mais vraiment importante; surtout pour nos soeurs en Afrique...

 

Je vous prie de lire ce témoignage et de faire vos  commentaires tout en sachant que cela peut servir de  leçon à nos frères et soeurs pour qui l'Internet est  devenu un nouvel outil mais quel outil !!!!

 

Mon calvaire à commencé à Lagos, je suis tombée sur  une annonce sur Internet où un homme d'affaires cherchait des filles désirant se marier pour son  agence matrimoniale. Il y avait des photos : des cas de mariage réussis. J'ai aussi répondu à des annonces dans des magazines  qu'on trouve un peu partout maintenant. C'est allé  très vite. Le monsieur m'a contactée et nous communiquions par Internet. Il m'a proposé des choses qu'aucune femme ne peut refuser. Le rêve quoi !

 

En moins de trois mois, j'avais tout le nécessaire  pour partir pour Londres. Il m'avait donné des noms de personnes à voir et  tout s'est passé sans problème. Il fallait juste que j'aille à Cotonou (ville  du BENIN) chercher un petit colis pour lui. J'ai été très surprise de voir que le colis en  question, c'était trois petits garçons entre huit et douze ans. Leurs passeports étaient prêts, les visas aussi.  Tout était ok.

 

 Je suis allée voir un monsieur que les gens appelaient  "sorcier" qui m'a donné des instructions. Notre voyage passait par le Ghana et là-bas,  quelqu'un d'autre devait nous remettre des  passeports du Libéria, et c'est avec ces nouveaux  passeports que nous sommes partis pour Londres. Ils nous permettraient d'obtenir plus  rapidement le statut de réfugiés à destination. Nous sommes partis après trois jours dans un bidonville  d'Accra où nous devions nous cacher, pour éviter la  jalousie de ceux qui n'avaient pas notre chance...

 

Le plus jeune des garçons est tétanisé par la peur :  il pleure beaucoup, il tremble et ne dit pas un mot,  seul refuge, mes bras qu'il quittera juste pour que  j'aille aux toilettes ou me laver...Des enfants sans défense. A l'aéroport, mon fiancé m'attendait ainsi que celui  qui devait récupérer les enfants. La séparation fut  pénible. Il a fallu beaucoup de force pour détacher le plus jeune garçon de moi, je n'ai d'ailleurs plus  vu ou eu des nouvelles de ces enfants.

 

 J'ai suivi cet homme dont je ne savais rien sinon  qu'il se faisait appeler "BRYAN". A peine arrivée chez lui, le cauchemar a commencé.  D'abord, il fallait faire plus ample connaissance. J'ai voulu résister pour lui expliquer que j'avais  besoin d'un peu de temps, que ce n'était pas facile  de se donner ainsi à quelqu'un qu'on connaît à  peine. Mais la fermeté avec laquelle il m'a attrapée m'a  fait céder immédiatement. Mes premières heures sur le sol anglais furent des  heures de viol sur le tapis d'un salon.

 

 Je ne devais rien dire. Il se reposait, buvait du whisky et recommençait des  choses douloureuses et dégoûtantes dont j'ignorais  l'existence. J'ai cru que j'allais mourir. J'étais obligée de faire ce qu'il voulait, je ne  connaissais que lui, et il avait pris mes papiers. Après avoir abusé de moi, il m'a demandé de visionner des cassettes où on voyait des filles avec des animaux et il m'a dit de bien regarder ce que font les filles. Car je devrais en faire autant. Ma venue lui avait coûté beaucoup d'argent que je  devais rembourser. Et aussi, comme il est gentil, il va nous trouver des marchés, des tournages et nous partagerons l'argent à parts égales.

 

Il m'a dit qu'il me donnerait quelque chose pour me donner le courage car il m'en faudrait, mais au  bout, il y a de l'argent. Beaucoup d'argent. Le petit truc pour me donner du courage, c'est de la  drogue. C'est ainsi que, trois semaines après mon arrivée sur le sol anglais, je suis devenue actrice de films X avec les animaux entre Amsterdam, Berlin, Paris et Londres, ma résidence. Des femmes et des animaux Une à deux fois par semaine, j'allais dans des  studios de tournage ou chez des particuliers tourner ces cochonneries.

 

 Parfois le maître du ou des chiens nous rejoignait  et ça donnait une scène qui donne la nausée.  Le chien et son maître en même temps, avec l'épouse qui regarde ce cirque, amusée, en sirotant un  cocktail. Je me droguais et buvais un coup avant. Car je  n'aurais pas pu le faire sans planer. Ces animaux en moi, leur bave, leurs poils, leur  mauvaise haleine, les coups de griffes et la  violence due aux encouragements des maîtres dont les ordres peuvent faire passer le rythme des animaux de mou à violent. Et vous en dessous, vous  encaissez ces coups. Je pleurais, je criais, les yeux fermés, je priais encore ce Bon Dieu de me prendre. Qu'est ce que j'étais en train de faire ? Ma pauvre mère en mourrait si seulement elle le savait. Pour éviter qu'elle se pose des questions, je lui  envoyais de l'argent et des photos soigneusement mises en scène par BRYAN...

 

Le pire des moments était quand il fallait faire des caresses buccales à ces animaux. Ne pouvant pas leur mettre des préservatifs, les rapports étaient sans  protection et le monsieur disait que je ne risquais  rien car Dieu avait bien fait les choses. Il était impossible qu'une fécondation ait lieu.

Pendant des années, je n'ai fait que ça : des  milliers de litres de déjections animales dans mon estomac. Mon corps est tellement sale qu'aucun enfant ne peut se développer dedans. Un jour pour agrémenter les tournages, la femme du maître des chiens, est allée chercher des chiots de  quelques jours qu'elle a mis à mes seins. C'était très douloureux car ils tiraient de toutes leurs forces car rien ne sortait.

 

 Les professionnels revendent ces cassettes par milliers dans le monde et les particuliers se les repassent à domicile entre soirées avec des amis pervers autour d'une bouffe. Ma famille vit bien et moi je vis avec le sida. Je dois avouer que j'ai eu beaucoup d'argent. J'ai construit chez moi et ma famille vit bien. Je paie la scolarité des plus jeunes et je suis respectée et adulée. Ma  famille est fière de moi, car elle ignore tout. Par gourmandise, j'ai augmenté les cadences de tournage, cela a aussi augmenté mes revenus, mais aussi les doses de drogue et l'alcool. Pendant les périodes mortes, il me prêtait à un ami dans le Sud de la France, car pendant l'été, dans certains bateaux au bord de la mer, avec l'arrivée de célébrités, il y a un grand marché de prostituées et de la drogue. Il y a des orgies des nuits entières et ça rapporte gros. Ça permet de changer d'activités et de se faire de l'argent toute l'année.

 

C'est peut-être là-bas que j'ai contracté le virus du sida, mais n'étant pas surveillée de façon régulière, la maladie a été découverte trop tard, j'ai été abandonnée sur la plage de Saint Tropez.  Bryan a disparu et changé d'adresse. C'est une prostituée polonaise qui m'a aidée mais comme elle ne pouvait plus assumer mes doses de drogue, en plus de tout ce qu'elle faisait pour moi, elle m'a présentée à une fille africaine dans le métier qui m'a parlé de cette association qui s'occupe des femmes africaines atteintes de sida...Ma maladie est en phase terminale, je n'aurai pas trente ans, mon corps est recouvert de boutons infectés, je suis droguée, anorexique, alcoolique. Et il m'arrive encore de faire des passes, mais je fais attention aux clients qui ne savent rien de ma situation. Je ne les mets pas en danger, c'est pour me payer mes doses de drogue et l'alcool. Je prends ces cochonneries pour accélérer ma fin.

 

Les images me torturent et c'est un poison qui me tue à petit feu. C'est la pire des morts... Qu'est ce que je regrette d'être venue dans ce monde. Chez moi, je serais saine, épouse et mère... "

Que Dieu nous garde tous.

Par Njognath
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Samedi 23 juin 2007 6 23 06 2007 16:41

Coupe du Monde, Afrique du Sud 2010

« Rien ne peut empêcher l’organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 ici ! »

 

Le Président de la FIFA vient d’achever une visite de deux jours en Afrique du Sud où il a rencontré le président sud-africain, Thabo Mbeki, et la vice-présidente, Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, les membres du Conseil d’administration du Comité Organisateur Local Afrique du Sud (SALOC) présidé par Irvin Khoza et incluant, entre autres, le président de la SAFA, Molefi Oliphant et le directeur exécutif du SALOC, Danny Jordaan. D’autres réunions ont eu lieu avec le maire de Johannesburg, Amos Masondo, le premier Ministre de la province du Cap-Occidental, Ebrahim Rasool et le maire du Cap, Mme Helen Zille.

 

Joseph S. Blatter était accompagné du vice-président de la FIFA, Issa Hayatou, récemment nommé à la tête de la Commission d’Organisation de la Coupe du Monde de la FIFA – le premier Africain à ce poste. David Will, vice-président d’Honneur de la FIFA et président de la sous-commission de billetterie, et Horst R. Schmidt, consultant pour la Coupe du Monde de la FIFA 2010, étaient également présents.

 

« Je suis un homme heureux ! », a lancé à plusieurs reprises le Président de la FIFA. Sa satisfaction résultait de ce qu’il avait pu observer à Johannesburg et au Cap lors des 48 heures précédentes. « Les préparations sont en marche. L’enthousiasme en Afrique du Sud est phénoménal. Je suis convaincu qu’ensemble, nous allons organiser la meilleure Coupe du Monde de la FIFA de l’histoire parce qu’elle sera disputée en Afrique », a indiqué le Président de la FIFA.

 

Présent lors du Conseil d’administration du SALOC le 18 juin, le Président de la FIFA a reçu les dernières informations sur les stades, les transports, l’hébergement, etc. Sur tous ces points logistiques, les progrès réalisés depuis sa dernière visite en Afrique du Sud, il y a un an, sont impressionnants. « Il est important de saluer la première visite de Joseph S. Blatter en Afrique du Sud depuis sa réélection à la tête de la FIFA, et il est aussi important que le Président puisse se faire une idée de l’avancée des travaux dans le pays », a déclaré Irvin Khoza.

 

A l’issue d’une conférence de presse ayant attiré les médias en nombre devant le chantier du Stade Soccer City de Johannesburg qui accueillera la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2010, Joseph S. Blatter a été vivement salué par les ouvriers qui travaillent sur le site. « Je suis ici sur mon continent », a-t-il souligné.

 

Le lendemain, il a ouvert la « conférence d’opportunités d’affaires » organisée par le SALOC, un forum ayant pour objet de montrer aux communautés et au petites et moyennes entreprises comment être impliquées et possiblement bénéficier de l’organisation de la Coupe du Monde 2010 de la FIFA par le pays.

 

La délégation de la FIFA s’est ensuite envolée pour Le Cap pour une réunion avec Thabo Mbeki. Lors de la conférence de presse, le chef de l’Etat a déclaré : « Je suis heureux d’accueillir ces deux frères africains ! » en référence à Issa Hayatou et… Joseph S. Blatter, avant d’ajouter : « C’est une bonne chose que la FIFA suive de près l’évolution des préparatifs à la Coupe du Monde de la FIFA 2010. » Pour sa part, Joseph S. Blatter a remercié le gouvernement sud-africain pour son soutien, soulignant que « sans un tel engagement, il n’est pas possible d’organiser avec succès une Coupe du Monde de la FIFA. »

 

Le Président de la FIFA a ensuite rencontré Ebrahim Rasool et Helen Zille pour la cérémonie officielle du lancement du logo de la ville hôte du Cap. « Je viens d’avoir un compte rendu des progrès réalisés au Cap et je suis persuadé que tout sera prêt là-bas. Le Cap jouera un rôle clé durant la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010. Neuf matches, dont une demi-finale, y sont programmés », a déclaré le Président de la FIFA. Le maire a souligné que « la ville du Cap s’est engagée à faire de la Coupe du Monde 2010 un grand succès. Nous sommes la première ville hôte à lancer son logo. La construction du stade Green Point est complexe, mais je suis heureuse de dire que nous sommes dans les temps. » Ebrahim Rasool s’est joint aux paroles du maire : « Nous serons prêts ! Les infrastructures prennent forme. Nous utilisons aussi cet événement pour améliorer notre société. La Coupe du Monde de la FIFA 2010 laissera un héritage, non seulement pour Le Cap, mais pour toute l’Afrique du Sud et pour le continent africain. »

 

Avant de quitter Le Cap, la délégation de la FIFA a également eu l’occasion de se rendre sur le chantier du stade Green Point.

 

« Le Président de la FIFA s’est montré encourageant dans son évaluation de l’état d’avancée des travaux. La Coupe du Monde de la FIFA 2010 en Afrique du Sud est un projet d’espoir pour notre pays, le continent, et le peuple. C’est aussi l’occasion de bâtir un monument qui restera dans l’histoire comme le symbole de tout le travail réalisé par l’ancien président Nelson Mandela, l’archevêque Desmond Tutu et le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter. C’est dans la poursuite de cet objectif que la visite du Président de la FIFA, son évaluation positive de notre travail et ses commentaires constitueront une inspiration supplémentaire pour nous tous », a conclu Danny Jordaan.

Par Njognath
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Mardi 5 juin 2007 2 05 06 2007 18:05

Des bousculades en Zambie et un accident d’hélicoptère en Sierra Leone
font plusieurs victimes

Deux événements tragiques qui se sont produits ce week-end en Afrique ont endeuillé la famille du football mondial.

Le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter, s’est montré particulièrement touché : « Ces deux accidents, en Zambie et en Sierra Leone, ont profondément bouleversé la famille du football. Notre douleur est d’autant plus grande que ces deux événements tragiques se sont produits quelques jours à peine après la clôture du 57e Congrès de la FIFA lors duquel nous étions tous réunis à Zurich ».

Samedi 2 juin 2007, 12 personnes ont perdu la vie dans une bousculade qui a éclaté après un match de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations entre la Zambie et le Congo. Dimanche 3 juin 2007, le ministre des Sports togolais et plusieurs officiels de la Fédération Togolaise de Football ainsi que d’autres personnes ont trouvé la mort dans un accident d’hélicoptère à Freetown (Sierra Leone) alors qu’ils rentraient d’un match de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations entre la Sierra Leone et le Togo.

La FIFA et son Président ont adressé un courrier de condoléances aux deux fédérations concernées, à leurs gouvernements respectifs, à la Confédération Africaine de Football (CAF) ainsi qu’aux proches des victimes. Lors d’un entretien téléphonique, le président de la CAF et vice-président de la FIFA, Issa Hayatou, a informé le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter, des mesures que la CAF allait prendre en collaboration avec le gouvernement de la Zambie afin de connaître les circonstances de la tragédie qui s’est produite dans le stade.

Par Njognath
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