Crash Kenya Airways

Dimanche 4 mai 2008 7 04 05 2008 23:17

Crash Kenya Airways

 

Ce lundi 5 mai, cela fait an que le Boeing 737-800 de la compagnie Kenya Airways s’est écrasé dans la mangrove de Mbanga Pongo. Toutes les 114 personnes à bord ont péri. Il a fallu quarante huit heures pour que le lieu de cet écrabouillement soit découvert. La défaillance de la sécurité aéronautique civile du Cameroun est mise à nu. Le ciel camerounais est à découvert. Aucun aéroport ne dispose de radar. On se souvient de la polémique entretenue après que les recherches aient été orientées dans les villes de Mvengue et de Lolodorf, à 150 km du lieu du drame.

Après deux semaines de recherches acharnées, les secours n’ont retrouvé aucun survivant, seuls des restes de corps sont rassemblés. Au total 180 colis des fragments de corps sont constitués. Dans la difficulté de dissocier les restes de corps d’une même personne, il est opéré une identification scientifique avec des tests d’Adn effectuer en occident pour s’assurer avec plus d’exactitude des résultats. Un autre mort s’ajoute à la longue liste. Un jeune garçon de 25 ans trouve la mort par noyade alors qu'il essayait de traverser un cours d'eau à la nage pour atteindre le site du drame, échappant ainsi le dispositif sécuritaire pour aller piller.

Dix jours plus tard, le 16 mai 2007, les recherches sont arrêtées. Le bilan est prometteur, il fait état de 170 fragments de corps rassemblés, la balise de détresse (entièrement détruite), la check-list du pilote, une partie de l’émetteur radio de l’avion, les deux boîtes noires (celle contenant les paramètres de navigation) et la localisation des deux réacteurs de l’avion dans le cratère ouvert par l’impact du choc. Alors qu’on spécule sur les causes de l’accident, évoquant les défaillances de fabrication, car le Boeing 737-800 du vol KQ 507 n'avait que six mois de mise en service, les boîtes noires sont envoyées au Canada au laboratoire du Transportation Safety Board Canada-Engineering à Ottawa pour son décryptage. Entre-temps, une cérémonie inter-religieuse est organisée le 18 mai sous fond d’une journée de deuil national. Le Premier ministre en compagnie de la quasi-totalité de son gouvernement y est présent. Et le 29 novembre dernier, a eu lieu une cérémonie oecuménique d'inhumation des restes de corps non identifiées. Clôturant l’épilogue de ce crash. Du moins de manière officielle.

365 jours plus tard, des interrogations persistent. Notamment le mystère qu’on entretien sur les résultats des enquêtes. Plus précisément l’analyse des boîtes noires, qui sont les préoccupations des familles éplorées. Ces dernières s’interrogent sur l’impasse des indemnisations. Pour les vingt quatre familles des victimes non identifiées, si cette cérémonie d'inhumation collective au cimetière du bois des singes de Douala a permis de faire définitivement le deuil qu'ils ont porté pendant sept mois, il reste qu'elles demandent de comprendre comment n'a-t-on pas pu identifier les autres restes des fragments de corps. Ainsi que le l’impossibilité pour eux d’entrer en possession des objets des leurs. (Passeport, cartes bancaires, sommes d'argents, téléphones portables). Mais aussi le gouvernement n’a à ce jour toujours pris aucune mesure concrète pour que cela ne se reproduise plus.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 4 mai 2008 7 04 05 2008 23:12

Crash Kenya Airways

Les habitants espéraient voir cette bourgade marécageuse tirer profit de cet évènement malheureux pour sortir de son désenclavement. Il n’en est rien.

 

Ils sont loin les souvenirs du 18 mai 2007 lorsque la mangrove de Mbanga Pongo accueille une cérémonie interreligieuse en mémoire des 114 personnes mortes dans le crash du vol KQ 507 de la Kenya Airways. A cette époque le comité d’organisation déploie un chantier pour rendre accessible la zone. La voie y menant subit des travaux de reprofilage. L’espace d’un instant les habitants se réjouissent. La quasi-totalité des membres du gouvernement avec à leur tête le Premier ministre est présente. « On pense même qu’à quelque chose malheur est bon ». Depuis lors plus rien. Le reprofilage n’a pas tenu longtemps. Les 5 km de route en terre se sont encore fortement dégradés, jonchés par une vingtaine de nappes d’eau qui coupent la route. 

Motocyclistes et automobilistes s’y embourbent régulièrement. L’étendu de parcelle sablonneuse où a eu lieu la cérémonie interreligieuse est resté une carrière où les jeunes creusent au quotidien du sable fin. Mais plus que par le passé une grande activité champêtre bat son plein. Les gens ont acheté d’importantes parcelles au point qu’on assiste régulièrement à des litiges fonciers. «Il y a une semaine un adjudant et un colonel de notre armée  se sont affrontés à la machette pour cette parcelle là », raconte le jeune Ndongo. Un des deux belligérants était sur les lieux lors de notre passage vendredi 2 mai 2008. Il marquait son territoire en mettant sous terre des pieds de plantains. «Depuis le crash, il y a eu un boom foncier ici. Les gens se sont précipité à acheter de grande étendu de terrain. Moi même j’ai un 75m2 », affirme-t-il.

 

Vestiges du crash

Quelques maisons en matériaux provisoires qui étaient en chantier à l’époque sont déjà habitées. La baraque servant de poste de gendarmerie qui y était installé à l’entrée de la mangrove qui mène au lieu du crash pendant les travaux de remonter de la carlingue est à l’abandon. L’herbe a repoussé de plus belle dans cette mangrove et l’accès est encore plus difficile. C’est à un véritable parcours de combattant qu’il faut se livrer en compagnie de quelques pisteurs pour retrouver le chemin. Pour autant cette forêt n’est pas du tout abandonnée. Les chasseurs continuent de mener leur activité et les exploitants amateurs du bois y mènent un abattage sauvage. Les vrombissements permanant des scies à moteurs témoignent de l’intensité de cette activité. « On sort des planches et des lattes mais aussi du bois de chauffage », déclare le jeune Mme Rodrigue Aristide Noukeu, épouse Boneyo. Cette exploitant mener cette activité depuis huit ans et il y a seulement quelques mois qu’elle explore la mangrove de Mbanga Pongo.

Après avoir pataugé dans la boue de cette piste parsemée ronces, de fourmis et d’obstacles, dans une austérité et anxiété permanente, trente minutes de marche plus tard on arrive sur le lieu du crash. Un espace toujours clairsemé par l’impact de l’écrabouillement de l’aéronef. Un sol boueux et remué par les hommes qui cherchaient avidement les trésors des passagers. Où encore des débris d’avions, des morceaux de tissus, des ossements humains, des bagages et surtout ce cratère qui  a pris la forme d’un lac suffisent pour indiquer l’ampleur du drame. A côté un réacteur à l’abandon que les badauds et ferrailleurs ont trituré pour obtenir autant qu’ils ont pu quelques pièces. Même s’il reste dangereux sur le plan environnemental, les odeurs pestilentielles dégagées par la putréfaction des débris de corps parsemés et enfouis dans la boue ont disparu. Mais désormais, les jeunes badauds du coin y font la loi. «Les fumeurs de chanvre sont régulièrement installés aussi bien à l’extérieur que dans la forêt. Ils recalent systématiquement le droit de brousse. Si vous ne vous exécutez, ils vous dépouillent et peuvent même vous exécuter ».

Une conséquence de l’abandon des pouvoirs publics. «On nous a longtemps fait croire que ce lieu serait viabilisé et transformé en site touristique. Mais depuis là on n’a plus vu une seule autorité administrative ou municipale », déplore Soko, un habitant, avant d’ajouter « Il y a deux semaines que nous avions vu la Crtv et les gens de Kenya Airways ici. Les rumeurs ont alors laissé entendre qu’il se préparait une cérémonie commémorative. Mais on se rend compte que c’était que du vent ».

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 29 juillet 2007 7 29 07 2007 13:57

CRASH.jpg

Crash Kenya Airways

 

Près de quatre-vingt-cinq jours après l’accident tragique d’avion dans la Mangrove de Mbanga Pongo, la reconstitution des corps entame sa phase finale.

 

Depuis la fin de la cérémonie inter-religieuse d’hommage aux victimes du crash du Boeing 737-800 de Kenya Airways, le 18 mai dernier, les familles ont couvé les obsèques en attendant d’entrer en possession des restes de corps des leurs. Dans certaines familles, la vie semble avoir retrouvé le cours normal. Le vide laissé par le membre de famille disparus reste vivace. “ Nous attendons les corps ou les fragments du corps pour ouvrir le deuil ”, avouaient encore les membres des familles éplorées à la fin de la cérémonie d’hommage.

Cette longue attente tend à sa fin. Selon les dernières informations, ce n’est plus qu’une question de jours. “ Rapprochez-vous de Kenya Airways, ils sont les seuls à gérer cette affaire avec leurs médecins anglais et américains. Les médecins camerounais ont été écartés. Mais tout porte à croire que l’opération est à sa phase terminale ”, lance un agent de la morgue. Il ne fait pas de doute que la remise des corps est annoncée pour la fin de ce mois d’août. “ Maintenant que les résultats des tests sont là, les identifications iront plus vites. Et la suite dépendra de Kenya Airways, si sur le plan financier, elle est prête ”, renchérit un médecin en service à l’hôpital Laquintinie. A l’agence Kenya Airways de Douala, la dame chef d’agence s’est refusée à toute déclaration. “ No comment ! Au moment opportun, Kenya Airways convoquera une conférence de presse ”, lance-t-elle.

 

Résultats des tests Adn

En effet, la seconde phase des opérations d’intervention dans le crash du vol KQ 507 de Kenya Airwaiys dans la Mangrove de Mbanga Pongo entre dans sa dernière ligne droite. Celle des identifications physiques des corps afin de les remettre aux familles. La reconstitution des corps a démarré lundi dernier. Entamée dans la dernière semaine du mois de mai dernier, elle avait buté à la complexité de rassembler les fragments de corps d’une même victime parce que dispersée dans les 176 colis constitués. “ Cette opération est très difficile. Car, il s’agit d’identifier les restes d’une même victime dispersés dans les différents colis rassemblés ”, indiquait alors Dr. Ndjal, responsable du Samu. C’est le cas des colis 12 et 92 où sont rassemblés les membres d’une fillette de moins de 12 ans.

Après les vérifications des identifications et la confrontation des relevés des différentes équipes intervenant dans cette opération de sauvetage, il avait été adopté, pour plus d’exactitude, l’identification scientifique des fragments rassemblés. Celle-ci passait par des tests d’Adn. Des prélèvements ont été opérés par une équipe de médecins européens et camerounais spécialisés en la matière. Les prélèvements ainsi effectués ont été acheminés dans les laboratoires spécialisés en Europe depuis le début du mois de juin. Un mois et demi plus tard, les résultats des tests Adn sont clos et ramenés au Cameroun depuis dimanche 22 juillet. Aussitôt, le lendemain, lundi, les médecins européens et américains spécialisés en la matière, réquisitionnés pour cette opération sont à pied d’œuvre à l’hôpital Laquintinie où ils effectuent en toute discrétion l’identification des corps.

Lors de nos différentes descentes à l’hôpital Laquintinie, hier jeudi, nous avons appris que les différentes équipes se relaient au container frigorifié (servant de morgue) où sont conservés les corps depuis le mois de juin. Par souci de décongestion de la morgue de l’hôpital Laquintinie, mais aussi de garantir la bonne conservation des fragments des restes ainsi empaquetés. Il va sans dire que la remise des restes des corps aux familles comme il se susurre, se fera dans des cercueils zingués. “ Ce sera le soulagement tout compte fait, mais cela aura l’effet d’un couteau qu’on remue dans la plaie ”, avoue le frère d’un défunt.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le 27-07-2007

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 20 juin 2007 3 20 06 2007 20:17

Crash Boeing Kenya Airways

Les fouilles reprises le vendredi 8 juin débouchent une semaine plus tard à la découverte de l’élément clé des recherches. Les enquêteurs sont plus que jamais sur la piste des causes du drame.

 

C’en est fait ! L’élément le plus recherché du crash de l’avion du vol KQ 507 de la Kenya Airways est retrouvé depuis vendredi 15 juin en fin de matinée. Les équipes de recherches ont retrouvé la deuxième boîte noire du Boeing 737-800 qui s'est écrasé dans la nuit du 3 au 4 mai dans la mangrove de Mbanga Pongo (Douala) avec 114 passagers. Tous décédés. Il a fallu quarante-six (46) jours de recherches depuis la localisation du lieu du drame, le dimanche 6 mai 2007. Les recherches, démarrées le 7 mai, sont interrompues le 16 mai, après dix jours de fouilles. Pourtant, le bilan des recherches était prometteur : près de 176 fragments de corps rassemblés, la trouvaille de la balise de détresse (entièrement détruite), la check-list du pilote, une partie de l’émetteur radio de l’avion, la première boîte noire (celle contenant les paramètres de navigation) et la localisation des deux réacteurs de l’avion dans le cratère ouvert par l’impact du choc.

 

Des recherches perturbées

Il a fallu un détecteur spécialisé de la compagnie Boeing pour la reprise des recherches le vendredi 8 juin. Après avoir permis de localiser la direction de la deuxième boîte noire, cet appareil activait l’émetteur de l’enregistreur de conversations et par ricochet le déchargeait. Il fallait alors faire vite. Et pour en rajouter aux inquiétudes, l’opération est sérieusement perturbée par le début de la saison des pluies. “ Les tombées régulières des pluies remplissaient rapidement le lac de cratère précédemment dégagé, ce qui transformait le site de l'accident en un bourbier. Et cela nous obligeait à chaque fois de recommencer par l’évacuation des eaux. Heureusement qu’il y avait une motivation et une détermination tout azimuts de toutes les personnes mobilisées ” indique un responsable des sapeurs-pompiers.

 

La neutralité du laboratoire d’expertise

La deuxième boîte noire ainsi retrouvée sera envoyée au Canada en début de cette semaine. Pour décrypter et permettre aux enquêteurs d’avancer sur la détermination des causes de l’accident. Surtout que les avis sont partagés sur la question. D’aucuns évoquent, entre autres causes, les défaillances de fabrication, car le Boeing 737-800 du vol KQ 507 n'était en service que depuis six mois. Dans cette polémique, on voit une idée attisée par le consortium franco-allemand, constructeur du A 320. Concurrent ! C’est pourquoi, il est émis le souhait de se référer à un laboratoire neutre qui ne serait ni en Europe, ni aux Etats-Unis (constructeur de Boeing) pour expertiser la deuxième boîte noire. Le Cameroun vient d’opter pour cette voie, en décidant d’envoyer les boîtes noires au Canada. “ Les dispositions sont en cours pour son acheminement au laboratoire du Transportation Safety Board Canada-Engineering à Ottawa pour son décryptage ”, annonce un communiqué signé de Dakolé Daissala, le ministre des Transports et président de la commission technique. On apprend que la deuxième boîte noire sera placée dans une cuve d’eau pour garantir les conditions de conservation. Mais pour beaucoup d’observateurs, rien n’indique que les conclusions seront connues. “ De tous les crashes qu’a connus le Cameroun, l’envoie en occident de la boite noire a toujours été une belle manière de clore les enquête sans donner la suite ”, s’inquiète un membre de famille d’une victime. Qu’en sera-t-il ?

 

 

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le 18-06-2007

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 30 mai 2007 3 30 05 2007 02:01

Obsèques

 

La famille Masuke doublement éprouvées. Elle a enterré deux de ses filles samedi 25 mai à Dibombari.

 

Le village Dibombari, chef-lieu de l’arrondissement éponyme a connu une affluence comme jamais elle n’a enregistré avec en prime un importable flux de grosses cylindrés. Un défilé devant lequel les habitants sont restés languir. Tout ce beau monde venait rendre un dernier hommage à deux dignes dames, valeureuses élites de cette localité dont les populations, il y a encore peu s’enorgueillissaient encore. Au point qu’ils y avaient encore à parler de Mme Ayangma née Masuke Ruth, 48 ans comme étant Directeur administratif et financier de la Société brassicole Guinness Cameroon S.A. pourtant qu’elle avait quitté depuis l’année dernière. Et pas des moindres de sa sœur aîné Mlle Jeanne Masuke Esson, 59 ans expert comptable de profession.

Ces deux sœurs Masuke d’une famille de huit enfants, trois garçons et cinq filles, en dépit de l’écart d’âge, neuf ans qui n’en faisait pas des personnes d’une même génération étaient des inséparables. Au-delà du lien du sang, elles s’étaient vouées une amitié, une intimité et un amour sans autres pareils. Encore célibataires, elles construisent une maison à Bonaberi où elles vivent ensemble. Lorsque le magna de l’assurance, Portait Ayangma s’entiche de la petite soeur, Ruth Masuke qu’il conduit jusqu’à devant le maire, ce n’est pas seulement l’heureuse élue qu’il ramène sous son toit mais les deux sœurs. Lorsque Mme Ayangma quitte la Guinness Cameroon S.A. l’année dernière, les deux sœurs, férues de la finance montent une structure financière. Elle n’aura pas eu le temps de prospérer que la mort dans une lâcheté dont elle détient seule le secret, est venue les happer à l’affection des siens sur cette dévorante et insatiable axe lourd Douala-Yaoundé. Le 3 mai 2007 de suite d’un accident de circulation alors qu’elles revenaient de Yaoundé où elles étaient allées réconforter la veuve du Général Yakana.

Pendant le service religieux, le révérend pasteur André Moussanga Epée a fustigé le laxisme du régime actuel. Faisant remarquer que l’axe Douala-Yaoundé a vingt d’ans d’existence et depuis longtemps est devenu trop étroite pour continuer à supporter ce trafic de plus en plus dense. Mais surtout où des automobilistes continuent à circuler à tombeau ouvert, au mépris des règles élémentaires de conduite et souvent avec des permis en bois obtenus par des voies peu orthodoxes. Tout ceci sous le nez et la barbe des éléments des forces de maintient de l’ordre plus prompt à se mettre plein les poches qu’à réprimer les contrevenants. Va-t-il déplorer. Il regrettera que depuis que cet axe lourd fait des ravages l’Etat n’est toujours pas parvenu a mettre en application toutes ses promesses fallacieuses pour limiter les accidents. Notamment l’installation des radars, un projet que le gouvernement ne son temps a accompagné d’un ramdam médiatique sans précédent et comme plusieurs autres est enseveli dans les tiroirs poussiéreux des décideurs. Pour l’homme d’église, il ne fait plus de doute que cet axe-lourd est dépassé et devrait voir depuis belle lurette la construction d’un boulevard d’un deux fois deux voies à sens unique. Et de se demander « Combien de morts pour que nos gouvernants prennent définitivement leur responsabilité ? » certainement lorsqu’ils seront aussi concernés par ces morts conclura-t-il.

Au domicile du père Daniel Masuke, 96 ans et encore sur ses deux jambes, sis au quartier centre administratif, la consternation, la compassion et constriction étaient immenses. Les membres du gouvernements Njoh Mouelle, Etame Massoma pour ne citer que ceux-là, les autorités administratives conduit par le gouverneur de la province du Littoral, Gounouko Haounaye, les opérateurs économiques étaient nombreux à venir soutenir Portait Ayangma gendre de cette famille et dont le cercueil de l’épouse composait le linceul, mais aussi David Masuke Bilé, le directeur général de Aes Sonel frère aîné des deux sœurs et  les autorités traditionnelles du Ngondo, du Moungo et du Sud-Ouest étaient aux côtés du Chef supérieur Sa majesté Toto Bekombo de Dibombari. Sans oublier les élites de la localité à l’instar du Pr. Monekosso Godlieth, les membres de la grande famille Eloso Eloso concernée au premier chef, les amis et connaissances.

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 24 mai 2007 4 24 05 2007 21:36

Crashes

 

Hier, mercredi 23 mai, deux jeunes gens ont été interpellés au lieu du crash de Mbanga Pongo par les éléments de la gendarmerie.

 

Les deux jeunes gens traînaient avec eux des morceaux d'aluminium de l'épave du Boeing de la Kenya Airways. Ces deux malheureux vont s'ajouter aux quinze interpellés la première semaine et transférés devant le parquet. Dans leurs recherches, ils ont découvert deux restes de corps dans la boue. Ce qui porte à 160 colis déjà déposés à la morgue de l'hôpital Laquintinie.

 

Les forces de défense (sapeurs-pompiers, militaires et gendarmes) ont été ahuries du fait que le lieu du drame est remué et retourné, écumé et fouillé de fond en combles par ces croque-morts d'un autre genre.

 

Depuis le mercredi 16 mai 2007 des opérations de fouilles entamées sur le site de l'impact ont été arrêtées. Entre temps, la commission technique d'enquête a été installée à Douala vendredi dernier par le ministre des Transports, Dakole Daissala. En attendant d'entamer les expertises les deux réacteurs de l'avion n'ont toujours pas été retirés du cratère. Des pièces importantes s'y trouvant pourraient permettre l'avancée des enquêtes. En attentant de trouver aussi la deuxième boîte noire.

 

A Buea on se prépare

 

Le Sous-préfet de Buea, Yves-Bernard A. Ewounfack a tenu une réunion avec les responsables de l'autorité aéronautique et de l'Asecna pour l'évacuation de l'épave du jet privé sud-africain retrouvé au sommet du Mont Cameroun. L'accès du site est très difficile. L'on envisage recourir à un hélicoptère approprié pour mener cette opération.

 

M. N. Njog

Le Messager (Douala)

24 Mai 2007

 

 

 

 

 

Par Zico De Napoli
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 22 mai 2007 2 22 05 2007 21:16

Hommage aux victimes

 

Une cérémonie inter-religieuse a été organisée vendredi 18 mai sous fond d’une journée de deuil national. Le Premier ministre en compagnie de la quasi-totalité de son gouvernement y était.

 

La mangrove de Mbanga Pongo a abrité une cérémonie œcuménique sobre en la mémoire des 114 personnes décédées dans le crash du vol KQ 507 de Kenya Airways. Pour le décor, les drapeaux des 25 pays dont sont originaires les victimes sont dressés, les photos d'une soixantaine de victimes sont exposées en substitution des 114 cercueils préalablement prévus. Ce vendredi 18 mai est jour de deuil national décrété par le président de la République, Paul Biya. Les drapeaux ont été mis en berne à travers la république. Le gouvernement camerounais a semblé vouloir rectifier le tir lors de cette commémoration solennelle, après avoir essuyé des critiques sur le mutisme initial qu’il a affiché pendant une dizaine de jours.

Près de 5000 personnes jeunes et vieux, femmes et hommes, valides et handicapés, ont bravé la canicule et le parcours de combattant sur un sol difficile où les voitures se sont embourbées, pour assister à cet hommage officiel. Une cérémonie présidée par le Premier ministre, Inoni Ephraïm représentant le président de la République, qu’accompagnaient plusieurs membres du gouvernement. Les responsables des parties politiques de l'opposition étaient aussi du rendez-vous. En somme, des personnes représentant toutes les couches sociales étaient présentes, ainsi qu'une importante délégation de la compagnie aérienne Kenya Airways conduite par son directeur général Titus Naikuni.

Plusieurs, officiants se sont succédés à l’autel pour prêcher sur le thème de la mort. Le Rév. Fonki Samuel de la Presbyterian Church Cameroun, J. Ravi Kumar Bhajan représentant la communauté indienne, L’imam Modibo Abdou Wahab de la communauté musulmane et le vicaire Paul Nyaga de la communauté catholique. Ils ont dit des prières à cet effet. Cet instant a été enrichi par la lecture du message de condoléances du pape Benoît XVI au lendemain de la catastrophe, message lu par le Nonce apostolique.

Après une heure, la cérémonie est arrivée à son terme, le Premier ministre Inoni est descendu faire un bain de foule aux membres des familles éplorés, en leur adressant des messages de réconfort. Toutefois, Il est reparti laissant les multiples questions des familles sans réponse. Notamment, la suite des enquêtes au terme desquels, on déterminera les causes de l'accident du Bœing 737-800 de Kenya Airways. Les enquêteurs recherchent toujours la deuxième boîte noire de l'appareil – La suite sur les recherches des restes de corps, d’autant que les secouristes ont arrêtés les recherches alors que les fragments de corps sont encore retrouvés dans la forêt –. L’opération d’identification des corps de même que leur restitution pour que les familles organisent finalement les obsèques. Surtout lorsqu’on sait que plusieurs redoutent la durée que va entraîner les tests d’Adn.

Dans l’ensemble, la déception était grande. Un instant très attendu n’a pas eu lieu, celui du pèlerinage du Premier ministre au site du drame. Pour compenser cette attente, plusieurs personnes y ont fait le déplacement pour se recueillir mais aussi en guise de pèlerinage.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 22-05-2007

 

Par Zico De Napoli
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 19 mai 2007 6 19 05 2007 12:26

Bilan

 

Les recherches n’avancent pas

 

 

Le nombre de fragments de corps ramassés et déposés à la morgue de l’hôpital Laquintinie au jeudi 17 mai 207 est de 154 colis. Mercredi 16 mai, trois (3) nouveaux débris de corps (parmi lesquels une tête humaine), sont retrouvés par les équipes de scieurs chargés d’ouvrir la voie d’accès menant au site d’impact.

Le bilan actuel fait état, parmi les trouvailles importantes, de la balise de détresse entièrement détruite, de la check-list du pilote, d’une partie de l’émetteur radio de l’avion, et d’une boîte noire, celle contenant les paramètres de navigation.

Depuis le mercredi 16 mai 2007, toutes les équipes d’interventions dans les opérations d’évacuations des restes de corps du Bœing 737-800 de Kenya Airways écrasé à Mbanga Pongo ont déserté les lieux du crash. Pour les responsables de la coordination de cette commission de crise, il est question de rattraper les préparatifs de la fête nationale du 20 mai. “ L’essentiel du travail a été fait, nous sommes actuellement en plein préparatifs du défilé du 20 mai. Toutefois nous sommes en alerte, dès qu’il nous est signalé un corps ou reste de corps retrouvé, nous envoyons une équipes sur le terrain pour l’évacuation ”, indique une officier de l’armée.

Ce relâchement est observé depuis le jeudi 10 mai. La veille, les sapeurs-pompiers annoncent qu’ils ont quasiment ramassé tous les fragments de corps en surface. Le personnel mobilisé est considérablement réduit le lendemain. Même le ravitaillement des troupes ne suivra plus, au grand désarroi des hommes et femmes mobilisés. On enregistre quelques grincements de dents. Pour les secours, toutes les actions de recherches sont portées sur ce que révèlera le contenu du cratère. Les experts de Bœing et de l’autorité aéronautique camerounaise et kenyane sont confiants qu’il en sortirait des éléments importants pour leur travail. Notamment, la deuxième boîte noire, les moteurs et la carlingue. L’opération d’aspiration d’eau et d’assèchement de ce lac de cratère du jeudi 10 mai permet de découvrir à quatre mètres de profondeur les deux réacteurs. En revanche, il n’est perçu aucune trace de la carlingue. Curieusement aucune action pour extraire les moteurs n’est menée. Les sapeurs-pompiers disent attendre les ordres. Même l’équipe d’experts européens arrivée du Kenya le mardi 15 mai ne peut pas se déployer. Pour des raisons de procédures, apprend-on. Pourtant, on continue à retrouver les restes de corps des victimes du crash du vol KQ 507 de la Kenya Airwaiys.

Au moment où les préparations de la cérémonie inter-réligieuse d’hommages aux victimes battent leur plein sur les terres de Mbanga Pongo, les inquiétudes fusent de partout. Les familles et les experts s’interrogent sur la suite qui sera réservée aux recherches. Au moment où des milliers de personnes rendront hommages aux victimes ce vendredi 18 mai, il planera toujours le mystère sur les causes de ce crash où 114 personnes ont perdu leur vie. Mais la question reste entière sur le sort réservé à la suite des recherches.

 

 

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le 18-05-2007

Par Zico De Napoli
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 16 mai 2007 3 16 05 2007 13:16

Alors qu'elles voulaient regagner le site du drame pour se recueillir, les premières familles ont été retenues au niveau de la barière de sécurité pendant plus de quatre heures.

 

L'émotion était intense hier sur le site d'impact. Une dizaine de membres des familles camerounaises et étrangères amenées par la compagnie Kenya Airways s'est rendue à Mbanga Pongo pour apprécier l'ampleur du drame.

 

Munis de bottes, une combinaison de manteau jaune et gerbe de fleurs à la main, les proches des disparus ont bravé le parcours de combattant dans la forêt de cette mangrove. Motivés et déterminés. " Lorsqu'on t'envoie pour une mission comme celle-ci, il t'appartient d'y arriver ", avoue le capitaine Kessan, inspecteur des Douanes en Côte d'Ivoire. Dans ce crash, son cousin Etienne Tadjio François. Des larmes, des pleurs, des prières et un dépôt des gerbes pour que l'âme des victimes repose en paix.

 

 

" J'ai juste déposé une gerbe de fleurs et prié un peu pour mon frère qui est décédé " ajoute-t-il. Et la délégation a pu reprendre le chemin du retour le coeur soulagé. " Je suis psychologiquement libéré " affirme le capitaine Kessan. Sa compatriote, Mme Mayiwa Marie-Vivianne a perdu sa soeur. Mme Ekandje Nelson, une Camerounaise vivant en France, a perdu son compagnon, père de ses enfants. Ces deux femmes n'ont pas caché leur soulagement. " J'ai le coeur léger désormais, la tête libérée " diront-elles, presque en choeur.

 

Les membres des familles des victimes n'ont pas pu se contenir devant l'ampleur des dégâts. Chacun peut désormais témoigner de la réalité du drame. " C'est la volonté de Dieu. Tel que j'ai vu les débris et l'état du site là, on ne pouvait pas espérer grand-chose. Avec ce qu'on a vu là, même un morceau de bois dans l'avion deviendrait de la poudre. Ce ne sont pas les humains qui résisteraient" précise le capitaine Kessan. M. Ouandji Louis-Roger, Camerounais parti du Kenya, où il réside, a perdu son fils de 27 ans. Ce dernier venait d'achever ses études et devait entamer la vie active. Il trouve la mort alors qu'il était revenu en Afrique saluer sa famille. " Il venait au Kenya pour nous rendre visite après une escale au Cameroun pour saluer sa grand-mère.

 

Le pèlerinage à Mbanga Pongo n'a pas été facile pour la délégation des membres de famille. Quatre heures d'attente et de discussions chaudes avec les forces de l'ordre et les responsables de Kenya Airways. Des incompréhensions. Même la présence de Mme Suzanne Bomback, ministre des Affaires sociales, présente au point de commandement avancé, n'y a rien pu. Il leur était interdit de franchir la barrière de sécurité pour visiter le lieu d'impact. Les responsables de la coordination des secours redoutaient le pire. " Laisser les familles aller sur le site est un gros risque. Sous le choc et l'émotion, on peut enregistrer une situation inattendue", lance un officier supérieur.

 

Dans ce climat, il faut attendre les ordres du gouverneur, Gounouko Haounaye, coordonnateur de la commission centrale des interventions dans cette catastrophe. En attendant cette autorisation, les membres des familles sortent de leurs gongs pour protester contre ce traitement.

 

Au bout du compte, la compagnie Kenya Airways qui s'était organisée pour conduire par groupes de quinze membres les familles éplorées, dans une rotation de trois heures, se contentera d'y conduire un seul groupe. Les autres pourront effectuer le même pèlerinage, ce mercredi.

Le Messager

 

15 Mai 2007

Publié sur le web le 15 Mai 2007

 

M.N. NJOG

Par Njog Mathieu Nathanaël
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 16 mai 2007 3 16 05 2007 13:10

 

Le gouverneur de la province du Littoral a fait une descente sur le lieu du crash pour préparer l'événement.

 

Grande mobilisation à Mbanga Pongo, hier lundi 14 mai. C'est la mi-journée, les travaux sont achevés et les équipes enfourchent leurs matériels lorsqu'on annonce la descente de Gounouko Haounaye, le coordonnateur de la commission centrale des opérations de secours. Il arrive au poste de commandement avancé où le colonel Emmanuel Meka dirige les opérations, sous les regards du préfet du Wouri, Bernard Atébédé et du délégué du gouvernement Fritz Ntoné Ntoné. Le gouverneur félicite les différents responsables des équipes médicales, des forces armées et polices pour le travail abattu jusqu'ici. Il annonce la fin de la première phase des opérations de sauvetage. La seconde phase, précisera-t-il, a pris déjà le relais. Il s'agit du travail d'identification scientifique d'une équipe des médecins étrangers et camerounais spécialisés en la matière.

 

En attendant, un hommage national est annoncé par le gouverneur à la date du vendredi 18 mai. Le travail de reconstitution des corps entamé ne sera pas chose facile. " Car, on peut retrouver les restes d'une même victime dans plusieurs colis rassemblés " indique Mme Ndjal, médecin. C'est le cas des colis 12 et 92 où sont rassemblés les membres d'une fillette de moins de 12 ans. Après les vérifications et les confrontations des différentes équipes intervenant dans cette opération de sauvetage, il sera procédé aux tests de l'Adn.

 

Cette descente du gouverneur a aussi permis de déterminer le lieu des cérémonies qui accueillera les 114 cercueils devant un parterre de plus de 3000 personnes (membres du gouvernement, autorités administratives, de défenses, religieuses, les membres des familles ) " Nous voulons coller l'événement le plus près du lieu de la catastrophe ", précise Gounouko Haounaye, le gouverneur de la province du Littoral pour justifier le choix.

 

Seulement, cette localité, très enclavée, n'offre pas des voies d'accès praticables. A cet effet, le délégué du gouvernement auprès de la communauté de Douala a été mis à contribution pour accélérer les travaux d'aménagement du site.

 

Le Messager (Douala)

 

15 Mai 2007

Publié sur le web le 15 Mai 2007

 

M.N. NJOG.

 

 

Par Njog Mathieu Nathanaël
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Dans l'île de Njog

  • : L' île de la tentation de Njognath
  • njognath
  • : Actualité
  • : La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés