Politique

Mardi 24 novembre 2009

Présidentielle 2011

Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise vient d’adresser une lettre interpellative au président de Election Cameroon dans la perspective des prochaines joutes électorales.

 

 Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise (Rjc) qui se veut la vraie plate-forme de la jeunesse camerounaise, en opposition au Conseil national de la jeunesse (encore en chantier), d’obédience gouvernementale soupçonnée d’être inféodée par le pouvoir, vient d’écrire au président de Election Cameroon (Elecam). Dans une lettre datée du 18 novembre 2009, le porte-parole de le Rjc, Sismondi Barlev Bidjocka, appelle à la responsabilité de cette structure chargée d’organiser et de superviser les prochaines échéances électorales, dont la prochaine présidentielle, qui devront participer à renforcer la crédibilité de notre démocratie. «Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise […] vous a interpellé à travers une lettre il y a quelques mois sur les retards à propos du démembrement de votre organe», lit-on. Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise n’entend plus se laisser compter, il affirme sa détermination à être associé à ce processus électoral.

A cet effet, dans cette lettre au président de Elecam, le Rjc annonce la mise en place d’un contrôle parallèle et rigoureux du processus électoral. Pour cela, il réclame que soit :- remis un reçu à chaque citoyen après chaque inscription sur les listes électorales - mis en lumière le code électoral, outil de travail capital pour toute élection transparente. Le Rjc dit avoir le souci à cet instant d’expliquer aux jeunes ce code électoral, comment s'inscrire, se porter candidat, voter, et guetter le dépouillement. «Nous allons même expliquer comment la tricherie se fait, et nous ne tolérerons pas que quelqu’un se déclare vainqueur alors qu’il ne l’est pas, ou que vous déclariez vainqueur celui qui ne l’est pas », indique-t-il avec fermeté. Dans cette perspective, le Rjc va d’ailleurs déployer de gros moyens avec le soutien de plusieurs partenaires, car il n’est plus question pour les jeunes d’être des victimes expiatoires des enjeux électoraux. «Par le passé on a accusé la jeunesse d’avoir déserté les urnes. Cette fois, nous sommes déterminés à y retourner et défendre notre choix afin de libérer les énergies pour le développement, et surtout protéger et sensibiliser les jeunes contre les manipulations au vote multiples», affirme Sismondi B. Bidjocka.

 

La société civile défi les politiques

La Rjc, jeune organisation de la société civile a-t-il les moyens de réussir là où les partis politiques échouent jusqu’ici, faute de pouvoir défendre le vote des électeurs ? «La moindre plainte sera filmée, photographiée, recensée et diffusée sur France 24 et Africa 24 et tous les autres médias avec qui nous avons des partenariats, grâce à un don Japonais qui nous a munis de matériel informatique de pointe. (Modem internet pour avoir les résultats de dépouillement en temps réel, appareils photos, téléphone, fax…). Le but étant à la fin de crédibiliser ou décrédibiliser le processus et le déroulement aux cas ou les choses se seront bien ou mal passées, en prenant l’opinion à témoin», répond son président. Avant d’inviter Fokam Azu’u, le président de Elecam Cameroon de ne surtout pas le prendre mal : «Il s’agit de marquer notre détermination à choisir notre président, qu’il soit effectivement le fruit du vote. Autrement aucune force publique ne pourra nous arrêter, aucune».

Elecam qui fait l’objet de critiques acerbes et de discrédits de la classe politique, (la dernière en date est de Garga Haman Adji qui a déposé une plainte à la Cour suprême) sait désormais qu’au-delà des élucubrations politiques, les organisations de la société civile ont décidé de rentre de plain-pied dans la danse. Car ce mouvement qui revendique de regrouper à ce jour 729 associations de jeunes et de 47 000 adhérents, garantir une forte participation des jeunes à la prochaine élection présidentielle. «Nous comptons peser sur le processus électoral et le choix final. Les jeunes sont 75% de la population nationale et donc un poids électoral essentiel», conclut le Rjc.

D’ailleurs on se souvient que dans leur mémorandum d’avril dernier, le Rjc proposait entre autre déjà : - La fixation du salaire du président de la république à un taux raisonnable connu de tous. - La publication annuelle ou plus, des états de santé du président de la République. -La mise en place d’une procédure de destitution du Président de la République, en cas de mensonge politique, faute grave ou haute trahison -La revue à la baisse du budget de la présidence de la République -Le désenclavement systématique des pistes rurales pour l’acheminement des vivres -La majoration des budgets d’investissement des ministères au détriment du budget de fonctionnement à revoir à la baisse -La fixation des plafonds de consommation de l’eau, l’électricité et le téléphone dans les ministères.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans LeMessager

Par Njognath
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Dimanche 22 novembre 2009

Comment...taire

Emeutes de Fin février 2008

 

Lorsque nous avons appris le 13 novembre courant que Lambo Sandjo Pierre Roger a adressé une correspondance au chef de l’Etat, SE Paul Biya, on subodorait que l’objet porterait sur une demande de grâce. Il n’en est rien car  le libellé parle plutôt d’une «Ampliation de dénonciation». D’emblée, on se demande ce qui a décidé le chef du quartier 12 de Mbanga, d’écrire au président de la République depuis la cellule spéciale 18 de la prison centrale de Mbanga où il a été transféré le 29 octobre 2008 venant de la prison principale de Nkongsamba à la suite de son arrestation le 9 avril 2008, suivie de sa mise sous mandat de dépôt provisoire.

En parcourant la lettre frappée du sceau confidentiel, on comprend très vite que Lambo Sandjo Pierre Roger, de son nom d’artiste, Lapiro de Mbanga, a été motivé par les dernières révélations flagrantes de l’affaire pour laquelle il purge une condamnation à 3 ans de prison ferme et 280 millions Fcfa et à payer des dommages et intérêts repartis ainsi qu’il suit : 200 millions Fcfa à la société des plantations de Mbanga (Spm) et 80 millions Fcfa au ministère des Finances, représenté par le Centre divisionnaire des impôts (Cdi). «Matouke Matouke a été arrêté avec les portes du Centre divisionnaire des Impôts [incendié],  Ali Baba (le vice-président des moto-taximen de Mbnaga), a été arrêté avec le matériel informatique de bureau, tous les deux ont été curieusement libérés par le commissaire de police Assoa Assoa Martien, laissant ainsi en liberté deux auteurs qui auraient témoigné en justice pour établir ma culpabilité ou non dans le cadre de ces pillages», dénonce-t-il. Des révélations qui corroborent le fait qu’il serait victime d’une machination montée de toute pièce.

 

Le commissaire Assoa Assoa mis à l’index

Lapiro de Mbanga demande dans cette lettre au chef de l’Etat qu’il soit ouvert une enquête plus approfondie. «Monsieur le président, au vu de ce que je dénonce, il y a lieu d’ouvrir une enquête sur le rôle trouble du commissaire de police Assoa Assoa Martien, commissaire de la sécurité publique de Mbanga dans la gestion des arrestations des auteurs de pillages en bande à Mbanga des émeutes de fin février 2008», écrit-il. Et pour cause, le chef du quartier 12 de Mbanga fait le constat de ce que, lors des « émeutes de la faim » qui ont mis à feu et à sang la quasi-totalité des villes du pays, parmi lesquelles Mbanga, des centaines de jeunes ont été arrêtés par les forces de maintien de l’ordre dans la localité de Mbanga et seulement une vingtaine de ces individus, toutes unités de forces de l’ordre confondues, a été déférée au parquet et la grande majorité de ces individus a été purement et simplement libérée par les forces de maintien de l’ordre.

Si ces libérations cachent pas mal une forte odeur de dessous de table, Lapiro de Mbanga insinue qu’il y a lieu d’y voir un complot contre sa personne. D’autant qu’il sera arrêté et mis sous mandat de dépôt plusieurs mois après les émeutes et après les procès expéditifs des présumés émeutiers que les chefs d’unités des forces de  l’ordre auront décidé de livrer à la Justice. Rappelant que, si ces émeutiers ont été arbitrairement ou impartialement, pour certains, reconnus auteurs de ces émeutes et condamnés à des peines symboliques et par la suite graciés par le président de la République, il y a lieu de s’interroger sur l’acharnement et le traitement inhumain qui lui a été réservé, lui que les différentes juridictions ont déclaré coupable de «complicité de pillage en bande, destruction et attroupement sur la voie publique.»

Pourtant, Lapiro de Mbanga ne cesse de crier son innocence. Rappelant qu’il avait été sollicité par le sous-préfet de Mbanga de l’époque des faits, Simon Kwenti Ndoh pour l’aider à calmer les jeunes dans la ville. Pris dans les feux des jeunes déchaînés, il a été abandonné par le chef de terre et son état-major, et sa bonne volonté s’est retournée contre lui. Comme s’il ne s’était agi que de le prendre dans un  traquenard… Tout comme en 1991 lorsque au fort des casses des jeunes qui réclamaient les lendemains meilleurs, il a été sollicité par le gouvernement pour désamorcer la bombe sociale, c’est lui qui a fini par payer le plus grand tribut, en s’en tirant avec tous ses biens incendiés. Par une population qui l’accusait de s’être compromis et abandonné le combat pour lequel il était le chantre et le porte- parole. Paul Biya entendra-t-il son appel ?

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath
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Dimanche 22 novembre 2009

A Monsieur le président de la République du Cameroun/Yaoundé

 

Monsieur le président,

 

J’ai été arrêté et mis sous mandat de dépôt le 09 avril 2008 pour complicité de pillage en bande dans la ville de Mbanga et ses environs. Les actes de pillages ont commencé le 25 février 2008 et se sont arrêtés le 28 février 2008 ; des centaines de jeunes ont été arrêtés par les Forces de Maintien de l’Ordre dans la localité de Mbanga et seule environ une vingtaine de ces individus toutes unités des forces de l’ordre confondues a été déférée au parquet et la grande majorité de ces individus a été purement et simplement libérée par les Forces de Maintien de l’Ordre.

 

Monsieur le Président, en date du 05 novembre 2009, me trouvant au tribunal de Mbanga où j’ai été convoqué pour y être jugé dans une autre affaire, un individu que j’ignore m’a informé que les portes du Centre Divisionnaire des Impôts (CDI) de Mbanga pour lequel j’ai été condamné à payer 80 000 000 Fcfa se trouvaient dans un domicile privé ; j’ai aussitôt fait appel à un huissier de justice qui s’est rendu à ce domicile en compagnie de mon avocat et d’un photographe ; arrivés à ce domicile, ils ont effectivement retrouvé les portes du CDI de Mbanga. L’huissier a interpellé un jeune homme appelé MATOUKE MATOUKE qui était dans  ce domicile pour connaître l’origine des portes ; celui-ci est passé aux aveux, a déclaré que ces portes étaient effectivement les portes du CDI de Mbanga et qu’il avait d’ailleurs été arrêté par la police, qu’il avait passé 03 jours en cellule au Commissariat de la Sécurité Publique de Mbanga et a par la suite été libéré.

 

Monsieur le président, pendant la même période des émeutes, le vice-président des motos-taximen de Mbanga connu sous le pseudonyme de « Ali Baba » avait lui aussi déserté la ville parce que des effets informatiques de bureau avaient été retrouvés chez lui ; quelques jours après, celui-ci a été appréhendé par la police, s’est retrouvé gardé en cellule et a été libéré quelques jours plus tard. Monsieur le président, au vu de ce que je dénonce, il y a lieu d’ouvrir une enquête sur le rôle trouble du commissaire de police ASSOA ASSOA Martien, commissaire de la sécurité publique de Mbanga dans la gestion des arrestations des auteurs de pillages en bande à Mbanga lors des émeutes de fin février 2008. Je suis persuadé que si les enquêteurs se penchent sur la main-courante du Commissariat de Sécurité Publique de Mbanga dans la période allant du 28 février au 30 mars 2008, l’on pourra clairement voir le nombre des personnes qui ont été arrêtées dans le cadre des pillages dans cette unité et en le comparant au nombre de personnes effectivement transférées au parquet, vous comprendrez aisément que plusieurs personnes ont été libérées par ce commissaire ; ainsi il devra expliquer à la justice les motivations réelles qui l’ont amené à devenir le juge dans son commissariat, violant ainsi les articles 82 (a) et 89 du nouveau code  de procédure pénale.

 

Monsieur le président, j’ai été condamné à 03 ans d’emprisonnement ferme et à payer la somme de 280 546 000 Fcfa pour le crime de complicité de pillage en bande dans le cadre des émeutes de fin février 2008.  Lors de l’information judiciaire de cette affaire, aucune confrontation n’a été faite entre les auteurs de ces émeutes dont certains étaient détenus au même moment que moi à la Prison de Mbanga et le présumé complice que je suis ; mieux aucune perquisition n’a été faite à mon domicile afin de rechercher le moindre indice ou une preuve sur ma participation dans le cadre  de ces émeutes de fin février 2008. Je joins à cette missive la photocopie du bulletin de levée d’écrou d’un auteur des émeutes qui était en prison au même moment que moi, qui a été condamné à 01 an d’emprisonnement sans dommages et intérêts et qui n’a finalement passé que 04 mois en prison pendant que le complice monté de toutes pièces  et fabriqué par tous les moyens que je suis et encore en prison et ce jusqu’en 2011 au moins. MATOUKE MATOUKE a été arrêté avec les portes du Centre Divisionnaire des Impôts, « Ali Baba » a été arrêté avec le matériel informatique de bureau ; tous les deux ont été curieusement libérés par le Commissaire de police ASSOA ASSOA Martien, laissant ainsi en liberté deux auteurs qui auraient  témoigné en justice pour établir ma culpabilité ou non dans le cadre de ces pillages. Monsieur le Président, je précise que j’ai été arrêté sur la base d’une plainte contre inconnu et curieusement les poursuites se sont arrêtées après que je sois jeté en prison.

 

Monsieur le Président, au lendemain des émeutes à Mbanga notamment en date du 03 mars 2008, j’ai fait un rapport à Monsieur le Préfet du Moungo en ma qualité de chef traditionnel ; très curieusement lors de mon procès à la Cour d’Appel, le préfet actuel du Moungo  a refusé de m’établir une attestation de dépôt de ce rapport qui aurait permis à la justice de comprendre qu’effectivement j’avais œuvré pour que ma ville natale ne soit à feu et à sang. Comme en 1991, j’ai dit non à la casse même s’il est vrai que les revendications des jeunes étaient fondées et le reste jusqu’à ce jour car rien mais alors rien n’est fait dans le sens de permettre à ces jeunes de rêver pour les lendemains meilleurs. Comme en 1991, c’est moi encore qui paye le plus grand tribut après que tous mes biens aient été incendiés cette année-là.

 

Monsieur le Président, parce que j’avais été appelé au téléphone par le sous-préfet  de Mbanga à l’époque Simon KWENTI NDOH pour l’aider à calmer les jeunes dans la ville, celui-ci m’a abandonné entre les mains de certains émeutiers qui ont voulu me lyncher. J’ai porté plainte contre ce Sous-Préfet, miraculeusement ma plainte qui a été transmise au Procureur général de Douala sous le numéro 44 en date du 06 mars 2008 a purement et simplement été portée disparue. Dans le registre du courrier d’arrivée l’on retrouve le numéro 45, quant au numéro 44 mystère !!!

 

J’ai fait une dénonciation auprès du Procureur de la République de Mbanga et vous fait cette ampliation afin que celle-ci ne connaisse pas le même sort que ma plainte contre le Sous-Préfet et mon rapport au Préfet du Département du Moungo.

 

Très haute considération

LAMBO SANDJO Pierre Roger

 

Par Njognath
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Mercredi 4 novembre 2009

Martin Belinga Eboutou écrit au directeur de publication du journal congolais  « Le Choc »

 

Il y’a quelques semaines, l’hebdomadaire congolais le choc, publiait un dossier impliquant le président camerounais Paul Biya, dans une sombre affaire de livre publié sur le président Denis Sassou Nguesso, et dont le contenu lui aurait causé grief. Réagissant à cette publication dont promotion avait été faite dans un journal appartenant au camerounais Paul Tedga, le Magazine le Choc a produit un ensemble d’articles d’où ressortaient des propos injurieux à l’encontre du président Biya et des Camerounais. Le Directeur du Cabinet Civil à la présidence de la république du Cameroun a produit un droit de réponse, dont la teneur suit

 

PRC / vendredi 30 octobre 2009

 

Monsieur le Directeur Général,

 

Depuis bientôt deux mois, le Magazine «Le Choc» paraissant à Brazzaville et dont vous êtes le Directeur Général consacre, dans ses éditions de septembre et d’octobre 2009 un Dossier Spécial «Cameroun», dans lesquels manchettes et articles sont aussi désobligeants, irrévérencieux, que mensongers à l’endroit du Président de la République du Cameroun, S.E.M. Paul Biya, et du peuple camerounais.

 

Cette campagne abjecte de dénigrement, sans précédent dans les annales des relations fraternelles et amicales entre le Cameroun et le Congo serait motivée et justifiée, selon vous, par votre soif de vengeance. Vous nous apprenez en effet qu’un journaliste d’origine camerounaise, M. Jean Paul TEDGA, vivant et travaillant à Paris, où il publie un magazine, « Afrique Education », dénigre dans ses écrits le Président congolais S.E.M. Denis Sassou Nguesso, raison pour laquelle vous vous faites l’obligation de dénigrer S.E.M. Paul Biya et le peuple camerounais.

 

Usant du droit de réponse –universellement reconnu en matière de presse- j’ai l’honneur de vous demander de publier, dans la plus prochaine édition du Magazine «Le Choc», ma réaction que voici.

 

Je tiens d’emblée à dissocier le Président Paul Biya et son entourage des manœuvrés et publications de M. Jean Paul Tedga, et opposer le démenti le plus formel à votre allégation, au demeurant sans l’ombre d’une preuve, selon laquelle le Président Paul Biya a financé l’ouvrage d’un Collectif de congolais de la diaspora intitulé «Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique».

 

Ma réponse à votre campagne de dénigrement, aussi gratuite, haineuse que vaine à l’endroit du peuple camerounais et de son Président s’articule autour de quatre axes majeurs :

 

- Le Cameroun comme il va ;

- La question du prétendu leadership en Afrique Centrale ;

- La qualité des relations entre le Cameroun et ses voisins, dont le Congo ;

- L’inanité du règlement de comptes, finalité déclarée de vos écrits.

 

A. LE CAMEROUN COMME IL VA

 

Le Cameroun n’est pas une dictature, mais bien au contraire, un Etat où priment la liberté d’expression et la démocratie pluraliste. Les émeutes de la faim de 2008 dans le monde dont il est fait mention dans vos articles n’ont certes pas épargné le Cameroun, mais les émeutiers ont bénéficié d’un procès équitable. Certains ont été condamnés, d’autres libérés.

 

Le Gouvernement a consenti l’effort nécessaire à l’amélioration des conditions de vie des populations, dans un environnement mondial traversé par la crise : les salaires ont été augmentés de 15% le 07 mars 2008, les indemnités de logement de 20%, tandis que les prix des denrées de première nécessité (riz, farine, poisson) ont été homologués… Les informations contenues dans votre magazine sont donc totalement erronées.

 

Les partis politiques qui sont nombreux exercent librement, y compris celui de Monsieur Mila Assouté à qui vous prêtez une tribune dans vos colonnes, et qui s’est volontairement exilé. Je puis vous affirmer que M. Mila Assouté ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire ni d’aucun harcèlement politique, sinon, et tout à fait curieusement, de la part de ses coreligionnaires du RMDC dont le quotidien indépendant « Le Messager » nous apprend dans son édition du 22 octobre 2009 (page 3) qu’il vient de « recevoir un blâme de son Parti ».

 

Le Président Paul Biya, c’est de notoriété publique, prône l’ouverture, le dialogue et la concertation. Trois Partis d’opposition – UNDP, ANDP et FSNC- font partie de son Gouvernement, pendant que quatre Partis sont représentés à l’Assemblée Nationale – SDF, UNDP, UDC et MP. Voilà rapidement résumés les ingrédients de la légendaire stabilité du Cameroun

 

B. LE PRETENDU LEADERSHIP EN AFRIQUE CENTRALE

 

A la question que lui posait un journaliste français au perron de l’Elysée de savoir s’il avait l’intention de jouer le rôle de leader laissé vacant du fait de la disparition du défunt Président gabonais Omar Bongo Ondimba, le Président Paul Biya avait répondu sans équivoque : « Le Cameroun est toujours disponible et disposé à coopérer avec tous les Etats africains et notamment les Etats d’Afrique Centrale, sans chercher à jouer particulièrement un rôle ». Il est donc étonnant que le sujet hante les esprits chagrins qui s’imaginent qu’en Afrique Centrale, il y a une instance ou une fonction de leader, instance et fonction établies nulle part, si ce n’est dans l’imagination de quelques journalistes nostalgiques d’une vision dépassée des relations Afrique-France. Il est, en tout cas, totalement injuste et malveillant de vouloir créer une querelle qui n’existe pas dans l’esprit du Chef de l’Etat camerounais et de son peuple.

 

C. LA QUALITE DES RELATIONS ENTRE LE CAMEROUN ET SES VOISINS, DONT LA REPUBLIQUE DU CONGO

 

Le Président Paul Biya promeut l’excellence des rapports entre Etats. Le Cameroun a frontière commune avec la République Fédérale du Nigeria, la République de Guinée Equatoriale, la République Gabonaise, la République du Tchad, la République Centrafricaine et la République du Congo. Avec tous ces Etats sans exception aucune, le Cameroun manifeste toujours la volonté d’entretenir des rapports sains, de ne provoquer ni entretenir aucun conflit, et de régler les différends éventuels susceptibles de survenir, par le dialogue et la négociation. Les exemples ne manquent pas, qui illustrent cette politique apaisée, pacifique et de bon voisinage, que vous connaissez, que le monde entier connaît et reconnaît.

 

L’ouvrage intitulé « Sassou Nguesso : l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique », publié à Paris par l’Harmattan et signé d’un Collectif de Congolais de la diaspora ne concerne ni de près ni de loin le Cameroun et son Président. Il est extravagant de prétendre que le Président Paul Biya l’a financé, au seul prétexte qu’un journaliste d’origine camerounaise, vivant et travaillant à Paris, en a rendu compte. Je précise que l’ouvrage en question n’est pas en vente au Cameroun.

 

En revanche, l’ouvrage de promotion politique du Président Sassou Nguesso, « parler pour l’Afrique. Entretien avec Edouard Dor » publié aux éditions Michel Lafont est en vente dans tous les kiosques et librairies du Cameroun au prix de 2 500 FCFA. C’est également le lieu de rappeler qu’en juillet 2009, la radio « Sky one » émettant à Yaoundé sur la fréquence 104.5 FM a été fermée, notamment pour outrage au Président Congolais Denis Sassou Nguesso, dans le cadre de débats interactifs. Elle reste fermée jusqu’à ce jour.

 

L’Ambassadeur de la République du Congo au Cameroun a certainement dû en rendre compte. Le Président Paul Biya et le Président Denis Sassou Nguesso sont des frères et des amis unis de solidarité géographique, historique et politique. Le Chef de l’Etat camerounais, homme d’Etat épris de paix, de respect des valeurs humaines, soucieux de sauvegarder l’amitié et la concorde avec ses voisins ne saurait se départir du sacro-saint principe universel du respect de la souveraineté et de la sécurité des Etats qui constitue le socle de la Charte des Nations Unies.

 

D. L’INANITE DU REGLEMENT DE COMPTES, FINALITE DECLAREE DE VOS ECRITS

 

Il est constant que certains Africains de la diaspora et sans distinction de nationalité tentent, avec plus ou moins de succès, d’approcher les Hommes d’Etat en Afrique à des fins pécuniaires et mercantiles, notamment autour des périodes électorales. Le Chef de l’Etat camerounais n’y échappe pas, le Président Sassou Nguesso non plus, qui l’un et l’autre pourraient faire leur la phrase du poète d’origine congolaise Tchicaya U Tam’Si : « Epine pour épine, nous avons commune couronne d’épines ». (Le Contempteur, in Epitomé).

 

L’illustration patente du phénomène est ce contrat que vous évoquez vous-même dans votre magazine, contrat passé entre M. Jean Paul Tedga et le Cabinet du Président Sassou Nguesso en 1997 pour, je vous cite «soigner son image».

 

C’est vous encore qui nous apprenez le montant de 100 000 000 (cent millions) FCFA par an, du contrat passé à l’époque entre M. Jean Paul Tedga et le Cabinet du Président Sassou Nguesso dont M. Jean-Claude Gakosso était Conseiller à la Communication.

 

C’est encore vous qui nous informez de ce que M. Tedga est venu renégocier ce contrat quelques années plus tard, que M. Firmin Ayessa était devenu Conseiller à la Communication, et que cette négociation a fait long feu, M. Tedga ayant outrancièrement fait monter les enchères à 850 000 000 (huit cent cinquante millions) FCFA par an. En nous en tenant strictement à vos propres dires, nulle part vous ne mentionnez que le Président Paul Biya ou une autorité camerounaise quelconque se sont entremis entre M. Jean Paul Tedga et le Président Denis Sassou Nguesso. De même, selon vos déclarations, ces relations ont connu une lune de miel, et malheureusement suite vraisemblablement au non aboutissement du contrat de 850 000 000… une lune de fiel. Le Président Paul Biya et le peuple camerounais n’y sont strictement pour rien, d’où l’inanité de votre règlement de comptes. M. Jean Paul Tedga est plus en cour à Brazzaville qu’à Yaoundé.

 

Permettez que je tire ma conclusion, en affirmant qu’il s’agit là de fausses querelles et en affirmant haut et fort que l’Afrique centrale et ses peuples aspirent à la paix et au développement. Probablement en mal de notoriété, vous faites le mauvais choix de vouloir brouiller deux peuples frères et amis pour y remédier. De plus, votre option et votre propension à l’insulte et l’invective, en insultant un Chef d’Etat, me remémore cette phrase de Don Quichotte : « il faut que la force soutienne l’affront, pour que cet affront déshonore ».

 

La sagesse africaine à laquelle vous faites recours pour justifier vos agissements, n’enseigne nulle part d’insulter le frère de son père, ce concept qui, au demeurant, n’existe pas en Afrique noire : le frère du père (oncle) est tout simplement le père. Et il a qualité pour vous maudire. Hâtez-vous de venir lui présenter vos excuses.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général, les assurances de ma parfaite considération.

 

Prc.cm : Martin Belinga Eboutou, Directeur du Cabinet Civil, Présidence de la République du Cameroun

 

Par Njognath
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Mercredi 4 novembre 2009

Réclamations - Mémorandum de l’Océan

Le document a été faxé directement dans les appartements privés du chef de l’Etat pendant qu’il était en séjour en Suisse.

 

L’affaire fait actuellement grand bruit dans les milieux administratifs, diplomatiques et politiques du Cameroun. Le mémorandum de l’Océan, selon une source bien introduite, aurait été faxé directement au chef de l’Etat Paul Biya alors qu’il était en séjour à Genève en Suisse. Ce qui suppose que l’expéditeur a pu avoir accès au numéro de fax des appartements privés du président de la République du Cameroun. Le document, qui s’étend sur trois feuilles de format A4, est parvenu à son illustre destinataire sans passer par les voies ordinaires. Ce fait a immédiatement suscité la panique au sein du sérail politique camerounais et déclenché un branle-bas des services de la sécurité présidentielle. Certains hauts responsables de la République ont été saisis ainsi que certains dignitaires du régime de Yaoundé originaire de cette région. Les services secrets s’activeraient depuis quelques temps à remonter le réseau ayant permis cet exploit pour démasquer les vrais auteurs du mémorandum,  et des complicités éventuelles ayant pu faciliter l’accès direct au chef de l’Etat.  A en croire des sources introduites au cabinet civil, l’opération aurait été effectuée dans une cabine publique aux environs de la Poste centrale de Yaoundé.

Au sein du Rdpc, certains pensent que ce mémorandum a été rédigé par des opposants afin de fragiliser le parti au pouvoir dans le département de l’Océan. Il s’agirait en somme d’une manipulation de l’opinion publique dans le but de jeter le discrédit sur le département de l’Océan et dynamiter ainsi les grands projets en cours dans l’Océan à savoir le projet du port en eau profonde, la centrale à gaz de Bipaga, la centrale thermique de Mpolongwe, etc. D’autres encore y voient la main de certains membres du gouvernement originaires du Sud-Ouest qui souhaitent ainsi par ces attaques directes contre le chef de l’Etat, faire arrêter tous ces projets et notamment le projet en eau profonde, afin de favoriser l’éclosion du port en eau profonde de Limbé. Mais toutes ces hypothèses sont balayées de la main par certaines élites de l’Océan qui voient dans cette approche une manière d’embrouiller les pistes et laisser ainsi de coté les vrais auteurs de ce document incendiaire.  En tout état de cause, le courrier des mémorandistes est arrivé à bon port. Mais est-ce que le chef de l’Etat donnera suite à ces réclamations ?

Sévère KAMEN, article publié dans Le Messager

Par Njognath
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Mercredi 4 novembre 2009

Revendications - Mémorandum de l’Océan

Plusieurs ressortissants de Kribi à des postes importants sont indexés dans le département comme faisant parti des rédacteurs du fameux document.

 

C’est le 6 novembre prochain que le Rdpc commémore l’accession de son chef le président Paul Biya à la magistrature suprême. Dans tous les coins du pays, même les plus reculés, c’est le branle-bas. Dans le département de l’Océan, une vive tension y règne depuis la publication d’un mémorandum adressé au chef de l’Etat et écrit par certaines élites de l’Océan. A l’heure actuelle, le sport favori de tout kribi est une gymnastique intellectuelle pour essayer de savoir qui se cache derrière le mémorandum. Pour ce faire, les uns et les autres décryptent le fameux document qui est actuellement le document le plus photocopié et le plus lu de la cité balnéaire. D’après les premières constatations, les auteurs de ce document ne sont autres que certains barons du parti au pouvoir. « Pendant les élections, nous avons toujours usé de tous les moyens matériels et immatériels pour que notre parti en sorte la main haute », indique le document. Ce qui supposerait que ce sont des hauts cadres de ce parti très souvent impliqués dans la coordination des différentes élections dans cette région.

Mais par la suite, pour semer le trouble sur l’identification des auteurs, les mémorandistes posent le problème de développement de l’Océan profond ; en se substituant au peuple. Dans la suite du document, ils s’attaquent aux autres élites de l’Océan qui ne seraient pas du même bord qu’eux et aux élus locaux. Après maintes introductions, les auteurs touchent la substantifique moelle du document en estimant que « le peuple a besoin d’un nouvel homme fort». Ils définissent leur cible quand ils disent que : « L’actuel homme fort Jules Doret Ndongo manque de poigne et ne peut plus convaincre ce peuple désabusé et floué sans cesse… Il manque de charisme. Il est respecté et craint de par sa position au sein du gouvernement mais il n’est point aimé par les populations. Lui qui soutient le tribalisme et cultive la haine ».

La suite est une longue diatribe contre le secrétaire général des services du Premier ministre. Pour certainement faire ressortir la faiblesse de ce dernier, les mémorandistes estiment que « son autorité est sans cesse mise à mal par d’autres politiciens comme le président de section Océan Sud Grégoire Mba Mba». Les mémorandistes ne cachent même plus leurs nostalgies du pouvoir en reprochant clairement au président Paul Biya d’avoir « écarté des membres du gouvernement valables qui savaient ménager la chèvre et le chou » ; regrettant que le président ait opté pour « une génération incapable que vous devez déjà faire passer le témoin à une autre ».

Dans la cité balnéaire, certains noms sont cités : un ancien ministre qui a passé plus de 20 ans au gouvernement ; un riche banquier, quelques anciens et actuels  élus locaux… Maintenant, l’heure est à qui criera son soutien au président Biya, à Jules Doret Ndongo et au rejet en bloc du mémorandum. Ce qui est sûr et on le sait, ce mémorandum fait plaisir à plus d’un et même parmi ceux qui crient haut et fort à l’imposture, chacun guettant la chute éventuelle de l’ennemi tant combattu mais si tenace.

Sévère KAMEN, article publié dans Le Messager

Par Njognath
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Mercredi 4 novembre 2009

Politique - Elections

En marge des obsèques de la mère de Mila Assouté, le parti de l’ancien moderniste du Rdpc a tenu une assemblée générale extraordinaire pour renouveler l’instance dirigeante.

L’assemblée générale extraordinaire du Rassemblement démocratique pour la modernité du Cameroun (Rdmc) s’est tenue le 2 novembre 2009 dans la salle des actes de la mairie de Santchou. L’événement a eu lieu en marge des obsèques de la mère de son président national Mila Assouté, feue Régine Madoné décédée le 29 septembre 2009. C’était à l’initiative du vice-président du parti, Siméon Kuissu. Selon lui, plusieurs raisons ont motivé ces assises. « Les militants sont venus de la France, de l’Allemagne, des régions du Cameroun pour les obsèques de la mère de leur président. L’occasion était trop belle pour tenir l’assemblée générale du parti. Il ne  manquait que la présence du président. La deuxième raison, c’est que ça rentrait dans l’actualité puisque, d’une part, le parti a fait l’objet d’une attaque récente plus ou moins téléguidée par le pouvoir Rdpc, probablement. Il veut faire au Rdmc ce qu’il a fait à l’Upc et au Sdf. C’est-à-dire diviser le parti, créer des diversions et des faux dirigeants pour nuire au parti. D’autre part, notre pays va faire face à des échéances  électorales décisives.» Selon certaines  sources, l’argument selon lequel le Rdmc a fait l’objet d’une tentative de démembrement par le pouvoir en place ne fait en effet pas d’amalgame quand on sait qu’un membre du parti, Joseph Makondo, associé à des personnes étrangères au parti s’est prévalu de la direction du parti le 26 octobre 2009 au grand dam de son président légitime, Mila Assouté.

L’événement a donc mobilisé les délégués du parti de la diaspora et des différentes régions du pays, le secrétaire national Derek Dzeka Tangwa et des sympathisants. A l’issue des travaux, plusieurs résolutions ont été adoptées. Entre autres, il a été convenu que seul le président national du parti est habileté à convoquer le congrès et l’assemblée générale du parti, ceci en réponse à certaines urgences en attendant une commission pour le toilettage des statuts du parti. Joseph Makondo, pour cause d’acte d’indiscipline a été suspendu du parti jusqu’à nouvel ordre. Il a été mis sur pied, un conseil des forces pour la modernité du Cameroun. Il s’agit d’un organe qui doit appuyer le conseil politique dans son fonctionnement. Il est composé d’un groupe d’experts dotés de compétences diverses qui assistent le président national dans la conception des politiques de gestion. Il devra définir clairement le rôle du leader du Rdmc et clarifier l’opinion publique sur les agissements de Joseph Makondo et  de Martial Baniaken Machia, « thuriféraires » du régime Rdpc. Les participants ont aussi et surtout procédé à l’élection du président national du parti. La seule candidature présentée a été celle de Mila Assouté, malgré l’absence de ce dernier. Sur 120 inscrits, 113 ont exprimé leurs suffrages. 111 ont voté pour Mila Assouté, soit à plus de 99%. On a enregistré 7 abstentions et 2 bulletins nuls.

Azap NDONGO  à Santchou, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath
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Mercredi 4 novembre 2009

Obsèques

La dépouille de la mère du président du Rassemblement démocratique pour la modernité du Cameroun a été inhumée en son absence, le 31 octobre 2009.

 

Sur l’esplanade de la chefferie supérieure du groupement Santchou dans le département de la Menoua, il y avait du beau monde, à l’occasion des obsèques de la reine mère, feue Régime Madone, génitrice du chef supérieur et président du Rassemblement démocratique pour la modernité du Cameroun  (Rdmc), Pierre Mila Assouté. Née le 25 juillet 1935, elle a tiré sa révérence le 29 septembre 2009. Le parterre de personnalités aux rangs desquels les parents, enfants, connaissances et amis du patriarche qui assistent à la messe de requiem ont les visages fermés. Les enfants de l’illustre disparue sont manifestement éplorés, certains notables écrasent une larme.

Leur séparation d’avec feue Régime Madone ne peut pas se faire sans déchirement. On y a aussi noté une forte mobilisation des jeunes du parti. L’eucharistie est conduite par le vicaire général du diocèse de Nkongsamba, l’abbé Abraham Kome que côtoient le curé de la paroisse de Santchou l’abbé Pascal Djeuga et des vicaires. Dans son homélie, il implore la divinité d’accueillir favorablement l’âme de la défunte et de la garder dans son amour. Car le séjour sur terre est toujours jonché de multiples épreuves et tentations.

 

Le chef absent

Ces obsèques se déroulent en l’absence du président du Rdmc qui, selon de sources fiables, se trouverait en France dit-on, en  exil politique. De sa résidence lointaine, il a envoyé un message à la disparue. Morceaux choisis : « Maman je t’ai parlée au téléphone le 27 septembre 2009, tu m’as confié l’apparition subite d’un mal de cœur que tu ressentais. Tu m’as confié les problèmes de ta famille. L’administration traditionnelle de la chefferie, tu me disais que tu partais de ce monde. Tu m’as demandé de rester fort et d’être courageux.  C’est à ta mort que j’ai compris que c’était un au revoir. Hélas ! C’est une torture douloureuse. Je ne le souhaite à personne. Dieu fait ce qu’il veut de sa création. Maintenant je n’entendrais plus ta voix, elle s’est éteinte à jamais. Maman, je ne suis pas là. Je te demande pardon. J’ai pris la décision, il y a quelques années  de me mettre au service du combat politique pour mon pays. Tu m’as donné ton accord. Tu as payé un prix fort (…) Pardonne aussi à ceux qui empêchent à leurs enfants d’enterrer leur mère. Va devant Dieu et dis lui la peine d’une mère qu’un fils ne peut librement conduire à sa dernière demeure. Tu seras entendue ».

Le vice-président du parti, Siméon Kuissu donne les raisons de son absence. « Le destin national a primé Sa majesté Mila Assouté qui sera le candidat du parti à l’élection présidentielle du 2011 : Il est anglophone et francophone, il est entre l’Ouest et le Littoral, il est l’homme que le Cameroun attend. La loi camerounaise prévoit que pour être candidat à l’élection présidentielle, il faut résider 12 mois de suite sur le sol camerounais. Cette disposition ne s’applique pas aux réfugiés politiques. En venant au Cameroun pour enterrer sa mère, il perd son statut de réfugié politique. Voilà un enjeu stratégique auquel il a été soumis. Nous avons été plusieurs de la diaspora comme au Cameroun à lui dire de choisir la voie de la nation, il a été d’accord avec nous. » Amen.

Azap Ndongo à Ngwatta

Par Njognath
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Mercredi 4 novembre 2009

 Institutions  - Assemblée nationale

Le ministre des Travaux publics annonce le déblocage de 10 milliards Fcfa, l’achèvement du bitumage du tronçon Ayos-Abong-Mbang dont les travaux sont à l’arrêt.

 

Cela fait plus de deux ans que le bitumage de la route reliant la localité d’Ayos dans le Centre à Abong-Mbang dans l’Est devait être achevé. La livraison était prévue pour mai 2007. Mais sur le terrain, les travaux sont toujours en cours. Ils sont entrecoupés, et chaque fois le gouvernement annonce des dates de livraison. Sans les respecter. Une situation qui a fini par faire croire à certains natifs de la région de l’Est qu’ils ont été floués par une promesse électorale. Les députés de l’Est, dans leur mémorandum adressé au chef de l’Etat, se sont d’ailleurs inquiétés de l’état d’avancement des travaux de ce tronçon en interpellant directement Paul Biya. Si les populations de l’Est ont accueilli l’annonce du bitumage de cette route «avec satisfaction», le député Mbanguela Gervais, interpellant le ministre des Travaux publics sur le retard constaté sur le terrain, lors de la séance plénière consacrée aux questions orales des députés aux membres du gouvernement de vendredi 12 juin 2009, va insister sur la «stupéfaction des populations». Qu’est-ce qui justifie ces retards ? Qu’en est-il des financements ? Il va même relèver que la qualité des travaux n’est pas «satisfaisante».

Le ministre des Travaux publics, Bernard Messengue Avom, reconnaît les lenteurs décriées dans le déroulement des travaux. Motifs : la libération tardive des emprises par les populations riveraines, l’insuffisance des études réalisées avant le début des travaux. Ce qui a entraîné des coûts supplémentaires, à en croire Messengue Avom. Le ministre des Travaux publics cite aussi : les retards de paiement dus aux problèmes de langue et de traduction, le bailleur de fonds étant arabe. Il y a aussi l’épuisement des lignes budgétaires allouées au bitumage de ce tronçon. Pour cette route, à en croire Messengue Avom, le gouvernement vient de mobiliser 10 milliards Fcfa pour l’achèvement des travaux, alors que 500 millions de Fcfa ont déjà été mobilisés pour le tronçon reliant Abong-Mgang à Bonis dont les travaux sont aussi en cours. Pour l’achèvement des travaux des deux tronçons, l’Etat devrait débloquer au total 25 milliards Fcfa.

 

Routes en terre

Vendredi dernier, l’on a abondamment parlé des routes à l’Assemblée nationale. Le député Melaga Odette, parlant de l’entretien des routes en terre, a interpellé le Premier ministre sur la procédure de passation des marchés qui est truffée de lenteurs. Ne peut-on pas alléger cette procédure en préconisant la passation des marchés de gré à gré pour l’entretien des routes en terre ? A cette interrogation de l’élue de la nation, Inoni Ephraïm oppose les dispositions du Code des marchés publics qu’il qualifie de compétitif. Il affirme aussi que les textes camerounais en la matière sont conformes aux standards internationaux. «La lourdeur ne provient pas de la nature des prestations. Mais du non respect des règles par les acteurs », a répondu le Pm. Inoni Ephraïm reconnaît que certains maîtres d’ouvrage ne programment pas leurs marchés, tout en relevant les inconvénients du gré à gré qui draine facilement des malversations.

Le Pm reconnaît aussi qu’il y a un écart entre les besoins et les ressources disponibles pour l’entretien des routes en terre. «Quelque soit la procédure, il y a toujours les problèmes de gouvernance», déclare le Pm. Lors de cette plénière consacrée aux questions orales, le ministre de la Culture a été interpellé sur la dégradation progressive du patrimoine culturel national. Le ministre de l’Economie…quant à lui s’est expliqué sur les efforts d’aménagement du territoire mené par le gouvernement. Le ministre des Forêts et de la faune s’est expliqué sur la destruction massive des vestiges archéologiques du fait de l’exploitation forestière.

Christian LANG

 

 

Focal

Marginalisation

Joséphine Fotso s’est adossée sur le discours officiel sur l’unité nationale et l’indivisibilité de l’Etat pour interpeller le Premier ministre sur la marginalisation des minorités. Elle évoque l’urgence de la répartition équitable des ressources de l’Etat. Ceci, pour éradiquer les poches de pauvreté et de sous-développement. L’élue de la nation affirme que certaines communautés du Cameroun ne bénéficient pas de l’encadrement de l’Etat. Elle cite le cas des Bororos résidant dans les Bamboutos, région de l’Ouest pour illustrer son propos. Ces derniers, éleveurs pour la plupart, ne sont presque pas scolarisés. Les écoles sont situées très loin de leurs villages, soit une dizaine de kilomètres en moyenne, sans compter l’insuffisance du personnel enseignant. Ce qui est un facteur prohibitif à leur scolarisation. A cela s’ajoute le manque des autres structures d’encadrement social comme des centres de santé. Ces structures sont affectées dans les mêmes localités.

Le député relève, pour le déplorer, que les minorités sont en marge des concours administratifs. Combien de Bororos, de pygmées…sont admis dans les grandes écoles ? Ces communautés n’ont-elles pas besoin de sentir intégrées ? Inoni Ephraïm relève que ces communautés bénéficient de l’encadrement de l’Etat avec la construction des structures de base : écoles, centres de santé, aménagement des points d’eau, des pistes rurales, établissement des actes de naissance… Son propos n’est pas cependant conforté par des exemples concrets. Selon le Pm, le cas des Bororos est difficile du fait de leur instabilité spatiale. Le Cameroun a pourtant ratifié des textes pour l’encadrement des minorités. Le Premier ministre évoque une compétence transversale, l’Etat, les bailleurs de fonds, la société civile et les concernés devant conjuguer leurs efforts pour sortir ces communautés de la marginalisation dont ils sont victimes.

C.L

Par Njognath
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Mercredi 4 novembre 2009

Politique

Le Rebelle moral a donné un point de presse à son domicile sis à Sodikombo à Pk 13 à Douala le 17 juillet courant.

 

Interpellé par la Justice au mois de mai dernier pour dégradation du monument du général Leclerc à Bonanjo, Douala, le combattant Mboua Massok est jugé coupable des faits qui lui sont reprochés. L’affaire est en délibéré pour le 27 juillet prochain. Deux mois seulement ont suffi pour que la justice camerounaise, dont la lenteur n’est une information pour quiconque, épluche ce dossier. Ce d’autant plus que le même Mboua Massok est trainé devant les juridictions camerounaises pour des faits similaires depuis près de trois ans. Il est toujours poursuivi par l’Etat camerounais de s’être attaqué à la statue du général Leclerc.

Depuis lors, l’affaire n’a connu aucune issue, les exceptions relevées par la défense n’ayant pas été jusque-là battues en brèche. Et du coup, des questions fusent et l’on s’interroge sure cette célérité brusque. Le mis en cause ne va pas chercher loin l’explication d’une telle rapidité. « C’est parce que j’ai déclaré ma candidature à la prochaine élection présidentielle. D’après le Code pénal, je risque entre deux mois et deux ans d’emprisonnement ferme. Toutes choses pour empêcher que je me présente à cette élection que je suis sûr de remporter. Le parti au pouvoir le sait aussi. C’est pourquoi il met tout en œuvre pour empêcher ma candidature ».

 

Métamorphose

C’est justement pour empêcher cette « lâcheté » que Mboua Massok a organisé un point de presse à son domicile afin de prendre à témoin l’opinion nationale et internationale. Ce point de presse a été organisé au lieu dit « Place de l’Afrique debout ». Tout a été mis en œuvre pour donner le ton au contenu de cet entretien avec les hommes de media. Une pancarte de fortune portant le message « France-Cameroun, revoir les accords de coopération » est plantée en plein cœur de la place. Tout autour, c’est une allure de fête. Des palmes attachées ci et là, avec à l’entrée principale l’arbre de paix que devait traverser tout invité. Bref, le combattant est resté fidèle à la tradition qui le lie aux valeurs ancestrales, lui-même étant un initié de la tradition. Une seule chose qui tranche avec ses habitudes, Mboua Massok porte une chemise enfilée à un pantalon, avec une cravate nouée autour du cou. A la question de savoir si c’est parce que la route d’Etoudi est ouverte, l’homme reste serein. « Je vais à Etoudi avec ma tête et non avec des habits. Je suis un initié. Je m’habille d’une certaine manière en fonction des circonstances, et surtout lorsque je dois m’entretenir avec mon dieu ».

Pendant le point de presse, le candidat déclaré de la prochaine élection présidentielle, le rebelle moral et leader panafricaniste engagé, a abordé les grandes questions qui marquent l’actualité du moment. De l’élection présidentielle attendue en octobre 2011 au 1er cinquantenaire du Cameroun indépendant, en passant par l’opération Epervier et les biens mal acquis de Paul Biya, il donné sa position. S’il dit ne rien reprocher à Paul Biya de ce qui est désormais appelé cabale contre le président Biya, il s’attarde plutôt sur l’opération Epervier. « Nous avons confié notre richesse à un gardien. Aujourd’hui, il nous dit que des gens l’ont volée et il connait là où sont ces voleurs et qui ils sont. Suffisant pour que nous ne puissions plus faire confiance à un tel gardien de peur de perdre même le peu qui nous reste ».

Robert NGONO EBODE, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath
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