Portrait

Mercredi 25 novembre 2009 3 25 11 2009 18:25

 Leadership - International

Le Camerounais est le premier noir et le troisième africain a être porté au sommet de cette organisation dont l’influence mondiale dans le domaine économique ne souffre d’aucune contestation. Il a regagné le Cameroun hier mardi 24 novembre 2009 par l’aéroport international de Douala. Où les jaycees de Douala l’on réservé un accueille féerique. Il attend d’être reçu dans les jours à venir par le président de la République dont il a reçu l’onction.

 

 

Le Congrès mondial de la Jeune chambre internationale (Jci) tenue à Hammamet en Tunisie du 16 au 20 novembre 2009 a regroupé 5000 délégués venus de 96 pays. Au cours des cinq jours de travaux, les jeunes citoyens actifs du monde entier se sont penchés sur la citoyenneté active. Avant de clôturer leur assises par l’élection dans la nuit du 19 au 20 novembre 2009, du Comité directeur mondial pour l’année 2010. Au cour duquel, le camerounais Roland Kwemain a été élu président mondial de la Jci 2010 par acclamation, après le désistement des deux autres concurrents au poste. Une victoire de la diplomatie camerounaise comme le reconnaît l’Ambassadeur du Cameroun en Tunisie. Et pour y parvenir à ce brillant succès, le gouvernement camerounais a déployé une forte mobilisation et un entregent remarquable auprès des missions diplomatiques accréditées au Cameroun.

Ce qui a justifié la présence dans la délégation camerounaise forte d’une cinquantaine de membres, des ministres des relations extérieurs, de la culture et du Commerce (chef de délégation), mais aussi des personnalités telles que le maire de Buea, la ville de résidence de l’heureux élu et de son parrain, James Onobiono. Depuis lors, les messages de félicitation fusent de partout. C’est le cas de Gilles Lewat, sénateur de la Jci. «C'est avec une réelle fierté que je t'écris pour te dire sincèrement félicitations pour ta brillante et fière élection au très prestigieux et élogieux poste de président mondial de notre noble organisation qu'est la Jeune chambre internationale.» Avant de lancer cet appel à tous les membres de cette organisation rassemblant de jeunes entrepreneurs et particulièrement ceux du Cameroun : «J'en profite pour appeler tous les amis sénateurs et Jaycees de tout bord à une véritable prise de conscience de ce que la Jci Cameroun est en train de devenir et en droit d'attendre comme attention et considération, sommes nous seulement prêts ou préparés à assumer notre nouvelle audience et notoriété? I hope so, please take care! »

Conscient de la lourde et très exaltante mission qui l’attend, Roland Kwemain dans son discours d’investiture et de programme, a placé son mandat d’un an aux destinées de cette organisation à vocation économique sous le signe du changement. «J’exhorte les membres de la Jci à être le changement positif qu’il souhaite voir dans le monde», a déclaré Roland Kwemain. Son plan d’action 2010 porte vers l’accomplissement des trois principaux objectifs, à savoir : - Une augmentation de l’effectif - Un repositionnement de l’Organisation à travers le marketing et la communication - Le respect et l’application des objectifs du millénaire pour le développement avec un accent particulier sur la campagne de moustiquaires imprégnés Jci.

 

Jeune très entreprenant

Le Camerounais Roland Kwemain est le premier noir, et le troisième africain après un tunisien et un mauritanien, à prendre en main les destinés de la Jeune chambre internationale. Agé de 38 ans, marié père de deux enfants, il est un expert en marketing et management. Il a reçu l’onction de la plus haute hiérarchie de l’Etat pour briguer la présidence de la Jci. A cet effet, le gouvernement a mis à sa disposition un passeport diplomatique et un soutien humain et financier conséquents. Né le 4 avril 1971 à Yaoundé, Roland Kwemain, est l’une fierté de l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) où il en sort avec une maîtrise en marketing obtenue à l’Université de Douala. Il va se voir confier la direction de l’Agence Air affaire Afrique (AAA) pour la Guinée Equatoriale à 24 ans. La faillite de cette compagnie aérienne l’amène à se lancer dans le management. Dès 1999, il monte l’Ong Adcome avec laquelle, il fait dans la promotion et la vulgarisation des technologies de l’information et la communication (Tic). Avec laquelle, il permet en cinq ans à 50 établissements secondaires et universitaires dans les dix régions du Cameroun de se doter des Centres multimédias avec le soutien financier de la Mtn Foundation. «Avec Adcome, nous sommes parmi les premiers à favoriser le développement communautaire à l’aide des technologies de l’information et de la communication et la promotion du leadership et des compétences entrepreneuriales», affirmait-il lors d’un de nos entretiens. Roland Kwemain est titulaire d’un diplôme de Responsabilité sociale et de développement durable  obtenu à la World Bank Institute. Ainsi qu’il est diplômé de la 18è Académie du Japon à Kobe, formateur certifié CNT, et diplômé IG, qui en fait un formateur international de la Jci.

Evidement, il adhéré à la Jeune chambre internationale en 2002 à Buea et va connaître une ascension fulgurante. Il occupe plusieurs postes de responsabilités, participe aux activités de cette institution aussi bien au niveau local, national qu’international. Directeur des formations à la Jci de Buea en 2003, il y deviendra secrétaire général et directeur marketing et de la communication en 2004. En 2005, il est fait vice-président exécutif de la Jci du Cameroun avant de devenir l’année suivante, le président national de cette organisation. Fort de cette assise nationale, Roland Kwemain va s’élancer vers la maison mère. Après avoir participé à six conférences régionales, onze conférences de Zone et cinq congrès mondiaux de la Jci, il s’imprègne de l’ampleur internationale de l’organisation. Ce qui l’amène à se faire élire vice-président de la Jci en 2007 à Seoul ; président du Conseil pour le développement de l’Afrique et du Moyen Orient (Amadec) en 2008 et vice-président exécutif en 2009. Il a la charge de l’Afrique  et du Moyen-Orient dont le soutien lui est d’emblée acquis. C’est ainsi que des pays comme le Nigeria, la Côte d’ivoire, le Burkina, le Mali, le Maroc, et bien d’autres mobilisent des fonds pour sa campagne, mais aussi pour que son mandat de président soit prospère. Il est aussi membre de la Fondation Jci et a été honoré du titre de Sénateur Jci sous l’immatriculation n˚ 67333. Il est un parfait bilingue, parle couramment anglais (sa mère étant de la région anglophone du Cameroun)  et français (son père étant originaire de la région de l’Ouest et plus précisément du département Ndé, partie francophone).

 

Fierté du Cameroun

Ce qui a fait dire au ministre Magloire Mbarga Atangana, le 5 juin 2009, lors de l’annonce de sa candidature à l’hôtel Mont Mfébé qu’il est un Lion Indomptable que le Cameroun jette dans l’arène avec le soutien du président de la République. Ce n’était pas vain au regard de cette brillante victoire qu’il est allé conquérir de haute lutte et qui en fait un ambassadeur mondial du drapeau national. «Maintenant, je voudrais interpeller la communauté économique nationale et même la communauté sociopolitique de m’accompagner c’est-à-dire, pouvoir mettre à ma disposition, tout le matériel qui me permettra de vendre le Cameroun. Je parlerai du Cameroun dans le monde entier, auprès de tous les grands du monde qui me recevront. Par ricochet, les médias internationaux le feront spontanément. Qui, mieux qu’un camerounais aussi haut placé sur l’échiquier international pour faire parler du Cameroun ?»  Quelle vitrine, lorsqu’on sait que la Jeune chambre internationale qui a été créée il y a plus de 65 ans aux Etats-Unis est une organisation à l’influence économique incontestable. Présente dans 120 pays, elle regroupe plus de 5 000 organisations locales de jeunes âgés entre 18 et 40 ans qui compte aujourd’hui plus de 200 000 membres dans le monde. Surtout qu’elle forme ses membres à devenir meilleurs en termes de leadership et d’intervention dans la résolution des problèmes de leur société respective. La Jci est fière d’avoir ses membres, dont certains ont occupé et occupe encore des postes importants dans plusieurs organisations internationales telles que l’Onu, et même dans les gouvernements de leurs pays. Plusieurs premiers ministres japonais et autres hautes personnalités américaines et mondiales sont passées par cette organisation. Au Cameroun on peut citer Ama Tutu Muna, ministre de la culture, Pokossy Ndoumbé, ancien délégué du gouvernement de Douala, Ngassa Happy, opérateur économique et sur le plan international on peut citer  Al Gore, ancien vice président des Etats-Unis et Koffi Anan, ancien secrétaire général de l’Onu … la liste est loin d’être exhaustive.

Ce qui frappe encore plus chez Roland Kwemain, c’est sa simplicité. Pour un homme qui a cette aura mondiale, il émerveille par sa disponibilité de répondre à ses interlocuteurs et à toutes les sollicitudes. Même pour les plus sceptiques qui y voient en cette organisation l’antichambre de la Franc-maçonnerie. Ce qu’il dément formellement avec force et arguments. «A propos de préjugés sectaires, je dois dire que les portes de la Jci sont ouvertes à tout le monde. La Jci est uniquement une école de volontariat, d’entrepreneuriat et de leadership. D’ailleurs, c’est grâce à ces séminaires, au leadership, où on apprend et cultive la confiance en soi, l’ambition de diriger que je suis arrivé là où je suis.» A cette arme de séduction, il faut ajouter «un caractère rassembleur d’un jeune leader qui a très vite affirmé ses qualités de manager », témoigne Christian Choupo, vice-président national. C’est pourquoi à l’endroit de la jeunesse il demande de rêver. «Le rêve est au commencement de toute chose. C’est vrai, que l’environnement dans lequel nous évoluons est quelque peu hostile, mais les jeunes doivent rêver, avoir plus de responsabilité sociale, se montrer utiles et entrer dans l’action. Ils doivent cesser de dire qu’il n’y a pas du travaille. Ça me fait mal d’entendre un jeune le dire, car pour eux, ne pas travailler, ça veut dire ne pas être embauché dans une grande société ou dans la fonction publique. Or, on doit être utile à sa communauté. Pour cela, il y a une voie formidable : le volontariat. C’est-à-dire, vous terminez vos études, et vous apprenez à vous prendre en main, et en faisant dans l’ingéniosité», conseille-t-il. Il prend l’exemple sur lui, en se souvenant lorsque après avoir achevé ses études universitaires, il a été engagé dans un cabinet de commerce pour parfaire ça formation. Et durant les 9 mois passé dans ce cabinet, il percevait une rémunération de 15 000 Fcfa. Une somme très inférieure aux 45.000 Fcfa de bourse que je percevais. « Mais Dieu sait le nombre de dossiers marketings importants que j’ai traités au sein de ce cabinet. Après, cela m’a valu un job important bien rémunéré dans une multinationale où 3 ans après je fus promu directeur», raconte-t-il.

 

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Biographie

Né le 4 avril 1971

1991 : Baccalauréat en Marketing

1994 : Licence en Marketing

1995 : Sale manager à Air Affaire Afrique

1998 : Démission de AAA Guinée Equatoriale

1999 : Création Adcome

2002 : Affiliation à la Jci à Buéa

2003 : Directeur des formations à la Jci de Buéa

2004 : Directeur du marketing et de communication de la Jci de Buéa

2004 : Secrétaire général de la Jci de Buéa

2005 : Vice-président exécutif national de la Jci

2006 : Président national de la Jci

2007 : Vice-Président international de la Jci

rkwemain@adcome.net

 

 

 
Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:45

Nécrologie

Le confrère de Cameroon tribune décédé le 30 octobre 2009 sera inhumé le 15 novembre 2009.

 

«Après neuf mois de combat d’une douleur à la poitrine, Benjamin sera vaincu. Et ce n’est que neuf jours plus tôt que les médecins vont découvrir qu’il avait une masse pondérale qui s’était développée entre le cœur et le foie qu’ils ont qualifié de cancer ». Ainsi raconte, éplorée,  Claude son épouse. Cette dernière, qu’il comblait toujours d’éloges et dont il parlait avec beaucoup d’égard. Elle lui est restée très présente dans les moments de joie et de souffrance. C’est une épouse très affectée par le décès de son époux qui essaie autant que les forces le lui permettent encore, d’accueillir les amis et visiteurs qui viennent partager la compassion d’une famille de quatre enfants qu’elle devra désormais élever toute seule en jouant le double rôle de père et de mère.

Depuis le début d’année, Benjamin a eu une présence intermittente à son lieu de travail. Malgré la grande douleur qu’il ressentait dans la cage thoracique, il ne cessait de faire des efforts pour reprendre de temps en temps le travail, et particulièrement le terrain qu’il aimait tant. Ecumant notamment les palais de justice où aucun couloir, ni bureau de magistrat ou d’avocat ne lui était inconnu. Alors qu’il espérait reprendre du service dans les semaines à venir, il a fini par succomber à un vilain cancer qui s’est  soigneusement caché pour ne se dévoiler qu’au  dernier moment. Vendredi 30 octobre dernier ; il s’éteint à l’hôpital général de Douala en début d’après-midi. La nouvelle se repand dans la ville et dans les milieux de la presse comme une traînée de poudre. C’est la grande consternation.

La confrérie apprend alors les conséquences de notre manque de solidarité, car pendant toute sa maladie, à l’exception d’une maigre poignée qui ne ferait pas les doigts d’une main, il a été abandonné à son triste sort. Même lorsque l’on découvre qu’il est atteint d’un cancer et qu’il est contraint à une évacuation, les confrères n’ont pas été là pour palier à une couverture sociale et médicale dont ne bénéficient toujours pas les professionnels des médias. «Ce que je voudrais constater, pour le déplorer, c'est ce manque de solidarité qui caractérise notre milieu », lance Cyriaque Ebolé Bola dans un échange en ligne. Avant de poursuivre «Dans quelques jours, certains parmi nous iront enterrer Lissom. Et après ? Et après, chacun reprendra ses activités normales et la vie va continuer. A-t-on pensé à la veuve et aux orphelins ? Pouvons-nous, pour une fois, nous engager fermement à les accompagner dans leur nouveau quotidien, qui comme je l'imagine, risque d'être au moins triste ? Pouvons-nous, au-delà des larmes, pérenniser l'œuvre de ceux qui ont marqué la profession…?
Je voudrais juste que ce triste événement soit, pour nous, l'occasion de nous pencher sur notre condition et ce qui peut survivre à notre œuvre sur terre.»
Effectivement le programme des obsèques a été arrêté par la famille, ce sera les 13 t 14 novembre prochains, respectivement avec la levée de corps et la veillée à son domicile, puis le lendemain l’inhumation à Douala.

A 52 ans, Benjamin Lissom Lissom, qui gardait la mine éternellement jeune, réclamait près de 25 ans de métier. Il range sa plume en laissant derrière lui un héritage énorme dans une profession où il parlait avec autorité. Outre le fait d’avoir parrainé l’entrée de plusieurs journalistes dans  la presse, il est de ceux qui ont marqué d’une empreinte indélébile les chroniques judiciaires dans la presse écrite. Médias écrits où il a occupé les plus hautes fonctions dans une rédaction, non sans avoir été directeur de publication d’un journal spécialisé dans les faits de palais. Cette grande expérience l’a conduit dans plusieurs rédactions. Du journal Le Combattant où il a fait ses débuts, en passant par Le Messager, Dikalo (Bleu), Challenge Hebdo, la Détente pour finir au quotidien à capitaux publics Cameroon tribune.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 8 octobre 2008 3 08 10 2008 20:23



Témoignage

 

Bonjour à tous et toutes.

Ceci est témoignage vrai que je vis et que j’ai décidé de partager avec vous.

 

Cette histoire est la mienne, je vous la raconter parce que je vous aime!

Je suis une jeune congolaise d'une vingtaine d'années, je vis en France là où je suis née. Depuis un certains temps je fréquente le milieu congolais et j'en suis devenu accro. J'ai rencontré des personnes qui m'ont entraîné dans des délires bizarres. Aujourd’hui, je ne manque pas un seul évènement mondain de la communauté congolaise qu’il soit à Paris, Bruxelles ou Londre.

Dans ces milieux chauds, on consomme beaucoup d'alcool, de drogue et de sexe. Coucher avec des mecs indifféremment de leur âge et même des vieux pour gagner un peu d’argent pour nous acheter des sapes et en donner aussi aux musiciens. Ceci pour être vus et cités dans les concerts et même dans les chansons. Dès que les musiciens arrivent de Kinshasa, nous passons nos journées avec eux dans les hôtels.

Je témoigne aujourd'hui parce que je n'ai plus rien à perdre, car le pire que vous autre vous pouvez encore craindre m'est arrivé: « J'ai le SIDA ! ». J'en parle surtout pour vous mettre en garde.

Non seulement j'ai le SIDA mais en plus je ne peux me passer du sexe. Je suis sortie avec un musicien connu dont je ne citerai pas le nom ici et c'est lui qui m'a contaminé. Il n'arrête pas de transmettre la maladie. Moi aussi qui n’en a pas demandé, je suis son chemin, par exaspération et par vengeance!!! Vous vous imaginez bien que comme lui, je n'entends pas y passer toute seule. Mes parents ne sont même pas au courant, encore moins mes copines. Puisque je ne me suis pas déconnectée, je continue encore à traîner avec la bande mes copines. Des dévergondés !

C’est ainsi que, je suis sortie en cachette avec les mecs des mes copines et des soeurettes à mes copines, bien entendu sans me protéger... Je leur demande pardon parce que je pense que cette chaîne a aussi été contaminée innocemment. Moi aussi, quand cela m'est arrivé, je ne le savais pas. Mes victimes sont toujours avec leurs gars. Aujourd'hui je continue à contaminer dans le milieu zaïrois parce qu'ils sont tous « crades ». Ils n'aiment pas mettre des capotes et ça leur apprendra. J’en suis une conséquence de ce non respect des règles élémentaire de prévention.

Dans ce cas, je n'ai plus pitié de personne, même pas de moi même. Puisque, même Dieu ne peut plus rien pour moi, sinon il m'aurait protéger.

Hier encore j'ai contaminé un gars qui voulait absolument me baiser et je n'ai pas eu pitié de lui.

Le milieu zaïrois de Paris : « Eza ya kobeba! ». Un seul conseil aux mecs calmes et sérieux, ne chercher pas une femme à marier dans ce milieu. Et à mes sœurs,  ne vous jetez plus dans les bras de ces supposés stars de la musique congolaise, car, je vous jure que le SIDA a déjà ravagé tout le milieu. C'est triste mais c'est comme ça. Quand je vais prendre mes traitements, je croise plein de filles du milieu qui viennent se ravitailler comme moi.

 

Si mon témoignage peut sauver une vie aujourd'hui,n c'est déjà une bonne chose!

je m'arrête là car je suis fatigué.

 

Merci de m'avoir lu et de prendre conscience.

 

Une fille Zaza du milieu.

 

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 3 juin 2008 2 03 06 2008 20:39

Interview avec Jean Blaise Gwet

 

1- Qui est Jean Blaise GWET?  Où vivez-vous?

 

 

Je suis Jean Blaise GWET, le  créateur de la 1ère marque africaine de l’électronique et de

l’’électroménager (LG LUCKYGWET). Plusieurs Camerounais me connaissent plus sous le nom de monsieur « LG » pour certains et monsieur « LUCKYGWET » pour d’autres. Je suis également le créateur de la marque de téléphone « JET Worldphone » que plusieurs ménages camerounais utilisent à ce jour. Je suis celui qui fut le sponsor officiel de la  Dynamo de Douala finaliste et vainqueur de la coupe du Cameroun en 1998 contre Canon de Yaoundé. Je suis celui qui fut le sponsor officiel de  Canon de Yaoundé finaliste et vainqueur de la coupe du Cameroun en 1999 contre Coton Sports de                Garoua. Je suis celui qui fut le sponsor officiel de KUMBO STRIKER  finaliste et vainqueur de la coupe du Cameroun en 2000 contre Canon de Yaoundé.  
Je suis celui qui fut le 1er sponsor de l’ascension du Mont Cameroun pendant plusieurs années après Guinness Cameroun, et reste le seul Camerounais à l’avoir fait à ce jour. Je suis celui qui fut pendant  plusieurs années successivement de 2001 à 2004, le sponsor officiel des mini marathons de la ville de Yaoundé les 24 Mars et du 6 Avril à l’occasion des anniversaires du RDPC et des anniversaires de l’ascension à la magistrature suprême du Président de la République Paul BIYA, organisés par le CEPAS. Je suis celui qui n’a jamais eu de marchés d’Etat au Cameroun et qui s’est toujours sacrifié par amour, par la fierté du peuple,  a soutenu les efforts de la jeunesse, du gouvernement camerounais, et du  Cameroun en général aussi bien à l’intérieur, qu’à l’extérieur du pays.  

Pour clore ce chapitre de présentation, j’ajoute que j’ai été élevé au grade de Commandeur de l’Ordre et de la Valeur, ce qui équivaut en France, au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur. Ma famille et moi partageons notre vie entre le Cameroun et la France.

 

2- êtes un homme d’affaires. Dans quel secteur travaillez-vous ?

Comme je l’ai dit plus haut, je suis un des premiers Africains à avoir créé une marque de fabrique, dans le secteur de la fabrication et la distribution des appareils électroniques et électroménagers sous un label africain, en l’occurrence, la marque « LuckyGwet ».

LuckyGwet fabrique les appareils tels que téléviseurs, climatiseurs, réfrigérateurs, audio, vidéo, fours etc.… : la liste est exhaustive. Pour en savoir plus, je préfère que vous visitiez nos pages web à l’adresse suivante :

www.luckygwet.com

Je souhaite profiter également de l’occasion que vous m’offrez ici, pour vous encourager et vous remercier, car vous êtes cet exemple d’Africains solidaires aux initiatives africaines, pour preuve : vous faites la promotion de cette première initiative africaine «  LuckyGwet » dans votre page d’accueil www.icicemac.com

 

3-  Vous semblez plus vivre en France qu’au Cameroun. Êtes-vous un acteur de la mondialisation ou avez vous quitté  le Cameroun pour d’autres motifs?

Je suis, comme vous le dites, un véritable acteur économique, celui qui s’adapte à la mondialisation contre vents et marées. Cependant, ma venue dans la cour des géants, en Europe, a été prématurée et Dieu merci.

La première raison qui m’ait poussé à tout abandonner au Cameroun et à partir loin, mais alors loin, a été le découragement total de voir un si beau pays avec des opportunités et richesses multiformes, des hommes hautement qualifiés, brillants et battants ,prêts à tout donner pour la gloire et l’honneur de leur pays. Au lieu d’être encouragé à faire plus, à aller de l’avant, à créer des emplois, vous devenez plutôt une cible qu’on doit abattre à tout prix.

« Vulgairement, ils demandent : « il veut nous montrer quoi? »

En voulant faire du bien pour votre pays, vous devenez plutôt la cible de tout le monde, même celle des fantômes à la merci de toutes les tracasseries, aussi bien fiscales, douanières, calomnies, coups bas, de la  déstabilisation de votre famille, vos amis, et j’en passe. A la fin, vous vous retrouvez à tourner en rond comme un individu ridicule, qui est obligé de choisir l’une des deux solutions qui lui restent, soit entrer dans la corruption, les sectes et autres réseaux mafieux, soit, quand il est noble et confiant en soi, prendre ses clics et ses clacs, dire « merde » en laissant tout tomber, et  recommencer à zéro ailleurs et loin. Voilà comment je suis parti du Cameroun.

Heureusement, à quelque chose malheur est bon; il se trouve que le secteur d’activité qui est le mien et dans lequel j’exerce, est un secteur de géants et de très hautes technologies qui nécessite une maitrise et une parfaite connaissance du terrain et des acteurs parmi lesquels les plus connus sont : Philips, LG, SONY, SAMSUNG, TOSHIBA, Nokia etc.……

D’où la nécessité de proximité qui m’oblige à avoir une base aujourd’hui en Europe et bientôt en Chine, non seulement pour mieux comprendre, apprendre à maitriser les hautes et nouvelles technologies de ce secteur, mais et surtout aider à donner l’occasion à l’Afrique désormais de ne plus être en décalage par rapport à l’Europe, sur les dernières technologies qui arrivent sur le marché mondial, et qui n’arrivent en Afrique que lorsque leurs normes sont  devenues obsolètes. On se retourne alors vers l’Afrique, une des poubelles du monde.

En un mot, ma présence en France a pour objectif de profiter de cette mondialisation positive pour laquelle  le progrès technologique et scientifique de l’Europe et de l’Asie doivent contribuer au progrès technologique et scientifique de LuckyGwet pour le bénéfice et l’industrialisation du Cameroun et de l’Afrique.

 

4- Le Cameroun a vécu à la fin du mois de février et début mars de graves  émeutes. Comment peut-on interpréter ces violentes manifestations ?

Le repli stratégique que j’ai pris par rapport au Cameroun me permet à partir de l’Europe d’avoir une bonne lecture du Cameroun dans son ensemble.

Je dirais qu’il y a des signes qui précédent le soulèvement et l’explosion d’un peuple. Quand ils se manifestent, faisons très attention, et trouvons rapidement des compromis nécessaires pour se réconcilier avec tous ses frères. Car éteindre le feu est parfois très difficile. A l’exemple de plusieurs cas : MOBUTU, BOKASSA, Côte d’Ivoire,  KENYA,  ZIMBABUE, IRAK, Jean Bertrand Aristide à HAÏTI, et bien d’autres états.

Pour tout vous dire, je suis très inquiet. Il y un malaise profond à tous les niveaux au Cameroun. Du plus haut niveau, en passant par les hommes en uniforme, jusqu’au niveau le plus modeste. Des solutions urgentes s’imposent dans le but de remettre tous les Camerounais ensemble vers les mêmes objectifs : La paix, la stabilité politique et économique vers la poursuite de la transition, dans la stabilité des institutions avec une croissance renforcée, certaine et durable. 

 

5- Près de 2000 jeunes ont été arrêtés et jugés au terme de procès expéditifs. Y a t-il un message d’espoir à adresser aux jeunes Camerounais qui ne vivent pas des moments très heureux aujourd’hui ?

Permettez-moi de profiter de l’occasion pour remercier tous les jeunes, qui ont pris soin de lire ma lettre ouverte à la jeunesse camerounaise, encore disponible dans le lien ci-dessous :

http://icicemac.com/news/index.php?nid=9880&pid=70

Je suis d’autant plus satisfait, et remercie sincèrement tous les Camerounais et cette jeunesse en particulier, d’avoir laissé la sagesse l’emporter sur la raison,  la colère et la douleur. Les grands vainqueurs, ce sont eux. 

Quant à ceux qui sont derrière les barreaux, ils sont pour moi des héros, différents de notre génération qui est une génération de sacrifiés et de lâches, qui est  également responsable du sort de notre pays,  que Monsieur BIYA, à qui tout le monde pointe du doigt.

Il a suffi pour la majorité des fils et filles de notre génération qu’ils aient une situation, petite ou grande, qu’ils préfèrent se taire, se remplir les poches, observer, laisser la situation pourrir, jusqu’à ce que nous vivions la situation présente de notre pays.   

Ces jeunes courageux que j’appelle des héros, prêts à mourir pour leur avenir, et pour une cause patriotique vivant parfois dans la misère et le désespoir, dans un pays riche producteur de pétrole, qui ne demandent que, pouvoir manger, aller à l’école pour les uns, avoir un travail si modeste soit il, pour les autres. 

Et pendant ce temps, les milliards de tous les Camerounais s’accumulent dans les poches d’une petite minorité, sous les yeux de tous. (Voir le journal Le Front N°065 du 09 Février 2006)

Les revendications des jeunes sont légitimes, et c’est un  passage obligé d’une nouvelle ère à venir. Le chemin sera long et difficile, car d’autres obstacles  se dresseront sur la route de tous ceux qui travailleront, pour aider à remettre le Cameroun sur les rails.

Je partage les souffrances des parents dont les enfants ont perdu la vie lors des émeutes de février dernier ; je partage les peines qu’éprouvent les parents des enfants qui restent emprisonnés à ce jour ; je partage et vis profondément et sincèrement devant Dieu les souffrances de la jeunesse camerounaise.

Dans ma lettre ouverte que je leur ai adressée, j’ai engagé ma disponibilité à encadrer cette jeunesse dans un contexte légal et institutionnel. J’ai reçu suite à cela, plusieurs centaines de réponses et propositions,  parmi lesquelles : la mise en place des espaces de concertations et de dialogues, des forums d’échanges avec le Gouvernement, un syndicat pour certains, et un grand parti politique rassemblant toute la jeunesse et toute l’élite camerounaise de la diaspora et du Cameroun pour d’autres. Nous allons décider ensemble.

Mon combat a toujours été d’aider cette jeunesse et notre génération, à relever les défis dans la légalité et la transparence. Tant que Dieu m’accordera un souffle de vie, j’irai jusqu’au bout de mon combat et de mon engagement aux côtés de la jeunesse camerounaise et africaine  pour son honneur et son avenir.

 

6- Vous êtes un observateur attentif  de la scène politique camerounaise. Comment interprétez-vous les dernières arrestations des anciens ministres des finances et de la santé ?

  Savez vous ce qui m’a poussé un matin à tout  abandonner au Cameroun et partir? Je vais vous le dire aujourd’hui. Je lance ma campagne sociale de lutte contre la pauvreté au Cameroun au mois de décembre 2004 en mettant en vente au prix de 135 000F CFA le réfrigérateur de 150 litres. Pub disponible en dernière page de couverture dans les journaux Cameroun Tribune du mois de décembre 2004.

Campagne baptisée « Réfrigérateur pour tous », devant aider plusieurs ménages camerounais à petits revenus d’avoir, enfin, l’occasion de s’acheter un réfrigérateur.

Le jour même où je lance ma campagne à la radio, télé, et presse, les représentants du fisc se présentent en mon absence dans mon bureau et mes magasins. Ma secrétaire me joint au téléphone, en m’informant qu’ils sont là, avec pour instruction d’encaisser un recouvrement d’impôts, de 3 600 000F CFA ou de fermer les magasins.

Je prends le téléphone et demande à ces personnes de me donner 48 heures, le temps que je revienne de voyage. Ils m’ont répété avoir des instructions pour fermer et qu’il n’y avait rien à faire. Ils ont bousculé tous les clients dehors, mis tous les employés dehors et fermé tous les magasins et bureaux.

Dites- vous bien  qu’au moment où  ma publicité passe à la radio, à la télé, dans les journaux, et tous les jours, les clients accourent pour venir acheter le  « Réfrigérateur pour tous ». Que trouvent-ils? Des scellés sur les magasins.

Alors là, mes ennemis voulaient m’atteindre : ils avaient trouvé le bon moyen de blesser mon amour propre. J’ai décidé, depuis ce jour là de tout laisser tomber au Cameroun et de partir loin de ce monde où les gens sont méchants.  Les containers de marchandises que j’avais en stationnement au port de Douala, payés d’avance,  j’ai décidé de leur en faire cadeau et ne plus jamais en entendre parler du Cameroun.

Voilà un monsieur qui met la pression fiscale au Cameroun. Il contribue ainsi à la fermeture de nombreuses entreprises, au chômage de plusieurs milliers de Camerounais sans aucune indemnité ; les uns trouvent la mort, d’autres celle de membres de leur famille en raison du manque du strict minimum pour acheter une boite de médicaments. Sans compter tous les autres préjudices qui découlent de ces fermetures. 

Pendant ce temps, où est l’argent du contribuable ? Dans la poche du colonisateur.  Ce que j’ai vu au Cameroun de mes concitoyens me coupe le souffle.

Quand je vois tous ces morts, tous les jours, sur l’axe lourd Yaoundé – Douala, Yaoundé – Bafoussam, et en mémoire, le cliché d’un grand Professeur que le Cameroun à perdu sur l’axe Edéa et Douala en la personne du regretté Prof Gabriel NLEP, faute de soin d’urgence, et qu’à ce jour, ni l’assemblé, ni le Ministre de la Santé, n’aient pensés jusqu’à l’heure actuel mettre des dispensaire d’urgence sur ses axes, je me demande si nos hommes travailles pour eux ou bien pour le peuple? La réponse est là, avec ce cas du Ministre de la Santé.

Je regrette. Mais cela me fait très mal. Et, ca me rappelle le geste d’un ancien Président, qui, pour mettre fin à la corruption dans son pays, a aligné toute la gangrène devant un peloton d’exécution. Heureusement, je suis contre la peine de mort, mais  comment ne pas comprendre son geste?

 

7- Comment l’État camerounais doit-il s’organiser pour recouvrer ces sommes colossales?

  Je ne crois pas au miracle. Si vous observez bien, au Cameroun, vous constaterez que les riches de notre pays ne sont pas les hommes d’affaires, mais plutôt, les fonctionnaires, les directeurs et les directeurs généraux des sociétés d’État ou parapubliques.

Pour preuve, descendez dans les rues, ouvrez les yeux, commencez à compter dans chaque quartier, dans les villes, dans chaque village, du nord au sud, de l’est à l’ouest, la plupart des luxueuses villas   appartiennent aux fonctionnaires, ou encore aux directeurs généraux des sociétés d’État, auxquels les parents n’ont  laissé aucun héritage, parfois pas même une chaise ni un vélo.

Une grande responsabilité peut aussi venir du système en place qui, me semble t-il, n’avait pas de sources de financement propre au parti. Il fallait pour cela recourir à l’auto- financement, qui forcément mettait la corde au cou des uns et des autres, obligés pour garder leur poste, de recourir au détournement d’une ligne de budget, dans laquelle, ils prenaient certainement une grande partie pour leur poche, et le reste peut être, pour les militants ou la région.

Raisonnablement, il faut accorder l’amnistie générale à tous, ou les mettre tous en prison. Négocier avec tous pour qu’ils ramènent ce qui est encore disponible.

Mais surtout pas de chasse aux sorcières.

 

8- L'autre préoccupation majeure des Camerounais qui sont sortis dans les rues était liée au projet du Président de la République de réviser la constitution de 1996, notamment l'article 6 alinéa 2 sur le nombre de mandats du Président de la République. Quel est votre commentaire, au moment où l’Assemblée nationale à forte  majorité RDPC vient de voter l’amendement visant à changer  cet article?

 Je ne suis pas contre une modification de la Constitution. Ce serait contre productif, parce que les pays ont tous besoin d’ajuster leurs lois fondamentales par rapport  aux évolutions de leurs réalités et de l’avenir des générations futures.

  Par ailleurs, étant donné la proximité de la fin du deuxième septennat du Président   Paul BIYA, la levée de la limitation des mandats présidentiels est suspecte, quoi qu’on dise sur le caractère impersonnel de la loi.

 Maintenant que la loi est votée, et qu’après 29 ans de règne et 78 ans d’âge, le Président Paul Biya veut se représenter, ce qui à mon avis, est de son droit, comme celui de tout autre Camerounais. Il reviendra au peuple Camerounais, d’en décider, dans les urnes et  massivement. 

 

9- Quelle impression vous laisse cette Assemblée nationale, dont les trois quarts des membres sont des prisonniers de droit commun en sursis qui ont voté en bloc cet amendement ?

 Je n’ai aucun argument solide me permettant de qualifier les trois quarts des membres de l’Assemblée nationale de prisonniers de droit commun, au delà du fait que je ne sois pas juge. La politique, c’est aussi le respect de l’autre.

 

Je sais qu’en démocratie, une majorité absolue l’emporte toujours. Le RDPC étant majoritaire à l’assemblée nationale, nous lui avons tous ouvert le chemin pour faire ce qu’il veut. C’est à nous de savoir ce qu’on veut en 2011.

 

Par contre, ce que j’ai trouvé injuste, et qui me choque c’est qu’à l’heure où nous traversons une période difficile, marquée par le chômage des jeunes, la crise alimentaire mondiale, la hausse des prix, la baisse du pouvoir d’achat des ménages, et les trous dans les caisses de l’État, au moment même où les enfants crient dans les rues à la recherche de quoi  manger ,de quoi payer leur

scolarité, les députés augmentent leurs avantages (et de combien?) avec l’argent de tous les Camerounais qu’ils se partagent entre eux.

Deux milliards cinq cent millions sortis des caisses de l’État. 

Voir tableau ci-dessous.

 

 

 

 

Remarque :

 

-                                 Un petit projet de soins de santé gratuits  pour des personnes âgées ne coûte pas 2 milliards.

-                                 Un petit projet de quelques centres de santé d’urgence sur les axes lourds Yaoundé – Douala, et Yaoundé – Bafoussam, sur lesquels tous les jours nous avons des pertes en vies humaines considérables faute de soins d’urgence ne peut pas coûter 1 milliard.

-                                 Un petit projet de distribution d’eau potable gratuit pour des familles très pauvres ne peut pas coûter 5OO Millions. 

-                                 Etc……

 

-                                 NB : Nos députés, au lieu de penser d’abord à améliorer leur cadre de vie, devraient d’abord tourner leurs regards vers le peuple qui leur a fait confiance.

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 3 juin 2008 2 03 06 2008 20:26

Interview (Suite)
Jean Blaise Gwet


10-  Au même moment  pour  terroriser le peuple, des gens comme Lapiro de Mbanga ou Joe La Conscience sont embastillés.  Les radios et télés comme Equinoxe TV, Radio Equinoxe et Magic sont fermées. Que vous inspirent ces arrestations et ces intimidations?

Aucune démocratie n’est possible sans la liberté d’expression et la liberté de presse. Et chaque fois qu’on ferme un organe de presse ou qu’on empêche quelqu’un d’exprimer ses idées, c’est la démocratie de Paul BIYA qui est remise en cause dans notre pays.

 

11- Dans un Cameroun de demain comment réparer les impairs et injustices qui ont été commis, comment réconcilier la masse des exclus dont nous faisons partie d’avec les bourreaux qui ont joui des biens appartenant à tout le pays pendant plus d’un quart de siècle ? Comment penser l’avenir, comment penser demain ?

Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. N’imaginons pas notre pays, vivons-le en travaillant au départ de ceux qui freinent son épanouissement pour un changement dans la préservation et la  modernisation des acquis. La continuité et l’amélioration du système existant avec la participation de tous les Camerounais. Je ne suis pas partisan d’une chasse aux sorcières mais d’une commission » vérité et réconciliation » qui remettrait tous les fils et les filles ensemble pour travailler main dans la main, pour un changement profond des Camerounais et du Cameroun.

 

12- On semble assister à  une certaine  malédiction des partis politiques au Cameroun. Pensez-vous que ces partis politiques peuvent encore inverser le cours de l’histoire au Cameroun?

Non et trois fois non! Il faut des forces nouvelles, portées par de nouveaux hommes animés dans l’âme et dans le cœur d’un amour profond pour le développement du Cameroun et de son peuple, mais aussi et surtout, pour le développement de l’Afrique.

La classe politique actuelle a montré ses limites. Suite à ma lettre ouverte envoyée à la Jeunesse Camerounaise dans la  création d’un cadre institutionnel et légal devant les encadrer et les protéger, J’ai reçu plusieurs propositions ,et  parmi lesquelles , la seule solution efficace pour se faire entendre au Cameroun et avoir une place, serait la création, d’une nouvelle force politique d’un large rassemblement de tous les fils et filles du Cameroun et de ceux de la diaspora qui aurait pour mission première d’aider à trouver des voies de sortie de crise politique dans notre Pays.

Je continue à rassembler des réactions et propositions des uns et des autres, qui sont d’ores et déjà analysées dans le cadre d’un bureau restreint mise en place à cet effet. Les résultats vous seront communiqués dans les prochains jours.

 

13-  Dans la récente lettre de Celestin Monga  à Lapiro ou le procès du régime Biya, Célestin Monga affirme  qu’à cause de l’incompétence du gouvernement Biya, de l’incurie du gouvernement, l'Etat  camerounais  subit chaque année un manque à gagner financier et économique  équivalent à presque 4 pour cent du produit intérieur brut, soit environ 400 milliards de FCFA.  N’est ce pas un chiffre astronomique?  Comment y remédier ?

Ce chiffre est révoltant. Le seul remède, c’est le changement du système et des méthodes. Les résultats sont là, nous les vivons et les voyons tous. (La corruption, le chômage, les détournements, la cupidité, la voracité, la prostitution, la précarité,  les maladies etc.…)

 

14- Les jeunes Camerounais semblent désespérés. Quels conseils leur donneriez-vous ? La patience que vous préconisez dans « votre lettre à la jeunesse camerounaise » peut-elle encore marcher alors que l’on sait que le pouvoir est prêt à tout pour tricher ?

Vous savez, le pouvoir est un problème, et phénomène de génération, car l’avenir d’un pays appartient à la jeunesse et aux générations futures. C’est un processus qui est irréversible et qui ne demande que de la patience. Car chaque chose à un début et une fin.

Donc pour moi, mettre le Cameroun à feu et à sang aujourd’hui est une perte pour nous tous. Le Cameroun  appartient à tous, ce n’est pas la propriété du Président BIYA et de  ses amis. Si nous détruisons ce beau cadeau de la nature, les pilleurs iront vivre dans leur paradis en occident mais, que feront les autres qui n’ont rien volé : ils souffriront encore davantage.

Et, je le répèterai inlassablement, le pouvoir appartient au  peuple. La  décision se prend dans les urnes avec une participation effective variant en moins ou en plus de 10%. Les élections auront lieu, et les abstentions floueront une fois de plus tous les Camerounais.

Mettons nous tous ensemble dès aujourd’hui pour censurer massivement  et  démocratiquement la constitution du Cameroun en 2011 si cela reste votre souhait.

 

15- Que doivent faire les jeunes? Rester sur place ou s'exiler à leurs risques et périls ?

Surtout ne pas partir. Je suis bien placé pour savoir qu’en partant on ne résout rien. Je dors et vis pour mon pays et je souhaite que ceux  qui ont la chance d’y vivre travaillent pour son développement. J’en suis parti pour des raisons que j’ai déjà évoquées et j’exhorte les jeunes, surtout eux dont le régime a le plus peur en raison de leur capacité à se mobiliser en masse, à rester calme,  dans la patience. Dès la mise en place de notre cadre  institutionnel et légal, dans les jours à venir, nous allons tous ensemble bousculer le gouvernement et les équipes en place, pour faire avancer et bouger les choses avant 2011.

Et le gouvernement a  intérêt à faire bouger les choses avant la fin 2011, car le Chef de l’État devra  présenter au peuple camerounais les résultats de son programme des grandes ambitions.

 

16- Des principaux problèmes auxquels les jeunes sont  confrontés est le chômage. Est ce un phénomène d’époque ou une fatalité ?

C’est la mauvaise foi, l’égoïsme, la méchanceté et le sabotage d’une  vision et d’un programme de gouvernement par quelques éléments.

Je prends un cas qui m’est resté à la gorge à ce jour. Lors de la climatisation de la primature, à la même époque, j’avais lancé un programme social de climatisation pour tous au Cameroun en mettant en vente le Split à 350 000F CFA.

J’ai fait une offre au chef du gouvernement de l’époque qui m’a assuré  qu’il ne pouvait prendre des équipements ailleurs, compte tenu de mes prix imbattables que j’avais.

Malheureusement, entre ce qui se dit et ce qui se fait, c’est le jour et la nuit. Hé oui, au lieu de prendre des climatiseurs chez moi à 350 000CFA, ils ont acheté les équipements moins performants que les miens, pour lesquels la livraison, en plus, n’était pas conforme, à plus de 2 000 OOO F CFA. Pour un total d’au moins 250 climatiseurs.

Le cas le plus récent est en rapport avec les dernières  visites du Chef de l’État en France et le dernier déplacement du Premier Ministres et de sa suite à Monaco : des budgets de plus de 100 000 000 F CFA chaque fois ont été dépensés.

Voyant tous ces efforts du Président de la République et de son Chef de Gouvernement, à la recherche des investisseurs et promotion de notre pays, ma position au sein des organes des PME et PMI en France, m’oblige à servir mon pays. Je propose donc  mes services gratuitement au chef du département du commerce pour qu’il obtienne tous les accords du Gouvernement, nous permettant de préparer l’arrivée des Pme, Pmi, et artisans Français au camerounais, cela pouvant aider à nouer de nouveaux partenariats devant servir à la création de plusieurs emplois dans notre pays. Malheureusement, les  membres de notre gouvernement préfèrent souvent reprendre vos initiatives et les donner à leurs proches, qui ne pourront jamais atteindre les mêmes objectifs que vous.  Quand ils ne les mettent pas tout simplement dans les tiroirs ou aux  oubliettes. Pour en savoir plus, sur les préparatifs de cette mission, tout le dossier est disponible sur les liens ci-dessous.

http://www.luckygwet.com/142603/166222.html

http://www.luckygwet.com/142603/index.html

http://www.luckygwet.com/142603/165501.html

http://www.luckygwet.com/142603/166201.html

http://www.luckygwet.com

 

En conclusion, les  membres de notre gouvernement veulent tous devenir des politiciens, au service du parti majoritaire, en oubliant leur mission principale  et les attentes du peuple et du chef de l’État. 

 

17- Quel type de rapport entretenez-vous  avec la diaspora camerounaise ? Et avec ceux qui sont restés sur place au Cameroun ?

J’entretiens de très bonnes relations avec la diaspora camerounaise tout au moins, celle qui me connait et me fréquente. Il faut le dire aussi, je suis un homme très discret depuis le Cameroun, et très occupé.

Quant à ceux qui sont restés au Cameroun, je suis en contact permanent voire quotidien avec plusieurs.

 

18- Quel sentiment avez-vous lorsque vous voyez un pays producteur de pétrole et ayant d’énormes potentialités énergétiques subir à longueur de journée le délestage et des coupures d’eau et être continuellement la proie du choléra?

C’est un scandale. L’horreur absolue que de voir ce que  Dieu a fait du Cameroun et ce que les camerounais eux-mêmes en font. Deuxième potentiel hydroélectrique d’Afrique et pas un jour sans coupure de courant. Des projets, toujours des projets de barrages. Entre temps, l’économie stagne du fait de l’insuffisance de l’énergie électrique. Le gouvernement devrait avoir honte.

 

19- Dans un monde de plus en plus compétitif  qu’est ce qui peut être fait au niveau du Cameroun pour aider les entreprises (créatrices d’emploi à valeurs ajoutées) qui œuvrent dans divers  domaines ?

Il ne faut pas grand-chose. Le Cameroun a tout ce qu’il faut comme mécanismes pour développer son économie. Le seul problème est celui du choix des hommes et doit d’abord passer par un changement profond de mentalité et de comportement des membres de gouvernement et des responsables de budget.

Ils  doivent être des serviteurs au service de tous les Camerounais, devant aider à la promotion de toute  entreprise relevant de son département, avec pour priorité, encourager les entreprises créatrices d’emplois  à valeurs ajoutées. Alors qu’aujourd’hui, on assiste à un scandale généralisé à tous les niveaux.

Très souvent, la plupart des responsables de notre pays ont coutume, une fois nommés à une quelconque responsabilité, d’aller chercher, soit des Libanais ,soit  des Indiens, si non, ils vont au village, prendre le cousin planteur, la  sœur  couturière, la belle- sœur vendeuse de bouillie, et voilà notre nouvelle équipe d’hommes d’affaires du Ministre dont le règne durera aussi jusqu’au prochain remaniement.

Ils ont tous les marchés, ils n’ont pas d’employés, ils n’ont qu’une petite patente voire de 50 000F CFA, leurs voitures remplacent leur bureau. Pour réaliser leurs marchés, ils prennent l’avion, ils vont tout acheter en France.

Comment pensez vous qu’une entreprise avec pignon sur rue, qui vit des tracasseries douanières et fiscales, qui produit, qui utilise la main d’œuvre avec une valeur ajoutée, puisse survivre dans une telle concurrence déloyale  encouragée, et installée par le gouvernement lui-même qui a pourtant pour mission première, l’organisation, l’arbitrage, l’encouragement, l’accompagnement et l’aide à la création des richesses dans le pays?

Et ils ont, pour la plupart, le sourire aux lèvres et disent à voix basse, c’est bien fait pour lui, quand ils voient un exemple comme celui de mon grand frère James ONOBIONO, seul dans ses investissements sans aucun employé alors qu’il a investi pour créer de la richesse et de la valeur ajoutée.

En gros, les  membres de notre gouvernement doivent d’abord aider des acteurs économiques, pas forcément les amis, la famille proche, et les anciens collaborateurs du Chef de l’État. Le Cameroun est un réservoir d’intellectuels et de compétences en Afrique. Un jour viendra peut-être?

 

20- Vous avez participé au dernier sommet de l’Union Africaine comme Homme d’affaires invité. Pourquoi l’Afrique ne décolle pas contrairement à l’Asie ?

Je vous remercie de revenir sur le dernier sommet de l’Union Africaine qui s’est tenu au mois de janvier dernier à ADDIS ABABA en ETHIOPIE, sommet  auquel avait pris part également, le Président Paul BIYA.

Ma présence à ce sommet était sur invitation spéciale de l’Union Africaine pour représenter tout le secteur privé du Cameroun, y compris les ONG et la société civile.  Outre cette simple présence, j’étais également co-président d’une des trois sous -commissions. Elles avaient pour tâche l’analyse profonde de tous les obstacles qui minent l’Afrique dans son Industrialisation,  propositions de solutions,  recommandations aux Chefs d’états africains pour un partenariat plus juste, avec pour objectif principal, l’aide, le soutien, l’accompagnement, la mise en place des mécanismes économiques et financiers devant aider le secteur privé africain dans son développement, et son industrialisation.

L’Afrique a tout pour décoller, il faut des gestionnaires africains dotés d’amour dans leur cœur pour leur pays et pour l’Afrique. Malheureusement, il n’y a que des bandits avides d’argent qui se succèdent. Le grand obstacle, c’est l’Afrique noire, et plus particulièrement, l’Afrique centrale.

 

21- L’Afrique tarde toujours à mettre sur le marché mondial des projets « made in Africa ». Comment comprendre cela?

Cela se justifie par un point important. C’est vrai qu’il faut des infrastructures en Afrique. Mais le point le plus important est le manque de volonté politique des dirigeants africains et surtout camerounais à soutenir des initiatives dans lesquelles ils n’ont aucun intérêt.

1ér exemple : j’avais à l’époque  une usine d’assemblage de postes de téléphone » made in Cameroun « sous ma propre marque « JET Wordphone » distribués par le ministère des PTT de l’époque.

Il a fallu qu’un ministre qui est d’ailleurs en prison à ce jour, vienne dans ce département, pour que toutes les unités d’assemblage de postes de téléphones de l’époque au Cameroun disparaissent. Uniquement pour la simple raison qu’il passait toutes les commandes à ses propres amis qui prenaient l’avion et allaient s’approvisionner en Europe.

En conséquence, il a contribué à faire disparaitre le secteur et à la mise de tous les employés au chômage.

2ème Exemple : C’est le cas LuckyGwet dont les appareils sont utilisés dans tout le Cameroun, dans toutes les administrations, à la Présidence, à l’assemblée nationale, la garde présidentielle, la gendarmerie, la police, les ministères et la plupart des ménages au Cameroun. 

Depuis que je me bats dans ce programme créateur de plusieurs milliers d’emplois au Cameroun, avec pour ambition finale, le transfert de technologies dans notre  pays, je n’ai jamais eu le soutien du Cameroun si minime soit-il. Aujourd’hui je profite de cet espace que vous m’offrez pour lancer un appel au gouvernement. Car l’heure est grave, il faut créer des emplois et donner du travail à nos frères.

Pour cela, j’ai besoin du soutien du gouvernement, et de financements nécessaires pour créer dans les 4 mois à venir des agences LuckyGwet dans chaque province du Cameroun, et créer ainsi, au moins entre 50 et 100 emplois immédiatement et 250 à 500 emplois dans l’année qui suit avec pour objectif final, l’implantation d’une usine  de fabrication de téléviseurs  LCD, plasma, Ordinateurs, des réfrigérateurs, climatiseurs et voire pourquoi pas d’autres  appareils de notre large gamme de produits disponibles dans nos pages web. À l’adresse suivante : www.luckygwet.com

En conclusion, il est temps que le gouvernement corrige sa vision sur la politique économique de notre pays, et utilise l’argent à créer de l’emploi, et de la valeur ajoutée.

 

22- Vous avez lancé plusieurs produits LuckyGwet. Quel est le taux de pénétration sur le marché africain ?

LuckyGwet est une initiative née au Cameroun, sur la base d’un constat que j’ai fait à l’époque, et qui est resté valable à ce jour; lorsque vous regardez autour de vous, dans vos maisons, dans vos bureaux, pour vous, c’est un orgueil et un honneur d’avoir un appareil SONY, JVC etc.., pour moi, ça me révolte. Et je dis non, c’est toujours une autre forme de colonisation pour l’Afrique. Dans  mon esprit, ça ne passe pas.

Ces grosses multinationales ne viendront jamais installer des usines en Afrique. C’est à nous de le faire. Et pour cela, nous devons commencer à encourager et à consommer nos propres produits et nos labels, l’industrialisation de l’Afrique ne sera possible que si on le comprend un jour.

Les Africains doivent arrêter les théories et des beaux discours et passer aux faits...

C’est comme cela que du jour au lendemain, j’ai arrêté la distribution de la marque coréenne que je représentais à l’époque, bien qu’ayant toutes les parts de marché dans ce secteur au Cameroun. J’ai décidé de laisser tout tomber, et de recommencer à zéro en créant ma propre marque avec une identité africaine. Car pour moi, ma priorité est loin d’être de l’argent; l’avenir des générations futures, l’honneur du Cameroun et de l’Afrique sont mes priorités.

Voilà les débuts, et les motivations de cette initiative africaine « LuckyGwet », qui fait aujourd’hui son petit parcours tout doucement dans la cour des géants avec trop de difficultés, mais beaucoup de conviction, d’assurance, et d’engagement à mettre des bases pour nos générations futures.

Mon challenge est de positionner ce label africain « LuckyGwet » à travers le monde, avec une priorité de donner l’opportunité aux Africains, de créer à travers cette initiative, des emplois dans leur pays, dans leurs régions, dans leurs villes. Et surtout, mettre à la disposition des Africains et du monde, des produits de haute qualité technologique, à des prix très compétitifs.

Ce combat que je mène, depuis des années, doit servir d’exemple, de courage et de détermination. Devant motiver, et montrer à mes petits frères camerounais et africains que la vie est très difficile, parsemée d’obstacles multiformes. Cependant, quand on a des convictions, des idées, des ambitions, il ne faut jamais se décourager quels que  soient vents et marées, il faut toujours aller jusqu’au bout de sa vision. Car rien n’est facile, et rien n’est impossible. Dieu veille toujours sur vous, lorsque vous vous battez pour les autres et pour votre pays.

LuckyGwet a des représentants exclusifs dans plusieurs pays, parmi lesquels certains pays d’Afrique de l’ouest. Le marché du Cameroun,  pays de naissance de la marque reste encore ouvert. C’est une opportunité qui peut aider plusieurs jeunes à avoir des emplois au Cameroun.

Cette 1er marque africaine est protégée et déposée à INPI (Institut National de la Propriété Industrielle de France). 

 

23- En l’état actuel de la situation politique, comment envisager l’après- Biya  étant donné que ce dernier vient de changer la constitution pour se représenter ?

Dans le fond, je ne crois pas que la constitution a été modifiée uniquement dans le seul but de permettre à Monsieur BIYA de se représenter en 2011. Il sait au fond de lui-même qu’il a travaillé pour préserver le Cameroun dans la paix et dans la  stabilité. Je reste convaincu que Monsieur le Président BIYA n’acceptera jamais que le Cameroun, pour lequel il a toujours su préserver la paix, et la stabilité politique, puisse un jour, après lui, être à feu et à sang. Si tous les Camerounais sont unanimes pour qu’il parte, je suis convaincu qu’il acceptera volontiers de prendre sa retraite et de s’occuper paisiblement de lui et de sa petite famille.

Le président BIYA, a donné le coup d’envoi de la démocratie dans notre pays, c’est un processus irréversible. Une nouvelle classe de génération de politicien au service du peuple, que nous sommes, va prendre la relève et veiller à la poursuite des œuvres que le Président BIYA a  commencées, dans la paix, la stabilité politique et économique avec l’ensemble de tous les Camerounais, d’où qu’ils soient, mais également redonner l’envie à tous les Camerounais, de faire de la politique ensemble et au service du peuple, sans aucune « chasse aux sorcières»

 

24- Monsieur le Président Jean Blaise GWET, quel est votre dernier mot ?

Mon dernier mot est un appel au Président de l’Assemblée nationale, au Chef du gouvernement et au Ministre des finances. Je souhaite les inviter à se pencher et à revoir les règles et lois fiscales sur les deux points suivants :

1 – La TVA (la taxe sur la valeur ajoutée)

Je trouve très injuste et discriminatoire les règles sur les crédits de TVA à rembourser à toute personne assujettie à la TVA au Cameroun. Car d’une part, l’état collecte d’office dans plusieurs cas, la TVA que l’opérateur économique est obligé de s’acquitter d’avance et cash. Elle s’accumule souvent sur plusieurs années, sur plusieurs importations, et sur plusieurs dizaines ou centaines de millions de francs CFA.

 Il est anormal qu’au jour où les services des impôts viennent fermer mes magasins pour seulement, 3 600 000F CFA, alors qu’ils me doivent à la même période de décembre 2004 environ 60 000 000F CFA de crédit de TVA qu’ils doivent me rembourser, et que je n’ai jamais eus.

Or ils remboursent tous les mois, des milliards de francs CFA aux exploitants forestiers qui exploitent nos matières, et à d’autres entreprises. Pourquoi ne pas rembourser la TVA à tout assujetti à la TVA?

2 – La vente aux enchères des marchandises sous douane.

Mes containers, de valeur de plusieurs dizaines de millions de francs CFA ont étés vendus sous douane, sans que l’état ne me reverse un seul centime pouvant compenser mes frais d’achat. Il en est de même, tous les mois, pour des milliers d’importateurs au Cameroun.

 

Sur le produit des ventes aux enchères des marchandises du client, est-il normal que l’état perçoive sa quote-part ? Que l’armateur perçoive sa quote-part ? Que le port autonome de Douala perçoive sa quote-part ? Et que l’importateur qui est déjà en difficulté, ne récupère rien de l’argent qu’il a sorti pour acheter sa marchandise. Est-il normal que l’état contribue à tuer les efforts des jeunes  commerçants déjà en difficulté ?

Par ce principe de vente aux enchères, pour moi l’état contribue ici, d’une manière très flagrante à tuer l’économie du Cameroun, à tuer l’effort des commerçants et opérateurs économiques, et contribue ainsi à l’accroissement du taux de chômage dans notre pays. Car toute entreprise ou commerçant petit ou grand, qui n’a plus son capital, est obligé de mettre les clés sous le paillasson. 

L’état à des moyens ; il doit trouver des mécanismes et solutions pouvant aider et encourager l’importateur, le commerçant, et tout autre opérateur économique en général. Celui-là pourra alors importer d’avantage et régulièrement afin d’aider à accroitre les recettes douanières et fiscales et  résoudre ainsi des problèmes économiques et sociaux divers.

En vous remerciant, je souhaite clore cette interview sur cette question.

Une fois de plus, merci.

 

Par Martin Stéphane Fongang et M. Mba Talla

Pour ICICEMAC.COM - Avril 2008

 

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 5 mars 2008 3 05 03 2008 11:34

Tchognang Paul

Il a fait du bouchage des creux sur la voirie urbaine de Douala son activité, un bénévolat que d’autres qualifient de mendicité déguisée. Dix ans après, il cherche un emploi rémunérateur.

 

Vallée Bessengué, un jeune homme habillé d’un treillis bleu de technicien a entreposé un tas de caillasses en pleine chaussée et une plaque y est dressée avec un message évocateur : “ Razel, Ketch et les Chinois veulent ma peau ”. Il existe entre lui et les automobilistes une grande complicité. Certains se pressent même pour lancer quelques pièces de monnaie dans son panier qu’il vide aussitôt et glisse le contenu dans sa poche. “ Avant que la communauté urbaine n’engage la réfection des routes détériorées, n’eut été son action, il y a plusieurs axes de la ville de Douala qui auraient été bloqués depuis longtemps”, lance un taximan.

Depuis plusieurs années, les populations de la ville de Douala se sont familiarisées à sa présence sur les différents axes de la voirie urbaine. Lorsque la détérioration de la voirie urbaine était à son comble, il n’y a pas un axe où il ne s’est déployé : Ndokoti – Pk5, Bp Cité – Entrée Camrail, Rond point direction des douanes, Tunnel – Carrefour Ccc… Sa mobilité dans la ville et ses messages suscitent une très grande curiosité. “ Mon enfant a trop chauffé cette nuit ”, “ Je n’ai pas d’argent pour payer l’ordonnance ”. A la rentrée scolaire, on pouvait lire : “ Mon enfant ne va pas encore à l’école ”, “ Mon enfant n’a pas encore de livre ”. Sa plaque est un atout dans le soutien que lui apportent les usagers. “ Lorsque je mets simplement la caillasse, les gens sont indifférents et mes recettes journalières chutent. D’autres m’obligent de poser ma plaque sinon, ils ne contribuent pas”, révèle Ingénieur.

 

« Ingénieur » cherche du travail

Paul Tchognang, qu’on connaît plus sur le pseudonyme “ Ingénieur ” est âgé de 33 ans, marié et père d’une fillette d’un an et six mois. Il a une formation de menuisier-tapissier. Faute de moyens financiers pour ouvrir son atelier, il se met à pousser avec un porte-tout. Devant la forte dégradation de la voirie urbaine dont il subissait aussi les affres, il décide de se lancer dans la fermeture des creux sur la chaussée. “ J’ai commencé, il y a dix ans au niveau d’Ipd où je n’avais pas pu passer avec mon porte-tout ”, affirme-t-il. C’est ainsi que naît en lui cette flamme du bénévolat. “ Ce n’est pas que cela rapporte plus que le porte tout, mais j’ai senti un besoin d’être utile à la cité ”, souligne Tchognang. Il avoue que ses recettes journalières varient entre 1000 et 2000 Fcfa. Toutefois, il y a eu des rares occasions où il a reçu d’un usager une somme de 5000 ou de 10.000 Fcfa. “ Cela est arrivée une ou deux fois ”, avoue-t-il.

Depuis que la Cud a engagé les grands chantiers dans la ville, il a vraiment du mal à joindre les deux bouts. Ce qui le contraint souvent au chômage. “De temps en temps, ce sont les taximen qui me signalent de nouveaux endroits où la chaussée est fortement dégradée ”. Maintenant, il dit chercher un emploi. “Depuis que je fais ce travail, j’espérais qu’une personne me proposerait un emploi”, déclare Tchognang. Pourtant une rumeur faisait état de ce qu’il avait refusé un recrutement à Ketch. “ C’est faux. D’ailleurs, j’ai le contact de plusieurs cadres de la Cud qui m’ont promis de m’insérer quelque part, mais jusqu’ici je n’ai toujours reçu aucune proposition ”, clame-t-il.

De même, il rejette les avis de ceux qui qualifient son action de mendicité déguisée. “ Je ne le vois pas ainsi. Les mendiants ne travaillent pas, mais moi je rends des services en espérant que des âmes de bonne volonté seront sensibles ”, souligne Ingénieur. Avant de conclure : “ Ce que je fais, c’est pour fuir la maison et éviter les problèmes, voire les tentations diverses ”.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 05-03-2008

 

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 18 février 2008 1 18 02 2008 18:13

Le décès du Camarade David Bernard Diwah Wondjamouna, survenu le 29 janvier dernier à Douala, est une disparition qui va peser lourdement sur tous ceux des confrères qui ont cheminé avec lui à Douala. Diwah a assisté à la création du SNJC le 18 mai 2002 à l’hôtel Le Méridien de Douala. Il avait bourlingué à coups de très brefs séjours dans de nombreuses rédactions de la place, dont La Nouvelle Expression au moment où j’y étais le rédacteur en chef.  

 

Le décès du Camarade David Bernard Diwah Wondjamouna, survenu le 29 janvier dernier à Douala, est une disparition qui va peser lourdement sur tous ceux des confrères qui ont cheminé avec lui à Douala. Diwah a assisté à la création du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) le 18 mai 2002 à l’hôtel Le Méridien de Douala. Il avait bourlingué à coups de très brefs séjours dans de nombreuses rédactions de la place, dont La Nouvelle Expression au moment où j’y étais le rédacteur en chef.

 

A son sujet, je n’ai pas envie de faire un éloge funèbre, mais dire la vérité. Wondjamouna (comme je l’appelais) se sentait comme concerné au premier chef par le développement du Syndicat et l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes camerounais. A cet effet, il a passé beaucoup de temps à me critiquer avec une violence particulière, souvent par voie de Web. Au début évidemment, j’ai très mal pris cela parce que ma petite expérience à la tête du Syndicat m’a appris que les confrères critiquent rarement pour des raisons objectives et constructives. En fait, beaucoup sont motivés par une extrême jalousie et une haine basées sur des frustrations d’ordre psychanalytique, qui n’ont rien à voir avec l’intérêt collectif. Ils soutiennent alors aveuglément toute génération spontanée qui pourrait se présenter pour vous emmerder. Parce qu’ils ne croient en rien. Ce n’était pas le cas pour Wondjamouna. Avec le temps, le climat entre lui et moi s’est apaisé. J’ai compris que c’est la marche du Syndicat qui l’intéressait véritablement.

 

Marxiste-léniniste. Et je peux dire que nous sommes devenus amis. On avait un point commun : on se revendiquait de l’idéologie marxiste. Parce que j’ai une solide structuration marxiste-léniniste, on a passé du temps à débattre du matérialisme dialectique, fondement du marxisme, et de ses autres sommiers philosophiques dont les idées de Héraclite, jusqu’à la théorie de la transformation du monde par le travail de Friedrich Engels. On avait des discussions sur l’actualité politique de la lutte des classes inspirée au départ par les Emile Durkheim, et illustrée dans Das Kapital de Karl Marx, avec cette option pragmatique de l’Etat et la révolution de Lénine... On avait un point de divergence : il avait tendance à faire très peu de cas de Dieu, le Dieu d’Israël s’entend. C’est une tendance marxisante, il est vrai…

 

Il m’a emmené chez lui à Bassa quelquefois et m’avait présenté sa compagne. Il avait entrepris des négociations avec Serena hôtel et ensuite l’Hôtel Manengouba pour que l’on ait un lieu fixe pour les réunions du Syndicat. Ces négociations n’ont pu être bouclées à cause de mon indisponibilité. Il en était plus que préoccupé.

 

Wondjamouna est resté très spontané, mais surtout fier. Il n’hésitait jamais à dire ce qu’il avait à dire, mais savait aussi « encaisser ». Je dirai même qu’il me donnait parfois l’impression d’être naïf, même si son idée de créer le journal « L’autre Nkam » est venue lui conférer une sorte de maturité précoce. Il était, en tout cas, le type de confrère fait pour être avec moi « au civil ». Nous sommes tous démunis il est vrai, mais rien ne peut expliquer que l’on soit mal habillé, sale, et que l’on tienne à afficher sa misère à la première occase, surtout lorsque cela est inutile. Du temps de sa superbe, Thomas Eyoum’a Ntoh avait coutume de dire qu’être mal habillé et sale c’est manquer de respect à tous ceux que l’on est appelé à rencontrer dans la journée. Wondjamouna était de ceux que n’importe qui pouvait recevoir sans ciller.

 

Il m’a fait part l’année dernière de son idée de créer Matanda. De son point de vue, il fallait sortir du département du Nkam pour « arroser »  toute la côte. Matanda, m’expliquait-il, signifie mangrove. Et c’est tout un symbole en pays Sawa. On a eu une longue séance de travail à cet effet à Deïdo Plage, avec ses collaborateurs - qu’il tenait à qualifier d’amis. Il voulait que je l’aide à concevoir une maquette. Finalement, ce qu’on devait réaliser a avorté. Avec lui, beaucoup de belles idées avortaient toujours de la même façon. En fait, il était comme Héraclite le disait : il ne se lavait pas deux fois dans la même rivière ; il était ondoyant, mais demeurait sympathique et agréable.

 

Il changeait. J’ai constaté qu’avec le temps il s’était rapproché de l’élite du Nkam, l’élite de Yaoundé et qu’il s’était fondu dans leurs combats. Il changeait. Cela ne lui ressemblait pas. C’est un milieu comme beaucoup d’autres dans ce pays où il est évident qu’on n’aime pas les journalistes, on les y craint - son collaborateur l’a confirmé lors de l’hommage organisé au siège du Manidem mercredi dernier.

 

Au plan syndical, Wondjamouna n’a jamais accepté d’être qualifié d’employeur. Pour lui, ce n’était qu’une manœuvre pour l’écarter du syndicat. Il tenait à indiquer que dans son journal il n’y avait pas d’employeur. Il a donc revendiqué son appartenance au Syndicat jusqu’au bout.

 

Mais avant tout, nous aimions beaucoup Diwah, l’individu avec lequel on allait danser à L’Aristocrate. Même si l’on n’avait pas l’opportunité de le voir très régulièrement, on aimait être avec lui. C’est ce que nous perdons aujourd’hui : un militant, un ami qui savait être impétueux mais respectueux. Aujourd’hui, il nous quitte pour rejoindre une autre réalité métaphysique qui relève de Dieu, un Dieu qui, malheureusement, n’était pas sa première obsession. Il est parti sans crier gare, parce qu’il tenait par-dessus tout à sa fierté. Il me parlait de sa maladie comme d’un mal récurrent mais qui ne devait pas être une préoccupation capitale. Il me disait tout sourire, comme sans conviction : « Président, je t’assure que je suis malade ! ». Ce faisant, il n’en donnait pas l’air. Nous pleurons et pleurerons beaucoup ce petit frère, confrère et ami.

 

Nous sommes des exclus ! On a perdu dans un contexte similaire les camarades Mathieu Kizito Ngalamou (La Nouvelle Expression), Pascal E. Dang (Mutations)… On n’a rien pu faire de mémorable à cause de notre condition modeste et déstructurée. Nous sommes des exclus ! Nous n’avons toujours pas le moindre kopeck de cotisation syndicale nonobstant les dispositions de la loi et nos nombreuses démarches au Gouvernement, « encadreur principal » de notre paupérisation. Nous n’avons même pas droit à des représentants du personnel et à une immatriculation régulière à la Caisse de sécurité sociale... Au plan africain, on nous impose la culture de l’émiettement, cette culture qui a saccagé la scène politique…

 

On n’a donc pu l’assister dans ce contexte de déni de sécurité sociale où la seule aide publique au journaliste consiste à lui rappeler qu’il a un rôle de service public en lui contestant tous les bénéfices de la fortune publique. Un contexte où le journaliste est un loup pour le journaliste. Puisse la profession se souvenir de ces séculaires turpitudes et faire des prochains Diwah des grands moments de remise en cause d’une corporation de clochards…

 

Malgré l’adversité, dans le plan de Dieu, nous allons poursuivre la lutte pendant un petit moment encore. Adieu jeune homme ! Que la terre de tes ancêtres Banya à Jabassi te soit légère, Camarade!

 

Hommage de Jean Marc Soboth ,

Premier secrétaire du Syndicat National des Journalistes du Cameroun, SNJC

Journaliste, Conseiller régional (réserve) de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), Membre du conseil consultatif du Conseil Camerounais des Médias (CCM), Membre du Commonwealth Journalists Association (CJA), membre fondateur de la Fédération Africaine des Journalistes (FAJ)

 

 

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 12 septembre 2007 3 12 09 2007 22:17
Ngango-Otto.gif

Ngango Otto

Le président de la ligue provinciale du Littoral a été inhumé samedi dernier dans son village natal à Ntolo par Eboné.

 

Samedi 8 septembre dernier, Ngango Otto a été conduit aux limbes dans son village natal. Il y a été conduit par une foule d’amis politiques, sportifs, professionnels venus assister la famille si douloureusement éplorée. Le président de la ligue provinciale de football pour le Littoral s’est éteint le vendredi 24 août dernier, à 52 ans (né le 28 août 1955 à Nkongsamba). Mettant dans la consternation les milieux du football camerounais.

Il entre au football dans les années 90 lorsque, un certain Noudjeu, alors célèbre feyman revenu au Cameroun plein aux as, décide de relever Aigle royale le club mythique de Nkongsamba, sa ville natale. La nouvelle équipe dirigeante mise en place à besoin d’un fils souche pour caution. Ngango Otto est porté au poste de trésorier de l’Aigle Royale de Nkongsamba. En 1994, ils conduisent cette équipe au titre de champion du Cameroun, trente ans après son dernier titre. En 1995, cette auréole va s’écrouler comme un château de cartes avec la relégation du champion du Cameroun sortant. Pourtant, cette saison est marquée par le transfert de Simo Augustine, au Torino (Italie). Premier joueur camerounais a évolué au Calcio. Club où évoluaient Abédi Pélé et Jocelyn Angloma.

Pour finaliser ce contrat, Ngango Otto est désigné pour représenter le club dans les tractions finales que conduit Edgar Nuentsa, agent de joueur officieux. De retour de cette mission à succès, il est surnommé “ Torino ”. Le partage du pactole fait voler l’équipe dirigeante en éclats. Nuentsa et lui sont roulés. C’est ainsi qu’il va fonder sa propre équipe, Nlonako F.C. d’Eboné. Le club accède en division II du Littoral en 1996. Elle s’y illustre avant de disparaître en toute discrétion en 2002.

 

Ascension politique et sportive

En 2000, fort des élections à la Fécafoot après les vagues de l’affaire Vincent Onana (VO) de la coupe du monde de France 98, il est désigné délégué du Littoral à l’Assemblée générale de la Fécafoot. Il est désigné une nouvelle fois à l’issue d’âpres tractations. Il rempile lors des élections de 2005. Le 12 janvier dernier, il est élu président de la ligue provinciale de football à la faveur d’une assemblée générale extraordinaire organisée pour combler la vacance au poste créée par l’exclusion du président et du secrétaire général de la ligue.

Pour sa première saison, sa gestion du championnat de division II a connu quelques écueils. Le bicéphalisme dans la Dynamo club de Douala, le débrayage des arbitres, la grogne des présidents de club réclamant la perception de leur subvention.

Ngango Otto, troisième fils d’une famille de quatre enfants, était avant tout professeur de lycée (histoire et géographie). Un sillon creusé par son père et poursuivi par son frère aîné. Avant d’intégrer les instances dirigeantes du football, il était un homme politique avéré et respecté dans le Moungo. Militant du Rdpc, il a été élu président de la sous-section Rdpc et maire de la commune rurale d’Eboné de 1996 à 2002. Avant de rester lors de la dernière mandature conseiller municipal dans la même commune. Et lors des municipales du 22 juillet dernier, il a été tête de la liste Rdpc victorieuse. 

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 12-09-2007

 

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 31 août 2007 5 31 08 2007 18:01
Kwemain-Roland.jpg

Roland Kwemain

 

L’ancien plus jeune chef d’escale de la défunte Air Afrique s’est définitivement logé dans la toile.

 

Lorsqu’il décide de partir de Douala pour s’installer à Buea en 1999, les amis et les parents trouvent cette décision absurde. Diplômé de l’Essec, il vient d’abandonner Air Afrique où il a été le plus jeune chef d’escale. Il avait 22 ans lorsqu’il assumait ces responsabilités à Malabo en Guinée équatoriale. “ J’ai senti en moi la vocation de servir que j’ai acquise à l’association des étudiants de l’Essec ”, clame-t-il.

A Buea, Roland Kwemain ouvre son centre multimédia dénommé Adcome (association pour le développement de la communication et de l’environnement). Sis sur le boulevard de l’Université de Buea (University street), ce centre offre des prestations en bureautique, photocopie, en formation Tic, et un ensemble de web service. L’investissement lui coûte 15 millions Fcfa qu’il réunit avec le concours de certains amis et de ses économies.

Il croit en son entreprise. “ Les Tic sont une conception anglosaxone, il est de ce fait facile de l’ancrer dans cette région. Mais il y a aussi la proximité de Buea avec Douala ”, explique-t-il. C’est alors qu’il décide à travers Adcome de mettre sur pied le premier télécentre à caractère communautaire et social. “ Dans ce cadre, nous avions offert près de 5000 adresses e-mail gratuits entre 2000 et 2002, démocratisant ainsi l’accès à l’Internet. Une action appuyée par les conférences et les séminaires ateliers sur l’application des Tic axés sur la recherche académique ”, précise-t-il. Le centre est par la suite agrée par le Fond national de l’emploi (Fne) pour la formation des étudiants en Master. Adcome contribue à la mise sur pied du centre multimédia de l’Université de Buea en partenariat avec Global Net. Roland Kwemain n’entend pas s’arrêter là, il décide de contribuer au développement de sa communauté en devenant initiateur économique.

 

La reconnaissance

Il monte dès 2001 un projet d’ouverture des centres multimédias dans les établissements secondaires. Les dossiers de financement sont proposés à plusieurs institutions financières pendant plusieurs années, reste sans suite. Pour servir d’exemple, en 2002, il va mettre sur pied le premier centre multimédia scolaire, celle de la Baptist Hight School (BHS). “ Il nous servira de projet-pilote ”, indique-t-il. Cela lui coûte un peu plus de 10 millions Fcfa. A la suite de son adhésion à la Jeune chambre internationale (Jci) en 2002, il va bénéficier de solides formations en leadership. “ Cela m’a insufflé la passion du leadership et j’ai nettement amélioré mes qualités de leader et d’entrepreneur notamment dans le social. D’autant qu’elle va beaucoup m’apporter surtout les opportunités de formation qu’elle m’a offertes en entrepreneurship et permis de bénéficier des atouts de son grand réseau de 120 pays. ”

En 2003, le projet est retenu parmi les dix meilleurs du concours du meilleur projet qu’organise sur le plan mondial, la Jci. Le projet intéresse la société de téléphonie mobile Mtn et le partenariat est signé avec la Mtn Foundation Cameroon en 2005. Le projet est un investissement de 120 millions Fcfa par an. Dénommé Mtn School connectivity program, il consiste à doter chaque année dix établissements scolaires du territoire national de centre multimédia clé en main. Avec une connection Internet par Vsat. Le partenariat consiste à équiper un total de cinquante établissements à l’horizon 2010. Adcome a la charge de l’identification des établissements, la conception, l’installation, la sécurisation et la gestion de ces centres.

A ce jour, le projet est dans vingt établissements entièrement équipés. Il a permis de générer une trentaine d’emplois des ingénieurs de travaux de niveau Duit et Iai.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le 31-08-2007

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 5 juin 2007 2 05 06 2007 17:57

Ikome Mwambo Martin : Héros malgré lui

Chasseur, Grâce à lui, le Jet privé sud-africain disparu dans le ciel camerounais depuis le 24 février dernier a été retrouvé.

 

A l’hôpital provincial annexe de Buea, Ikome Mwambo Martin est interné dans une chambre haut standing de deux lits qu’il partage avec son cousin Njie Mwambo John. Les deux compères étaient de l’expédition commandée, chargée de confirmer la trouvaille de l’épave de l’avion privé sud-africain écrasé le 24 février dernier sur le sol camerounais. Ils servaient de guides. Njie John y est retenu pour un suivi de routine. Ikome a failli, pour la première fois en vingt années d’exploration de cette forêt et savane qui couvrent le Mont Cameroun, y laisser sa vie. Son corps est encore maculé des stigmates de la dernière randonnée. Le visage blême, le corps amaigri, sont les séquelles d’une double ascension de près de 40 heures de marche effectuée en deux étapes, entre le mercredi 16 et jeudi 17 mai. A l’issue de laquelle retrouve la carcasse de l’avion lors d’une partie de chasse. Entre le vendredi 18 au samedi 19 mai il y conduit une équipe de quatre militaires envoyés en reconnaissance. Lors de cette étape, il a été surtout secoué par une dysenterie aiguë qui l’a énormément déshydraté pendant les parcours. Ce dimanche 20 mai, il est encore loin de retrouver les formes, malgré les soins intensifs reçus. “ La situation est stable, il va mieux que la veille lorsqu’il est arrivé dans un état d’extrême fatigue. On l’a mis sous réhydratation et un traitement pour couper la dysenterie lui a été prescrit ”, rassure Dr. James Song. Ikome a guidé une mission commandée au sommet du Mont Cameroun en partant du village Bokwaongo pour le versant du mont donnant sur la ville d’Idenau. Là où les larves de la dernière éruption volcanique s’étaient entièrement déversées. Ce jeune homme robuste de 32 ans, a refait ce parcours périlleux en l’espace de vingt-quatre heures. Un parcours conseillé aux hommes aguerris aux randonnés.

 

Succes story

Ikome Mwambo Martin est chasseur et apiculteur. Activités grâce auxquelles il nourrit sa femme et ses deux enfants et qu’il pratique depuis vingt ans. Son métier l’oblige à sillonner le Mont Cameroun en le parcourant dans tous ses versants. On dit de lui qu’il est l’une des rares personnes à maîtriser les secrets du Char des dieux. “ Il est spécialisé du Mont Cameroun. Dès qu’il se lève le matin, il regarde la montagne du côté de Buea en scrutant le ciel, cela lui permet de dire s’il va pleuvoir ou non. Et cela le détermine dans sa mise en route. Car, il ne faut jamais que la pluie te trouve sur la montagne. C’est la mort ” indique Njie John. Il y a été entraîné par son père aujourd’hui cloué au lit. “ Depuis le bas âge, le père l’a conduit dans cette forêt du Mont Cameroun lui apprenant la chasse et l’apiculture” témoigne Mokake Max Gerard. Cela va influencer son éducation scolaire. Puisqu’il arrête les classes après avoir terminé son cycle primaire couronné par un First living school certificate. Il va conduire le taxi à temps partiel dans la ville de Buea. Une activité très vite abandonnée pour se consacrer à la chasse et à l’apiculture. Lorsque la chasse n’est pas fructueuse, il recueille du miel. “ Il n’est jamais revenu de la brousse sans miel. Il en a seul le secret ” affirme Njie Mwambo John. Une partie qui le conduit souvent jusqu’au sommet du Mont Cameroun. “ Lorsque je ne repère aucun gibier, je continue plus en profondeur, c’est ainsi que je peux me retrouver au sommet du mont (une savane) où le climat est très rude ” affirme-t-il. C’est au cours d’une pérégrination qu’il va retrouver, jeudi 17 mai, l’épave de l’avion privé sud-africain PA 37 perché sur les cimes du Char des dieux. Au grand bonheur du gouvernement camerounais. Devenant malgré lui un héros qui fait drainer les gens à son chevet.

 

Mathieu Nathanaël Njog

Le messager du 30 -05-07

Par Njognath
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Dans l'île de Njog

  • : L' île de la tentation de Njognath
  • njognath
  • : Actualité
  • : La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés