Environnement

Jeudi 22 octobre 2009 4 22 10 2009 17:37

Association – Ecologie

L’association Mieux-être a  organisé un séminaire de formation  en pratiques environnementales les 14, 15 et 21 octobre 2009 en prélude au concours «Ecoles Net° Ozone».

 

Après deux jours de travaux en salle, les 14 et 15 octobre 2009, la vingtaine d’enseignements et responsable administratif des établissements secondaires de Douala  vont ce mercredi 21 octobre, pendant une journée à la pratique des enseignements reçus. Il sera question de la présentation des activités d’élevage des cailles, hérissons et poissons ; des espèces en vulgarisation ; la gestion d’un espace culture, du compostage, de l’entretien ; les astuces de décoration à moindre coût et de manière durable de sa salle de classe ; la fabrication du savon en poudre. «L’ambition de ce séminaire est de faire acquérir au élèves et enseignants de la ville de Douala la culture environnementale », affirme Olive Blandine Tchamou, la président du projet Mieux-être. Les personnes cibles sont les personnels enseignants et administratifs des enseignements secondaires de la ville de Douala.

Ce séminaire entre dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième édition du concours Ecole Net Ozone, qui consiste à récompenser les meilleurs établissements à avoir mis en pratique la culture environnementale dans l’amélioration de leur cadre scolaire. A l’instar de la gestion écologique des salles de classe, des toilettes, d la cour, des alentour et de l’espace culture. A cet effet, les établissements inscrits recevront au courant de l’année scolaire des visites inopinées. Et la remise des prix est prévue lors de la journée mondiale de la biodiversité le samedi 22 mai 2010. «Nous ne nous arrêtons pas à ce séminaire qui est un maillon de tout un processus qui dure à l’année scolaire et qui permettra de voir ce qu’ils auront fait en termes d’amélioration de leur cadre scolaire», déclare Olive Blandine Tchamou. Avant d’ajouter que «Après ce séminaire, la véritable pratique va se passer pendant les six mois que nous allons passer à leur accompagner pour faire ce qu’il faut pour améliorer l’environnement de leur cadre scolaire.»

C’est pourquoi, les modules de formations, dix huit au total, les missions d’un encadreur en pratique environnementales que les séminaristes doivent être, les problèmes environnementaux auxquels font fasses les établissements, la gestion des déchets, la valorisation des déchets qui est un passage obligé sur le plan d la pérennisation, le recyclage et le développement durable, la responsabilité citoyenne de chaque personne dans la protection de l’environnement. «Lorsqu’on parle d’environnement et citoyenneté, on passe d’abord au recyclage par les individus. La démarche est de commencer ce soi de manière individuelle et personnelle  à poser des actes qui permettent de moins polluer, de moins recycler, c’est-à dire d’utiliser avec parcimonie des produits susceptibles de poser des problèmes à l’environnement», souligne Dr Léopold Lehman.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Environnement
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 09 2008 21:49

Pollution - Environnement

Après l’affaire des bombonnes de chlore de Nkapa d’il y a trois ans, il vient à nouveau d’être découvert à Ndobo par Bonaberi des bonbonnes de chlores dont les émanations présentent un danger pour la santé des habitants.

Bonesengwé, quartier de Ndobo par Bonaberi, une ficelle (de couleurs rouge et blanche) de sécurisation étendue sur 300mètres traverse certaines habitations et commerces pour matérialiser une zone de danger. Des panneaux de fortunes sont posés tout au long, sur lesquels sont inscrits la mention : « Accès interdit. Danger d’intoxication ». Une sonnette d’alarme sur la menace qui plane sur les habitants de Ndobo après avoir sauvé ceux de Nkapa en 2005. L’action est de l’Organisation des droits de l’homme et de la protection de l’environnement (Odhpe) qui a distribué des cache-nez aux habitants. Conséquence des exhalaisons des produits chimiques contenus dans les bonbonnes et des cuves de fabrique d’une capacité globale de 10.000 litres environs. Elles appartiennent à une ancienne société de fabrication d’eau de javel « Lacroix », Ets Necam Entretien, en cessation d’activité depuis une quinzaine d’années. Curieusement à l’intérieur de cette zone de délimitation, les habitants continuent à occuper leurs domiciles et les propriétaires de commerce à vaquer sans ménagement à leurs occupations. «Personne ne nous a demandé de quitter nos maisons. En revanche, on nous a promis qu’on viendrait enlever les bombonnes qui sont une menace réelle. Nous attendons toujours en dormant sur un oeil», confie le jeune Simo.

 

Les habitants sur le qui vive

Dans l’enceinte du garage Nguemo et Fils, qui jouxte le lieu de dépôt de ces cuves, on déclare qu’on est en arrêt d’activité depuis que la ficelle de sécurisation a été placée samedi 30 août 2008. La présence des différentes responsables de cette entreprise hier, jeudi 4 septembre se justifie par le constat d’huissier qui y était effectué à la demande du propriétaire. Au-delà du manque à gagner, les employés déplorent leur état de santé. «Nous avons permanemment des troubles organiques, des malaises inextricables et des céphalées. Nous revenons successivement d’un traitement. Les médecins ont révélé qu’il s’agit des intoxications dues à ces odeurs nauséabondes que nous respirons au quotidien», affirme David F. Il va poursuivre «De retour du traitement j’ai à nouveau voulu faire l’inventaire du matériel, mais dès que je suis entré au magasin, j’ai été pris par les vertiges. Je consomme actuellement sur recommandation du médecin beaucoup d’eau et de lait ».

Le pot au rose a été dévoilé par les responsables de la société asiatique de fabrication de chaussures en caoutchouc. Locataire depuis deux ans des installations de l’ancienne société Necam Entretien. Les propriétaires ont décidé depuis un mois de l’arrêt des activités. La raison, la forte montée des effluves du chlore qui s’échappent des bombonnes et rendent la présence dans l’usine et le magasin impossible, du fait des étouffements favorisés par la forte concentration de chaleur. D’ailleurs, nous confie un riverain, lors de la descente sur les lieux du sous-préfet de Douala IVème, l’employé qui avait ouvert les portes du magasin a été foudroyé par ces émanations qu’il s’est évanoui. Au moment de leur installation, ils constatent la présence de ces bombonnes supposées contenir des composés chimiques dangereux. Fouodop, le propriétaire du domaine aurait laissé croire qu’ils sont tous vides. Quelque temps après ils vont découvrir une bombonne quasi pleine. Ils décident de l’enfouir au sol dans une profondeur considérable. Mais il y a un mois la bombonne est remontée et avec la corrosion, elle laisse échapper des émanations du chlore qu’elle contient. A tel enseigne que les habitants disent exhaler de temps en temps des odeurs qui les donnent les nausées fortes et causent des étouffements.

Ndobo fournisseur de Nkapa

En juin 2005, éclate l’affaire des bonbonnes contenant du dioxyde de chlore retrouvées à Nkapa. Sa menace pour les populations riveraines ne fait l’ombre d’aucun doute. Le  produit chimique étant très dangereux pour le sol, l’eau, les organismes aquatiques et les êtres vivants. L’affaire fait les choux gras de la presse et mobilise les Ong de droits de l’homme et même de l’environnement. Au final, le gouvernement décide l’évacuation des bonbonnes et leur destruction en haute mer. Pendant l’opération, deux éléments des forces armées décèdent.

Tout part des Ets Necam Entretien, sise à Ndobo, fabricant sous licence de l’eau de javel « Lacroix ». En 1985, à la suite d’une explosion d’une cuve de fabrique, l’on frôle une catastrophe. La détonation suscite la panique, l’évaporation du chlore en couche épaisse brûle l’herbe dans l’enceinte de l’entreprise et le feuillage des arbres de ce quartier. Certaines personnes sont victimes d’éruptions cutanées et un sexagénaire meurt après inhalation de ce produit. Les habitants de Bonesengwé – Ndobo sont précipitamment évacués. Le choc a des répercussions de Bekoko à la gare routière de Bonaberi. L’opération de maîtrise de cet incendie prend une semaine. Ets Necam Entretien ferme les portes. La propriété est mise sous location, plusieurs sociétés se succèdent, mais les bonbonnes de réserves qui présentent une menace sont évacuées et placées dans les plantations de Nkapa jusqu’à sa découverte. Mais pas toute. « Depuis cette période nous n’avons plus rien ressenti jusqu’à il y a à peine un mois », affirme François Faleu

Mathieu Nathanaël NJOG, le Messager du 02-09-2007

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Mardi 4 décembre 2007 2 04 12 2007 20:25

Rapatriement d’animaux

 

Les quatre gorilles camerounais frauduleusement exportés vers la Malaisie en 2001 séjournent de nouveau dans leur pays d’origine depuis le 30 novembre.

 

Dans leur nouvelle cage du Centre de la faune de Limbé (Cfl), Tinu, Izan, Oyin et Abbey, les quatre (4) célèbres gorilles dénommés “ Taiping Four ” gambadent, grimacent, grignotent sous les regards admiratifs des caméramen, photographes, curieux et autorités mobilisés pour célébrer ce retour au pays natal. “ Ils n’ont pas de problème d’adaptation. A peine vingt-quatre heures après leur arrivée, c’est comme s’ils y vivent depuis des années”, lance un observateur. Ils vont passer trois mois d’adaptation à Limbe avant de rejoindre la population des gorilles dans le sanctuaire de réhabilitation des primates, où ils passeront le reste de leur vie.

Le jardin zoologique national de Pretoria en Afrique du Sud, dont le directeur exécutif, Chiffort Nxomani a fait le déplacement de Limbé, s'est organisé pour envoyer une équipe composée des soigneurs spécialistes des primates et leur dresseur pour faciliter le processus d'intégration. “ Nous avons deux semaines au Cameroun pour collaborer avec le personnel local afin de faciliter leur intégration ”, indique Norman, dresseur de ces gorilles depuis Pretoria. C’est le résultat d’un travail minutieux et des engagements pris entre les différents pays concernés. “ Des garanties de sécurité, et des précautions pour assurer leur bien-être et leur confort ont été prises. Ils vont bénéficier d’une meilleure attention, comme c’est déjà le cas avec d’autres animaux ”, affirme Elvis Ngolle Ngolle, le ministre camerounais des Forêts et de la faune.

 

Immense fierté

L’émotion est encore vive au sein du gratin de personnalités présentes parmi lesquelles, Samuel Ebiama Lifanda, délégué du gouvernement de Limbé, Simeon Selby Ripinga, Haut commissaire d’Afrique du Sud, Peter Jerkius directeur of Pandallus Fondation, responsable du zoo de Limbe. “ Taping Four ” (constitués d’un mâle et de trois femelles) sont arrivés au Cameroun le 30 novembre 2007. “Nous remercions la Kenya Airways pour avoir gracieusement assuré le transport des gorilles de l’Afrique du sud pour le Cameroun ”, confie Christina Petronius, l’une des responsables du Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw). Cette organisation a énormément œuvré au rapatriement des gorilles camerounais.

Ce retour met fin à cinq ans de bataille diplomatique depuis la découverte de leur introduction frauduleuse en 2001 au zoo de Taiping, en Malaisie, à l’aide de documents falsifiés. “ Le retour des gorilles marque le triomphe de la coopération internationale en particulier, entre les gouvernements d'Afrique du Sud, du Cameroun et de Malaisie. Et les pressions de la communauté internationale des Ongs représentée par Ifaw, et la société civile en général”, affirme Elvis Ngolle Ngolle. Ce retour des gorilles est une valeur ajoutée pour le tourisme camerounais, car les touristes s’intéressent beaucoup à la faune. “ Le Centre de faune de Limbe reçoit environ 38.000 visiteurs par an. Avec ces quatre célèbres primates, il n’est pas exclu que ce chiffre double en 2008 ”, confie un agent des eaux et forêt en service dans ce centre.

Pour que le Cameroun ne connaisse plus une situation similaire, le ministère des Forêts et de la faune dit avoir intensifié la lutte anti-braconnage en partenariat avec les Ongs de la filière, notamment Laga. “ Nous avons attrapé récemment 500 perroquets que nous avons remis au jardin botanique de Limbé ”, affirme Elvis Ngolle Ngolle. Lors de la célébration de Limbé, samedi 1er décembre, il a procédé à une libération symbolique d’une dizaine de perroquets dans le jardin botanique de Limbé.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 4-12-2007

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Mardi 4 décembre 2007 2 04 12 2007 20:21

 

Focal

Les gorilles sont une espèce extrêmement menacée qui, selon les experts, pourrait s'éteindre dans la nature au cours des 50 prochaines années. Dans le cas d’espèce, les circonstances exactes de la capture de ces animaux ne sont pas précises. Il est fort probable que ces quatre gorilles aient été capturés lorsqu’ils étaient encore ses bébés. Ces quatre gorilles, qui sont aujourd'hui âgés de six ans, ont été exportés illégalement d'Afrique vers un zoo de Taiping, en Malaisie en 2001. Volés dans la province du Sud-Ouest, les acteurs de ce trafic illégal vont transiter par le Nigeria voisin, avant de se retrouver en Malaisie à l'aide de faux permis de transport. Lorsque la transaction illégale a été dévoilée par l’entremise des associations oeuvrant pour la protection des espèces fauniques et végétales, ces gorilles seront d’abord confisqués par le gouvernement de Malaisie.

Devant la forte pression de la coopération internationale et de la société civile représentée par Ifaw, la fondation « Born Free », la Pan African Sanctuary Alliance (PASA), l'International Primate Protection League (IPPL), et Lapa (organisation pour la sauvegarde des derniers grands singes), le gouvernement malaisien décide de les confiés aux bons soins du Jardin zoologique national d’Afrique du Sud en 2006, puis au centre zoologique de Pretoria, en Afrique du Sud tout en conservant la « propriété » réelle des animaux. Ils vont y passer les deux dernières années. C’est en juillet dernière, après que deux tests Adn différents aient confirmé leur pays d'origine, le Cameroun que les autorités malaisiennes ont décidé d'accéder aux demandes des Ong et de l’Etat camerounais de retourner ces gorilles au pays d’origine. La décision de rapatrier « Taiping four » au Cameroun est confirmer le 24 septembre 2007 par le département des Affaires étrangères Sud-africainnes et les hauts commissaires du Cameroun et de la Malaisie. Elle fait l’objet d’une célébration faste à l’ambassade du Cameroun en Afrique du Sud.

Par Mathieu Nathanaël NJOG

 

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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 10 2007 01:02

Environnement – Pollution : Journée mondiale de la mer

La pollution marine à travers les déversements des déchets par les navires et l’exploration pétrolière, inquiète la communauté internationale. 

La Journée mondiale de la mer instituée par l’Organisation maritime internationale (Omi) en 1978 a été célébrée, pour la première fois, au Cameroun en 1994. Depuis lors, elle se célèbre tous les ans, la dernière semaine du mois de septembre. Cette année, le Cameroun a retenu la date du vendredi 28 septembre pour honorer le rendez-vous. Ce sera la première édition sous l’ère du nouveau ministre des Transports. Le message de la circonstance de Gounoko Haounaye est très attendu. La communauté maritime a axé la célébration de la dernière édition sur la « coopération technique : la réponse de l’Organisation maritime internationale au sommet de 2005 ». Cette année, il est question de donner la «réponse de l’Omi aux défis environnementaux actuels ». Car, à en croire Josué Youmba, directeur des Affaires maritimes et voies navigables au ministère des Transports (Damvn), «l’environnement est un sujet d’actualité qui suscite des inquiétudes quant aux dommages infligés à la planète. Le bien écologique de chaque pays et de chaque industrie est de nos jours plus que jamais sous surveillance. Et le secteur des transports maritimes n’échappe ni à cette surveillance, ni à cette protection. »

Face à la presse hier, jeudi 27 septembre, Josué Youmba a déclaré que les risques de pollution marine existent au Cameroun. « La position du Cameroun au fond du Golf de Guinée expose le pays à la pollution marine à cause de l’intense activité en mer due aux mouvements des navires et à de l’exploration pétrolière », a-t-il révélé. En effet, ce sont les deux principales sources de pollution marine. « Le déversement d’hydrocarbures en mer, soit à la suite d’accidents, soit à cause de mauvaises pratiques d’exploitation, était le plus grave. Pour s’y attaquer de manière efficace, l’organisation a mis en œuvre un programme de travail très diversifié et ambitieux qui a atteint son apogée avec l’adoption, en 1973, de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires, connue dans le monde entier sous le nom de Marpol », a déclaré Josué Youmba.

 

Pollution

La Convention Marpol modifiée et actualisée, reste le plus instrument international pour la prévention de la pollution par les navires. Elle a été ratifiée par le Cameroun en 2006, soit 33 ans après son adoption. Le Damvn s’est aussi réjoui du fait que le Cameroun a ratifié en 2006, la Convention de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Oprc 90). Cette dernière convention met l’accent sur la coopération «parce qu’il faut se mettre ensemble pour le combat ».

La célébration de la Journée mondiale de la mer de cette année est placée au Cameroun sous le signe de la sensibilisation. « C’est une occasion idoine de sensibiliser la population à l’état véritable de la planète qui se dégrade, et de faire de tous des citoyens, dans tous les sens du terme », a déclaré Josué Youmba. Il a affirmé que le Cameroun entend privilégier la prévention contre la pollution marine à travers un dispositif propre à chaque société œuvrant dans le secteur à travers un plan d’urgence.  « Nous effectuons un contrôle annuel et des contrôles inopinés dans les sociétés pétrolières pour vérifier de l’effectivité de leur plan d’urgence de prévention. En cas de résistance en haute mer, nous faisons appel à la marine marchande », a-t-il dit.

Les attributions de la direction des Affaires maritimes et des voies navigables s’articulent autour de quatre piliers principaux. A savoir l’organisation du transport maritime, la gestion des navires, la gestion des marins et la protection du milieu marin.

Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du



 
 

 

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Jeudi 5 avril 2007 4 05 04 2007 16:24
Arrêt de l'exportation des grumes :
Le combat n'a pas commencé
 
Ecovox - Cipcre
Juin 2000
Par Nathanaël NJOG
 
L'exportation des essences interdites se poursuit légalement.
Et la transformation locale et totale de la production nationale n'est plus une nécessité. Flou !
 
Dans la forme, l'application de la loi du 20 Janvier 1994 portant régime des forêts, sur l'exportation du moindre mètre cube de bille de bois est censée entrer en vigueur depuis le 1er Juillet 1999. Après avoir consumé la période transitoire de 5 ans et d'une prorogation de 6 mois dont elle a bénéficié en Janvier dernier.
 
Aujourd'hui, cette euphorie s'est vite estompée. Depuis l'arrivée de l'exportation des grumes à sa énième date butoir, la cadence vertigineuse des grumiers sur l'axe Douala-Yaoundé ou au port de Douala traduit à souhait la violation faite sans scrupule de la loi sur l'arrêt des exportations des grumes. Cette dernière stipule en son chapitre v, Article 71 al. 1 : " Les grumes sont transformées par essence à hauteur de 70% de leur production par l'industrie locale pendant une période transitoire de cinq (5) ans à compter de la date de promulgation de la présente loi (Ndlr. 20 Janvier 1994). Passé ce délai, l'exportation des grumes est interdite et la totalité de la production nationale est transformée par l'industrie locale ". Clair, précise et sans équivoque.
 
Exportation en faux stop
 
Dommage que la réalité aujourd'hui soit tout autre. Pourtant, si la mémoire ne nous a pas lâché, l'on se souvient que le ministre de l'Environnement et des Forêts, Sylvestre Naah Ondoua avait fait preuve d'une ferme volonté de ne pas céder ni au chantage, ni aux pressions au sujet de l'application de cette loi : " La loi de 94 s'imposera à tous ". C'était en septembre 1998, à l'occasion de la première conférence des services centraux et extérieurs de son Ministère. Mais quelle n'a pas été la surprise lorsqu'il a débuté les revirements : " Je vais cesser de délivrer des autorisations d'exploitation à partir du 19 Janvier 1999 à minuit. Les exploitants forestiers qui ont les autorisations continueront à exporter les grumes, étant donné que les autorisations sont annuelles ". Première passerelle érigée, au cours du point de presse donné à Yaoundé le 8 Décembre 1998. Avant de céder aux menaces des exploitants forestiers -une filière que dominent les expatriés - qui promettaient de paralyser l'économie nationale par tous les moyens.
 
La puissance de leur lobby a fini par avoir gain de cause au détriment de l'intérêt national. C'est ainsi qu'à 48 heures de l'entrée en vigueur de cette loi sur l'arrêt des exportations, le ministre Naah Ondoua, dans la circulaire n° 60 du 18 Janvier 1999 adressée aux professionnels de la filière, décide d'accorder un sursis de 6 mois : jusqu'au 30 Juin dernier. Parce que, dit-on, la capacité de transformation locale constituée de 60 unités industrielles recensées est insignifiante et inappropriée . (Lire l'interview de M. Jean Marie Assene Nkou, Président de l'Association des forestiers camerounais in ECOVOX N° 17, Octobre-Décembre 1998). Pourtant, la loi de 1994 avait prévu la mise en place des mesures incitatives et d'évaluation à l'Article 71 al. 4 : " Trois ans après l'entrée en vigueur de la loi, l'administration chargée des Forêts procède à l'évaluation de l'exportation aux fins de vérifier que, conformément au plan d'investissement dûment approuvé par cette administration, les dispositions requises sont prises par l'exploitant en vue de transformer la totalité de la production de grume issue de sa concession ".
 
Contourner la loi
 
Il est indéniable en ce moment que la promotion de la transformation locale du bois comme l'entendait le législateur, a été utilisée tout juste en sacrée paravent pour dissuader les militants de la défense de l'exploitation anarchique de notre forêt. L'Arrêté conjoint N° 0796 du 18 Juin 1999 portant classification des essences forestières est signé par les ministres en charge de l'Environnement et des Forêts, et de l'Industrie en est l'illustration parfaite. Puisqu'il autorise la poursuite des exportations au-delà du 30 Juin 1999, sous le fallacieux échappatoire de " promotion des essences spéciales " que sont l'Ayous, le Sapeli, tel que le laissera entendre le ministre Naah Ondoua lors du point de presse tenu à Yaoundé le 30 Juin dernier. Seul garde-fou, ces deux essences sont soumises à une dérogation : " Elles sont désormais soumises à une autorisation spéciale d'exportation sous la forme de grumes. ". Mais aussi seront pris en compte les quotas qui seront accordés en fonction de " l'effort de promotion à la transformation ou à l'exportation. ", précise la circulaire N° 178 du 18 Juin 1999 portant modalité d'application des dispositions de la loi du 20 Janvier 1994.
 
Dans l'instance d'appréciation de l'effort qui est un comité mixte ( administration chargée des forêts et professionnels de la filière), les exploitants forestiers sont juges et parties. En outre, la même circulaire autorise l'exportation sans fin des essences dites de promotion : " l'exportation, peut-on lire, sous forme de grumes des essences de promotion sera autorisée moyennant paiement d'une surtaxe progressive " Ce qui n'est autre qu'un délit d'initié, qui montre que la marche vers le bout du tunnel de l'arrêt des exportations du bois en grumes est encore longue et laborieuse.
 
D'autres tripatouillages encouragés par le ministre Naah Ondoua et qui favoriseront les éventuels fraudeurs, friands des raccourcis sont l'utilisation des noms d'emprunt pour des essences interdites à l'exportation, surtout que les structures de contrôle au port de Douala sont confiées à 100% aux étrangers et l'établissement des vrais-faux certificats d'origine ou des joint-ventures mafieuses avec des forestiers des pays voisins pour placer le bois coupé au Cameroun sous le label congolais ou centrafricain.
 
Autant se l'avouer tout de suite. L'arrêt des exportations de grumes n'est pas pour demain. La transformation locale à ce titre demeurera un luxe. Et l'exploitation forestière durable, une illusion.
 
 
 
 
 
La nouvelle classification des essences forestières
22 essences interdites d'exportation en grumes
1. Acajou / Ngollan
2. Abam / Longhi
3. Aniégré
4. Apa / Pachyloba
5. Assamela /Afromosia
6. Bete
7. Bossé
8. Bibolo / Dibetou
9. Bubinga
10. Ceiba / Fromager
11. Douka / Makoré
12. Doussié
13. Iroko
14. Llomba
15. Moabi
16. Movingui
17. Ovengol
18. Padouk
19. Pao Rosa
20. Sipo
21. Wengé
22.Zingana
 
11 essences en promotion de 1ère catégorie
 
1. Azobé
2. Bilinga
3. Frake
4. Framiré
5. Kotibé
6. Kossipo
7. Koto
8. Okoumé
9. Tali
10.Teck
11. Tiama
 
34 essences de promotion de 2ème catégorie
 
1. Aiele / Abel
2. Ako / Aloa
3. Agba / Tola
4. Amour / Mambode
5. Angueuk
6. Andoung
7. Angongui
8. Angale / Ovoga
9. Abali / Abing
10. Alumbi, Miama
11. Bongo / Olon
12. Bahia / Abura
13. Celtis / Diana
14. Dabema / Atui
15. Ebiara / Abem
16. Ekoumé
17. Ekop / Ekaba
18. Essessang
19. Evene / Ekop
20. Eveuss
21. Evouvouss
22. Eyong
23. Emien / Ekouk
24. Faro
25. Gombé / Ekop
26. Kondroti
27. Kanda, Lati
28. Landa
29. Lotofa
30. Limbali
31. Mukulungu
32. Nioké
33. Oboto
34. Osanga
 
2 essences d'exportation en grumes sur autorisation spéciale
 
1. Ayous
2. Sapelli
 
 
Par Njog Mathieu Nathanaël - Publié dans : Environnement
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 04 2007 16:21
Viandes animales :
Les épizooties à la bonne table
 
Ecovox – Cipcre
Mars 2000
 
Nathanaël NJOG, Journaliste
 
Des épizooties à la zoonose, il n'y a plus de barrière, selon les révélations des spécialistes, ces jours derniers. La consommation des viandes animales est-elle en passe de menacer notre capital le plus précieux ?
 
Chaque jour, des cartons de viandes congelées, -cuisses de poulet, ailes de dinde, pattes et côtelettes de porc-, importées des pays du Nord sortent des chambres froides pour les congélateurs des poissonneries où les ménagères vont s'en procurer. C'est que, l'onde de choc provoquée depuis 1999 par les successives épidémies animales enregistrées dans les pays occidentaux et leur toxicité avérée sur l'homme par voie digestive n'a véritablement pas bouleversé les habitudes alimentaires des camerounais. Et cela, en dépit de l'arrivée prouvée jusqu'à dans nos marchés des viandes contaminées et des produits alimentaires d'origine animale considérés comme étant à risque.
 
Loin s'en faut. Les consommateurs très friands de chair animale, fut-elle importée, se ravitaillent sans aucune gêne. Non pas du fait d'une quelconque ignorance du grabuge médiatique entretenu tout autour, ou de l'assurance reçue des voies officielles sur l'imperméabilité des barrières de contrôle sanitaire ; mais surtout en raison d'une demande nationale supérieure à la production locale et des prix largement concurrentiels à la viande fraîche.
 
Or la production animale avoisine les 162 millions de tonnes de viande pour une demande supérieure de près de 10 millions de tonnes. Soit une offre de 60 000 tonnes de poissons toutes pêches confondues pour une demande de près de 120 000 tonnes ; 24 000 tonnes de poulet chair pour une demande de 40 000 tonnes ; 160 millions de tonnes de viande bovine pour une demande de 168 millions de tonnes ; et 500 000 tonnes des autres espèces pour une demande de près de 700 000 tonnes. Conséquence de la rareté accentuée et de la flambée des prix des viandes fraîches qu'on observe de plus en plus sur le marché. Une situation normale, répond le Ministre de Tutelle, Hamadjoda Adjoudji puisqu'il estime qu' "aucun pays dans le monde entier ne peut satisfaire à lui seul son marché intérieur de viande bovine surtout. La production étant lente et coûteuse". Sans blague.
 
Dans les pays Européens en revanche, pour éviter une éventuelle pénurie on a industrialisé la production animale en qualité et en quantité. La contrepartie est leur vulnérabilité au moindre virus. C'est ce qui explique la prolifération des épizooties dont les ravages déciment les cheptels. Et les viandes ainsi contaminées deviennent dangereuses pour les consommateurs. A l'instar de l'agent de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB ou maladie de la vache folle) dont la transmission à l'homme par voie alimentaire est établie à travers de nombreuses victimes humaines enregistrées.
 
Ballottée dans cet engrenage, l'Union Européenne a, pour des raisons sanitaires, pris des mesures sévères contraignant les producteurs d'envoyer à la combustion la kyrielle d'animaux atteinte ou supposée. Tout en frappant d'embargo les exportations de viandes, des produits carnés et celles d'origine animale. Seulement au rythme où les viandes congelées garnissent nos tables on peut parier que certaines de ces viandes contaminées ont franchi sans grande difficulté les barrières de contrôle sanitaire installées sur les frontières. D'autant plus que certains éleveurs vicieux d'Europe, pour alléger les pertes, trouvent subtilement le moyen d'évacuer une partie de ces viandes empoisonnées par les épizooties de fièvre aphteuse, vache folle et poulet à la dioxine vers l'Afrique, mieux les pays pauvres très endettés (PPTE) pour servir de dépotoir à ces maccabées qui seront par la suite ensevelis dans les ventres des populations. Le plus souvent de manière innocente, mais avec la complicité des importateurs locaux avides du gain facile.
 
Ces intentions machiavéliques, en violation flagrante des droits de l'homme sont ainsi justifiées par les exportateurs : "quitte à tuer, mieux vaut tuer pour consommer… et ainsi aider à résoudre certains problèmes de malnutrition que de mettre les cadavres sur les bûchers", rétorquent-ils sans rire. Si le Ministère de l'Elevage, des Pêches et des Industries Animales se vante d'avoir refoulé manu militari un bateau contenant ces déchets, à contrario, il y a des cas où ils ont été déversés sur nos marchés. A l'instar de l'affaire des ailes de dinde avariées.
 
 
 
 
Par Njog Mathieu Nathanaël - Publié dans : Environnement
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 04 2007 15:35
Environnement
 
151 cuves de gaz menacent d'exploser à Douala
 
Les populations de Douala redoutent une catastrophe.
(Le Messager 12/03/2007)
 
“ La menace d’une catastrophe est grande pour les populations de Douala en général et du quartier Bonamoussadi en particulier. Les auteurs de l’abandon de ces engins de la mort ne mesurent pas l’impact toxique et le risque environnemental. ” Ces mots sont de Prince Nasser Kemajou, le président de l’Organisation des droits de l’homme et de la protection civile (Odhpc) au cours d’une descente sur le terrain vendredi dernier, 9 mars. “Il y a trois ans que la société Aza Africa gaz s’est installée sur cette parcelle de terrain découvert. Nous avions seulement vu un ballet des remorqueurs déposer d’énormes bonbonnes. On ne s’imaginait pas du contenu ”, témoigne une femme habitant la maison située au voisinage de la parcelle. “ Je me suis rapproché des responsables lors de leur installation pour m’enquérir du contenu de les citernes. Ils m’ont dit qu'elles étaient vides. Au regard des chalumeaux et des précautions prises lors de leur déchargement, je n’y ai pas cru. Et la suite m’a donné raison ”, ajoute Bertin Chegoum, l’un des habitants de cette zone.
Quelques jours plus tard, les riverains ont vu une Pme prendre progressivement corps. Nous sommes en 2004. Il s’agissait de la mise en bouteille du gaz dans les cuves de 12,5 kg. Ils ont aussitôt perçu le danger. “ Au regard des conditions de travail inconfortables et tenant compte d’aucune mesure de sécurité élémentaire puisque le site était non couvert, nous sommes passés à l’offensive. Nous avons saisi les autorités administratives à travers plusieurs correspondances, pour nous plaindre de la menace ”, avoue M. Chegoum. En 2005, un incendie est déclenché dans l’immeuble faisant face à ce site. Les habitants réalisent l’ampleur du danger. Une nouvelle fois, ils saisissent plusieurs administrations. Toujours sans suite. Ils se résignent. “ Nous avons compris que les autorités étaient à la solde du promoteur de cette entreprise de fortune. Nous étions très déçus ”, confie un quinquagénaire, habitant ce quartier.
Au premier trimestre 2006, l’activité s’arrête. “ Nous ne nous rendrons compte que plus tard que la société Aza Africa gaz a fermé ce pôle d’embouteillement, abandonnant là plusieurs centaines de bonbonnes ”, confie une femme qui tenait un étal devant ce dépôt. Depuis lors, les habitants de cette zone vivent dans la peur. “ En saison sèche, lorsque le soleil est au zénith, ces bonbonnes rejettent une forte odeur de gaz, au point où nous évitons de faire la cuisson dans nos maisons de peur de provoquer un incendie ”, confie Jeanne, une riveraine. Son voisin Bertin Chegoum ajoute : “ Avec l’élévation de la température, le risque d’explosion est grand. Surtout que depuis plusieurs années, ces bonbonnes sont en plein air et les intempéries les dégradent. D’ailleurs, il y a des après-midi où on entend des sifflotements comme un échappement de gaz. ”
Pour Prince Nasser Kemajou, le danger est encore plus grand parce que “ les herbes folles ont recouvert ces cuves et un fou ou un enfant peut par inadvertance allumer un feu tout près et les dégâts seront inimaginables. ”
 
Responsabilités
Vendredi 9 mars, lors de la descente sur le terrain de l’Odhpc, seul, le ministère de l’Environnement et de la protection de la nature s’est fait représenter par Herman Njoh Kingué, le chef de la brigade provinciale de l’inspection environnementale. Les autorités minimisent la menace. Mais le représentant du préfet précise : “ Cette situation est dangereuse et peut exploser à tout moment. Le rapport que j’adresserai au préfet va accélérer ce processus. ” Hermann Njoh Kingué soutient : “ Je dois avouer que ce cas est similaire à celui du chlore de Nkappa, mais à un degré moindre. Toutefois, c’est une situation à prendre très au sérieux, quand on sait que ces cuves contiennent 800 litres de butane chacune. ”
Samedi dernier, le préfet du département du Wouri, Bernard Atébédé est personnellement descendu sur le terrain pour palper la réalité de la situation. Il s’est refusé de donner, une position officielle. Mais il a reconnu l’ampleur du danger.
 
 
 
Par Mathieu Nathanaël NJOG
Le 12-03-2007
 
 
 
Par Njog Mathieu Nathanaël - Publié dans : Environnement
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