Autres Sports

Mardi 3 février 2009 2 03 02 2009 14:46

Fédérations sportives – Renouvellement

Protestations

La commission chargée de statuer sur les contentieux nés des renouvellements dans les fédérations sportives doit aussi se prononcer sur le cas de la fédération camerounaise d’haltérophilie (Fecahac).

 

C’est l’expectative au sein de la grande famille de l’haltérophilie camerounaise. L’élection du bureau national du 29 décembre 2008 s’est soldée par la reconduction du bureau sortant. Dans un scrutin uninominal. L’équipe sortante que conduit le président Tikiri Boukar pourrait à nouveau présidé au destin de la fédération camerounaise d’haltérophilie pour les cinq prochaines années. Mais pour cela, il faudrait encore attendre que la commission mise en place pour statuer sur les contentieux électoraux des renouvellements des instances dirigeantes dans les fédérations se prononce sur la requête déposée par le malheureux candidat Bong André. Aussitôt que l’élection ait rendu son verdict, le candidat Bong André et son équipe de campagne ont aussitôt saisi la commission chargée des contentieux pour dénoncer les irrégularités qui ont émaillé ce scrutin et demander l’annulation de cette élection.

Une requête très corsée que les membres de l’équipe réélue n’ont pas appréciée. C’est ce qui justifie la joute verbale électrique que ce sont livrés en plein coeur du ministère de la jeunesse et des sports deux cadres du Minsep, Yves Penenkoul, secrétaire général réélu et Maboula, candidat déclaré au même poste pour le compte de l’équipe de Bong André. Tout serait parti sur le fait que Penekoul a eu accès à la requête déposé par Bong André et n’aurait pas apprécié le caractère très corsé de son contenu. Ce qu’il a fait remarquer à Maboula qui ne sait pas laisser conter. En effet, le malheureux candidat Bong André dénonce entre autres irrégularités, les bulletins qui étaient maquillés de manière à identifier les votes des corps de métier. Le fait qu’une même personne pouvait postuler à tous les postes, pourtant les candidatures aux postes de président, vice-présidents, secrétaire général et chef de département financier devaient être préalablement enregistrés au Minsep. «Les textes de la Fécahac adoptés lors de l’assemblée extraordinaire du 15 mars 2008 ont été bafoués sous le fallacieux prétexte des réalités du terrain, sans que les commissaires du gouvernement chargés de superviser cette élection assure la police nécessaire», affirme le représentant du club Africam negro. «Même les instructions ministérielles sur le déroulement des élections dans les fédérations sportives ont été violées sous le regard des commissaires du gouvernement qui semblaient être acquis au bureau sortant », soutient un membre de l’équipe de campagne d’Adamou Bako, ancien président de la Fécahac qui voulait prendre sa revanche.

 

La direction du sport de haut niveau à l’index

Les proches des deux malheureux candidats, Adamou Bako et Bong André soutiennent que Mme Cecile Betala, directeur des sports de haut niveau dont l’adjoint M. Ombga était l’un des commissaires du gouvernement était non loin de la salle des travaux et était régulièrement consulté le président sortant Tikiri Boukar. Dans le chapelet de récriminations on a aussi relevé la désignation arbitraire du président de séance, Bonfils qui n’avait pas droit de prendre part aux travaux. Et pour cause, présenté comme délégué de la ligue régionale de l’Ouest inexistante, il a été pris en flagrant délit de faux documents et sa qualité de délégué a été annulée. Ce qui faisait de lui persona non grata à ses assises. «Ce qui n’a pas empêché le président de l’imposer comme président de cette assemblée générale élective», dénonce un entraîneur de club de Yaoundé. D’autant plus qu’il fait remarquer que l’entraîneur national n’a pas été admis en salle même comme observateur. Les délégués du Littoral disent avoir été victimes d’une discrimination sans pareil. «Toutes les délégations ont eu droit au logement et au remboursement des frais de transport, sauf ceux du littoral qui étaient abandonnés à leur triste sort parce que le président régional Bong André était candidat », clame l’un des délégués.

Le chapelet des récriminations égrenées est loin d’être exhaustive. Ce sera-t-il suffisamment convaincant pour faire fléchir les membres de la commission chargée des contentieux ? Dans les différents camps on essaie d’huiler les réseaux. Dans le camp de Bong André on est certain que si cette commission statue en toute neutralité comme dans le cas de la Fecapolif, ils ne se font aucune illusion sur l’annulation de cette élection.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath
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Mardi 3 février 2009 2 03 02 2009 14:43

Fédérations sportives – Renouvellement

Protestations

Dès la fin des élections du bureau national, la demande d’annulation de l’élection du président Cyrille Constant Tchandji Tchatchou a été aussitôt déposée sur la table du ministre.

 

La fédération camerounaise de powerlifting (Fecapolif) a clos ses opérations de renouvellement de ses structures dirigeantes par l’élection de bureau nationale le  dimanche 14 décembre 2008. Le président fondateur de la Fecapolif, Cyrille Constant Tchandji Tchatchou a été plébiscité pour présider aux destinés de cette fédération pour les cinq prochaines années. Une élection qui s’est déroulée dans un climat délétère. Depuis lors il continue de planer une ambiance explosive. Une frange des membres du bureau sortant anime la contestation. Depuis  la semaine du 29 décembre 2008, les frondeurs annoncent qu’ils ont eu gain de cause. Ils affirment mordicus que la commission mise en place pour statuer sur les contentieux électoraux des renouvellements des instances dirigeantes dans les fédérations aurait décidé de la reprise des élections. Alors que le bureau élu infirme cette information et prennent à témoin les commissaires du gouvernement qui ont présidé les travaux de bout en bout.

D’ailleurs, les membres du bureau élu arguent qu’il n’avait qu’une seule candidature en lice, celle du président Constant Tchandji. Ce qui ne peut remettre en question son élection. La dissidence pour sa part soutient que s’il n’y a eu aucune autre candidature déclarée c’est tout simplement parce que les dés étaient pipés longtemps à l’avance. Les leaders de la fronde avaient précédemment saisi le ministre pour demander le report des élections. Dans une requête adressée au ministre le 11 décembre 2008, Bilé Roger, dénonçaient certaines irrégularités observées pendants les élections dans les ligues régionales. Notamment du littoral, du Centre et du Sud-Ouest qui sont les seules existantes et qui ont régulièrement fonctionné. C’est le cas de «la création des clubs fictifs (Tigre et Yves Gym) qui n’ont jamais existé en powerlifting. Ces soi-disant présidents de clubs ont participé aux travaux malgré les efforts menés par le commissaires du gouvernement pour dénoncer ces manœuvres », évoque-t-il, avant d’ajouter «la majorité des membres de cette assemblée n’ont jamais reçu des convocations pour celle-ci et même l’information par téléphones portable n’a pas pu parvenir à tous». Une dénonciation qui a valu au Dtn les félicitations de Augustin Edjoa, Minsep. C’est ainsi que dans le corps électoral, le président de Africam Négro, club fondateur, qui abrite le siège de la Fécapolif et qui pourvoie aux matériels pour le déroulement des compétitions, des stages nationaux de cette fédération a été exclu du corps électoral sans explication. En revanche ce dernier aussi a décidé de l’expulsion de la Fecapolif de ses installations.

 

Bataille des cadres du Minsep

 

Autant d’arguments qui sont contenus dans la requête demandant l’annulation de ces  élections adressée au ministre des sports et de l’éducation physique (Minsep). C’est pourquoi, la fronde conduite par Samuel Raoul Fopessi Yougang, secrétaire général sortant, Roger Bilé, entraîneur national et directeur technique par intérim, Emile Kemaleu, le 3è vice président sortant et Basile Kamdoum a conduit au blocage des travaux pendant plusieurs heures. Elle s’est activée dans la salle pour démontrer le caractère illégal de la 1ère session de l’Ag élective de la Fécapolif. Clamant que Tchandji Constant a outrepassé les instructions de la circulaire ministérielle édictées pour assurer la transparence lors des assemblées générales électives des fédérations. Ils contestent le corps électoral et dénoncent tous les tripatouillages orchestrés par le président Constant Tchandji pour s’assurer un maintien au poste. Notamment par la désignation de manière arbitraire des membres des corps de métiers.

Il faut dire qu’en fond de trame c’est une bataille entre les cadres de la jeunesse et des sports pour contrôler les fédérations qui agitent la Fécapolif. D’autant puisqu’on indique que pour avoir le soutien du directeur des normes qui était chargé de superviser toutes ses élections, le président Constant Tchandji s’est adjugé les services d’un des ses collaborateurs Njomé Sako dans sa liste pour occuper le poste de secrétaire général au détriment  d’un autre cadre du Minsep Samuel Raoul Fopessi Yougang, secrétaire général sortant. De même qu’il s’est   séparé d’Emile Kemaleu, le 3è vice-pérsident sortant au profit de M. Owona, profit un autre cadre du Minsep. Un autre cadre du Minsep constitue son armature, il s’agit de Mbarga Owona François Xavier, qui occupe le poste de secrétaire général adjoint. De même que la dissidence s’est renforcée avec le soutien de Basile Kamdoum qui avait été coopté pour être membre du Conseil d’administration avant d’être exclu à la veille des élections. Il va de soi que la commission chargée de statuer sur les contentieux né des renouvellements des instances dirigeantes dans les fédérations sportives civiles nationales n’aura pas la tâche facile dans ce cas où les protagonistes sont tous les collaborateurs du ministre Augustin Edjoa.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

 

 

Par Njognath
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 12 2008 19:17

Powerlifting - Elections

La Fecapolif a clos ses opérations de renouvellement de ses structures dirigeantes dimanche 14 décembre 2008. Mais il continue à planer une ambiance explosive.

 

Le président fondateur de la fédération camerounaise de powerlifting (Fecapolif), Cyrille Constant Tchandji Tchatchou a été plébiscité pour présider aux destinés de cette fédération pour les cinq prochaines années. Une élection qui s’est déroulée dans un climat délétère. Une frange des membres du bureau sortant conteste cette élection qu’on qualifié de victoire à la Pyrrhus. Plusieurs membres ont refusé de prendre part à ce qu’ils ont qualifié de «mascarade». Ils reprochent au président élu d’avoir faussé le corps électoral et d’être passé outre les instructions de la circulaire ministérielle édictées pour assurer la transparence lors des assemblées générales des fédérations. C’est pourquoi, la fronde conduite par Emile Kemaleu, le 3è vice président sortant, Samuel Raoul Fopessi Yougang, secrétaire général sortant, Roger Bilé, entraîneur national et directeur technique par intérim a conduit au blocage des travaux pendant plus de deux heures. Il a fallu que Muluke, le directeur des normes vienne à la rescousse et pèse de tout son poids pour que la première assemblée générale élective de cette jeune fédération qui n’a que 14 mois d’existence se tienne sous réserve des requêtes portées à l’attention du ministre et du secrétaire général du ministère des sports et de l’éducation physique.

Les leaders de la fronde avaient précédemment saisi le ministre pour demander le report des élections. Dans une requête adressée au ministre le 11 décembre 2008, Bilé Roger, dénonçaient certaines irrégularités observées pendants les élections dans les ligues régionales. C’est le cas de « la création des clubs fictifs (Tigre et Yves Gym) qui n’ont jamais existé en powerlifting. Ces soi-disant présidents de clubs ont participé aux travaux malgré les efforts menés par le commissaires du gouvernement pour dénoncer ces manœuvres », évoque-t-il, avant d’ajouter «la majorité des membres de cette assemblée n’ont jamais reçu des convocations pour celle-ci et même l’information par téléphones portable n’a pas pu parvenir à tous». Une dénonciation qui a valu au Dtn les félicitations de Augustin Edjoa, Minsep. C’est ainsi que dans le corps électoral, le président de Africam Négro, club fondateur, qui abrite le siège de la Fécapolif et où se déroule tous les stages nationaux de cette fédération a été exclu du corps électoral sans explication. D’où l’annonce de l’expulsion de la Fecapolif de ses installations.

 

Une question de crédibilité

En outre, les frondeurs accusent le président constant Tchandji de traîner des casseroles au niveau international au point de porter atteinte à l’image du Cameroun à l’extérieur. C’est le cas de la créance de 2178 Euros (1.424.412 Fcfa) que lui réclame la Global Powerlifting commitee, l’une des huit fédérations internationales à laquelle la Fecapolif est affiliée. Dette contractée pour permettre aux huit membres de cette fédération d’effectuer un stage  de force athlétique qui a été organisé en république tchèque du 16 juillet 2008 au 5 septembre 2008. «Au cours du stage Constant Tchandji est rentré au pays laissant ses athlètes sans argent pour payer leur hébergement, nourriture, transport, etc… C’est ainsi que M. Briclot a pourvu dans l’urgence aux paiements des factures pensant évidemment que le président la Fecapolif allait dédommager. Malgré tous nos contacts avec Constant Tchandji, il n’a pas été possible de rentrer dans nos droits. Nous insistons sur le fait que cet argent a été retiré du compte personnel de M. Briclot qui subit aujourd’hui un préjudice », écrit Robert Brasseur, le secrétaire général de la Gpc dans une lettre adressée au ministre des sports avec ampliations à l’ambassadeur de France au Cameroun. Et dans laquelle il insinue que le non remboursement de cette somme compromet la participation de la Fecapolif au prochain championnat du monde qui se déroulera du 2 au 9 novembre 2009 à saint Dizier en France.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

Par Njognath
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Dimanche 17 août 2008 7 17 08 2008 22:35


Jeux Olympiques

L’hymne du Cameroun a retenti pour la troisième fois de l’histoire de Jeux olympiques hier dimanche 17 août 2008. C’était une nouvelle fois au triple saut avec en prime un record olympique.

 

Dans l’après-midi d’hier (heure camerounaise) et à un peu plus de 21 heures à Beijing, Françoise Mbango Etonè, 32 ans est montée sur la plus haute marche du podium du triple saut. Elle s’est adjugée l’or pour la deuxième fois consécutive aux Jeux olympiques en battant le record olympique  avec un bon de 15m39. Le précédent record olympique avait été établi en 1996 à Atlanta par l'Ukrainienne Inessa Kravets, avec un saut à 15 mètres 33. Une performance qui lui permet de dominer respectivement son éternelle rivale, la Russe Tatyana Lebedeva qui s’est contentée de l’argent avec un saut de 15m32 et de la Grecque Hrysopiyi Devetzi qui a réalisé un saut de 15m23. Françoise Mbango devient ainsi la reine de la discipline et confirme sa détermination de se battre pour défendre son titre olympique. « Par rapport aux objectifs que je me suis fixé notamment dépasser le cap de 15m je suis confiante. Même si nous sommes six concurrentes capables de prétendre au titre, en tant que championne en titre j'ai plus de choses à défendre», affirmait Mbango avant les JO.

Le suspens a duré jusqu’à la fin de l’épreuve avant de voir l’héroïne s’emparer du drapeau Cameroun dans un élan jubilatoire et parcourir l’antre du nid d’oiseau. Des trois athlètes qui sont montées sur les marches du podium, Françoise Mbango va annoncer les couleurs dès le premier essai avec un bond de 15m19, Tatyana Lebeva ne fait pas mieux avec un bon de 15m. La frayeur viendra de Hrysopiyi Devetzi qui va battre dès son premier essai la camerounaise avec un bond de 15m 23. La camerounaise Mbango va aller puiser au fond de ses tripes pour rétablir la hiérarchie dès son deuxième essai en réalisant un bond de 15m39. Exultation de sa cadette qui est en même temps son entraîneur. Mais elle est loin d’avoir remporté la partie, car sa principale rivale la Russe Lebedeva a encore cinq essais. Elle va aussitôt porter la menace au troisième et cinquième essai avec respectivement 15m27 et 15m32. Pendant ce temps, Françoise Mbango manque son troisième et cinquième essai sans avoir pu creuser davantage franchir le cap de 15m au quatrième essai. Elle laissera alors le soin à ses rivales de battre sa performance du jour en vain avant de se lancer pour son sixième et dernier essai, simplement pour essayer porter le record olympique à un bon plus important. Sans grande motivation, elle va simplement faire 14m85.


L'exploit 

Peu de personnes auraient parié sur la camerounaise dont on croyait l’année sabbatique prise en 2006 pour donner naissance avoir raison d’elle. Lorsqu’elle entre en compétition vendredi 14 août pour les qualifications, dès le premier essai, elle se contente de faire les minima, avec 14m50, abandonnant les deux autres essais pour se consacrer à la finale. Au classement final, elle occupe la 6ème place des qualificatifs. Certains commentateurs font même remarquer que Françoise Mbango à moins de chance de rééditer son exploit d’Athènes 2004 parce qu’il y a dans les douze qualifiées pour la finale d’hier, beaucoup plus de prétendantes au titre qu’il y a quatre ans. On cite outre la Russe Lebedeva, la Grecque Hrysopiyi Devetzi, la Cubaine Yargelis Savigne, auteur de la meilleure performance des qualifications avec 14m99.

En rugissant comme une lionne, Françoise Mbango Etonè fait taire tous ces détracteurs. Surtout qu’on sait que les quatre années qui ont suivi le titre olympique d’Athènes ont été mouvementées. En raison de son absence "injustifiée" à plusieurs compétitions, dont les Mondiaux d'Helsinki (2005) et les Jeux africains d'Alger (2007). De retour sur les sautoirs la fédération camerounaise d’athlétisme qui l’avait suspendu au retour des Jeux africains d’Alger 2007.  Elle a resurgi en avril dernier et a remporté une nouvelle couronne de championne d’Afrique après une réhabilité au forceps.  Toutes ses crises ont été une motivation supplémentaire pour cette athlète dont la grande envie est, de conserver la médaille d’or de Athènes 2004.

Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 17-08-2008

 

Par Njognath
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 05 2008 20:13

Focal Althérophilie

Au regard des frustrations qu’ils accumulent, l’on peut comprendre les haltérophiles camerounais de l’hexagone, qui optent pour la dénaturalisation. Ainsi que les locaux qui prennent le large une fois en compétition en occident. Le cas plus récent est celui de  Ribouem Simplice qui vient d’être naturalisé Australien. Pour ce pays, il a décroché une qualification au J.O. dans la catégorie des 84 Kg, en pulvérisant le record africain de la discipline avec 195 Kg en épaulé jeté et 160 à l’arraché. Pendant ce temps, ceux avec qui il avait fugué aux jeux du Commonwealth à Melbourne en Australie en 2003 (Daniel Koum Koum et François Etoundi) sont en train d’accélérer les mêmes démarches.

Avant eux, il y a le cas Venceslas Dabaya, champion du monde en titre sous les couleurs françaises, ainsi que les anciens champions d’Afrique que sont Madeleine Yamechi, Samson Ndicka Matam, Alphonse Matam Matam et David Mata Matam, qui ont pris la nationalité française. On espère que la récente signature des documents contractuels pour la mise en application de la première phase du Programme national du développement des infrastructures sportives (Pndis) et l’inauguration imminente du palais des Sports de Yaoundé vont permettre à l’haltérophilie camerounaise de retrouver ses lettres de noblesse. Mais, tout ceci ne saurait suivre si le gouvernement continue à abandonner ces sports dits « mineurs ».
Mathieu Nathanaël NJOG

 

Par Njognath
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Dimanche 25 mai 2008 7 25 05 2008 20:45

Haltérophilie – Championnats d’Afrique

Qualificatifs pour les Jeux olympique de Pékin d’août 2008, l’expédition sud-africaine s’est soldée par une prestation en dessous de la moyenne des camerounais. Aucune médaille d’or remporté. Un flop !

 

Les championnats d'Afrique d'haltérophilie organisés à Cape Town, en Afrique du Sud, du 10 au 16 mai dernier étaient aussi qualificatifs pour les Jeux Olympiques de Pékin 2008. Quinze athlètes camerounais (8 hommes et 7 femmes). Pour des résultats pas tout à fait honorable, avec dix huit médailles remportées au total. Dix sept en individuels : 2 en argent, et 15 en bronze. Pour 12 médailles chez les hommes (1 en argent et  11 en bronze) et 5 médailles chez les dames (1 en argent et 4 en bronze). Aucune médaille en or, ce qui n’était plus arrivé à l’haltérophilie camerounaise depuis une vingtaine d’années. Au classement général, le Cameroun s’est tiré de justesse avec une médaille de bronze en équipe, derrière le Nigeria et la Tunisie. Il a bénéficier du fait que  les performances des athlètes égyptiens n’étaient pas prise en compte parce qu’ils ont déjà décroché leurs quatre places qualificatives aux derniers championnats du monde.

Une des plus piètre performance qui vaut au Cameroun un seul ticket chez les messieurs pour les JO. Le choix de l’athlète divise déjà la direction technique nationale et les entraîneurs nationaux. Le premier estime que c’est Bernardin Kingue Matam, par ailleurs son fils qui a les meilleures chances défendre honorablement les couleurs nationales, or les entraîneurs nationaux penchent pour Brice Ketchangue qui bénéficie d’une bourse de formation du comité international olympique. «Tous sont médaillés de bronze dans leur catégorie respective. Sous d’autres cieux, on les offrirait un stage en Europe où on déciderait en fonction des progrès », déclare un entraîneur d’haltérophilie. Pour les places dames, plusieurs pays comptent participer à partir du 12 juin prochain aux championnats du monde junior en Colombie pour décrocher à cette ultime occasion une place qualificative pour les JO.

 

Où sont passés les 52 millions Fcfa ?

Tout compte fait cette situation traduit la mauvaise santé de l’haltérophilie au Cameroun. Pourtant, jusqu’à un passé très récent, c’était la principale pourvoyeuse du Cameroun en métaux précieux lors des compétitions internationales. Pour les athlètes plusieurs raisons justifient cette baisse de régime. L’absence d’une véritable politique sportive gouvernementale, la mauvaise gestion de la fédération d’haltérophilie, abandonnée au bon vouloir des présidents qui se succèdent à sa tête et la naturalisation de plusieurs athlètes à la faveur des pays occidentaux. Parce que mieux considérés, mieux encadrés et placés dans les conditions de rendement optimal.

Illustration, pour préparer ces championnats d’Afrique, c’est au club Dalton, dans un cadre insalubre, où les ruissellements d’eau de pluie rendaient les entraînements impossibles, et la promiscuité des habitations voisines ne permettaient pas une bonne concentration. Au final, sur la vingtaine d’athlètes présélectionnés pour le stage préparatoire externe, treize athlètes locaux ont été sélectionnés et deux athlètes « professionnels » Bernardin Kingue Matam et Dany Kemajou, qui résident en France ont complété l’effectif. A Cape Town, les athlètes camerounais ont défilé avec des survêtements et joué avec des maillots personnels, dont les couleurs allaient celles de la France, du Brésil, voire des équipes de football européennes. Et sur le plan financier, chaque athlète reconnaît avoir perçu 15.000 Fcfa en guise d’avance de primes olympique et de participation. En lieu et place de près de 800.000 Fcfa au total représentant les primes olympiques, de participations et stage. Les médaillés disent aussi attendre les primes par médaille. Pourtant, on parle de près de 52 millions Fcfa alloués pour cette expédition. On espère que les autorités compétentes s’attèleront à y voir plus clair.

 

Focal

La grande hémorragie

Au regard des frustrations ainsi accumulées par les athlètes, on comprend pourquoi les athlètes professionnels optent pour la dénaturalisation et les athlètes locaux prennent le large une fois en compétition en Europe. Ce qui est un grand handicap pour l’haltérophilie camerounaise. Le cas plus récent es celui de  Ribouem Simplice qui vient d’obtenir sa naturalisation pour le compte de l’Australie, pays pour lequel il a décroché une qualification au JO dans la catégorie des 84 Kg, pulvérisant le record africain de la discipline avec 195 Kg en épaulé jeté et 160 à l’arraché.

Pendant ce temps ses compères avec lesquelles il avait fait la fugue aux Jeux du Commonwealth à Melbourne en Australie en 2003, Daniel Koum Koum et François Etoundi sont entrain d’accélérer les mêmes démarches. Avant eux, il y a le cas Venceslas Dabaya, champion du monde en titre sous les couleurs françaises, ainsi que les anciens championnats d’Afrique que sont Madeleine Yamechi, Samson Ndicka Matam, Alphonse Matam Matam et David Mata Matam, qui ont également pris la nationalité française. Malheureusement n’ont pas pu obtenir les qualifications pour les JO sous leurs nouvelles couleurs.

On espère que la récente signature des documents contractuels de la mise en application de la première phase du Programme national du développement des infrastructures sportives (Pndis) et l’inauguration imminente du palais des Sports de Yaoundé, permettront à l’haltérophilies camerounaise de retrouver ses lettres de noblesse avec la mise à disposition des d'infrastructures et du matériel de bonne facture. Mais tout ceci ne saurait suivre si le gouvernement continue à abandonner ces sports dits « mineurs ».

 Mathieu Nathanaël NJOG

 

Les Médaillés camerounais

 

Hommes :

+105 Kg : Kemajou Dany (3 médailles Bronze : 1 à l’arraché, 1 épaulé-jeté et 1 au total)

69 Kg : Kingue Matam Bernardin (3 médailles Bronze : 1 à l’épaulé-jeté, 1 à l’arraché et 1 au total)

62 Kg : Ngamba Simon (1 médailles argent : à l’arraché)

56 Kg : Matam David (2 médailles Bronze : 1 à l’épaulé-jeté, 1 à arraché et total)

85 Kg Ketchangue Brice (3  médailles bronze : à l’épaulé-jeté, 1 à arraché et 1 au total)

 

Dames :

63 Kg : Miyenga Hélène (2 médailles argent : 1 à l’épaulé-jeté, 1 arraché et total)

63 Kg : Esse Hortense (1 médaille argent : à l’épaulé-jeté).

69 Kg : Nayo Gaëlle (2 médailles : 1 bronze à l’arraché, 1 argent à l’épaulé-jeté)

 

Par Njognath
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Dimanche 13 avril 2008 7 13 04 2008 18:02

Ouverture de saison

 Le powerlifting en proie aux problèmes de développement. Le ministère des Sports et de l’éducation physique et le président de cette fédération indexés.

 

La Fédération camerounaise de powerlifting (Fécapolif) n’est pas parvenue à concrétiser la promesse des fleurs d’un bon début d’activité. L’ouverture de la saison 2008 au lycée technique d’Edéa, le 15 mars dernier, a révélé un gros malaise. Elle a été émaillée par l’absence des autorités et une très mauvaise performance des athlètes. “ Tous les athlètes étaient très en deçà de leur réel niveau. Une véritable déception ”, reconnaît Victor Bessely Joly, préposé entraîneur national adjoint. Plusieurs power liftiers sur qui reposent les espoirs de médailles lors d’éventuels championnats internationaux, ont brillé par des contre-performances lamentables. Certains ont même écopé d’une note nulle sur l’une des trois épreuves de compétition. On peut citer Wilfried Kibengue et Francis Adjongako au soulevé de terre, Christian Ndjanda au développé couché, Bertrand Npegna, Thomas Essaka et Patricia Fokou à la flexion de jambes.

De même, un air de boycott et une mauvaise organisation ont émaillé cette compétition d’Edéa, disputée en l’absence du public. Le directeur technique, Roger Bilé et le secrétaire général de la fédération Samuel Raoul Fopessi Yougang, n’étaient pas de la partie. Le premier a été retenu par l’Ag de la fédération camerounaise d’haltérophilie dont il est membre et le second aurait été aperçu aux obsèques dans les environs de la ville d’Edéa. Il y est reparti, sans assister à la compétition. On l’accuse d’ailleurs de n’avoir jamais pris part à une seule compétition de cette fédération, depuis sa création. Un état d’âme qui traduit un malaise au sein du comité de gestion de la Fécapolif. A cela, il faut ajouter l’absence de plusieurs athlètes et responsables des ligues provinciales existantes. La gestion très autocratique du président national, Constant Tchandji, est l’une des accusations.

 

Accusés levez-vous !

En réplique, le président Tchandji met tout cela sur le compte d’une démotivation générale qui a gagné aussi bien les athlètes que ses plus proches collaborateurs. Cela, du fait de certains cadres du ministère des Sports et de l’éducation physique qui ont pris sur eux de bloquer le bon déroulement des activités de cette fédération. Entres autres, sont citées au moins trois compétitions internationales auxquelles l’équipe nationale de Power lifting a été conviée à participer et n’y est pas allée.

On cite le championnat du monde junior à la Garde en France en septembre 2007, le championnat du monde féminin et masculin à Sölden en Autriche et les championnats du Commonwealth de décembre 2007 à Christchurch en Nouvelle-Zélande. Cette dernière avait sonné comme le ras-le-bol de toute la famille du powerlifting. Surtout que, le commissariat de Grande-Bretagne s’était personnellement impliqué pour que la délégation obtienne l’avis favorable du Minsep. En vain. Alors que la délégation était entièrement prise en charge. Et même la remise d’une subvention en matériels. Cette situation vaut au Cameroun d’être menacé d’exclusion du Commonwealth. Une enquête est en cours au niveau du ministère des Relations extérieures.

 

Une dynamique brisée

Agréée le 30 juillet 2007 par le ministère des Sports et de l’éducation physique, la Fécapolif a aussitôt démarré ses activités en fanfare avec l’organisation le 4 août à la gare de Bessengue Douala, de la première journée du championnat national. Pour une première sortie, la Fécapolif avait fait un tabac en faisant compétir dix athlètes. Les performances réalisées étaient alors très encourageantes. Certains menaçaient les records africains. Seule fausse note, tous les athlètes étaient de Douala et venaient du club pionnier, Africam Negro Club.

Un impair très vite corrigé deux semaines plus tard, lors de la 2ème journée du championnat national. Cette fois, le président de la Fecapolif, Constant Tchandji, avait décidé d’aller conquérir la capitale en organisant cette compétition à l’Injs. Si la mauvaise organisation n’avait pas permis une mobilisation du public, elle avait eu le mérite de susciter une adhésion d’une vingtaine de nouveaux athlètes. Une nouvelle fois, les athlètes stimulés par une saine compétitivité, avaient réalisé des performances qui avaient ému Roger Bilé, le directeur technique par intérim. Il avait alors avoué sa surprise de voir la qualité des athlètes que regorgeaient la ville Yaoundé, qui avaient rivalisé d’adresse avec leurs camarades de Douala. Au point de les damer le pion en s’emparant du titre honorifique du meilleur athlète de la soirée qu’avait enlevé Fréderic Fokedjou.

Le 6 août dernier, c’était au tour de la conquête de la province du Sud-Ouest avec en prime l’installation de la ligue provinciale. Marquée par une adhésion. Mais depuis lors cet enthousiasme semble s’être estompé.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 09-04-2008

Par Njognath
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 03 2008 18:35

Sport – Haltérophilie

 

La fédération camerounaise d’haltérophilie a tenue une session de son conseil d’administration et de son assemblée générale les 15 et 16 mars 2008. Très houleux.

 

Le président de la fédération camerounaise d’haltérophilie (Fécaha), Tikiri Boukar a convoqué le samedi 15 mars 2008 la première session du Conseil d’administration et de l’Assemblée générale depuis son élection en 2003 à la présidence de cette fédération. Un seul point était à l’ordre du jour : « Amendements et adoption des textes (statuts, règlement intérieur et règlement spécial Ndlr) régissant la Fécaha ». Il se conformait ainsi aux prescriptions du ministère des sports et de l’éducation physique qui a donné injonction l’année dernière à toutes les fédérations qui fonctionnent sans textes adoptés de le faire avant les prochaines élections.

Ce que la Fécaha a essayé de faire après un Conseil d’administration plutôt expéditif et des travaux de l’Assemblée générale qui se sont étendus sur deux jours sans arrêts. De 12 heures à 4 heures du lendemain matin. Et pour cause, la méthodologie utilisée qui a consisté à lire chaque article et le discuter en séance plénière a achoppé les discussions sur les détails. Rendant les échanges houleux. Une ambiance entretenue par les camps des potentiels candidats à la présidence. D’autant plus que cette saison est celle de fin de mandat et les prochaines élections sont prévues pour la fin d’année 2008. A l’occasion les différents camps, (ceux du président en exercice Tikiri Boukar, Adamou Bako, l’ancien président et Bong André, le malheureux candidat des derniers élection) en ont profité pour porter sur la table les épineux dossiers qui ont fragilisé le bon fonctionnement de cette fédération depuis le début de cette mandature. Au point de conduire à la scission avec le bodybuilding qui es allé créer une nouvelle fédération.

 

Récriminations

Ainsi dans les amendements, pour tenter d’éliminer Tikiri Boukar à sa propre succession, il a été proposé en vain que « le président de la fédération devrait résider à Yaoundé ».  Ce qui l’aurait éliminé de fait puisqu’il réside à Garoua. Ces protagonistes soutiendront que son absence dans la capitale est à l’origine des incidents scandaleux qui ont terni l’image de cette fédération devant la tutelle. A l’instar de l’affaire de l’immigration manquée d’un nigérian qu’on avait réussi à donner la nationalité camerounaise et tenter de le faire voyager en lieu et place des athlètes pour une compétition en France. Une affaire qui avait éclaboussé Talla, l’ancien directeur technique national, de défunt mémoire, à tel enseigne qu’il a été contraint de faire une fugue pour échapper aux éléments de la force de sécurité qui étaient à ses trousses.

Toutefois, ils ont obtenu que le quota de représentativités des ligues provinciales soit modifié pour éviter au président sortant de se constituer une majorité avec des électeurs fictifs provenant des ligues qui n’existent que sur le papier. Ainsi, les ligues (Centre, Littoral et Sud-Ouest) ayant fonctionné et présente à ces assises présenteront cinq (5) délégués et les autres deux (2) délégués. Par ailleurs, Adamou Bako obtiendra l’arrêt des travaux pour observer une minute de silence en mémoire des haltérophiles décédés. A l’instar de Talla et de Bessely Victor, le pionnier de l’haltérophilie au Cameroun et président du plus vieux club, Africam Negro. Ce qui sera perçu comme un pied de nez à l’égard du bureau en exercice, peu humaniste et très peu entreprenante. D’ailleurs, les délégués ont dénoncé à l’unanimité l’absence des compétitions sportives pendant cette mandature. Caractérisée uniquement par des compétitions d’ouverture et fermeture de saison. « Très souvent mal organisé et connaissant une faible participation », affirme un délégué.

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 03 2008 11:30

Basket-ball Littoral

Après un arrêt de plusieurs semaines, les championnats provinciaux jeunes, dames et seniors ont repris le 17 février dernier.

 

“ Je t’aime moi non plus ”, voilà le climat qui prévaut au sein du bureau de la ligue provinciale de basket-ball du Littoral depuis l’entame de cette saison 2007-2008. Démarré sur les chapeaux de roue le 5 décembre 2007 par un tournoi d’ouverture de saison, les championnats seront interrompus après deux journées. “Il y avait encore plusieurs incompréhensions. J’ai décidé une interruption pour les aplanir. Ce qui a été fait lors des réunions que le bureau a tenu le 14 février 2008 avec les officiels et les présidents de clubs”, reconnaît Francis Kemloh, le président de la Ligue. La ligue souffrait d’un réel problème de communication. Les décisions étaient modifiées à chaque niveau de transmissions. “ Ce qui suscitait des frustrations et même frisait la délation ”, révèlent d’autres membres.

Entre autres choses, il y avait la question de la retombée des recettes de sponsoring. Précision a été faite sur les sociétés sponsors. Orange Cameroun est le sponsor officiel de la ligue. Le contrat est déjà négocié, et seule la signature reste attendue. A cet effet, il a été indiqué aux équipes que “ la concurrence sectorielle sera strictement évitée, même au niveau des clubs ”. Pour la coupe provinciale, le sponsor est Virgin Nigeria Airways. Toutefois, il a été rappelé que “ les clubs mettront le logo des sponsors de la ligue et pourront également mettre les logos du sponsor du club”.

L’autre point d’achoppement a été la compréhension du concept ligue I et ligue II dans lequel se dispute le championnat provincial 2007-2008. Alors que le président Kemloh voulait une ligue I des meilleures équipes de la saison précédente et que la Ligue II regorgeant les équipes reléguées et les nouvelles équipes, il a fait fasse à la résistance des présidents de clubs. “ Tous les présidents veulent disputer la Ligue I parce qu’ils estiment qu’elle est plus compétitive ”, justifie Kemloh.

Vulgarisation

Au final, il a été adopté que “ la ligue I est provinciale et est la ligue de compétition, toutes catégories comprises. Elle organise le championnat provincial, le All star et la coupe provinciale ”, précise le communiqué final d’une réunion entre les protagonistes. En revanche, ajoute ce communiqué “ la ligue II est départementale et a pour mission, la détection des jeunes talents débutant et la vulgarisation du basket-ball par les centres de formation, la Fenasco et le basket de rue ”. Car, si la saison précédente, la priorité a été la gestion participative, cette saison est placée sous le signe de “ la vulgarisation du basket-ball à travers la ligue II ”.

En attendant que la ligue II se mette en place, plusieurs écoles de formations se sont affiliées en ligue I et disputent le championnat provincial. Une présence diversement appréciée.

C’est le cas de l’équipe des fillettes de Sé School, une école de basket-ball essentiellement composée des élèves de 12 à 16 ans du lycée de New-Bell. Une initiative du professeur d’Eps et ancienne internationale, Mme Sé Nadine. Alors que certains observateurs saluent l’initiative et promettent un bel avenir à ses fillettes malgré qu’elles essuient des défaites lourdes (60-10), d’autres y voient une précocité. “ La Ligue doit soutenir une équipe comme celle-là, mais seulement il est tôt de la faire jouer en ligue I. Elle devrait fourbir ses armes en ligue II pendant deux ans avant de se frotter à ce niveau de compétition. Car, elle n’aide pas ses adverses ”, souligne F. Kemloh.

 

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 05-03-2008

 

Par Njognath
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Vendredi 22 février 2008 5 22 02 2008 15:56

Sport – Haltérophilie

Supercherie

 

En partance pour une compétition en Iran, la délégation de la fédération camerounaise d’haltérophilie (Fecaha) a été débarquée  le 5 février dernier sans ménagement au niveau de l’aéroport de Nsimalen.

Une affaire rocambolesque vient de mettre à nu la cupidité et l’incurie des dirigeants de la fédération camerounaise d’haltérophilie. Une fédération qui se saborde progressivement avec la complicité des autorités sportives. « Pourtant réputée pourvoyeuse des médailles dans les compétitions multidisciplinaires, elle n’honore curieusement plus cette notoriété. Sans que cela n’émeuve pas la tutelle», s’indigne les encadreurs de l’Africam Negro Club de Douala. Mardi 5 février dernier, une délégation de dix personnes, soit sept athlètes (sélectionnés à la tête du client), deux entraîneurs nationaux, Tsanga, des seniors et Clément Mballa des juniors avec à sa tête Yves Penenkoul, chef de délégation, sont manu militari interdits d’embarqués à l’aéroport de Nsimalen d’un vol alors qu’ils étaient en partance pour l’Iran où ils étaient attendus pour une compétition « amicale ».

Sur instruction de David N’hannack Tonye, secrétaire général du ministère des sports et de l’éducation physique, injonction est donné au chef de délégation Yves Penenkoul, cadre au ministère et secrétaire général de ladite fédération de ramener les 33 millions de Francs Cfa débloqués pour l’expédition. Simultanément, des émissaires sont dépêchés à l’aéroport de Nsimalen pour déposséder les athlètes de leurs passeports. « Nous n’arrivons pas encore à être fixé sur l nœud du problème. Jusqu’à présent les versions des concernés sont divergentes. Tout porte à croire que c’est une affaire d’intérêt personnel qui aurait divisé les bénéficiaires », relève un président provincial qui a requis l’anonymat.

 

Le pot aux roses

En effet, en présentant le programme des compétitions internationales de la saison 2008, le président de la fédération camerounaise d’haltérophilie, Tikiri Boukar aurait présenté la compétition de l’Iran comme étant qualificative pour les Jeux olympiques. Le ministre Augustin Edjoa valide la participation et le budget présenté à hauteur d’un montant de 33 millions Fcfa. Seulement, le jour du départ, il va être révéler au secrétaire général du Minsep qu’il s’agit d’une supercherie. La compétition n’étant ni officielle, ni qualificative pour les JO, mais amicale. Selon nos sources, la dénonciation a été faite par David Matam, directeur technique national.

Ce dernier a mis à nu la supercherie qui consistait à distraire les 33 millions Fcfa mis à disposition par le ministère des Sport pour cette expédition. D’autant plus que c’était une invitation de la fédération iranienne d’haltérophilie à la fédération sœur du Cameroun à une compétition amicale.  Une invitation destinée aux équipes nationales masculines juniors et seniors et qui aurait été accompagnée d’une prise en charge de tous les frais y afférents. Billets d’avion de toute la délégation et une prime de 1000 dollars (environ 500.000 Fcfa) par jour pour chaque membre de la délégation. Soit 4000 dollars (environ 2 millions Fcfa) pour les quatre jours de séjour. C’est cette retombée qui serait l’objet de la pomme de discorde.

Les responsables de la Fécahac ayant décidé de gérer le dossier en excluant le directeur technique national, David Matam. Pis encore, aucun athlète de l’écurie de David Matam, et notamment ses enfants (les champions du Cameroun dans leurs catégories) n’ayant pas été retenus pour ce voyage « juteux ». C’est alors qu’il a choisi révéler le pot au rose. Mais selon nos sources, les 33 millions Fcfa qu’on promettait de remettre au ministre Edjoa dès son retour de la Can au Ghana fait jaser sous cape les protagonistes. Toutes nos tentatives de recueillir l’avis d’un des responsables du Minjes concernés se sont soldées par une indisponibilité, sinon  d’un refus de parler à la presse sans l’avis de la hiérarchie.

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath
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