Economie

Mercredi 25 novembre 2009

 Emploi

Le Fond nationale de l’emploi  a organisé mardi 24 novembre 2009 à Douala un séminaire sur les avantages et conséquences du processus de renforcement  du capital humain dans les sociétés.

 

Il n’est pas un secret de polichinelle que le facteur recrutement influence de manière significative le rendement dans toute entreprise.  C’est fort de ce constat que le Fond national de l’emploi (Fne) a organisé un séminaire sur le thème : «Le recrutement, une prise de risque  ou un investissement pour l’entreprise». Il était question d’explorer les contours de cette problématique dont l’incidence à une emprise significative sur les performances de l’entreprise. Paul Mouen-Njoh, directeur des ressources humaines au Groupe Cfao et modérateur des travaux a dans son propos liminaire situé l’importance de ces assises. «C’est un débat sensible et important pour la survie, la vie et la compétitivité de nos entreprises, car tout part de la qualité des hommes et par conséquence de la qualité des recrutements. La théorie ne peut se suffire, elle doit être mise en œuvre d’où la nécessite des spécialistes», dira-t-il.

Les intervenants Marlyse Tongo Douala Bell, consultant senior en GRH et directeur général du Cabinet Imca et Emmanuel Sidjui, enseignant à l’université de Douala en GRH ont exploré le tour de la question en ..., le processus théorique du recrutement ; la pratique du recrutement dans les entreprises avec ses contingences subjectives ; et les corollaires d’un recrutement raté. Pour arriver à la conclusion que les opérations de recrutement quelqu’en soit la méthode utilisé à un coût et de ce fait est un risque pluriel. Alors «le recrutement est bien loin d’être un jeu de hasard, c’est un investissement que le manager doit capitaliser pour ne pas obtenir des résultats néfastes», conclut Marlyse Tongo Douala Bell. Pour y parvenir, tous les maillons de la chaîne doivent jouer à merveille leur partition. Du manager qui définit la politique et décline la stratégie du recrutement, aux structures de recrutement ou tout autre recruteur, en passant par le responsable des ressources humaine qui a la lourde responsabilité d’élaborer le profil et surtout de rendre les conditions de l’offre attractives et avantageuses pour les potentiels talents qui ne postulent plus pour le poste mais pour un profil de carrière. «Un recrutement n’est pas un cadeau qu’offre l’employeur, mais un marché gagnant-gagnant. Le candidat vend son talent et l’employeur recherche une compétence pour son développement», précise Marlyse Tongo.

 

Ecueils

Toutefois, les opérations de recrutement restent émaillées de beaucoup d’écueil. Les participants ont relevé que l’exigence financière des cabinets de recrutement étant prohibitive,  les Pme disent ne pas toujours pouvoir se référer à eux. Mais les panélistes mettent cela sous le fait que les Pme ne sont pas structurées et cela se ressent dans les recrutements qui sont faits sur des bases familiales, ethno-tribales et les affinités. Mais les panélistes ont proposé au Pme pour éviter les investissements financiers des opérations de recrutements d’autres méthodes plus souples, tels que, les stages pré-emplois avec évaluation à termes, les partenariats avec les structures de formation ou s’appuyer sur le Fne. En revanche, lors des échanges, les recruteurs et organismes de recrutement ont aussi été accusés de faire dans la subjectivité. Ce que n’ont pas nié les panélistes. Marlyse Tongo a reconnu que très souvent à la fin des textes, les employeurs usent souvent de pression avec l’introduction des candidats qui n’ont pas soumis aux tests, ainsi la rétractation du manager en fin processus pour des raisons souvent fallacieuses. Tout compte fait, recommandation a été faite pour que le recrutement ne soit pas un échec. «Car l’investissement nécessite un retour sur investissement au cas contraire si le résultat n’est pas probant alors le recrutement devient un énorme risque », conclut Emmanuel Sidjui. Grande sera la satisfaction de Célestin Njipou, représentant du directeur d’agence Littoral du Fne du rôle joué par cette institution en initiant ce débat qui va permettre aux entreprises de se rapprocher des standards internationaux.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath
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Mercredi 25 novembre 2009

Preavis de grève

L’association des dépositaires et marchands de journaux des villes de  Douala et Yaoundé viennent de lancer un préavis de grève.


 

Les vendeurs de journaux réitèrent leur préavis de grève pour le 30 novembre 2009. C’est la substance de la demande d’audience adressée au ministre de la communication en date du 23 novembre 2009. «Devant la gravité de la situation concernant la distribution de la presse sur le territoire camerounais, à savoir la possibilité d’un blocage complet de la distribution et la vente de toutes les publications (locales et étrangères) et surtout le manque de réaction du ministère des finances à travers la direction des grandes entreprises...», lit-on. Par ricochet, ils menacent de mettre en exécution le préavis de grève lancé depuis le 14 novembre 2009. Mais avant, ils sollicitent du ministre de la communication, la tenue d’une réunion très urgente avec les représentants des deux associations des vendeurs de journaux de Douala, Yaoundé et du directeur général de Messapresse, afin qu’ensemble, ils trouvent très rapidement des solutions pour désamorcer ce préavis de grève.

Une demande d’audience qui fait suite à l’indifférence affichée par le directeur général de Messapresse, société détenant le monopole de la distribution des journaux au Cameroun, devant les revendications que les marchands de journaux ont porté à son endroit. «Compte tenu du mutisme que vous affichez jusqu’ici malgré les nombreux courriers que nous vous avons adressés sur les difficultés que nous rencontrons dans notre profession, nous venons par la présente réitérer notre engagement pour obtenir l’annulation du précompte de 1% facturé sur nos pseudo achats», réclament les vendeurs de journaux. Car ils soutiennent que cette retenue, fait suite à une mauvaise interprétation de la loi des finances 92/93 et portant l’article 21 alinéas 3 du nouveau Code général des impôts, mais aussi la perte de vue de l’incidence de cette facturation dans les états financiers des dépositaires. Or, il se trouve que la loi de fiance N° 92/93 institue le prélèvement de 1% par les fournisseurs sur les achats des commerçants. Et Cet article précise le champ d’application de ce prélèvement et l’exonération due à la qualité d’acheteur. «Selon cet article, le prélèvement de 1% s’applique aux achats destinés à la revente en l’état, c’est-à-dire, les achats effectués par les revendeurs et commerçants », soutiennent les vendeurs de journaux.

Pourtant, le principe de fonctionnement des marchands de journaux Messaprese est celui de dépôt. De ce fait, il va s’en dire que les marchands de journaux n’achètent rien à Messapresse pour revendre. Bien plus, le contrat de partenariat qui lie Messapresse aux marchands de presse précise bien que lesdits journaux déposés auprès des marchands, moyennant une forte caution de garanti, restent et demeurent la propriété de Messapresse. «Or, une vente ou achats entraîne une cession ou une acquisition de la propriété, mais aussi devraient permettre de réaliser des marges. En revanche, nous sommes justes des intermédiaires et des dépositaires qui ne peuvent pas disposer à volonté des produits. Conséquence, le prélèvement de 1% qui nous est appliqué est  en marge de la loi», soulignent-ils. Pis encore, il ressort de l’article 21 alinéa 3 du nouveau Code général des impôts que «les personnes assujetties à l’impôt libératoire c’est-à-dire exonérées de l’IS ou l’IRPP sont non seulement exonérées du prélèvement de 1%, mais ne peuvent pas faire valoir ce prélèvement en acompte de leurs impôts», argumentent les marchands de journaux avant de conclure : «Fort de ces constats, nous considérons les attitudes de Messapresse comme une duperie, un enrichissement sans cause sur le dos des diffuseurs de journaux.» Non sans réclamer le remboursement des sommes perçues à ce jour au titre de cette fameuse taxe. Et exiger la revalorisation des remises qui les sont attribués de l’ordre de 5%. Ainsi que l’arrêt immédiat de la vente à la criée qui crée une concurrence déloyale.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath
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Lundi 16 novembre 2009

Jeune Chambre Internationale - Congrès mondial

Dès ce lundi 16 au 19 novembre 2009, la ville tunisienne de Yasmine Hammamet accueille le 64è congrès mondial de Jeune Chambre Internationale.

 

Vice-président mondial sortant, le camerounais, Roland Kwemain, 38 ans est sur la bonne voie pour prendre les rênes de la Jeune Chambre Internationale (Jci) pour un mandat d’un an. Le Congrès mondial de la Jci est aussi une session élective au cours de laquelle, il sera procédé au renouvellement du bureau exécutif mondial. Avec un lobbying sur le plan diplomatique, notamment avec l’onction du chef de l’Etat, Roland Kwemain est certain qu’au terme de ces assises, il deviendra le président mondial de la Jci. Il prendra ainsi le relais de l’Ecossais Scott Greenlee, sauf, cataclysme. «Le Président de la République a instruit le ministre des Finances et le ministre du Commerce, qui est notre tutelle, de mettre en œuvre tous les moyens pour pouvoir nous accompagner. Donc, il y a un travail de lobbying important fait par le ministère des Relations extérieures, et tous ceux qui, de près ou de loin, peuvent nous accompagner pour faire de ce coup d’essai un coup de maître», souligne le plénipotentiaire camerounais. Notamment au niveau des ambassades du Cameroun, des représentations diplomatiques. «Il y a aussi des déplacements stratégiques que nous ne pouvons pas dévoiler ici. Bien entendu, on ne peut pas vouloir exercer une fonction aussi haute sans le soutien et la bénédiction des autorités de son pays. Le gouvernement a mis à ma disposition un passeport diplomatique et des moyens.  Nous avons un budget de pré-campagne et post-campagne d’un peu près 200 millions Fcfa. Je rappelle que le budget de la Jci est estimé à 5 millions de dollars (2,5 milliards Fcfa)», souligne le plénipotentiaire camerounais.

S’il était élu comme tout se dessine, Kwemain sera le premier noir et plus encore le premier Africain à occuper les plus hautes fonctions de la Jci depuis sa création il y a 65 ans. Il ne fait pas de doute que si cela se confirmait, le syndrome Barack Obama n’aura pas fini de faire tâche d’huile. Pour aller à la conquête de cette victoire historique, une délégation camerounaise forte d’une trentaine de personnes parmi lesquels les membres de la Jci a à sa tête trois membres du gouvernement. Il s’agit de Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce chef de délégation et parrain de cette candidature, Ama Tutu Muna, ministre de la Culture et ancienne sénatrice de la Jci, Henri Eyebe Ayissi le ministre des Relations extérieures. «Si je suis élu président mondial, je vais certes défendre les intérêts de la Jeune Chambre, mais l’on va noter que je suis Camerounais. En plus d’être une victoire diplomatique, ce sera une victoire économique pour le Cameroun. C’est une plateforme exceptionnelle pour la promotion de l’image du Cameroun. N’oubliez pas que, si je deviens président mondial, lorsque je serai reçu par les grands du monde, ce qu’on retiendra, c’est que je suis Camerounais. Par ailleurs la Jci a des partenariats avec la fédération internationale des chambres de commerce où l’on est au courant des tendances des investissements. A ce niveau là, on parlera de plus en plus du Cameroun et l’on pourra avoir les informations sur le Cameroun qu’on va diffuser auprès du patronat, du Mecam, du Gicam. Je pense que c’est à eux de m’utiliser. Bref, je serai un instrument au service de ma nation», affirme Kwemain.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Focal

Un mouvement de porter économique

La Jci est une fédération mondiale de jeunes leaders entrepreneurs âgés de 18 à 40 ans qui compte aujourd’hui plus de 200 000 membres. Sa mission est d’offrir des opportunités de développement aux jeunes, qui leur permettront de créer des changements positifs dans leurs communautés respectives. Outre l’élection du bureau  mondial, le 64è congrès mondial de la Jci, qui va drainer un peu plus de 5000 participants venant de 120 pays, examinera les différentes opportunités de nature à permettre aux jeunes de participer activement au développement économique et social partout dans le monde. «L’accent sera, néanmoins, mis essentiellement sur la lutte contre les changements climatiques et le développement des compétences dans le domaine du leadership et de l’entreprenariat», affirme Scott Greenlee, président mondial sortant de la Jci.

A cet effet, le programme du congrès comprend, outre la tenue d’une assemblée générale élective de la Jci, l’organisation d’un concours mondial d’art oratoire ainsi qu’une cérémonie de remise de prix du best Business plans et une présentation des 10 jeunes entrepreneurs les plus remarquables au plan international. Des sessions de formation pour les jeunes entrepreneurs, une foire internationale pour les entreprises ainsi que des rencontres d’affaires sont aussi prévues en marge du congrès. Ensuite, il y a la deuxième assemblée générale animée par des grandes figures internationales. On fait venir des personnalités comme Koffi Anan, pour nous parler d’une thématique. Cette année, on annonce Al Gore (ancien vice-président des Etats-Unis) comme orateur.

 

 
Par Njognath
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Jeudi 22 octobre 2009

Compétitivité - Génie mécanique

Le Fonds national de l’emploi a organisé le jeudi 15 octobre 2009 une sectorielle pour plancher sur le thème : «La compétitivité des entreprises de génie mécanique à l’aube de la mise en œuvre des grands projets au Cameroun»

 

1- Les défis du secteur de génie mécanique

«Chaque fois que nous avions monté des projets pour le Cameroun, nous nous sommes rendus compte que le génie mécanique revenait quasiment comme un secteur incontournable», affirme Marie-Colette Bimaï. Car les entrepreneurs se retrouvent avec des taux de disponibilité des équipements inférieurs à 35%. Et cette indisponibilité des équipements est due pour 80% à des problèmes de maintenance des équipements et des ressources humaines. C’est pourquoi «En prélude aux grands chantiers industriels qui s’annoncent, il était opportun pour nous de savoir si les Pme camerounaises de ce secteur, sont capables de répondre au besoin du marché et aux exigences des normes internationales, car la mondialisation place les entreprises camerounaises dans une situation de rude concurrence. Le Fonds national de l’emploi dans ses missions régaliennes entend participer au relèvement des niveaux de compétences des ressources humaines du secteur du génie mécanique», souligne Marie-Colette Bimaï, chargé d’étude de l’intermédiation, situant l’intérêt de ce forum des professionnels du secteur du génie mécanique, dans la filière de la maintenance industrielle, organisé le 15 octobre 2009 à Douala par l’Agence Littoral du Fonds national de l’emploi (Fne).

A l’occasion, les professionnels du secteur du génie mécanique dans la filière de la maintenance industrielle ont dans le diagnostic effectué, fait le point sur les problèmes organisationnels et structurels de la filière ; les facteurs de développement envisageables ; et la mise à niveau des ouvriers, techniciens et managers des entreprises concernés, et du personnel à recruter pour les projets futurs. Ils sont arrivés au constat que les entreprises du secteur se déploient dans très peu de disciplines. Le niveau faible de l’industrialisation du Cameroun a amené les opérateurs économiques à ne s’intéressent qu’à la maintenance industrielle avec ses disciplines connexes et à la construction métallique à petite échelle. La qualité des équipements faisant défaut. Sur les 43 entreprises généralistes : 27 disposent d’équipements et outillages de plus de 20ans acquis à l’occasion ; 11 disposent d’équipements et outillages de moins de 10ans acquis à l’occasion; 5 disposent d’équipements et outillages de moins de 5ans acquis à l’occasion. Sur les  21 spécialistes du 1er groupe : 12 disposent d’équipements et outillages d’occasion de plus de 20ans; 7  disposent d’équipements et outillages d’occasion de moins de 10ans; 2  disposent d’équipements acquis à l’état neuf, de moins de 5 ans.  Sur les 4 spécialistes du 2e groupe : 1  dispose d’équipements et outillage d’occasion de moins de 10ans, 2 disposent d’équipements et outillage d’occasion de moins de 5ans, 1 a démarré ses activités il y a moins de 5ans, avec du matériel neuf.

Plusieurs facteurs qualifier d’exogènes pour certaines et d’endogènes, ont été relevés comme blocage au développement des entreprises camerounaises de ce secteur en particulier et des Pme en général. Sur le plan de l’environnement institutionnel, Pierre Abanda Kpama constate que «les anciennes structures d’encadrement et d’accompagnement des Pme ont disparu, par la volonté du Fmi et de la Banque Mondiale. Le Fogape, le Capme, le Fonader, la Bcd ont été sacrifiés sur l’autel des programmes d’ajustement structurel. Celles qui ont résisté agonisent ; c’est le cas de Matgénie et du Cenema » avant d’indiquer que «Le débat sur la gouvernance de ces structures doit avoir lieu. Et l’impérieuse nécessité de leur réhabilitation ne fait pas débat.» Pour compléter le tableau institutionnel, il ajoute pour le déplorer, qu’il n’existe pas d’institution financière spécialisée dans le financement des Pme…les banques commerciales n’accordent pratiquement pas de crédit aux Pme, au motif que les Pme ne présentent pas les garanties suffisantes pour bénéficier des prêts.

 

2- Une exigence de compétitivité.

Il y a même les bases de création d’une entreprise qui ne sont pas respectées dans la majeure des cas. Notamment l’élaboration d’une étude de projet comportant une description claire du projet qu’on veut mettre en route : une étude de marché, une étude technique, une étude financière et une étude prospective ? «La vérité est que très peu de nos entreprises ont suivi ce schéma. Nous agissons par mimétisme et par flair», reconnaît Abanda Kpama. Il y a aussi la faible capacité managériale. On doit à la vérité de dire que nombre de dirigeants de Pme n’ont pas toujours les compétences et l’expérience suffisantes pour gérer les entreprises dont ils sont les promoteurs. Plus inquiétante est la tendance observée à ne pas s’entourer de personnes qualifiées. Conséquence : «Il est surprenant de constater que plus de 90% des marchés publics sont attribués à des structures illégales appelées Etablissements», révèle Abanda Kpama. Quant à la fiscalité, on constate que les Pme sont soumises à la même fiscalité que les grandes et très grandes entreprises. Pour prendre le seul exemple de l’impôt sur les sociétés, y compris dans les pays les plus développés, le taux applicable pour les Pme est généralement de l’ordre de 50% inférieur à celui appliqué aux grandes entreprises. «Au Cameroun, il est de 38,5% pour les grandes entreprises et de 38,5% pour les Pme ! C’est une situation pour le moins insolite», dénonce Abanda Kpama. Il y a aussi le retard observé dans les paiements des prestations où les grandes entreprises publiques, parapubliques et privées, bloquent le paiement des prestations dûment réalisées et réceptionnées des Pme pendant 3, 6, 9, voire 12 mois. De même que le faible transfert de technologie. Tous les grands projets industriels qui ont été exécutés au Cameroun jusqu’alors ont vu écarter de la sous-traitance les Pme camerounaises, et éviter à tout prix le moindre transfert de technologie.

D’autant plus que le problème de fond qui se pose pour nos entreprises c’est bien celui de la compétitivité. «Il ne fait aucun doute que la compétitivité de nos entreprises par rapport à l’extérieur est d’abord et avant tout une capacité à satisfaire les exigences dictées par les standards internationaux, particulièrement en matière de qualité», affirme Jean Bosco Kilama. Le minimum exigé est la norme Iso 9001. Pour cela, il faut faire face à la faible offre en ressources humaines qualifiées. Lorsqu’elles doivent réaliser des chantiers d’une certaine envergure, les Pme du secteur du génie mécanique dans la filière maintenance sont très souvent confrontées au manque de techniciens qualifiés. On peut citer : les tuyauteurs sanitaires encore appelés plombiers, des échafaudeurs, des scaphandriers professionnels, des soudeurs en milieu marin, des techniciens de maintenance offshore, des techniciens en qualité et sécurité, des techniciens de levage, des techniciens anticorrosifs. «Il est alors urgent qu’un partenariat gagnant-gagnant soit mis en place entre les établissements et les opérateurs économiques pour mettre en place un programme de formation et de qualification de la main d’œuvre du génie mécanique», propose le Directeur de l’Uit de Douala. «En espérant que nous disposons encore du temps pour le faire et éviter ainsi d’être absorbés pendant la réalisation des grands projets, par les entreprises venues d’Asie et de l’Occident», s’inquiète Jean Bosco Kilama situant la menace. L’expérience du pipeline Tchad – Cameroun, est évocatrice. Les pouvoirs publics n’avaient pas pu empêcher Wilbross d’écarter les entreprises camerounaises de ce projet. Au regard des grands chantiers à venir, les promoteurs des Pme du secteur du génie mécanique ont mis sur pied l’Association pour le développement de la sous-traitance au Cameroun (Adescam) pour servir de structure de pression et de lobbying qui soit en mesure de défendre plus efficacement les intérêts de nos entreprises. Mieux, qui soit le conseiller de l’Etat et de ses démembrements dans la mise en œuvre de sa politique de promotion des Pme.

 

3- Offre d’emplois des grands  projets industriels à venir

Pendant les quatre dernières décennies, Le génie mécanique s’est révélé être un secteur en pleine expansion. Aujourd’hui, malgré des difficultés conjoncturelles, l’ Adescam compte 122 entreprises  inscrites dans le Génie mécanique, le Génie civil, le Génie électrique et les services à l’Industrie. Mais dans l’ensemble, ces entreprises sont confrontées à un problème de spécialisation des filières. «Plus les contraintes de compétitivité sont fortes, et plus elles ont tendance à se moderniser et la spécialisation constitue un des  leviers pour la Compétitivité», affirme Christian Essawe Eyobo, secrétaire permanent  d’Adescam. L’offre structurellement actuelle est dispersée et sous-équipée. Une enquête de l’Adescam faite sur 68 approchées indique que : 43 sont généralistes de toutes les filières du Génie mécanique, soit 64% ; 21 sont spécialisées dans au maximum deux filières du Génie mécanique, soit 31% ; 4, seulement sont spécialisées dans une seule filière du Génie mécanique, soit 5%. Et Essawe Eyobo de conclure que «plus les entreprises de Génie mécanique sont  généralistes, moins elles disposent d’équipements récents.»

Cette préoccupation se pose avec acuité à l’orée du démarrage des grands chantiers à venir. On cite l’extension de la Sonara qu’on prévoit pour début mars 2010 et celui de l’extension du Port en eau profonde de Kribi qui va nécessiter une main d’œuvre de 1000 personnes dans les secteurs d’activités diverses.  Pour Bourdin, le directeur technique d’Alucam, il a fallu attendre la signature du contrat d’électricité pour que Rio Tinto ressort des tiroirs  les grands dossiers d’investissement pour le Cameroun. Il s’agit de l’extension de l’usine d’Alucam d’Edéa et la construction d’une nouvelle usine à Kribi d’une capacité d’un million de tonne qui pourra démarrer d’ici 2013 pour une durée respective de 4 ans. Avec une création respective de 2500 et 1000 d’emplois. L’Adescam de manière plus précise évalue pour le secteur du génie mécanique de  207 emplois dans la charpente métallique, 197 emplois dans la chaudronnerie soudure –    tuyauterie, 83 emplois dans le montage mécanique.

Il y a aussi, la construction du barrage de Nachtigal qui aura une durée de 3 ans avec une opportunité d’emploi en génie mécanique de : 67 emplois dans la charpente métallique, 47 emplois dans la chaudronnerie soudure – tuyauterie, 102  emplois dans l’hydromécanique. La construction du barrage de Lom Pangar dont on ne connaît toujours pas la date de démarrage aura une durée de 3 ans et offrira une opportunité de : 78 emplois dans la charpente métallique, 59 emplois dans la chaudronnerie soudure – tuyauterie,   dans l’hydromécanique (non déterminé).  ©Et à long terme, le barrage de Songmbengue. Mais les entreprises de génie mécanique sont confrontées à beaucoup de difficultés d’accès aux Commandes.

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath
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Mardi 20 octobre 2009

Economie - Finances

 

Le gouvernement gabonais a décidé de rappeler le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), M. Philibert Andzembé, en vue de son remplacement, a annoncé, mardi à Libreville, le communiqué officiel ayant sanctionné la première réunion du conseil des ministres, présidé lundi par le nouveau président gabonais Ali Bongo Ondimba.

Le gouvernement a également décidé de « faire arrêter les fonctionnaires gabonais de la Beac, résidant sur le territoire national, présumés impliqués dans les malversations financières» au bureau extérieur de la Beac à Paris, provisoirement évalués à 19 milliards de Fcfa, indique le communiqué. « Le gouvernement gabonais a décidé de faciliter les enquêtes des cabinets d’audits mandatés par la Beac ainsi que les investigations de la brigade financière française auprès de qui la Beac a porté plainte », poursuit le texte, invitant les autres pays membres de la Beac à « participer activement à la recherche des solutions pour restaurer la sérénité et la crédibilité de la Beac».

Armand Brice Ndzamba et Maurice Moutsinga, respectivement comptable au bureau parisien de la Beac et ancien directeur central de la comptabilité au siège de la Banque à Yaoundé (Cameroun), impliqués dans le scandale financier dévoilé par l’hebdomadaire Jeune Afrique, auraient déjà été arrêtés dans la capitale gabonaise selon des sources concordantes.
En poste depuis le 6 juillet 2007, Philibert Andzembé, 52 ans, a été rappelé dans son pays en raison de ce scandale financier.

Souce APA 

Par Njognath
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Mercredi 15 avril 2009

Economie – Promotion

Un défi que c’est lancé l’Agence en communication et marketing Pyramid.

 

«Pyramid Trade Trotter (Ptt)» est la première foire itinérante qu’une Agence de communication et de marketing a décidé d’organiser du 5 novembre au 20 décembre 2009. Il s’agit en 45 jours de parcourir les 10 régions, en allant de Kousseri à Douala, avec 44 destinations, soit 20 villes étapes où la caravane va s’arrêter pour plus d’une journée et 24 villes escales où la caravane va passer simplement quelques heures. Cette foire mobile à aussi un caractère international avec l’onction de la commission compétente de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). «Ptt, est un cadre idéal de synergie des savoirs faire et de l’intelligence des acteurs du milieu des affaires en Afrique centrale, une attitude culturelle et touristique de proximité vis-à-vis des marchés de la sous-région », affirme le secrétaire général de Pyramid Sarl.

La dimension de la zone Cemac, se veut tri-dimensionnnelle. Puisqu’elle a pour but de contribuer au rayonnement économique, touristique et social. Sur le plan économique, Pyramid Trade Trotter va offrir aux opérateurs économiques un espace d’affaires et d’échanges pour des opportunités d’affaires ou des joint ventures. Sur le plan culturel, Ptt va offrir des opportunités d’excursions pour la valorisation du patrimoine culturel des peuples et des traditions afin de mieux vendre la destination du Cameroun. Sur le plan social, ce sera l’occasion des huit ministères engagés à atteindre les cibles de l’arrière pays par des campagnes de sensibilisation à l’instar de celle de la sécurité routière avec le ministère du tourisme et de tous les huit programmes prioritaires (Sida, paludisme,…) du ministère de  la santé publique...

 

Ils y croient

Un projet ambitieux et même prétentieux qui laisse dubitatif plusieurs observateurs. Un pessimisme dans lequel le responsable du comité technique d’organisation dit puiser des forces pour relever ce défi. «Chaque fois qu’on doute de nos capacités de réaliser ce projet révolutionnaire, cela nous pousse à nous surpasser pour réussir. Mais nous remarquons que si ce projet était porté par un européen, les gens n’auraient pas les mêmes doutes.»  C’est pour lever toutes ses équivoques, mais aussi servir de lancement officiel de la mise en route de cette foire que le Comité d’organisation sous la houlette de Jeannette F. Hiag, directrice générale de Pyramide Sarl Cameroun et sous le patronage du ministère du Commerce, parrain, représenté par Ename Ename, le chef service régional du commerce du Littoral a donné une conférence de presse le 10 avril 2009. Pour le Comité d’organisation, l’idée est partie du constat que certains produits n’atteignent pas les consommateurs dans tous les coins et recoins de la république. Si oui ne parviennent dans certaines localités que par un heureux hasard ou concours de circonstance.

A cet effet, la foire exposition itinérante, Pyramid Trade trotter, a pour objectifs spécifique d’offrir aux 800 entreprises attendus, soit 200 entreprises du Cameroun : une plate-forme pour un marketing de proximité qui les permettra de faire valoir leur savoir faire, mais aussi renforcer leur connaissance des marchés – Promouvoir la diversité culturelle – améliorer les conditions de vie des populations dans les collectivités décentralisées – lutter contre la vie chère...  D’autant plus que la foire mobile «Pyramid Trade Trotter», s’assimile à un salon d’entreprise itinérant qui va permettre aux créateurs de richesses de vendre et de mettre en exergue leurs potentialités. Pour cela, la caravane Ptt comprendra près de 5000 individus et 200 voitures et va parcourir plus de 1500 Km. S’il est vrai que Ptt est à sa première édition, et même une première au Cameroun, il n’en demeure pas moins vrai que les organisateurs qui sont des jeunes camerounais entendent mettre en valeur l’expertise de la maison mère Pyrimad France dont Pyramid Cameroun est la filiale.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

 

 

Par Njognath
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Mercredi 18 mars 2009

Internet 

L'occasion d'un déjeuner de presse était effectivement agréable. Mais c'est surtout le motif de la rencontre qui l'était. Il y a deux raisons. La première, c'est que la presse est elle-même utilisatrice de l'Internet. Qu'il s'agisse de la presse écrite, de la radio ou encore de la télévision, les organes de presse ont besoin de transmettre leur production, dans les meilleures conditions de sécurité et de célérité, des sites de réalisation aux sites de diffusion.

La deuxième raison est bien évidemment que les médias représentés peuvent relayer l'information. Vers les particuliers mais surtout vers les entreprises dont beaucoup attendent une offre adaptée à leurs besoins. Effectivement la gamme ici est large.

Mais il reste comme un obstacle que même le prestataire reconnaît : les tarifs. Ils sont élevés et limitent donc l'accès au service. Au Cameroun, le taux de pénétration de l'Internet est de 2% alors qu'il est de 10% au Sénégal. Explication de Jean Claude Ottou, directeur général adjoint de MTN Cameroon, les frais à payer pour accéder à la fibre optique sont de l'ordre de 37% au Cameroun contre 20% au Sénégal pour ne prendre que cet exemple.

Philippe Vandenbrouck, directeur général de MTN Cameroon, se veut optimiste. Il s'appuie sur l'histoire du téléphone portable pour imaginer un avenir faste à l'Internet. « En 2000, si on m'avait dit que nous serions à 3 700 000 clients, j'aurais éclaté de rire comme vous du reste. Aujourd'hui, nous y sommes ; nous avons pu le faire », développe-t-il.

Le développement de l'Internet tient, pour l'essentiel, au développement de l'infrastructure qui repose sur la fibre optique. Un extraordinaire outil dont dispose Camtel. Mais qui tarde à être valorisé pleinement.

 

 

Par Njognath
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Mercredi 11 février 2009

Colina La Citoyenne - Redéploiement

Le nouveau directeur général adjoint prend fonction.

 

La salle de banquet de l’hôtel Le Méridien de Douala a fait le plein d’œuf hier jeudi 5 février 2009. C’était à l’occasion de la présentation aux administrations publiques et privées, partenaires, aimable clientèle et grand public de Mme Marceline Niat épouse Yanga, nommé au poste de directeur général adjoint de la Colina la Citoyenne Cameroun. Ce qui en fait la toute première Dga de cette entreprise depuis sa création.

Elle fait partie avec Portais Ayangma et Alexandre Boya, les trois premières personnes les plus anciennes  avec qui, Portais Ayangma, le vice président et directeur général a relevé le défi de lancer une société d’assurance à capitaux privées. Mme Yanga Niat Marceline, 52 ans est une femme d’exception qui aime les défis. Après ses brillantes études supérieures à l’Université de Paris I, Panthéon Sorbonne où elle obtient une maîtrise en droit des affaires. Elle se spécialise en assurances et poursuit son parcours à l’Institut des assurances de la même université, où elle obtient avec brio le diplôme de l’Institut des assurances de Paris (Iap) avec comme camarade de promotion Mme Tiako Esther, directrice générale de la société d’assurances Nsia qui a été pendant des années, directrice générale adjoint de Axa assurances.

Pour y parvenir Mme Yanga Marceline a gravi pendant depuis 22 ans tous les échelons de la société, bravant au passage tous les services d’assurances. Ce qui fait dire à sa hiérarchie qu’elle est «aguerrie, compétente et expérimentée». Mais pour la concernée, «c’est une nouvelle page qui s’ouvre à elle. Et elle entend les assumer  avec autant de compétence et de dévouement». Une reconnaissance lorsqu’on sait que dans le monde des assurances, les femmes qui occupent les hautes responsabilité ne sont pas nombreuses. Pour Portais Ayangma, «c’est une récompense à une collaboratrice très compétente. Le Dg étant déjà très occupé, il fallait trouver quelqu’un à prépare pour le haut management ».

En attendant que le Dg via le Conseil d’administration définisse ses missions pour se donner des défis, elle devra certainement s’atteler au développement commercial et réviser les comptes clients pour mieux améliorer les recouvrements.

 

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

Par Njognath
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Mercredi 10 décembre 2008

Petrole - Marketteur

 

La Société de Trading et d’exportation de pétrole brut et des produits pétroliers (Tradex) compte doubler le nombre de ses stations services au Cameroun fin d’année 2009. Actuellement, Tradex compte 13 stations-service dont 5 à Douala et 8 à Yaoundé. Perrial Jean Nyodog, le Directeur général de Tradex a fait l’annonce le vendredi 28 novembre 2008 lors de la journée réseau. «Tradex est aujourd’hui en plein développement de son réseau de stations services. Au moment nous parlons, nous venons de lancer les chantiers de construction de trois stations services. Nous entendons que d’ici la fin de l’année 2009 nous ayons doublé le nombre de stations service actuelles ». Depuis que cette entreprise s’est lancée en 2006 dans la distribution des produits pétroliers, elle a conquis en l’espace de trois ans près de 10% de part de marché. Après s’être imposé comme le No 1 du Trading pétrolier en zone Cemac. Le secteur de la grande distribution pétrolière encore appelé marketteur, est contrôlé par les multinationales, avec 85% de part de marché. Depuis l’avènement de la libéralisation dans ce secteur d’activités, l’offensive des sociétés pétrolière à capitaux camerounais a contraint à une sérieuse redistribution des parts de marché. Contrôlé à 100% jusqu’en 2000 par les sociétés pétrolières à capitaux étrangers, on note une véritable volonté d’affirmation des marketteurs à capitaux nationaux. En l’espace de cinq ans, ils ont grignoté près de 15% des parts de marché.

Tradex fait partie de la seule société pétrolière à capitaux nationaux qui essaie de bousculer cette hiérarchie. Et son directeur général entend s’y investir davantage. «Il s’agit pour nous d’accroître notre part de marché dans ce segment d’activités qui est l’un des plus importants aujourd’hui de notre entreprise», affirme  Perrial Jean Nyodog. Ce dynamisme de Tradex l’a valu d’intégrer Le Groupement  des Professionnel du Pétrole (GPP), constitué jusqu’à très récemment exclusivement des multinationales. Et le 20 octobre 2008, Perrial Jean Nyodog a été élu par ses paires, président du Groupement Professionnel de l’Industrie du Pétrole (GPP). «C’est un honneur pour Tradex, une reconnaissance des efforts de notre entreprise depuis son entrée dans le secteur de la distribution », témoigne-t-il.

C’est dans cette stratégie d’offensive que pour la deux fois en cette année 2008, la journée réseau a été organisée A l’occasion  l’ensemble du personnel Tradex, avec en tête de file son directeur général sont descendu dans les stations-services à la rencontre des clients et les offrir les services qui y sont offerts. «C’est toujours un honneur de se faire servir par le directeur général en personne. Un grande motivation », affirme Folefack, moto-taximan. A son tour, le directeur général de Tradex dira que : «Nous voulons qu’ils sachent qu’à Tradex, ils sont chez eux»

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

Par Njognath
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Mercredi 10 décembre 2008

Gestion de l’espace

Les annonceurs et le Directeur général (Dg) de Cameroun publi expansion (Cpe) ne parviennent pas à déterminer l’acteur qui doit payer la location de l’espace du domaine public artificiel au Cameroun en général et à Douala en particulier.

 

Cette question, Pascal Anong Adibimé, ministre des domaines et des affaires foncières (Mindaf) l’a posée à Jean-Pierre Zang Zang, Dg de Cpe. Présumant sa réponse, il a été accompagné par des railleries dans l’immense foule présente ce lundi 24 novembre 2008 dans la salle de banquet de la Région du Littoral à Douala. C’était à l’occasion de la réunion d’informations et de sensibilisation sur la gestion et l’exploitation du domaine public à des fins publicitaires. Le patron de Cpe en a profité pour se plaindre de ce que les annonceurs ne versent pas les redevances domaniales à la Cpe depuis trois ans. Il a à cet effet remis au Mindaf une liste d’environs 80 annonceurs qui, d’après lui «ne respectent pas la loi». Parmi ces annonceurs, on retrouve les entreprises suivantes : Crédit Mutuel, Jet hôtel, Western union, Elégance pressing, Pmuc, Congelcam, Guinness Cameroon, Express union, Nokia, Tradex…Jean Pierre Zang Zang déclare avec une farouche détermination que ces différents annonceurs n’ont même pas atteints un reversement de près d’un million de Fcfa pour l’année 2008.

 

La confusion

En revanche, les annonceurs déclarent avec certitude avoir payé tous les impôts qui leur sont réclamés. C’est notamment le cas du responsable de Crédit Mutuel, qui a certifié en présence des autorités administratives, avoir versé durant les années 2007 et 2008 les redevances domaniales et autres frais auprès du régisseur agrée par la Communauté urbaine de Douala (Cud). A sa suite, Koueni Gabriel, Dg de l’Agence conseil en communication et marketing B&C gérant de les intérêts publicitaires de la société Money Gram, avance que ce ne sont pas les annonceurs qui payent les redevances domaniales, mais plutôt les propriétaires des panneaux car : «ils ont l’autorisation du Mindaf», confie t-il. L’incapacité du Dg de Cpe des annonceurs à être convainquant dans cet échange et son attitude agressive vis-à-vis a conduit le Mindaf à l’adresser un rappel à l’ordre. «Monsieur le Dg de Cpe, les gens qui me connaissent savent qu’en matière de travail, je n’ai pas d’ami. Alors je ne peux pas faire avaler aux gens du n’importe quoi. Les annonceurs sont embarrassés, ils doivent payer auprès de qui ? Il faut faire preuve d’honnêteté intellectuel».

De quoi faire repartir les annonceurs avec un brin de satisfaction. «Le Dg de la Cpe est venu à cette réunion le couteau entre les dents, assuré de ce que le Mindaf devait sanctionner les annonceurs figurant sur sa liste», lance en chœur les annonceurs. Toutefois, le Mindaf a clôt ce débat, en encouragent les annonceurs de continuer à s’acquitter de toutes les redevances. Il a demandé également au préfet du Département du Wouri, d’instituer une commission devant limiter les responsabilités des acteurs en matière de gestion de l’espace, ceci pour permettre au Dg de Cpe et autres de savoir à qui s’adresser désormais en cas de quiproquo. Il s’agit du Ministère des travaux publics, la Communauté urbaine de Douala, les propriétaires de panneaux, les régisseurs. Pascal Anong Adibimé a promis de rendre compte au Premier Ministre avant d’envisager la suite.

 

Linda MBIAPA (Stagiaire), publié dans Le Messager

Par Njognath
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