Football

Lundi 30 novembre 2009

Vie de club – Unisport de Bafang

A la vielle de la 6è journée, le président du Flambeau de l’Ouest a donné une conférence de présence au cours de laquelle il s’est expliqué sur les contreperformances de l’équipe en ce début de saison.

 

«On gardera le staff technique jusqu’à ce qu’on atteigne le point de rupture. Pour l’instant,  nous n’y sommes pas encore, car, il n’est ni irréprochable sur le plan technique, et ne s’est  ni écarté des objectifs que nous nous sommes fixés», affirme Leubou Emmanuel, le président de l’Unisport de Bafang au cours de sa première conférence de presse donnée samedi 28 novembre 2009 à la salle des actes de la commune d’arrondissement de Banka. Avant le match de la 6è journée de la Mtn élite one qui a opposé hier dimanche 29 novembre 2009 à domicile, Unisport de Bafang à Young Sport Academic (0-0), la tension était perceptible au sein des Haut-Nkamois. Elle n’a pour autant pas baissé, le Flambeau de l’Ouest n’ayant pas retrouvé le chemin de la victoire, comme tout un département l’espérait. Ce qui maintient le bilan sportif du club dans une situation très peu reluisant. Au terme des cinq premières journées, il présentait une situation préoccupante, puisque l’équipe comptait 4 points sur 15 possibles. Soit une victoire, un nul et trois défaites. Il est maintenant de 5 points sur 18 possibles

Une situation qui suscite au sein de la communauté Haut-Nkamoise de grosses interrogations et inquiétudes. Surtout que de gros moyens ont été déployés pour constituer un effectif capable de jouer les premiers rôles cette saison. «Pour cette saison, nous nous sommes engagés à bâtir une nouvelle équipe, et plus compétitive. Conséquence nous avons mis fin au recrutement foraine pour privilégier les recrutements ciblés, ce qui a permis de constituer un bon groupe», indique le président. A cela s’est ajoutée une mise au vert à Kribi avant le début de saison. Malheureusement les Haut-Nkamois fier et jaloux de leur  équipe qui représente le socle de l’unité d ce département, veulent bien comprendre cette contreperformance. «D’autant plus que chaque fois que la politique divise les Haut-Nkamois, il ne reste plus que Unisport de Bafang pour les unir.  Pour cela, chaque fils de ce département, qu’il contribue ou non, est endroit de demander des comptes. L’équipe ne saurait être la propriété du président ou du coach», souligne le président. Avant de préciser que «s’il est vrai qu’il n’y a aucun sujet tabou sur la vie de l’équipe, toutefois, on ne peut pas tout mettre sur le place publique, il y a des cadres de concertations entre les dirigeants et les clubs des supporters.» cela a lieu tous les jeudis au siège du Club.

 

Le déclic attendu

Pour le directeur technique, Djonkep Bonaventure, cette période est passagère. «La situation n’est pas alarmante. On ne peut pas à la 5è journée avoir une spéculation catastrophique sur les résultats d’un club. Avec les malades que nous avons récupérer de l’infirmerie, je reste confiant et convaincu que les résultats vont suivre», rassure-t-il. Ce qui n’a pas été le cas hier dimanche. Volant à son secours, le président ne s’empêche pas de rappeler quelques faits anecdotiques qu’il met sur le compte des imprévus et qui peuvent justifier ce bilan mitigé. C’est le cas du match de Garoua à la 3è journée perdu (4-2) où certains joueurs ont été atteints d’une intoxication alimentaire avant le match, ce qui a contraint le staff d’utiliser des joueurs dans les registres inhabituels. Ou encore, lors du match à domicile contre Fovu (1-1) à la 5è journée, le staff a dû faire avec 8 joueurs indisponibles. A cela les supporters opposent le match de la 2è journée  perdu (1-2) à 10 minutes de la fin à domicile contre Matelots. Où ils accusent le mauvais coaching. Mais pour l'imagerie populaire, les mauvais résultats sont aussi la conséquence d'un sabotage orchestré en douce par l'équipe dirigeante sortante (septembre 2008). Une campagne observée la saison dernière avec la destabilisation des joueurs dont certains étaient payés pour ne pas jouer, voire jouer en dessous de leur niveau réel.

Soutenant son staff, le président Leubou Emmanuel invite les Haut-Nkamois à une mobilisation inconditionnelle ce qui n’est toujours pas le cas. Pour sa part, le 25è président de l’Unisport dit être entrain de moderniser la gestion du club comme ce club n’en a été depuis 50 ans d’existence. Et ne s'occupe pas des sirènes de mauvaises augures. Avec un budget de 120 millions Fcfa, un apport subséquent de la diaspora, et de toutes les forces vives, la politique de l’équipes dirigeant dit mettre le joueur au centre de sa philosophie, et projette sur la construction d’un centre Unisport, la reconstitution de l’histoire du club et la création d’une boutique du club.

Mathieu Nathanaël NJOG à Bafang, Article publié dans Le Messager

 

 

 

 

 

Par Njognath
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Mardi 24 novembre 2009

UNIFFAC « Challenge Issa Hayatou 2009 »,

Les joueurs dont les noms suivent sont invités à prendre part au stage

préparatoire de l’Equipe nationale des moins de 17 ans qui aura lieu au Centre Technique de la Fecafoot à Odza du 23 au 28 Novembre 2009.

 

Les intéressés sont attendus à Yaoundé, au siège de la Fecafoot à Tsinga, le Mardi 23 Novembre 2009 à 08 heures.

 

Il s’agit de :

 

1. MBAYNASSE Jourdain (Cotonsport FC de Garoua)

2. EBODE André (Sport Etude Yaoundé)

3. LOGO  Yannick (Christ Academic Mbalmayo)

4. ETOUKE EPOUNE  Franck (Futur Soccer Douala)

5. KUNDE Melong (Best Star Limbe)

6. BAGNOLACK (Fundsport Douala)

7. ALIM Boubakary (Nord)

8. KOUAMEDJO (Fortuna Yaoundé)

9. KAMDEM TEGUIA (Orient de Bertoua)

10. MBEYO’O SALOMON (NYNA)

11. Thomas Libye JUNIOR (Dauphin)

12. GADJI PHILIPPE (Cap Tropique Maroua)

13. BITOLO TOUA Rodrigue (Musango Yaoundé)

14. KEUNI Stève (Littoral, Douala)

15. EKU Fabrice (Nord Ouest)

16. MBEGA NOUKOUE (Littoral)

17. BASSEGUE OWONA (AS Fortuna, Littoral)

18. DRAGA Olivier (Cotonsport, Garoua)

19. MOCBE Mathurin (Adamaoua)

20. TENGUEMO GUEMO (Foot Center, Bamenda)

21. ZALLANG Ulrich (Orient Bertoua)

22. METE EMVOLO (Musango Yaoundé)

23. ENGOUDOU Etienne (Volcan de Yaoundé)

24. NTCHATCHA Roland (Hope Football, Yaoundé)

25. BISSAI Stève (AS Fortune, Yaoundé)

26. MENJOMA MENJOMA Luc (Green City, Yaoundé)

27. BIBOLO Armand (Green City, Yaoundé)

28. NCHE BOVET (Nord Ouest)

29. ALI Jean OTIS (Adamaoua)

30. MOIMI NGAMALOU (Mousango, Yaoundé)

31. TATA Joel (Best Star, Limbe)

32. ZEH EDIMA (CAPEFOOT, Bafoussam)

33. TCHATCHOUA (Ouest)

34. DEMANOU (Ouest)

35. BEKOLO Gael (Fundesport, Littoral)

36. CHO Elvis (Foot Center, Bamenda)

37. ELOUNDOU Charles (Mongo Sport, Mfou)

38. ADONG NYAMA Guy (Daga Sport, Douala)

39. OUSMAELA Sali  (Yaoundé)

40. EVINA AKONO (Nyma)

41. SALI ARMAND (LEMA FC, BERTOUA)

42. DOGMOUGNI JEAN (LEMA FC , BERTOUA)

43. MISSING  (LEMA FC, BERTOUA)

44. AMADOU ABDOULAIHI (COTONSPORT FC, GAROUA)

45. OWONA GERARD (PELICAN,  YAOUNDE)

46. MEKINDA AVIDI  (HOPE ACADEMY, YAOUNDE)

47. GUEFIGUE BERTIN  (HOPE ACADEMY,  YAOUNDE)

48. KWANG  (CEJEFOOT, NYETE)

49. ZOUA  (SPORT ETUDE,  YAOUNDE)

50. BEBOULE BEBOULE  (SPORT ETUD, YAOUNDE)

51. ALIMA ATANGANA ERIC  (SPORT ETUDE, YAOUNDE)

Par Njognath
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Jeudi 12 novembre 2009

Vie de Club

Le club mythique de la communauté Bassa a tenue un congrès unitaire pour exorciser les démons de la division le samedi 7 novembre 20009.

 

Le stade Marion de la Cité-sic a servi de cadre à la tenue du congrès extraordinaire unitaire de la Dynamo Football Club de Douala alias Botafogo de Nkongmondo, le samedi 7 novembre 2009. Organisé par Emmanuel Hervé Nkom, ancien président avec l’onction de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), elle n’avait qu’un seul objectif : mettre fin la division voire à l’upécisation qui avait fait son lit au sein de ce club mythique du football camerounais depuis sa descente en division 2 en 2002, au point de l’éclater en plusieurs factions. Favorisant ainsi des guerres de chiffonniers permanentes qui n’étaient pour concourir aux bonnes performances du club, sinon à sa disparition progressive. On se souvient que courant le mois d’octobre denier, deux congrès électifs de Dynamo contestés ont été organisés.

C’est ainsi que les forces vives de la grande communauté Bassa ont été réunies pour un dernier baroud d’honneur. Patriarches, élites, anciens dirigeants et joueurs de la Dynamo qui, lassés par ces batailles intestines, s’étaient éloignés du club au point d’aller soient créer, soit encadrer d’autres équipes, ont décidé de répondre au tocsin de l’union sacrée. C’est ainsi qu’à l’unanimité, ils ont décidé de remobiliser toute la grande communauté Bassa dans ses limites naturelles pour redorer à la Dynamo de Douala ses lettres de noblesse afin que l’évolution entamée du football ne s’écrive pas dans les années à venir sans « Les bon na job »  (les enfants de Dieu).

C’est ainsi qu’il a été décidé mettre en place une nouvelle structuration de gestion moderne des équipes. Celle-ci aura la lourde charge de réaliser cette ambition. De manière transitoire, il est mis en place un Comité stratégique élargi au sein duquel on retrouve tous les gros portefeuilles de la communauté Bassa, ainsi que les anciens dirigeants et joueurs de la dynamo de Douala. On peut citer entre autres : Nonga Beauté, Loga Emmanuel, Mbappé Penda Augustin, Perrial Nyodog, Elisabeth Tankeu, Marinette Mbelleck, Metouck, Louis Bapès Bapès, Nyetam, Mossely Djebayi, Gweha Ikouam, Modi Bog, Bell Joseph Antoine, Sylvain Nkom et Emmanuel Hervé Nkom,…Ils ont la charge de constituer un Conseil d’administration de la Dynamo de Douala et de définir la nouvelle politique du club. Pour la politique sportive, le Comité stratégique dit compter sur l’expertise de Gweha Ikouam.

 

Ngwe, nouveau président

D’emblée le Comité stratégique a constitué un Comité actif qui a la charge de gérer la Dynamo de Douala pendant la saison sportive 2009-2010. Ce comité actif fait office de bureau exécutif (voir ci-dessous) et pour y faire partir condition obligation a été fait à tous ses membres d’avoir un apport numéraire minimal de 500 000 Fcfa chacun.  Mais les habitudes ayant la peau dure, la publication de la composition du bureau exécutif a achoppé  sur le préposé au poste de secrétaire général. C’est ainsi qu’un huis clos a débouché à la mise à l’écart du sieur Nyemb et à laisser le poste vacant en attendant d’étendre les consultations.

Le porte-parole du Comité stratégique, Hervé Emmanuel Nkom tout en appelant à taire toutes les querelles qui minent la Dynamo de Douala, il a rappelé aux supporters et sympathisants que dans la nouvelle politique de modernisation de la gestion de Dynamo, seuls les détenteurs d’une carte auront voix au chapitre dans les instances de décision. A cet effet, il a appelé à la reconstitution des comités de soutien avec la mise en place des bureaux dont les présidents seront les seuls interlocuteurs. C’est dire que la hache de guerre a été résolument enterrée et comme l’affirmait Loga Emmanuel, le dernier président a avoir remporté  la coupe du Cameroun avec la Dynamo de Douala, «on ne parlera plus de faction au sein de ce club. Les démons de la division ont été conjurés, nous sommes résolument tournés vers l’avenir.» Les travaux ont été validés par le ministère des sports et de l’éducation physique et la Fécafoot représentés respectivement par Moïse Nsomo, délégué régional du Littoral et représenté par Réné Mpondo Black, Sg de la Ligue du Littoral.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

Comité actif

 

Président : Samuel Ngwe

V Présidents : Anatole Yon Lissom

Simon Pouth

Maximilien Tonye

Moïse Nlend

Secrétaire général : A pourvoir

Secrétaire Gle Adj. : Théodore Nonga

Manager Général : Gweha Ikouam

Directeur Technique : Paul Tonye

 

 

Par Njognath
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Mardi 20 octobre 2009

Fécafoot

La dernière élection fédérale du 24 mai 2009 n’a pas fini de livrer ses coulisses. Le dauphinat de Iya Mohammed a-t-il été réglé ?

 

En attendant que le ministre de la jeunesse et de l’éducation physique (Minsep) valide ou invalide les élections du nouvel exécutif fédéral de la fédération camerounaise de football (Fécafoot), les enjeux autour de Iya Mohammed porte sur sa succession. Entretenant la rumeur sur l’entrée au prochain gouvernement du président élu dans une parodie d’élections, ou encore comme le soutiennent ses adversaires d’une probable arrestation dans le cadre de l’opération épervier, ses lieutenants se sont livrés bien avant et se livrent encore à des sourdines batailles de positionnement ou de destruction qui finissent bien par ternir l’image d’un groupe en mal de crédibilité au sein de l’opinion public. Et ceci avec le concours de certains médias. Les ligues régionales du Centre, Sud, Littoral et l’Ouest se sont livrés par leaders véritables ou supposés à des trafics d’influence pour occuper la première vice-présidente.

Prenant tout le monde au contre-pied, Iya a départagé les protagonistes, en portant John B. Ndeh, le leader de la ligue régionale du Nord-Ouest au prestigieux poste de premier vice-président et Charles Emedec à celui de deuxième vice-président. Ce qui vaut à Emedec de conduire la délégation de la Fécafoqui se tient à Nassau au Bahamas les 2et 3 juin 2009. Des choix qui viennent conforter sur la confiance que Iya porte sur ses proches collaborateurs. Surtout que la présence de certaines personnes au comité directeur et comité exécutif de la Fécafoot ont fait l’objet des commentaires les plus tendancieuses au sortir de l’assemblée générale élective du 24 mai 2009.

 

Mayebi – Emedec : Je t’aime moi aussi

Pour comprendre cette bataille, il faut remonter aux négociations entre Iya et les délégués des différentes régions. La ligue du Centre en mal d’un leader véritable exigeait le poste à la table des négociations de conserver le poste qu’il occupait à la dernière mandature par l’entremise de Jean Réné Atangana Mballa. Ses délégués soutenaient qu’en qualité de région siège des institutions, avoir toujours partagé les deux postes principaux de la Fécafoot. Soit la présidence ou le secrétariat général, soit la première vice-présidence lorsque le secrétariat n’était plus un poste électif. Malheureusement depuis le retrait de J.R. Atangana Mballa, le Centre ne s’est pas désigné un leader, en dépit d’un activisme de Antoine Essomba Eyenga. La ligue du Sud espérait aussi que Dr Francis Mveng qui a été le pseudo secrétaire général de la Fécafoot avait suffisamment gagné la confiance de Mohammed Iya pour être porté au poste en guise de récompense et de confiance acquise. C’était sans compter avec les frasques cumulées au poste. La ligue du Littoral par la carte personnelle de David Mayebi a animé une véritable campagne de positionnement.

La ligue de l’Ouest devant ses batailles de coulisse n’était pas en reste pour revendiquer leur fidélité et leur discipline derrière Iya. Surtout que les sirènes de la déstabilisation ne cessaient de brandir la mise à l’écart du leader de l’Ouest au profit du président de l’association des clubs de première division (Acpd), Faustin Domkeu. Evoquant à cet effet, le souci de l’équilibre régional dans la répartition des dix autres postes du comité directeur. Une plausible analyse qui conduisait à la sortie de Charles Emedec du comité directeur au regard de l’équilibre régional. Oubliant que Domkeu était président de l’Union de Douala, un club du Littoral et qu’il menaçait plutôt la présence du représentant du Littoral au comité exécutif. D’autant que si cette analyse était vraie, la région du Centre n’aurait pas deux fils aux postes de vice-présidents en dépit du fait qu’ils viennent de deux ligues différentes.

 

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Par Njognath
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Mardi 5 mai 2009

Fécafoot - Elections

Les membres d’Elecfoot ont donné à Douala le samedi 2 mai 2009 une conférence de presse bilan de leur tournée des dix régions du Cameroun. A l’occasion, Louis-Marie Ondoua a été présenté comme le candidat porte flambeau de ce mouvement.

 

“Le 24 mai 2009, il n’ y aura pas élections à la Fédération camerounaise de football. Nous allons amener le peuple à bloquer systématiquement les élections. Sauf si le gouvernement décide d’utiliser les éléments légaux pour interdire ces élections, sinon Elecfoot a des arguments populaires. Et le peule n’a jamais perdu…”, déclare Pius Ottou, porte-parole d’Elecfoot, au cours de leur conférence de presse bilan, samedi 2 mai à Douala. Pour ce mouvement qui se veut être un “ Comité de salut public ” pour le football camerounais, il ne fait aucun doute qu’autant on se rapproche de la date butoir, autant il se profile une sérieuse menace à l’ordre public. “Et si par extraordinaire Iya et sa bande rempilaient encore pour quatre ans, le Cameroun va entrer dans un cycle de déstabilisation indescriptible”, soutiennent-ils. Les membres d’Elecfoot soutiennent que l’équipe à Iya Mohammed brille par le sabotage et le sabordage de l’Etat. D’autant plus que les dirigeants de la Fécafoot ne peuvent pas dire quels sont les véritables statuts de la Fécafoot. Puisqu’ils n’ont jamais intégré les prescriptions de la Fifa dans l’arrimage des textes de la Fécafoot aux normes internationales. Ce qui était la résultante des travaux des commissions de relecture mis respectivement en place par le Minjes (actuel Minsep) et la Fécafoot en 2004.

Conséquence, les textes actuels de la Fécafoot sont viciés, taillés à la mesure du président sortant et font que Iya Mohammed battrait tout candidat d’entrée de jeu. Malgré cela, disent-ils, la bande à Iya a continué de violer ses propres textes lors des renouvellements des organes dans les ligues départementales et régionales. “Dans ces conditions, aucune alternance n’est possible”, concluent-ils. C’était à se demander si le comité d’animation d’Elecfoot ne vient que de s’en rendre compte. Evidemment pas, répondent-ils. C’est justement pour dénoncer cet état de chose et sensibiliser la base que le mouvement Elecfoot a vu le jour. “Contrairement à ce qui a été dit sur Elecfoot, il n’était pas question pour nous d’œuvrer pour prendre les commandes de la Fécafoot. Car, aucun des membres d’Elecfoot n’est candidat à rien”, précise Pius Ottou. Mais, ajoute-t-il : “Nous sommes allés dans les dix régions du Cameroun fédérer tous les Camerounais dans notre combat de restructuration profonde et immédiate du football.”


La Coallition
Pour cette restructuration, Elecfoot a choisi, à la surprise de tous, Louis Marie Ondoa dont la candidature a été rejetée par l’équipe Iya. “Après analyse du programme, sondages,… nous avons trouvé que c’est Louis Marie Ondoua qui porterait mieux les aspirations du changement que nous voulons tous. Il a de la vision et de l’ambition pour le football camerounais comme nous le rêvons tous”, affirme Emmanuel Hervé Kom. L’autre candidat, Patrice Tchamtcheu qui était de la partie, a soutenu qu’il n’est pas encore notifié du rejet de sa candidature. A ce titre, il reste dans la course, mais est engagé à faire fusion pour soutenir la candidature de Louis Marie Ondoa. L’objectif étant de ne plus laisser le football camerounais entre les mains d’un groupuscule qui a pris le football en otage.

Louis-Marie Ondoa dira d’ailleurs que le rejet de sa candidature est illégal, car elle est conforme à l’article 22 de la Fécafoot qui stipule que tout membre du conseil d’administration est éligible et pas électeur. Avant de confier que sa candidature n’a jamais été celle du 24 mai, mais au-delà. Parce qu’il savait bien que “ le bureau d’incompétents de Iya multiplierait des violations qui rendraient les élections nulles et de nul effet. ” Et il ne restera plus qu’au gouvernement de prendre la décision qui s’impose. En attendant cette décision, les trois candidats, Nkou Mvondo, Tchamtcheu Patrice et L.M. Ondoa (adversaires de Iya) sont unis dans une coalition. Ils ont saisi la Fifa, la Présidence de la république, la Primature et le ministère des Sports et de l’éducation physique pour arbitrage.

 

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG, Article publié dans le Messager du 05-05-2009

 

Par Njognath
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Mardi 5 mai 2009

Equipe nationale du Cameroun

Bell Joseph Antoine dit Jojo. Du Beach soccer au foot, faire le pas. On le connaît grande gueule devant l’Eternel. Bell Joseph Antoine assurément marque les esprits par son franc parler et ses analyses éclectiques pointilleuses. Après sa brillante carrière de footballeur professionnel aux palmarès éloquents (vice champion de France en 1987 avec Olympique de Marseille et en1990 avec Girondins Bordeaux; finaliste de la coupe de France en1986 et en 1987 avec l’Olympique Marseille) il décroche un diplôme d’entraîneur de football la même année que Jean Tigana, Alain Giresse, patron de l’encadrement technique des Panthères du Gabon et autres.  

 

 

 

Prétendants :

 

Le football est indubitablement le sport le plus populaire au Cameroun. La sélection nationale a participé à cinq reprises à une phase finale de coupe du monde (1982, 1990, 1994, 1998 et 2002) avec diverses fortunes. Les quarts de finale disputés en 1990 en Italie constituent jusqu'à présent le meilleur résultat des Lions Indomptables en coupe du monde. Le Cameroun a connu son plus grand succès en dehors du continent africain lorsqu'il a remporté la médaille d'or au tournoi olympique de football, Sydney 2000. Il a également remporté quatre des douze coupes d'Afrique des nations (Can) de football auxquelles il a participé : 1984, 1988, 1998 et 2002. Un palmarès riche qui, malheureusement, ne satisfait pas entièrement nombre de Camerounais qui, jusqu’au jour d’aujourd’hui, n’ont pas encore digéré l’élimination des Lions Indomptables à l’ultime rencontre éliminatoire de la coupe du monde Allemagne 2006.

Soucieux de ne pas être une fois de plus surpris par une élimination pour le prochain Mondial prévu en 2010 en Afrique du Sud, nombre de Camerounais réclament, depuis la défaite des Lions Indomptables face aux Eperviers du Togo (0-1) samedi 28 mars au Ohene Djan stadium de Accra (Ghana) en match comptant pour la première journée du troisième et dernier tour des éliminatoires Can/Mondial 2010 en zone Afrique, le renouvellement de l’encadrement technique de l’équipe nationale. Et, ils sont de plus en plus nombreux, ceux qui pensent qu’il est temps de faire confiance aux entraîneurs locaux. Parmi ceux-ci, les uns sont pour un collège d’entraîneurs (position de la commission Roger Milla) et les autres pour qu’on fasse confiance à quelqu’un (position de certains anciens Lions dont Arantes Mbida, André Kana Biyick, Maboang Kessak…) à qui on laisse les mains libres.

Face à l’envie des Camerounais d’avoir un technicien national à la tête de l’encadrement technique des Lions Indomptables, Le Messager présente, ci-contre, quelques entraîneurs camerounais à qui les Lions Indomptables peuvent être confiés. Des noms retenus par la rédaction de votre journal, sur la base des intentions (ceux qui ont déjà, au moins une fois, manifesté officiellement leur envie d’être nommé entraîneur national des Lions Indomptables) ou de la notoriété des uns et des autres. La liste est loin d’être exhaustive car, il y a d’autres dont Joseph Marius Omog, Bonaventure Djonkep, Engelbert Mbarga, Jean Spliant Youdom, Emmanuel Ndoumbè Bosso, Nicolas Tonyè Tonyè, Isaac Sinkot, François Ngoumou… qui ne sont pas présentés dans cette édition.

Honoré FOIMOUKOM

 

 

François Omam Biyick

Faire profiter de sa longue expérience

 

Coupe du monde 1990 en Italie. Les Lions Indomptables effectuent un parcours élogieux, en disputant un des quarts de finale, contre l’Angleterre. Tous ceux qui suivent cette compétition à travers la planète sont éblouis par la belle performance des Camerounais qui avaient donné le ton dès leur premier match de poule, en venant à bout de l’Argentine (1-0) du célèbre Diego Armando Maradona, détenteur du trophée mondial remporté quatre ans plus tôt, en 1986, au Mexique. L’un des artisans de la victoire camerounaise face aux Argentins, n’est autre que l’avant-centre François Omam Biyick, auteur de l’unique but de la partie. Une réalisation de la tête, face au portier argentin Pompidou. Par ce but au match d’ouverture du Mondiale italien en présence de plusieurs chefs d’Etats dont Paul Biya du Cameroun, François Omam Biyick entre par la grande porte dans l’histoire de la coupe du monde.

A cette coupe du monde, François Omam Biyick est à sa cinquième année chez les Lions Indomptables qu’il a intégré en 1985, dans le cadre de la coupe Afro-Asiatique et des éliminatoires de la coupe du monde 1986. Après le Mondiale italien, François Omam Biyick reste chez les Lions Indomptables, jusqu’en 1999. Quinze bonnes années de fidélité à l’équipe nationale de football du Cameroun. « Au cours de cette période j’ai tout connu. Le quart de finale en coupe du monde 90 et ma première sélection en Zambie où nous avons pris une casquette (Ndlr : les Lions Indomptables avaient été battu 4 buts à 1 dans la capitale zambienne, dans le cadre de l’aller du premier tour des éliminatoires de la coupe du monde 1986), tout cela reste gravé dans mon esprit », déclare François Omam Biyick qui, à la fin de sa carrière, a passé des diplômes d’entraîneur de football à Châteauroux (son dernier club professionnel en tant que footballeur) en France.

La carrière d’entraîneur, il l’entame en 2001, par une formation des jeunes dans un club voisin de Châteauroux. Au jour d’aujourd’hui, François Omam Biyick (champion d’Afrique en 1988, trois coupes du monde disputées en 1990, 1994 et 1998) exerce comme entraîneur d’un club professionnel de première division au Mexique. Dans ce pays, il a joué pendant trois saisons chez les Aigles de l’America Mexico. C’est d’ailleurs, à Mexico au Mexique, qu’il a organisé son jubilé en 2005, devant près de quinze mille fans des Aigles de l’America Mexico, au mythique stade Aztèque de Mexico. Depuis lors, le rêve de François Omam Biyick (42 ans sonnés) qui fut footballeur professionnel pendant douze ans (Laval, Cannes, Lens, Marseille, Milan Ac…), est de se voir confier l’encadrement technique des Lions Indomptables. Il a déjà, à plusieurs reprises, manifesté ce vœu là.

H.F.

 

Jean Manga Onguené

Concilier le projet Goal et le banc de touche

Avant de s’engager à la Fédération internationale de football association (Fifa) où il est aux commandes du projet Goal pour l’Afrique et assure les fonctions d’officiel de développement au bureau Fifa à Yaoundé au Cameroun, l’ancien Lion Indomptable Jean Manga Onguéné (ballon d’or africain 1980) s’est, après la fin de sa carrière de footballeur en 1981 à la suite d’une vilaine blessure au genou (celle-ci l’a d’ailleurs empêché de disputer la phase finale de la coupe du monde de football 1982 en Espagne), formé comme entraîneur de football. Et, en tant que tel, il a été patron de l’encadrement technique de plusieurs clubs au Cameroun : Canon de Yaoundé, Aigle royal du Moungo, Dynamo de Douala… Outre les clubs, cet ancien avant-centre de la grande équipe du Canon de Yaoundé de la fin des années 70 et du début des années 80, que l’on appelle affectueusement « Jean Money », a eu en charge des équipes nationales de football au Cameroun.

Reconnu pour la maîtrise de son sujet en tant qu’entraîneur, pour sa fermeté et pour son goût au risque, Jean Manga Onguéné qui fût le premier technicien camerounais à faire confiance aux Augustine Simo, Jérémie Sorelle Njitap, Halidou, Innocent Hamga, Ntamag, Bruno Hameni Njeukam, Idris Carlos Kameni… chez les Lionceaux, est pour beaucoup dans la formation de plusieurs joueurs de l’équipe des Lions Indomptables qui, au début des années 2000, était redoutable. Avec nombre de ces jeunes, il avait, en compagnie de Dominique Wansi qui assure actuellement les fonctions de directeur technique à la fédération camerounaise de football (Fécafoot), remporté la coupe d’Afrique des nations junior au Nigeria en 1995. Et, qualifié l’équipe pour la coupe du monde de la catégorie cette année-là, au Qatar. Avant les Lionceaux, Jean Manga Onguéné avait flirté avec l’encadrement technique des Lions Indomptables. Il a fait partie du collège d’entraîneurs camerounais qui était autour du Russe Valeri Nepomniachi à la coupe du monde de 1990 en Italie.

Jean Manga Onguéné, ancien grand attaquant du Canon de Yaoundé et de l'équipe nationale de football du Cameroun, était arrivé dans l'encadrement technique des "Lions Indomptables" après une formation et un stage en France. Plusieurs fois coach principal ou entraîneur adjoint de l'équipe nationale, vainqueur de la Can junior en 1995 au Nigeria, « Jean Money » ne cracherait pas sur un retour dans l’encadrement technique des Lions Indomptables. Certains mordus du football camerounais pensent en fait qu’il pourrait être l’homme de la situation au cas où il faut renouveler l’encadrement technique actuel des Lions Indomptables.

H.F.

 

Richard Towa

Le technicien brûle d’envie

Depuis plusieurs années, Richard Towa, entraîneur de football exerçant en Allemagne, ne cache pas sa grande envie de se voir être nommé dans l’encadrement technique des Lions Indomptables. Chaque fois qu’un appel d’offres a été lancé pour le poste d’entraîneur de l’équipe nationale de football du Cameroun, cet entraîneur a postulé. Titulaire des diplômes d’entraîneur de 1er degré (Duisburg), 2ème degré (Hennef) et 3ème degré (Kaiserau) en Allemagne, Richard Towa a exercé comme coach chez les jeunes de Düsseldorf et Cologne avant de déposer ses valises à Alemannia Aachen (Aix-la-Chapelle).

« En 2002, j’avais eu des contacts avec le ministre Bidoung Kpwatt qui comptait m’intégrer dans le staff technique de l’équipe nationale. J’avais fait adresser mon CV à l’actuel président de la fédération camerounaise de football qui, après l’avoir étudié, l’avait quotté positivement avant de l’envoyer au Minsep qui avait également pris contact avec moi avant de m’assurer par des correspondances que j’allais intégrer l’équipe nationale. Malheureusement, depuis le départ de monsieur Bidoung Kpwatt, rien n’a été fait. Le dossier reste probablement dans les tiroirs du ministère », révèle Richard Towa qui, par ailleurs, confie : « Bien qu’étant engagé avec Aachen, je reste toujours disposé à servir mon pays, car mon contrat stipule que je peux toujours partir si un poste plus important m’est proposé. Donner un coup de main à mon peuple reste toujours mon désir. Je suis prêt surtout que c’est le moment de former une équipe valable sur des bases solides pour redonner du plaisir aux Camerounais. Il est hors de question que je refuse de servir mon pays. »

Ex sociétaire de Unité de Douala, Colombe de Sangmélima, Panthère du Ndé (footballeur amateur) au Cameroun et Fortuna Cologne (carrière professionnelle interrompue par une déchirure du ligament croisé) en Allemagne, Richard Towa a, comme entraîneur, été coordinateur de la Soccer University (centre de formation) à Bilk pendant 5 ans, coach des jeunes du Fortuna Dusseldorf, Cologne puis aujourd’hui, coach des 19 ans d’Alemannia Aachen. Son palmarès : vainqueur de la coupe du Cameroun avec Panthère du Ndé en 1988, vainqueur de la coupe d’Allemagne des 17 ans avec le Fortuna Dusseldorf en 1996 et 1997, vice champion d’Allemagne des 19 ans avec Cologne en 2002, champion d’Allemagne des 19 ans avec l’Alemannia d’Aachen en 2006.

H.F.

 

Patrick Mboma

De la pelouse au banc de touche

Amical France-Cameroun, le 4 octobre 2000 au stade de France à Saint-Denis, une banlieue parisienne. D’un ciseau retourné, Patrick Magic Mboma, propulse une balle aérienne qui traînait dans la surface au fond des filets de Fabien Barthez, laissant pantois tous les défenseurs chargés de le surveiller. Grâce à cette magnifique inspiration, le Cameroun, qui était mené au score, arrache finalement le nul au terme du match - la première confrontation de l’histoire entre les deux pays - alors respectivement champion du monde et champion d’Afrique en titre. Buteur décisif au cours de sa courte carrière avec les Lions Indomptables, Patrick Mboma Dem, cinq ans après sa retraite internationale, continue de faire battre le cœur de ses nombreux fans camerounais. Beaucoup le voient en effet très bien à la place qu’occupe aujourd’hui Otto Pfister. Techniquement, il en a la capacité, puisque détenteur d’un diplôme d’entraîneur. A 36 ans, l’ancien buteur connaît parfaitement le vestiaire camerounais et ses problèmes. Ses œuvres en tant que joueur appellent respect et admiration parmi la plupart des pensionnaires actuels de la tanière tout comme sa belle carrière professionnelle. Un autre adjuvant, il a déjà flirté avec le staff technique et administratif : il fut nommé par Mbarga Mboa, médiateur au sein de la sélection nationale au lendemain de la Can 2004. Patrick Mboma connaît donc bien la maison Lions Indomptables. Cette seule connaissance peut-elle combler le déficit de pratique dont souffre, au regard de certains, la prétention de Patrick Magic Mboama Dem à entraîner les fauves de la forêt ? Si on y ajoute le fait que l’intéressé lui-même ne s’illustre pas par une volonté excessive à prendre les rênes de la sélection nationale, on comprend que cette candidature relève plus de la volonté de ses fans que de lui-même.

Frédéric Boungou

 

Eugène Ekéké

Il attend toujours son heure

 

C’est un passionné du football. Après avoir occupé la 1ère vice-présidence de la Fécafoot de 1996 en 2000, il retourne dans les stades où il se met à la formation des jeunes. Il met ainsi en évidence son diplôme d’entraîneur de 2è degré qu’il a obtenu en France alors qu’il y était professionnel. Il prend les rênes du Pmuc Sc, un projet sportif qu’il a contribué à mettre sur pied. Avec le Pmuc Sc, il accède en D2 provinciale du Littoral. Sous sa manette, le club dispute les Interpoules 2000 et un quart de finale de la coupe du Cameroun. C’est de ce moule que sortent les Somen A Tchoyi (actuellement international camerounais de la sélection A), Fidjeu et plusieurs autres qui vont faire le bonheur des clubs de l’élite. Ses méthodes et sa compétence ne font l’ombre d’aucun doute. Plusieurs entraîneurs ont été sous sa férule avant de se révéler comme des meilleurs de la division d’élite et même des divisions inférieures. Part la suite, il se rend au Gabon où il entraîne le club Franceville de 2005 à 2007.

Revenu au pays, la Société anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc) le recrute pour officier comme directeur technique de l’école de football éponyme. Lorsque la société Pmuc décide de ne plus financer Pmuc Sc, Eugène Ekéké, le passionné du football récupère le club qu’il fait muter en Eugène Ekéké Sporting Club, pour poursuivre la formation. Sans avoir l’ambition d’accéder en division d’élite, ce club fait preuve d’une prestation honorable en division régionale où il met l’accent sur le beau jeu. Depuis son retour au Cameroun, les observateurs du sport en général et du football en particulier s’accordent à dire qu’on devrait lui confier une des catégories inférieures de l’équipe nationale. Et la majorité se demande même pourquoi pas la sélection fanion. Il a des états de services comme joueur professionnel à faire valoir, ainsi que comme entraîneur chevronné. Il possède un diplôme d’entraîneur de football professionnel que plusieurs entraîneurs occidentaux recrutés pour diriger les Lions indomptables n’ont pas. Des atouts qui font de lui un personnage respecté dans le milieu du football français et africain. On comprend pourquoi son nom revient avec insistance dans la short list qui devrait renforcer l’encadrement, mieux reprendre dans une collégialité l’encadrement des Lions A.

M.N.N.

 

 

Jules Frédéric Nyongha

Une dernière chance pour l’éternel adjoint ?

« Nous souhaitons qu’on garde notre entraîneur ». Cette déclaration des Lions Indomptables, à l’issue du match contre les Amavubis du Rwanda dans le cadre de la dernière journée des éliminatoires de la Can 2008, disputé pour la première fois à Garoua le 17 juin 2007, ne sauvera pas Jules Frédéric Nyongha qui assurait alors l’intérim de Arie Haan, le coach titulaire démissionnaire. Malgré la victoire (2-1) qui qualifie le Cameroun, l’adjoint intérimaire sera débarqué. Augustin Edjoa lui préfère Gweha Ikouam pour seconder Otto Pfister, alors même qu’il devançait l’Allemand dans la short-list transmise au Minsep par la Fécafoot à l’issue de l’appel à candidatures… Ce petit rappel illustre le type de traitement qui a souvent été réservé à Jules Frédéric Nyongha. Eternel adjoint, il a pourtant mené avec quelque succès des piges à la tête de la sélection nationale senior. Comme de 1992 à 1994 lorsqu’il qualifie les Lions à la coupe du monde à laquelle il participera finalement en tant qu’adjoint du Français Henri Michel. Son riche palmarès ainsi que son diplôme d’entraîneur instructeur (Fussball Lehrer de la fédération allemande, 3è degré) auraient mérité selon certains, meilleure considération de la part des autorités nationales. Deux participations en coupe du monde (comme adjoint) dont une place de quart de finaliste en 1990, deux Can dont une place de finaliste (1986), double champion du Cameroun (Cotonsport : 1997, 1998), détenteur de la coupe afro-asiatique, triple vainqueur de la coupe de l’Udéac, etc., ses fans pensent qu’il pourrait être l’homme indiqué pour succéder à l’Allemand. Mais, pour ses détracteurs, ses multiples passages au banc des Lions Indomptables constituent justement l’argument massue qui milite en sa défaveur puisqu’il a déjà eu sa chance, notamment en 1996 à la Can sud-africaine. Car si on a envie de donner un véritable coup de pied dans la fourmilière, il faudrait un homme neuf avec des idées toutes aussi neuves.

F. B.

 

Martin Ndtoungou Mpilé

Franchir un palier

 

Le 15 août 2008, le rêve de la couronne olympique de Martin Ndtoungou Mpilé s’est envolé. En quart de finale, la fougue, l’envie et la générosité de ses poulains se sont brisées sur le récif d’une formation brésilienne plus réaliste et rigoureuse que talentueuse. Certes, comme en 2000 à Sydney alors qu’il était l’adjoint de Jean Paul Akono, il ne savourera pas l’ivresse de l’or, mais le fait se dégage de cette campagne : la relève tant réclamée par les uns est là, pleine d’Espoirs. Au point que d’aucuns parmi les fans du foot camerounais prédisent à certains de ces joueurs un avenir radieux chez les Lions seniors… Discret, à 49 ans, Martin Ndtoungou Mpilé a de solides atouts pour prétendre au banc de touche des Lions Indomptables. Diplômé de l'Ecole supérieure de Sports de Leipzig en Allemagne (1987), le technicien revendique quelques succès significatifs : il est triple médaillé d'or aux Jeux Africains (Johannesburg 1999, Abuja 2003 et Alger 2003) vainqueur (en tant qu’adjoint) des JO en 2000, quart de finaliste en 2008 et quart de finaliste de la Can 2004 comme adjoint de l’Allemand Winfried Schäfer. Comme on le constate, c’est avec les formations junior et espoir que Martin Ndtoungou Mpilé a écrit les plus belles pages de son palmarès sportif. Sa riche expérience et sa rigueur au travail en font désormais un successeur sérieux au poste d’entraîneur des Lions Indomptables. Ce qui lui permettrait de franchir un palier supplémentaire dans sa carrière « A chaque fois que se lève le drapeau camerounais, je ressens un sentiment indicible de fierté. Dans mon travail, j’aime partager la joie de mes joueurs, des décideurs, des fans. C’est pour cela que je ne ménage jamais aucun effort pour que le travail soit bien fait », expliquait-il au reporter du Messager en marge du match disputé en octobre 2007 contre le Maroc à Rabat dans le cadre des éliminatoires pour Beijing 2008. Y a-t-il meilleur argument que cette profession de foi ?

F.B.

 

Bell Joseph Antoine dit Jojo

Du Beach soccer au foot, faire le pas

 

On le connaît grande gueule devant l’Eternel. Bell Joseph Antoine assurément marque les esprits par son franc parler et ses analyses éclectiques pointilleuses. Son rêve de présider aux destinées du football camerounais s’est volatilisé après que son challenger Vincent Onana lui a raflé le prestigieux poste de président de la fédération camerounaise de football (Fécafoot) en 1996. Dès lors il est resté en arrière plan et n’hésite pas à distiller de temps en temps des critiques acerbes. Jojo comme on l’appelle affectueusement n’est pas seulement un ancien gardien de buts encore moins un fin observateur du foot. Après sa brillante carrière de footballeur professionnel aux palmarès éloquents (vice champion de France en 1987 avec Olympique de Marseille et en1990 avec Girondins Bordeaux; finaliste de la coupe de France en1986 et en 1987 avec l’Olympique Marseille) il décroche un diplôme d’entraîneur de football la même année que Jean Tigana, Alain Giresse, patron de l’encadrement technique des Panthères du Gabon et autres. Technicien, Bell Joseph Antoine a coaché la sélection nationale camerounaise vainqueur de la coupe d’Afrique des nations de Beach soccer en 2006 à Durban en Afrique du Sud. Pour beaucoup, cet exploit avait plutôt étonné car Jojo, en dehors de son parchemin présente un état de service vierge en tant qu’entraîneur. Ce qui ne l’empêche pas de caresser l’espoir de patronner le staff technique des Lions Indomptables. Sa lucidité renseigne plus : «l'unité de valeur de la réussite, ce n'est ni le franc ni le dollar. C'est un rapport entre la satisfaction et le projet» dixit le double champion d’Afrique (1984 et 1988) qui ronge toujours son frein en attendant d’implémenter ses connaissances et sa riche expérience en tant qu’entraîneur de football au sein de la sélection nationale.

Alain NJIPOU

 

 

Michel Kaham

Un goût poussé pour la collégialité

 

Membre de la commission Milla, mise en place par la Fécafoot pour analyser les capacités managérial de Otto Pfister au sortir de la Can 2008 et du premier match du troisième tour préliminaire couplé Can et coupe du monde 2010, il soutient avec force et arguments les conclusion de cette commission. Notamment qu’il faut renforcer l’encadrement technique de l’équipement nationale. Sans pour autant contester les compétences et les états de service du sélectionneur allemand qu’il dit respecter par ailleurs. Il pense que pour un pays où le football est plus qu’une religion et les Lions indomptables le sanctuaire de tout un peuple, la passion et surtout les pressions qui sont légions commandent d’entourer le sélectionneur des compétences intègres et empruntes de personnalité. Comme c’était le cas lors de la coupe du monde 1990 où il a faisait partir du quatuor des nationaux qui entourait le sélectionneur Russe, Népomniachi. Et dont la collaboration a conduit les Lions indomptables à l’historique quart de finale, stade où atteignait pour la première fois un pays africain. De même, il a fait partir du quatuor des nationaux que le ministre des sports Massoua II Bernard avait confié l’encadrement de l’équipe nationale en 1993 lors des qualificatifs de la coupe du monde 1994. Mission réussie. Depuis les conclusions de la commission Milla, son nom revient avec insistance comme un de ces entraîneurs nationaux qui pourraient étoffer, sinon constituer cette collégialité dans l’encadrement technique. Même si certains pensent que cet entraîneur chevronné est, depuis des années, plus dans l’administration que sur le terrain. Il n’en demeure pas moins qu’il est près à tronquer son poste de manager général de la Kadji Sport Academic (Ksa) pour apporter son expertise aux Lions Indomptables. Il a des états de service qui plaident à sa faveur. En plus de la collégialité chez les Lions, il a été entraîneur principal de l’équipe nationale Junior. Et en club, il est vainqueur de la coupe du Cameroun 1992 avec l'Olympique Mvolyé. Son expérience de joueur est aussi un atout non négligeable. International camerounais, il a participé à la coupe d’Afrique des nations 1972 et la coupe du monde 1982. Il est Champion du Cameroun 1971 avec l'Aigle de Nkongsamba et 1974 avec Canon Yaoundé ; finaliste de la coupe du Cameroun 1974 avec Canon Yaoundé.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Alain Robinson Wabo dit Capello

Un « entraîneur scientifique »

Au lendemain de la défaite des Lions Indomptables 0 but contre 1 face aux Eperviers du Togo au Ohene Djan stadium de Accra au Ghana samedi 28 mars dernier, en match comptant pour la première journée du troisième et dernier tour des éliminatoires couplées Can/Mondial 2010, nombre de Camerounais ont, dans le cadre du débat sur le renouvellement de l’encadrement technique de l’équipe nationale de football du Cameroun, évoqué la nomination du jeune technicien Alain Robinson Wabo dit Capello, entraîneur principal des Lionceaux (moins de 21 ans) camerounais. Le nom de Alain Robinson Wabo dit Capello est revenu avec insistance, même dans certains médias internationaux. Le Parisien, un média français, l’a même annoncé en grandes pompes. Mais, au lendemain de la publication de cette information, Alain Robinson Wabo, rencontré au stade de la réunification de Douala par des hommes de médias, a déclaré n’avoir pas été contacté pour l’encadrement technique des Lions Indomptables. Très modeste et mesuré, le jeune technicien a confié qu’il a toutes ses pensées tournées vers la prochaine coupe du monde de football des moins de 20 ans, où le Cameroun sera engagé entre septembre et octobre prochains en Egypte.

Pourquoi est-ce que le nom de Alain Robinson Wabo dit Capello est revenu avec insistance parmi les entraîneurs camerounais susceptibles d’être nommés chez les Lions Indomptables ? Tout simplement parce que son bilan chez les Lionceaux est élogieux. En 10 matches à la tête de l'équipe nationale junior du Cameroun, il n'a enregistré qu'une seule défaite, celle de la finale de la Can junior 2009 face au Ghana (2-0). Ce, malgré ses multiples détracteurs recrutés parmi ses collègues entraîneurs, qui pensent que, c’est par effraction, du fait de son cursus atypique, que Alain Robinson Wabo est entré dans le cercle très fermé des entraîneurs les plus en vue du Cameroun. Contrairement à nombre d’entraîneurs camerounais qui ont fait leurs classes à l'Institut national de la jeunesse et des sports (Injs), Alain Wabo s’est formé, dès l’âge de 21 ans, sur le tas et par des cours par correspondances. Et, par la suite, a bénéficié de plusieurs stages en Europe.

Toujours prêt à expliquer ses différents schémas tactiques (attaques fourmis, crabes, criquets, défense en V ou W…) aux hommes et femmes de médias, Alain Robinson Wabo (37 ans) que l’on appelle affectueusement « entraîneur scientifique » a, outre le titre de vice champion d’Afrique des moins de 20 ans, un palmarès disant. A son actif, il a fait accéder un club en deuxième division : As Bamendjou. Et trois clubs en première division au Cameroun : Aigle de Nkongsamba, Tiko United et Mount Cameroon de Buea. Après un passage parsemé de succès à Stade de Bandjoun, Alain Wabo remporte, en 2002, la coupe du Cameroun avec Mount Cameroon de Buea, ainsi que la super coupe Roger Milla, la même année. Il quitte alors le Cameroun pour la Guinée Equatoriale où il explose. Avec Renacimiento, il remporte le titre de champion de Guinée Equatoriale pendant trois années consécutives (2004, 2005 et 2006). Sur la scène africaine, Capello réussit à placer Mount Cameroon de Buea en 8ème de finale de la coupe des clubs vainqueurs de coupe en 2003. Avec Renacimiento, il disputa la prestigieuse et difficile phase de poule de la Ligue africaine des champions en 2006.

Honoré Foimoukom

 

Akono Jean Paul dit Magnusson

Une main de fer pour dompter les fauves

 

Magnusson rentre au panthéon de l’histoire du foot camerounais en 2000 lorsqu’à la surprise générale, ses poulains et lui s’adjugent le précieux métal en or aux Jeux olympiques de Sydney. Ce grand coup traduisait aussi bien la reconnaissance de l'effort et de l'efficacité mais était en outre une invitation à l'adresse des Camerounais à mériter toujours mieux de la patrie et magnifiait finalement une satisfaction de l'égo national en phase avec les joies apportées par les victoires des Lions Indomptables. Cet exploit lui ouvre grandement les portes de l’encadrement technique de l’équipe nationale fanion du Cameroun quelques mois plus tard. Akono remplaçait ainsi au pied levé le Français Pierre Lechantre, vainqueur de la Can 2000. Les déboires de Magnusson avec les Lions Indomptables ont pour racines la débâcle de Canon de Yaoundé au chevet duquel J.P.Akono avait été affecté dans le cadre des compétitions africaines. Dès lors, intrigues succèdent aux coups bas au point où même les victoires des Lions Indomptables ont un goût d’inachevé et sont taxées par l’opinion et nombres de mordus du ballon rond de «victoires sans la manière». Dans cette levée de bouclier, les langues se délient. Certains reprochent à Magnusson « son autoritarisme », ses choix tactiques sujets à caution et un faible pour les espèces sonnantes et trébuchantes…

Sur ces entrefaites, il est débarqué de son poste. Quelques mois plus tard, l’ex-entraîneur des Lions Indomptables du Cameroun, renoue avec les joies et les angoisses des bancs de touche en rebondissant au Tchad comme entraîneur sélectionneur des Sao (nom de l’équipe nationale de football du Tchad). Avec pour principale mission de qualifier les Sao pour la coupe d’Afrique des nations (Can) 2004. Objectif qu’il n’a pu atteindre avant son aventure au Rwanda et les succès qu’il a engrangés avec la sélection nationale militaire camerounaise en sa qualité de patron de l’encadrement technique. En rappel JP Akono a coaché tour à tour le Tonnerre de Yaoundé et le Canon de Yaoundé au sein duquel il aura évolué comme footballeur.

A.N.

 

Article publié dans Le Messager du Le 21-04-2009

 

 

 

 

Par Njognath
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Lundi 12 janvier 2009

Football - Ligue Sanaga Maritime

L’ambiguïté persiste sur l’équipe championne de la division 3 de la Sanaga Maritime. Le président de la Fécafoot saisi pour arbitrer les injustices reste honteusement indifférent.

 

En vue du démarrage de la saison 2008-2009, la ligue de football du Littoral organisatrice du championnat de division 2 régionale n’est toujours pas fixée sur l’équipe championne de la division 3 de la Sanaga Maritime saison 2008. Dans des émissions sportives des chaînes de radios privées de la capitale économique, René Black Mpondo, le secrétaire général de la ligue régionale affirmait que les responsables de la ligue départementale de la Sanaga Maritime s’illustrent chaque année par des tripatouillages ce qui les poses un réel problème. C’est pourquoi deux saisons plus tôt aucune équipe de cette ligue départementale n’a accédé en division supérieure. On s’achemine allégrement vers la même situation.

A l’issue du championnat de D3 de la Sanaga Maritime, aucun classement n’a été rendu public. Le président délégué du Club sportif sanaga maritime (Cssm), Jean Mbei Nje a été obligé de sommer par voie d’huissier le président David Mabongue de la Ligue départementale de la Sanaga maritime pour réclamer le classement. Avant de s’entendre dire que : «Le classement a été établi et adressé à la ligue régionale…». Preuve que pour Mabongue, les résultats comme les décisions des différentes commissions de «son» championnat sont confidentiels. Entrés en possession du classement officiel publié par le Chambre d’homologation et de discipline de  la Sanaga Maritime, il va révéler des incongruités ignominieuses.  Faisant de Fc Sanaga 1er avec un total de 42 points pour 17 matches joués dont 12 victoires et 3 nuls. Un calcul arithmétique de 12 victoires à 3 points et 03 matches nuls à 01 point ne donnent en aucun cas un total de 42 points mais 39 points. Et Cssm est classé 2è avec 39 point pour 17 joué et 13 matches gagnés. Cinq équipes sont déclarées forfaits parmi lesquelles As Babimbi. Ces dirigeants vont se pourvoir en appel. Malheureusement, les résultats obtenus sur le terrain par As Babimbi, notamment contre Fc Sanaga n’ont pas été maintenus.

Ce qui laisse dubitatif sur les erreurs d’arithmétique de la Commission, au point de se demander si ce n’était vraiment une volonté manifeste d’attribuer des points fantômes à Fc Sanaga au détriment de son «second» Cssm. D’autant puisque Cocotier Fc, faisant appel à la décision de la commission départementale d’homologation sur la qualification du joueur Baligbeye Jean Oscar de Fc Sanaga lors du match de la 22è et dernière journée les opposant, Cocotier Fc obtient gain de cause à la commission d’homologation du Littoral. Après motivation et tous les attendus et s’appuyant sur l’article 8 décide que « le club FC Sanaga, complice des déclarations....perd ledit match, marque 0 pt, 0 but pour, 0 but contre.... ». Malgré tout la ligue départementale de la Sanaga Maritime ne s’exécute toujours.

Le 3 décembre 2008, le président délégué de Cssm écrit au président de la Fécafoot pour arbitrage, mais à ce jour cette démarche est restée  sans suite. La Fécafoot n'a toujours ni rectifié sa grossière erreur d’arithmétique, ni appliqué la décision prise en appel par la commission régionale d'homologation. Déterminer à aller jusqu’au bout, les dirigeants de Cssm ont décidé de saisir la Fifa. «Nous sommes obligés d’aller étaler les incompétences de la Fécafoot devant la Fifa que nous allons saisir dans les heures qui suivent», affirme un de ses dirigeants.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Par Njognath
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Mercredi 17 décembre 2008

Sport - Tension

 

La sempiternelle querelle au sein du mouvement du syndicat des footballeurs refait surface. Tension La sempiternelle querelle au sein du mouvement du syndicat des footballeurs refait surface. Le président Mayébi massacré par ses lieutenant.

 

Le climat qui prévaut actuellement au sein de l’Association des footballeurs du Cameroun (Afc) est quelque peu teinté d’hypocrisie. On se donne mutuellement du «je t’aime moi non plus», mais aucun des protagonistes n’est dupe sur l’ampleur du malaise et les enjeux de cette sourde tension. Cette ambiance brumeuse qui épaissit le ciel de ce mouvement de défense des footballeurs camerounais date d’une demi dizaine d’années. A chaque fois, le front de la contestation et de la dénonciation après avoir ouvert les hostilités se dédit aussitôt. «Chaque fois le président réussit toujours à retourner les maillons importants et la fronde s’estompe d’elle-même. Ce n’est pas cette énième tentative qui va prospérer», lance dubitatif un des membres de l’Afc qui a requis l’anonymat. Contrairement aux précédents mouvements d’humeur, plus matérialisés par des grognes verbales de certains membres qu’on avait vite fait de qualifier d’aigris, celui de cette fin d’année porte l’estampille de sept proches de David Mayebi, président de l’Afc. Il a la particularité d’être consigné dans un procès verbal.

Le 9 novembre 2008 en effet, il s’est tenu au domicile du secrétaire général de l’Afc, Timothée Mackongo, «une réunion dont l’objet portait essentiellement sur le dysfonctionnement de l’Afc, la recherche des moyens efficaces pour un fonctionnement acceptable» (sic) peut-on lire dès l’entame du Pv. Ont pris part à cette réunion, Mackongo Timothée, Bassoua Isaac, Beb Ismaël Pierre, Sinkot Isaac, Enoka Edmond, Mbengan Louis Noé, Neg Lilian et Nya Bernard. Parmi les convoqués, Tchakounté et Lea Eyoum Charles étaient absents. Un choix fait sur la base « des membres anciens, parlant franchement, amicalement et fraternellement. Des amis qui, comme lui, croient en cette association et ont œuvré de longues années pour son essor » (sic). Même si d’emblée, Mackongo Timothée a tenu à préciser que cette réunion « n’avait aucune valeur de conspiration ou de dénonciation », il n’en demeure pas moins qu’elle en avait tout l’air. Toutefois, il précise qu’il s’agit : « d’éviter le désastre à venir, et éventuellement pour sauver la tête du président ».

 

Tirs groupés

Un avis partagé par tous les intervenants. «Mackongo a ensuite poursuivi son discours dans des aveux, des confidences et des dénonciations qui ont trouvé l’assentiment de tous », lit-on dans le Pv. Au point qu’ils ont tous reconnu un profond malaise qui a fissuré les fondements de cette association. Par la suite, « l’occasion était donnée aux uns et autres présents de dénoncer, chacun à son tour, les exactions et les anomalies qui freinent l’évolution de l’Afc, telles que la gestion non transparente de l’association…allusion faite aux démarches et manipulations financières, aux conflits de compétentes avec toutes les conséquences fâcheuses qui en découlent, l’absence de matérialisation du plan de travail, le refus volontaire de valider un organigramme. L’accent a aussi été mis sur le côté fortement égoïste du président de l’Afc, doublé d’une inquiétante ascendance au mensonge», précise le Pv. Last but not the least, les participants à cette réunion «d’un ton ferme, se sont indignés de l’attitude du président qui gère l’Afc comme un box service où tout lui appartient et dépend de lui et uniquement de lui, et où rien ne peut se faire sans lui », révèle le Pv.

Joint au téléphone pour répondre à ce faisceau d’accusations, le président Mayebi a minimisé l’impact de cette fronde. « Cette réunion a eu lieu pendant mon absence du pays. Mais, il s’agit d’une incompréhension que nous avons aplanie dès mon retour. Nous avons tenu une réunion pour éclaircir les points d’ombre. Et depuis lors nous tenons des réunions élargies chaque lundi au siège. Nous sortons d’une réunion à laquelle tous les auteurs de cette lettre ont pris part, de même qu’une délégation de l’Afc de Yaoundé ». Mais les indiscrétions de cette réunion font état de ce que plusieurs frondeurs ont retourné leur veste et n’assument plus leur position. Seuls Mackongo et Bassoua maintiendraient leur position. Toutefois, David Mayebi précise que « contrairement à ce que les uns et les autres pensent, toute mon action à la tête de cette association est d’œuvrer à ce que l’Afc ne se confonde pas à ma personne ». 

   

Focal

La lettre qui a tout déclenché

Le climat s’est détérioré avec la lettre adressée à Théo van Seggelen, secrétaire général de la fédération internationale des footballeurs professionnels (Fifpro) par Timothée Mackongo. Correspondance lue séance tenante à l’intention de tous les membres ainsi réunis. Et dans laquelle Mackongo justifie son absence à l’assemblée générale de la Fifpro à laquelle il avait été nommément invité. Il  en a profité pour dénoncer «le caractère nuageux de certaines informations (Finances, management, etc...) supposés être tenues à ma disposition », écrit-il. Avant d’ajouter : «Je ne voudrais pas vous embarrasser en vous donnant d’autres explications qui auraient leur raison d’être ». Ce qui a apprend-on a vexé le président David Mayebi, car il y a vu indexer sa gestion financière et administrative de l’Afc depuis près de huit ans. Avec à propos ! Puisque le secrétaire général de l’Afc conclut dans sa lettre au secrétaire général de la Fifpro que : «Je note avec une certaine désolation que malgré les avancées opérées et les batailles gagnées, l’Afc navigue encore sans méthodologie et avec une absence réelle de fluidité dans sa forme de management». Et appelle la Fifpro a œuvré au respect des démarches statutaires. «Je vous saurais, cependant gré  de bien vouloir vous assurer que les échanges d’informations pratiques, entre la tutelle que vous êtes et nous, passent par le secrétaire général de l’Afc, qui faudrait-il le rappeler, est statutairement le directeur de l’association pour sa bonne marche» (sic)

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager du 17-12-2008

Par Njognath
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Dimanche 17 août 2008

 Restructuration - Union de Douala

L’Assemblée générale élective des verts et blancs, tenue en présence de Tobi A Roko représentant de la Fécafoot a débouché sur l’élection d’un nouveau président.

L’homme d’affaire est depuis vendredi 15 août 2008, le nouveau président de l’Union Sportive de Douala (Usd). Il a été porté la tête du club à l’issu de l’Assemblée générale du club tenue au foyer des femmes de Njo-Njo. Présenté par le Conseil des sages comme candidat déclaré à la succession de Michel Kamdem, le très controversé président en poste ; aucune autre candidature n’a été enregistré, malgré la recevabilité des candidatures séance tenante. En revanche, le conseil des sages va annoncer la démission reçue du président sortant, Michel Kamdem. La suite sera tout simplement une roue libre pour Faustin Domkeu, qui a reçu un plébiscite.

L’universitaire de 45 ans s’est reconverti dans les affaires qui lui réussissent bien. Domkeu est un grand passionné du football. Il est le promoteur du Centre sportif noblesse du Ndé. Ce club qui depuis trois ans a apporté une valeur ajoutée et de la compétitivité dans le championnat provincial  de division 2 de l’Ouest et à la Mtn elite Two dans la zone Centre, Sud, Est et Ouest. Manquant de justesse ces deux dernières saisons la montée en division d’élite. C’est aussi le club qui a permis aux élites du Ndé de faire preuve d’un sursaut d’orgueil pour ne pas laisser mourir la Panthère du Ndé alors agonisante depuis des années et qui effleurait la dissolution.

C’est cette même impulsion qu’il entend apporter à l’Usd en particulier et au football camerounais en général. Tout d’abord, permettre au club mythique et emblématique de l’Usd de retrouver ses lettres de noblesse. Les verts et blancs de Kamakaï traversent depuis cinq ans une zone de fortes turbulences, parce que secouée par de violents courants déstabilisateurs. Conséquence, les Nassara brillent par des performances pas toujours honorables et un atermoiement permanant qui nécessite des sauvetages réguliers, soit pour échapper à la relégation, soit pour tirer quelques marrons du feu. L’exemple de la saison qui vient de s’achever est suffisamment édifiant. On se souvient aussi de la saison 2005 où les Nassara ont recouru au tournoi Interpoules pour échapper de justesse à une relégation que le club n’a toujours pas connue depuis ces 50 ans d’existence.

 

Les chantiers d’à venir

Le nouveau président, Faustin Domkeu, estime que ces soubresauts sont du passé et qu’il est engagé dans la construction d’un Usd New look. Ces verts et blancs qui doit refléter sa dimension d’antan dans le paysage du football continental. Cela passe par la construction à moyen terme d’un centre sportif, la redynamisation des comités de soutiens pour que l’Uds redevienne le club le plus populaire qu’il a toujours été au Cameroun. Son credo : « L’unité, la sportivité et la discipline ». C’est dire si le comité de sage de l’Usd que dirige le patriarche Ngassa Happi a eu une vision futuriste dans le parrainage de cette candidature. Une candidature stratégie, lorsqu’on sait qu’avec la montée en division d’élite de la Panthère du Ndé, des centaines de supporters des Nassara originaires du Ndé qui envisageaient de tronquer leurs écharpes vont s’aviser pour accompagner cet élan d’unité et d’espoir que semble porter en lui tout seul, le nouveau président.

Mais l’autre attente, c’est que l’Usd soit désormais géré sur les canons managériaux d’une entreprise. Plusieurs supporters présents ont salué la grandeur de Michel Kamdem qui a accepté de remettre son tablier comme le souhaitaient les milliers de supporters tout en promettant de soutenir celui qui le succède. Mais ils ont été une fois de plus déçus de constater que lors de son allocution, il s’est appesanti uniquement sur son bilan sportif. Ce qui a laissé un goût d’inachever, car l’assemblée espérait suivre aussi son bilan financier. Tout compte, fait, séance tenant, la somme de 8 millions de francs Cfa a été collectée.

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath
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Jeudi 7 août 2008

Otto Pfister

Jamais autant de spécialistes ne s'étaient accordés à dire que le football africain est sur le point d'atteindre un niveau où il peut espérer obtenir des titres, y compris lors de la Coupe du Monde de la Fifa. De toutes parts, on prédit qu'en 2010, une équipe du continent africain, qui accueillera la phase finale de la compétition, arrivera en demi-finales. Et quand on parle de l'élite africaine, il est forcément question du Cameroun. Car les Lions Indomptables comptent depuis toujours parmi les meilleures équipes de la Confédération Africaine de Football.

A cette occasion, l'entraîneur de l'équipe nationale du Cameroun, Otto Pfister, livre au micro de Fifa.com ses impressions sur l'épreuve reine, qui aura lieu dans deux ans en Afrique du Sud, ainsi que sur les qualifications et sur la situation du football africain en général. Le sélectionneur allemand, âgé de 70 ans, sait très bien de quoi il parle : avant son entrée en fonction au Cameroun, il a notamment contribué à écrire l'histoire des équipes nationales du Togo, du Ghana, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal et du Rwanda. Il connaît donc la mentalité du continent africain mieux qu'aucun autre.

 

Otto Pfister, la phase qualificative de la Coupe du Monde de la FIFA s'est parfaitement bien déroulée pour votre équipe, jusqu'à présent. Accéder au prochain tour ne semble plus qu'une formalité pour vous...

Les choses se présentent assez bien pour nous, car nous n'avons plus qu'un point à obtenir sur les deux matches qui restent pour pouvoir accéder au prochain tour. Toutefois, le prochain match, au Cap-Vert, sera aussi le plus difficile de ce tour. Nous allons nous rendre fin août dans un camp d'entraînement pour nous préparer à la pelouse artificielle, car c'est ce qui nous attend là-bas.

 

Est-ce que vous pensez que l'on sous-estime le Cap Vert ?

Nous savons tous que maintenant, il n'y a plus de "petites équipes". Les Capverdiens jouent le contre très intelligemment et ils ont de nombreux joueurs évoluant aux Pays-Bas, au Portugal et en Espagne. Nous devons être vigilants, car nous ne sommes pas infaillibles. Nous gagnons nos matches, certes, mais nous devons devenir encore plus efficaces et confirmer nos progrès. De plus, il ne faut pas oublier que Samuel Eto'o ne jouera pas en raison de sa suspension pour cartons jaunes.

 

Quelles sont les attentes envers le Cameroun, qui a manqué le titre de peu en Coupe d'Afrique des Nations ?

Le fait que nous soyons allés jusqu'en finale a été pris comme quelque chose de très positif au Cameroun. Notre défaite a bien sûr été très amère, mais nous avons tourné la page. Il y avait une grande pression avant la Coupe d'Afrique. Je n'avais pris en charge ma nouvelle équipe que neuf jours avant le tournoi. De toute façon, pour être honnête, entraîner le Cameroun, cela signifie avoir toujours de la pression.

 

Comment va le football africain en ce moment, d'après vous?

Le football africain a énormément évolué, cela ne fait aucun doute. On a pu voir très clairement une progression lors de la Coupe d'Afrique des Nations, sur le plan tactique aussi bien que sur le plan technique. Un pas en avant a été effectué. Je dirais que c'était la meilleure Coupe d'Afrique qu'il y ait jamais eu. Les équipes africaines ont définitivement trouvé leur place au sein du football mondial.

 

Comment envisagez-vous la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010 ?

Les équipes les plus fortes sont le Nigéria, la Côte d'Ivoire et nous - en fonction de notre état de forme. Je pense qu'il est réaliste de dire que nous verrons une équipe africaine en demi-finales en 2010. Mais l'avantage d'évoluer à domicile joue évidemment aussi un rôle, car pour ce qui est du climat, de l'environnement, des terrains, de l'atmosphère en général, les équipes africaines seront bien sûr plus habituées.

 

Vous semblez très optimiste quant à votre qualification pour la compétition...

Nous avons de très sérieuses chances d'aller en Afrique du Sud. Mais cela va dépendre du tirage au sort du dernier tour des qualifications. Je suis dans le métier depuis suffisamment longtemps pour savoir qu'il faut toujours une petite part de chance pour réussir.

 

Les équipes d'Afrique du Nord dominent sur leur continent alors qu'elles n'ont jamais vraiment réussi à briller en phase finale de Coupe du Monde de la FIFA. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

J'expliquerais cela de la façon suivante : au sud du Sahara, les infrastructures sont moins bonnes qu'en Afrique du nord. Et les championnats d'Afrique du nord sont aussi bien meilleurs. J'ai été pendant plusieurs années l'entraîneur du Zamalek, au Caire, et je dois dire que la première division égyptienne est au moins aussi forte que la première division suisse, par exemple. Grâce à leurs infrastructures, les équipes d'Afrique du Nord sont clairement avantagées par rapport au reste du continent.

 

En revanche, pour une Coupe du Monde, c'est plutôt la qualité du football qui fait la différence et le potentiel de l'Afrique noire est supérieur. La preuve, de nombreuses vedettes de ces pays sont sous contrat dans des clubs d'Europe. Notre propre cas en est un exemple. En tant qu'entraîneur de l'équipe nationale du Cameroun, lorsque je sélectionne mes joueurs, je ne dois pas penser à qui je nomme, mais me demander de qui je peux me passer.

 

Quel est le prochain talent du Cameroun qui va faire sensation sur la scène internationale ?

Alexandre Song, d'Arsenal, est très prometteur, d'ailleurs ça avait fait des histoires avec les journalistes la première fois que j'avais fait appel à lui, parce que personne ne le connaissait. Modeste M'Bami, qui joue à Marseille, est un joueur qui se donne toujours à fond et qui est déjà quasiment intransférable. Il y a aussi Christian Pouga, qui quitte la Suisse, où il a fait un malheur, pour le FC Séville. Et bien sûr Somen Tchoyi, qui évolue au Red Bull Salzbourg, au sein de l'élite autrichienne.

 

Pour conclure, tournons-nous vers Pékin, où se déroule actuellement le Tournoi Olympique de Football 2008. Le Cameroun y participe. De quoi croyez-vous votre équipe capable ?

Je pense que le Tournoi Olympique est pour le Cameroun une bonne occasion de laisser son empreinte. Il y a huit ans, les Camerounais ont gagné la médaille d'or à Sydney. Je suis optimiste pour cette année. L'équipe a en tout cas de bonnes chances d'accéder aux quarts de finale.

Source Fifa.com

Par Njognath
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