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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:24

Enlèvement – Sous-préfet d’Akwa et sa suite      

Dans l’arrondissement de Kombo à Bedimo, l’enlèvement le 6 février dernier du sous-préfet et de sa suite continue revient quasiment au centre de la plupart des conversations aussi bien dans les buvettes que sous les chaumières.

 

Des informations concordantes font de ce que la prise en otage du Sous-préfet d’Akwa, Ayuk Edward Takor et onze personnes de sa suite, a été commandité de l’intérieur. Le ministre de la communication, porte parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary avait fait une sortie pour incriminer l’imprudence du chef de terre. Depuis leur libération, dix jours plus tard, à la suite des négociations discrètes, âpres et savamment menées par le gouvernement du Cameroun sur haute instruction du chef de l’Etat, les forces militaires en poste sont plus que jamais sur leurs gardes. Des plus en plus, il se susurre dans la localité que l’embuscade qui a été menée par les rebelles du Bakassi Freedom Fighters, et abouti à la prise d’otages de la délégation camerounaise, le 6 février dernier alors qu’elle était en plein mer de retour d’une réunion des assises traditionnelles de la Commission mixte Cameroun – Nigeria, serait à l’origine une affaire de règlement de compte.

Les adjoints au maire d’Akwa, sont mis à l’index. Et pour cause, le climat avec le maire, Aboko Patrick Anki, maire de la commune d’Akwa serait très tendu. Le poste du maire serait l’objet de toutes les convoitises. Car, il y a une faction des conseillers frondeurs conduite par l’adjoint du maire qui reproche au maire de ne pas résider dans la localité. Conséquence, il est permanemment absent et ses apparitions sont sporadiques. On dit ne l’apercevoir que lorsqu’il a des missions ou des projets lucratifs en vue. Pis encore, il confisquerait tous les pouvoirs et ne lèguerait même pas une partie de ses prérogatives cas d’absence. Ainsi il confisque tous les moyens mis à la disposition de la mairie. Il ne daigne avoir aucune considération pour ses adjoints qui sont plus permanemment et mieux à même de gérer les affaires courantes pendant ses absences prolongées.

 

Récriminations

Dans le chapelet des récriminations, les adjoints qui sont plus sédentaires et réclament une certaine autochtonie avérée déplorent le fait que le président du comité interministériel de suivi des projets de la zone de Bakassi, le nommé Lekunze, soit originaire du département de Lébialem. Pourtant, ils estiment qu’il y a des fils originaires de cette localité qui sont plus compétents et maîtrisent mieux les réalités locales. Et en outre ils auraient mieux que quiconque plus intérêts que les projets soient bien exécutés dans le respect scrupuleux du cahier de charge. Pour ne rien arranger, ils prétendent avec force et conviction que les sommes faramineuses débloquées par l’Etat du Cameroun pour la réalisation de ces projets sont mal gérées et les travaux réalisés sont de très mauvaise qualité.

N’ayant pas toujours la garantie de trouver une oreille attentive auprès des autorités compétentes qui sont plus enclins à composer avec les personnes incriminées parce que plus nanties, et bénéficiant de leurs largesses financières, ils ont préféré l’option la plus radicale. C’est ainsi que les frondeurs seraient enterrés en contact avec les rebelles qui fréquentent souvent cette localité, déguisés dans des tenues civiles en citoyens ordinaires. C’est alors qu’il a été préparé la prise d’otages. Option choisie, parce que, sachant qu’elle génère une importante manne financière dans la demande de rançon, sans pour autant entraîner d’énormes risques. D’ailleurs certaines informations font étant de ce que les détails des mouvements de l’embarcation du sous-préfet étaient donnés par un membre de sa délégation. A l’occurrence, l’un des adjoints du maire, Benedict Okon qui était du voyage, mais encore parmi les otages du 6 février 2011.

André Som

 

Encadré

Menace permanente

Ces informations que les services de renseignements sont certainement entrain d’exploiter par des recoupements approfondis ne seraient pas dénuées de tout fondement. Car, il ne fait pas de doute que les membres des groupes rebelles qui sévissent dans les eaux maritimes allant du littoral camerounais au Delta du Niger gardent de sérieux contacts dans la localité d’où ils viennent, très souvent déguisés, se ravitailler. Ce d’autant plus qu’avant la rétrocession de la presqu’île de Bakassi, ces pirates maritimes y menaient leurs activités en toute quiétude. A cela, il faut aussi ajouter leur complicité ethnique. Preuve s’il en était que l’Etat camerounais est loin de trouver la tranquillité dans cette zone et de bomber le torse quant au véritable contrôle de cette zone tant que des actions intégratices des Camerounais ainsi que de développement ne seront pas entreprises dans cette localité ne seront pas entreprises comme celle de la Mideno.

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Published by Njognath - dans Société
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