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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:19

Mécontentement – Récriminations            

La majorité du personnel dûment recruté à la Commune d’arrondissement de Douala 3e  observe un mouvement d’humeur depuis jeudi le 24 janvier 2013.

 

Mairie de Douala III, il est 9h. Une foule dense gesticule devant les locaux de la Mairie de Douala III sise à Logbaba. Au loin, des chants résonnent. « Solidarité, à jamais solidarité ! Solidarité à jamais solidarité ! Solidarité, à jamais solidarité, car l’union fait la force. Sauvez nous ! », chantent hommes et femmes. De prime abord, on croirait à une expression de joie liée à une célébration d’un mariage. Plus on se rapproche de la commune, moins la certitude d’une gaieté quelconque se confirme dans l’esprit. Surtout que les choristes ne sont autres que les employés de la mairie de Douala III qui brandissent des pancartes. Une dizaine de tableaux sur lesquels sont écrits en bleu et rouge des messages moins élogieux à l’endroit du patron des lieux, Oumarou Fadil. Mention est également faite sur les problèmes des concernés. « Payez nos trois mois de salaires (novembre, décembre 2012 et janvier 2013 » ; « 11 ans de misère à la première mairie du Cameroun » ; « Non aux intimidations et à la manipulation du personnel » ; « Pas de profil de carrière dans une mairie de référence » ; « Près de 20 ans de non reversement à la Caisse nationale de prévoyance sociale ». Ainsi peut-on lire sur les écriteaux que tiennent les grévistes.

Ce n’est pas tout. Monique Moussi, une des délégués du personnel explique : « Nous sommes aussi à 20 ans sans allocations familiales ni sécurité sociale. Nous sommes en colère et au lieu de résoudre nos problèmes, les administrateurs cherchent à nous intimider. Ne soyez pas surpris de constater qu’une partie du personnel, essentiellement des jeunes en stage ou en quête de poste sont dans les bureaux tandis que nous manifestons la grève à l’extérieur ». Chose curieuse, explique notre interlocutrice est « qu’on a intimidé ces jeunes au point de les obliger à signer une pétition dans laquelle ils avouent avoir été payés. Pourtant ce ne sont que des employés temporaires dont le statut n’a pas encore été fixé ». Cet arrêt de travail est effectif après que les travailleurs aient adressé un préavis de grève au maire (absent sur lieux au moment où nous mettions sous presse) la première semaine du mois de décembre 2012. « Des notifications ont suivi. Mais la hiérarchie n’a pas réagi. Raison pour laquelle le syndicat des travailleurs du Wouri sont venus donner main forte aux délégués du personnel de la commune », renchérit André Yakana, agent communal au service administratif.

Sur le plan environnemental, la mairie de Douala III créée en 1987, n’a pas de Water-closet digne de ce nom ni d’eau depuis quatre années. « Nous avons assez supporté. Trop c’est trop. Ce qui est choquant est que le maire est entrain de payer des engins pour enrichir le patrimoine infrastructurel de son territoire alors que cet argent pouvait d’abord servir à satisfaire nos besoins salariaux, s’indignent les plaignants ». Par ailleurs, dans la circonscription où le maire Oumarou Fadil tient les commandes, les habitants de Logbaba et environs se plaignent des routes impraticables et attirent l’attention du patron des lieux qui aspire à un nouveau mandat lors des prochaines élections législatives et municipales. Et qui gagnerait à conquérir le cœur de son peuple s’il compte sur ses voix pour garder son poste.

Linda Mbiapa, Source Aurore Plus du 25 janvier 2013

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Published by Njognath - dans Société
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