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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:32

Tribunal – Justice           

Il lui est reproché d’avoir détourné des millions de Fcfa pour multiples raisons. Aux dernières nouvelles, on apprend par un média de la place que l’affaire a été renvoyée au 09 mars 2011 au motif  de l’absence du présumé à l’audience de mercredi dernier, au tribunal de grande instance du Moungo.

 

Décidément, Paul Eric Kingue n’est pas prêt de voir le bout du tunnel. En plus des deux affaires dont l’une portant sur les émeutes de février 2008 a été renvoyée au 24 février prochain à 09 h à la Cour d’Appel de Bonanjo Douala, pour réquisition du ministère public et plaidoirie de la partie civile, l’ancien maire de Njombé-Penja est encore accusé de détournements de millions de Fcfa. Cet élu du peuple nie les faits qui lui sont reprochés dans ce troisième procès en instance au tribunal de grande instance du Moungo. « Ce qui est curieux est que j’ai été renvoyé au TGI de Moungo sans passé par l’interrogatoire du juge d’instance au mépris de l’article 142 du code de procédure pénale. Lequel stipule qu’en matière criminelle, l’information judiciaire est obligatoire. Ce qui logiquement devrait vicier de nullités absolues cette procédure car en droit, il n’est pas permis d’être renvoyé devant le TGI sans information judiciaire

Parlant du fond du dossier sur les 4 966 000 Fcfa remis par la société des plantations de Mbanga (SPN) pour installer le réseau d’eau à l’hôtel de ville nouvellement construit de la commune de Penja, l’interpellé déclare que l’eau a bel et bien été installée et réceptionnée par une commission de réception des travaux. « Elle est visible et palpable ainsi que toutes les pièces y compris un constat d’huissier. Cette accusation sur 4 966 000 doit tomber d’elle-même car la somme querellée a servi à l’objet pour lequel elle a été destinée », dit-il. Concernant la location d’un Caterpillar à la commune de Dibombari pour un montant de 2 500 000 Fcfa (2e fait reproché), l’accusé estime qu’aucun contrat encore moins une pièce ne prouve que ce véhicule ait été loué à cette commune sœur. Le Caterpillar a été gracieusement prêté selon Paul à la commune de Dibombari dans le cadre de la coopération inter communale et « le maire de ladite structure l’a lui-même confirmé au cours de ses auditions. Les seules sommes que la commune a déboursées étaient destinées aux réparations des pannes du Caterpillar qui a 44 ans d’âge et est tombé en panne plus d’une dizaine de fois pendant les travaux. Le mécanicien aussi reconnaît avoir perçu son argent, déchargeant ainsi Paul soupçonné d’avoir pris de l’argent envoyé par  le  maire de Dibombari via Express Union ».

 

Retour sur les faits

Sur le 3e chef d’accusation, celle selon lequel Paul Eric Kingue aurait loué le même Caterpillar au délégué de l’agriculture de Penja à 7 500 000 pour les travaux dans son village et au maire de Mbanga pour une somme de 150 000 Fcfa, l’ex maire de Njombé-Penja rétorque une fois de plus qu’aucune pièce démontrant la décharge par le maire ou un ordre donné par lui pour le Caterpillar n’ait été apportée à Kingue pour le confondre. Il en est de même « de la prétendue location du Caterpillar au délégué de l’agriculture de Penja. En somme, une véritable machination qui n’a d’égal que l’envie de détruire cet homme qui a osé dénoncer la délinquance fiscale des holdings français des bananerais installés dans sa localité  et donc depuis une trentaine d’années, ne reversent pas les taxes communales auxquelles ils sont assujettis».

Toutes ces accusations précitées remontent à 2007 alors que Paul Eric Kingue était encore en fonction. Or le 03 décembre de cette année là, PEK obtenait du directeur général des impôts une décision reversant les entreprises au régime fiscal des droits communs. « C’était la goutte d’eau qui a débordé le vase pour que je sois jeté en prison ». Par ailleurs, parlant de son procès de détournement du million 400 000 Fcfa, il ressort de la décision rendue  comme l’a constaté le reporter que son détournement repose sur un postulat et non sur des preuves telles que l’exigent la loi. Le même juge dans cette décision ne reconnaît aucune pièce signée par PEK révélant qu’il a reçu ce million quatre. Toutes choses qui font dire à l’opinion nationale et internationale que l’ex maire de Njombé-Penja « n’est pas un détenu de droit commun mais bien un détenu politique. C’est ce ras-le-bol qui a amené PEK à se décider de s’immoler».

Linda Mbiapa

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Published by Njognath - dans Société
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