Politique
Le Rebelle moral a donné un point de presse à son domicile sis à Sodikombo à Pk 13 à Douala le 17 juillet courant.
Interpellé par la Justice au mois de mai dernier pour dégradation du monument du général Leclerc à Bonanjo, Douala, le combattant Mboua Massok est jugé coupable des faits qui lui sont reprochés. L’affaire est en délibéré pour le 27 juillet prochain. Deux mois seulement ont suffi pour que la justice camerounaise, dont la lenteur n’est une information pour quiconque, épluche ce dossier. Ce d’autant plus que le même Mboua Massok est trainé devant les juridictions camerounaises pour des faits similaires depuis près de trois ans. Il est toujours poursuivi par l’Etat camerounais de s’être attaqué à la statue du général Leclerc.
Depuis lors, l’affaire n’a connu aucune issue, les exceptions relevées par la défense n’ayant pas été jusque-là battues en brèche. Et du coup, des questions fusent et l’on s’interroge sure cette célérité brusque. Le mis en cause ne va pas chercher loin l’explication d’une telle rapidité. « C’est parce que j’ai déclaré ma candidature à la prochaine élection présidentielle. D’après le Code pénal, je risque entre deux mois et deux ans d’emprisonnement ferme. Toutes choses pour empêcher que je me présente à cette élection que je suis sûr de remporter. Le parti au pouvoir le sait aussi. C’est pourquoi il met tout en œuvre pour empêcher ma candidature ».
Métamorphose
C’est justement pour empêcher cette « lâcheté » que Mboua Massok a organisé un point de presse à son domicile afin de prendre à témoin l’opinion nationale et internationale. Ce point de presse a été organisé au lieu dit « Place de l’Afrique debout ». Tout a été mis en œuvre pour donner le ton au contenu de cet entretien avec les hommes de media. Une pancarte de fortune portant le message « France-Cameroun, revoir les accords de coopération » est plantée en plein cœur de la place. Tout autour, c’est une allure de fête. Des palmes attachées ci et là, avec à l’entrée principale l’arbre de paix que devait traverser tout invité. Bref, le combattant est resté fidèle à la tradition qui le lie aux valeurs ancestrales, lui-même étant un initié de la tradition. Une seule chose qui tranche avec ses habitudes, Mboua Massok porte une chemise enfilée à un pantalon, avec une cravate nouée autour du cou. A la question de savoir si c’est parce que la route d’Etoudi est ouverte, l’homme reste serein. « Je vais à Etoudi avec ma tête et non avec des habits. Je suis un initié. Je m’habille d’une certaine manière en fonction des circonstances, et surtout lorsque je dois m’entretenir avec mon dieu ».
Pendant le point de presse, le candidat déclaré de la prochaine élection présidentielle, le rebelle moral et leader panafricaniste engagé, a abordé les grandes questions qui marquent l’actualité du moment. De l’élection présidentielle attendue en octobre 2011 au 1er cinquantenaire du Cameroun indépendant, en passant par l’opération Epervier et les biens mal acquis de Paul Biya, il donné sa position. S’il dit ne rien reprocher à Paul Biya de ce qui est désormais appelé cabale contre le président Biya, il s’attarde plutôt sur l’opération Epervier. « Nous avons confié notre richesse à un gardien. Aujourd’hui, il nous dit que des gens l’ont volée et il connait là où sont ces voleurs et qui ils sont. Suffisant pour que nous ne puissions plus faire confiance à un tel gardien de peur de perdre même le peu qui nous reste ».
Robert NGONO EBODE, article publié dans Le Messager
| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||