Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 15:26

Opération Epervier – Détournements à la Scdp               4522

Les débats se sont poursuivis lundi le 23 juillet 2012 au Tribunal de grande instance de Bonanjo à Douala. L’audience a été renvoyée au 6 août 2012.

 

Lundi le 23 juillet 2012, les témoins du ministère public attendus ont été interrogés par le conseil des accusés au Tgi de Bonanjo. Dans leurs déclarations, ils démontrent comment l’ex Directeur général de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Sdcp) a pillé les biens de cette entreprise et a fait preuve de mauvaise gestion. Jean Baptiste De La Salle Nguini Effa n’a aucune raison valable de clamer son innocence. Leurs déclarations n’ont fait qu’attiser la colère des détenus à la prison centrale de Douala à l’instar de l’ex Dg de la Scdp, Jean Onana Adzi (directeur administratif et financier), Théodore Guillaume Toko Dikongué (responsable développement à Yaoundé), Kisito Bogne Ondoua (chef de cabinet) et Jean Beautemps Mackongo Guéyé (ex directeur administratif et comptable, reconverti en expert comptable). Ces derniers qui estiment avoir faire preuve de bonne gestion du moment où ils étaient en fonction. Interpellés depuis le 26 août 2009 à Yaoundé, les inculpés ont vu leurs procès ouvert en mars 2011.

En attendant que les débats conduisent au plus vite aux plaidoiries, on se souvient que pour ce qui concerne Jean Baptiste Nguini Effa, le conseil de discipline budgétaire avait condamné le directeur général de la Scdp à payer près d’un milliard Fcfa et deux millions d`amende. Il lui est reproché au Dg de la Scdp les griefs suivants : s`être attribué un salaire non prévu, d`avoir effectué des dépassements de crédits votés par le conseil d`administration. Le conseil de discipline avait fait le constat de l`absence de « diligence en vue de l`adoption par la société d`un statut du personnel et d`un manuel de procédures intégrant tous les aspects de gestion de la société ». Au rang des autres infractions commises dans la gestion de son mandat à la tête de la Société camerounaise de dépôts pétroliers, l`on retient également l`engagement de nombreuses dépenses par simple bon de commande au lieu de la procédure de lettre commande, la modification irrégulière de l`affectation des crédits dans le cadre de la gestion du projet Nsam, le paiement en espèces de certains fournisseurs au lieu de la procédure de virement bancaire, en violation du code des marchés. Parmi les autres fautes de gestion, il est reproché à l’ex Dg la négligence dans le suivi de certains dossiers, l`octroi des salaires sans base légale, l`engagement des dépenses sans pièces justificatives.

Pour sa part, Jean B. Mackongo Guéyé, selon le Contrôle supérieur de l’Etat, s’est rendu coupable de la certification irrégulière des marchés accordés à la société Waco, le paiement avant service fait d`un marché public, l`utilisation à des fins personnelles, pour un montant de 67 millions de Fcfa, des fonds de la Scdp, le défaut de reversement dans les caisses de l`entreprise de la somme de 43 millions de Fcfa, et divers paiements sans exécution de prestations pour une montant d`environ 700 millions de Fcfa. Celui-ci devra rembourser a t –on appris un peu plus de 253 millions à la Scdp, en terme de préjudice causé. Il reçoit d`ailleurs une amende spéciale de deux millions de Fcfa. Dans la foulée, l’accusé, ex employé de Total Elf, qui dit avoir fait seulement deux ans à la Scdp (contrairement à ses co-accusés qui cumulait entre 10 et 15 ans de carrière), s’était dit autrefois «surpris de constater que toutes les pièces que j’ai versé auprès du conseil supérieur de l’Etat n’ont été nullement rendu publiques par le conseil de discipline budgétaire et comptable du contrôle supérieur de l’Etat. Soit, on me dit que ces documents sont faux, soit, on doit au moins les prendre en compte et les présenter au grand jour. Après ma démission, mon conseil d’alors (Me Alice Nkom, ndlr] avait fait une mise en demeure à la Scdp à qui je réclamais une dette cumulée à 323, 662 millions Fcfa ». Pour les deux autres responsables entendus par le conseil de discipline (Jean Onana Adzi : le directeur administratif et financier de la Scdp et Etoundi, ex Trésorier de la Scdp), l`organe a retenu contre Jean Onana Adzi, des fautes de dépenses sans pièces justificatives pour un montant de cinq millions de Fcfa. Raison pour laquelle il avait été constitué débiteur envers la Scdp, de la somme de cinq millions de Fcfa représentant le préjudice causé à l`entreprise avant de lui infliger une amende spéciale de 200 000 Fcfa.

Linda Mbiapa (SourcA aurore Plus)

Partager cet article

Repost 0
Published by Njognath - dans Société
commenter cet article

commentaires