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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 04:03

Migration – Avenir incertain               

Bien que considérée comme la terre promise ou terre d’accueil, le pays de Paul Biya peine à assurer le bien-être et l’épanouissement des étrangers qui y séjournent. Un Monde Avenir a fait le constat, le 18 décembre 2012 à Douala.

 

On en reparle encore des problèmes liés à la survie des migrants au Cameroun. Mardi le 18 décembre 2012 a été dédié à la célébration de la journée internationale des travailleurs migrants. Commémorée sur le thème : « Tous pour une Afrique sans frontières, non à la violation des droits des migrants », cette journée a permis à l’Ong Un Monde Avenir d’organiser une rencontre à la Maison des jeunes de Bépanda Omnisport. Philippe Nanga, coordinateur de l’Ong en question et Elisabeth Ngo Mbapa chargée de la question Genre et migration ont relaté à l’assistance les tribulations des migrants en Afrique maghrébin et subsaharien. Ils ont également fait part des échanges entretenus  au forum social mondial sur les migrations (Fsmm) à Manille tenu du 26 au 30 novembre 2012 ainsi que le forum global mondial sur les migrations organisé à l’Ile Maurice du 19 au 20 novembre 2012. A en croire Philippe Nanga : « nous essayons de partager avec les Camerounais la vision que nous avons de la thématique des migrations. C’est important de ne pas percevoir la migration sous l’angle strictement économique mais plutôt sous le prisme des droits de l’homme. Le visa est un droit fondamental que nous devons défendre ».

L’avenir des migrants constitue l’essentiel des missions que se sont données des organisations de la société civile telles : Un Monde Avenir et l’Association des réfugiés sans frontières (Arsf), basées à Douala. De leurs nombreuses descentes aux frontières des pays de la sous-région Afrique centrale, il ressort que, les migrants économiques, politiques ou des réfugiés peinent à être intégrés. La carte de séjour qui s’étend sur une année étant très coûteuse. La non application de la loi dédiée aux réfugiés au Cameroun pour ne citer que ce cas, l’absence des soins de santé de qualité, le droit à l’éducation bafoué, les problèmes de loyer, le chômage, les complications liées à l’hébergement sont autant de points qui attristent les migrants et par conséquent réduisent leur durée de vie. En dépit de moult sensibilisations, la situation demeure au statu quo.

 

Urgence d’un espace de communication entre la société civile et les pouvoirs publics

Les autorités gouvernementales toujours inertes. « Le problème des migrants au Cameroun, c’est déjà un problème de reconnaissance. Il y a des difficultés au niveau administratif, la corruption avec les policiers, la difficulté d’obtention des cartes de séjour, la cherté des visas pour les migrants. Sans oublier les obstacles liés au problème de transport en dépit de l’amélioration au niveau des contrôles de police. Ils ont été supprimés, c’est une bonne chose », dénonce Jean Jacques Mbelle Abega, coordinateur du Groupe de recherche et d’action sur les migrations en Afrique Centrale (Grami-Ac). Il précise que leur souhait est que les autorités camerounaises et d’ailleurs permettent que les migrants aient les mêmes droits que les nationaux. Par ailleurs, certains citoyens camerounais se demandent pourquoi migrer alors qu’eux-mêmes estiment être maltraités dans leur propre pays par le régime en place. Et la société civile de signifier que la migration présente des opportunités et ne saurait toujours être perçue avec pyrrhonisme.

 

La migration est vieille comme le monde

La migration des travailleurs par exemple, n’est pas un phénomène nouveau. Au cours de l’histoire de l’humanité, les gens ont toujours bougé en quête de meilleures conditions économiques, politiques et sociales. Selon le rapport sur le développement humain du Pnud en 2009, il y a actuellement 200 millions internationaux dont la moitié est constituée des travailleurs et près de 50% sont des femmes. Des tendances récentes ont aussi montré que les travailleurs migrants sont de plus en plus concentrés dans quelques pays industrialisés qui ont souvent une population vieillie. La migration pour l’emploi est liée à l’économie globale. La croissance rapide de la migration depuis le début des années 1970 est intimement connectée à l’échec de l’actuel modèle de globalisation de pourvoir au travail décent pour tous. Incapable de trouver des opportunités d’emploi chez eux, des millions d’employés sont forcés à partir laissant familles et amis derrière eux. Les pays importateurs de main d’œuvre sont avides de recevoir du personnel hautement qualifié tandis que les travailleurs moins qualifiés sont souvent contraints à migrer sans statut légal, exposés à de hauts niveaux de risques. Dans d’autres cas, les pays de destination ont établi des systèmes de migration temporaires qui refusent aux travailleurs migrants des droits aussi essentiels comme la mobilité du travail, la réunion familiale et la résidence à long terme.

 

 

Linda Mbiapa

Publié dans le journal Aurire Plus du 3 janvier 2013

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Published by Njognath - dans Société
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