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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:10

Télécommunication - Licences d’exploitation         

Pendant que les Camerounais attendent avec impatience l’arrivée de nouveaux opérateurs de téléphonie mobile, la licence d’exploitation accordée à Remenber Africa, une association dirigée par Caroline Hoth, une Camerounaise résidant aux Etats-Unis, fait couler beaucoup d’encre et de salive. Notre enquête.

 

Annoncée en grande pompe, l’arrivée d’un troisième et même d’un quatrième opérateur de téléphonie mobile avant la fin d’année 2010 a été un bluff. Pourtant, on y voyait déjà une opportunité pour les jeunes chômeurs et concurrence oblige, une baisse des coûts de tarification «onéreux » que pratiquent les opérateurs Mtn Cameroon et Orange Cameroon, ayant le monopole du marché. Et dans une quelconque mesure Camtel. C’est dans cette incertitude qu’une information a fait état tout récemment de l’octroi d’une licence d’exploitation de première catégorie à dame Hoth, une  américaine d’origine camerounaise qui a décidé d’investir au Cameroun. Une autorisation délivrée dans la douleur. Certaines informations font état de ce que le processus n’est arrivé à son terme qu’avec l’entregent de Eric Chinje. Au moment où en désespoir de cause, Caroline Hoth ait décidé de faire une croix sur ce projet. Car cela faisait déjà un peu près de deux ans qu’elle trimait non sans débourser le bakchichs au passage. Ce qui n’est pas encourageant pour les investisseurs et la diaspora qu’on ne cesse d’appeler de tous nos vœux pour relancer l’économie.

Qu’à cela ne tienne, la licence de première catégorie délivrée à Remenber Africa a jeté un pavé dans la marre. Plusieurs personnes ayant vite fait d’y voir une licence d’un troisième opérateur qui devrait s’installer et faire dans l’exploitation de la téléphonie mobile. Face à cette rumeur, Amadou Bello, le chef de la cellule communication du ministère des Ptt a fait cet éclairage : «Il s'agit de deux choses différentes. Les licences ne sont pas de la même catégorie. La téléphonie de mobile ou si vous voulez la concession s'obtient à la suite d'un appel à concurrence. En revanche, la licence de première catégorie est du ressort du régime de l'autorisation.» Il va sans dire que n’ayant pas fait l’objet d’un appel d’offre, la société américaine a bénéficié de la licence de catégorie. Car la licence du mobile ou la concession, (c'est juste une question de sémantique), est au dessus de toutes les autres licences catégorisées. La Licence de première catégorie est ouverte au public. Celle de deuxième catégorie est destinée aux privées et son usage partagé, est beaucoup plus utilisée par les banques. Alors que celle de troisième catégorie, exclusivement privée, est essentiellement utilisée par les sociétés comme Camrail, ou les sociétés forestières.

C’est pourquoi pour lever tout équivoque, Amadou Bello a précisé que la licence de première catégorie ouverte au public et accordée à Remember Africa est une licence des services à valeur ajoutée, destinée aux exploitants. Elle offre toutefois l’avantage de faire de la téléphonie sur IP (par internet). Mieux encore, «on peut faire de la téléphonie, mais, en utilisant le réseau des opérateurs, car il est bien dit dans la loi qu'ils sont exploitants alors que ceux de la téléphonie mobile sont les opérateurs à concession. C’est dire qu’ils sont installateurs et exploitants », précise Amadou Bello. Avant d’ajouter que : «selon les textes, du moment,  les opérateurs à concession sont tenus à permettre Remember Africa de le faire. Ils peuvent refuser, mais ce refus doit être motivé : raison technique et autre.» Il faut dire pour la gouverne de nos lecteurs que la licence de Remember Africa est du même type que détient Ringo. De ce fait, elle est la énième dans cette catégorie.

André Som

 

Encadré

Equivoque

Il ne fait donc pas de doute que Remember Africa n’est pas un opérateur de téléphonie mobile, même si certaines sources proches de Caroline Hoth entretiennent la confusion. En soutenant le contraire. D’autres sources font même étant de ce que certaines pontes du régime qui s’étaient engagées avec elle dans le projet d’une licence de téléphonie mobile se sont ravisées et désolidarisées du projet. S'agissant de la troisième licence de téléphonie mobile qu’attendent impatiemment les Camerounais «comme l’a si bien dit le Ministre des Postes et de la Télécommunication, le processus du lancement de l'appel à concurrence sera faite après la promulgation de la loi sur les communications électroniques. Et c'est pour bientôt», souligne Amadou Bello. Non sans rappeler que cette loi est passée en seconde lecture à la session parlementaire de novembre 2010 à la demande du gouvernement.

 

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Published by Njognath - dans Economie
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