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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 16:19

Grogne – Enseignement confessionnel protestant                            

Le mardi 6 mars 2012, un bras de fer oppose enseignement et le principal de l’établissement confessionnel. Il s’agit de mettre fin à des licenciements abusifs et progressifs du personnel du enseignant ciblé comme indésirable.

 

 Aux premières heures de la matinée du mardi 6 mars 2012, le personnel enseignant barricadent les portails d’entrées du collège Alfred Saker. Rendant l’accès inaccessible aux élèves et personnel. La rue carrefour Deido-Place-Rond point connait un bouchon indescriptible. Les enseignants sont déterminés à faire entendre leur voix et refusent toute forme de négociation si leurs revendications ne sont pas prises en compte, notamment annuler le passage au conseil de discipline d’un troisième enseignant. Ce d’autant plus que depuis quelques temps les conseils de disciplines passent pour être une guillotine pour le personnel enseignant qui y est traduit. « Malgré les explications et les justifications qui disculpent le mis en cause et malgré qui la majorité des membres sollicite une sanction plus clémente, le principale, Rev. Dr Kong Robert réussit toujours pas un tour de forces de signer une décision de licenciement à la surprise générale des membres du conseil de discipline qui finissent pas se résigner de laisser faire »,  soutiennent le personnel enseignant.

Deux de leurs collègues sont passés à la trappe et toutes les démarches de recours sont restées vaines. Même celle du syndicat des travailleurs des établissements scolaires privés du Cameroun (Syntespric). C’est alors que le troisième collègue a été convoqué au même conseil pour des raisons imaginaires et fallacieuses que le personnel enseignant a décidé de se mobiliser pour arrêté cette saignée arbitraire dont il imagine bien qu’elle a des tentacules qui envisagent de se répandre aussi loin qu’ils ne s’y l’imagine, principalement comme une épée de Damoclès sur la tête de tous le personnel enseignants déclaré par le principal comme indésirable. «Ces représailles dirigés contre certains membres du personnel spécialement ciblés, s’apparentent à des décisions à tête chercheuse présageant des licenciements en cascades», explique le personnel enseignant. Les cibles sont particulièrement le personnel syndiqué qui ne cessent de monter au créneau pour revendiquer l’application des accords signé à la suite d’une série de concertations et négociation tripartite entre le principal, le Directeur des enseignements protestant/Eec et le personnel du collège Alfred Saker dans le but de décrisper la tension social qui a conduit à la grève du personnel avec arrêt temporaire des cours le mercredi 25 février et le lundi 2 mars 2009.

C’est ainsi qu’ayant remis au gré du jour leur mouvement d’humeur le mardi 6 mars 2012, cela a conduit à une forte mobilisation des autorités administratives au rang desquels, le préfet Okalia Bilïa, de la délégation des enseignements secondaires du Littoral, des forces de maintien de l’ordre, les  et des autorités religieuses. A la suite des conciabules, le personnel a accepté de lever les cadenas aux entrées des portails. En revanche, le personnel enseignant a obtenu que le conseil de discipline convoqué dans l’après-midi au cours duquel devait passer leur collègue soit annulé, et une concertation soit convoquée pour les deux semaines à venir dans le bureau du préfet du Wouri. Bien avant, la menace d’arrêt de travail prévue pour le 20 février avait été annulée à la demande des services du gouverneur après que le personnel enseignant ait adressé une lettre d’information. « Le principal pour sa part qui se considère comme un roitelet qui tient la présidence de l’Eglise évangélique du Cameroun (Eec) n’a pas cru daigner respecter le sursis exigé par les autorités administratives», argue le personnel enseignant.

 

La pomme de discorde

Les exigences du personnel enseignant portait sur les points suivants : - la réadmission sans condition de leur collègue Mbouya Georges Alain, « licencié abusivement » - le respect de la clause exceptionnel : engagement mutuel de bonne foi – le respect effectif des actes du protocoles d’accord signés le 02 mars 2009 entre le principale et le personnel du collège Alfred Saker, et enrôlé auprès du greffe du tribunal de Première instance de Douala – Bonanjo sous le récépissé de dépôt d’acte N°826 du 15 juin 2009. Dans ce protocole d’accord, le directeur de l’enseignement protestants, Michel Moukori Edemé et le personnel, il était stipulé que le personnel accepte de voir la revalorisation de salaire de base initialement fixé d’accord partie à 50% soit ramenée à 30%. Dans le même optique et ce pour éviter les tensions de trésorerie, que pour l’année scolaire 2008-2009 de ne percevoir que 25% de cette augmentation ; tout en sachant que les 5% restant seront payées comme passif cumulé avec un effet rétroactif à partir de septembre 2009. Malheureusement, bien que cette échéance soit parvenue à son terme, jusqu’à ce jour le personnel n’a perçu qu’aucune proposition concrète et satisfaisante allant dans le sens de l’acquittement total de cette dette. A contrario, la nouvelle administration, conduite par le principal, Rév Kong Robert a mis à exécution une démarche managériale archaïque marquée par : - une absence de cadre d’échanges permanents – une menace de destruction physique et spirituelle tout azimut – humiliation et fragilisation de l’autorité de l’enseignement face aux élèves – sanctions arbitraire – suspension des délégués du personnel élu, ce ci en marge de la législation du travail – licenciement abusif des enseignants Ndoumùb’a Beke et Mbouya Georges Alain,…la liste est loin d’être exhaustive. Ce’sg dire que le personnel enseignant attend beaucoup de l’arbitrage des autorités administratives qui collectent en ce moment selon certaines indiscrétions les éléments du puzzle.

Mathieu N. Njog

 

 

 

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Published by Njognath - dans Société
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