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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:20

Projets Intégrateurs - Pénétrante Est          

La cérémonie de signature de la convention de financement de l’élargissement de  la pénétrante Est de Douala a drainé quatre membres du gouvernement à Douala hier, jeudi 3 mars 2011 à côté de l’Ambassadeur de France au Cameroun, Gildas Le Lidec.

 

Pendant plus de trois heures, les délégations conduites par le ministre de l’économie du plan et de l’aménagement du territoire (Minepat), Louis Paul Motaze, qu’accompagnait le ministre des travaux publics, Messengue Avom, le ministre du développement urbain, Clobert Tchatat, le secrétaire d’Etat à la défense, chargé de la gendarmerie, Jean Baptiste Bokam, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine, Fritz Ntone Ntone, étaient face à celle conduite par l’Ambassadeur de France au Cameroun, S.E Le Lidec… les deux parties ont échangé sur les contours de la convention de financement des travaux de l’élargissement de la pénétrante Est (sortie de Douala vers Yaoundé). Ce projet fait partie des grands projets routiers prioritaires qui devront être réalisés à l’horizon 2015. Qui sont, entre autre, l’aménagement des pénétrantes Est et Ouest de Douala et la construction du second pont sur le Wouri. 

Annoncés pour démarrer en novembre 2011, le gouvernement camerounais peinait encore à trouver les financements. Jusqu’en janvier dernier les négociations engagées, étaient encore très serrées, avec l’Agence française de Développement (Afd). Les deux parties n’arrivaient pas à s’accorder sur le financement partiel ou total des projets par l’Afd. Menées par le Minepat, Louis Paul Motaze, ce dernier est venu savouré l’accord obtenu auprès de l’Afd  de la totalité du financement. Soit le budget global de 60 millions d’euros (soit 39,4 milliards Fcfa). Représentant 37.4 milliards Fcfa destinés au financement des  travaux et 2 milliards Fcfa destinés au suivi et contrôle. Toutefois, il faut noter que  les coûts encore à définir liés à la mise en œuvre du plan de gestion environnementale et sociale sont à la charge du gouvernement camerounais. La longueur totale porte sur une distance  19,5 Km pour la pénétrante Est.

 

Malgré les assurances

Le projet d’élargissement de la pénétrante Est ne sera pas construit comme initialement prévu, c’est-à-dire avec six voies (deux sens de 3 voies). La réalité du financement apprend-on a eu raison  du projet initiale pour la rendre réalisable.  Il se susurre que les emprises qui seront non exploitées vont rester inoccupées pour qu’à terme la construction soit achevée comme le prévoit le projet initial, à l’horizon 2035. Mais encore faudrait-il trouver des financements pour cela. Nonobstant, cette modification, les deux parties restent confiant sur l’impact de cet aménagement de la pénétrante est de Douala. De manière globale, il va permettre au renforcement du rôle de pôle économique de la ville de douala par l’amélioration de son intégration nationale et sous-régionale. Notamment par : l’amélioration des conditions de vie des populations – la réduction des coûts de transports et du temps d’accès à Douala et l’augmentation de la compétitivité de son port – l’amélioration des conditions sanitaires des personnes vivant ou travaillant aux abords de la route – et l’amélioration de la sécurité routière.

Sur le plan économique, cet aménagement de la pénétrante est de la ville de Douala va « permettre une baisse des coûts et temps d’exploitation des véhicules, ainsi qu’une réduction des temps de déplacement des personnes et pour les marchandises. Les taux de rentabilité internes seront augmentés, selon les prévisions de 15%», indique la fiche de présentation du Minepat. Mais alors, l’interrogation reste sur la conformité des travaux et le maintien en bon état de cet ouvrage. Le Minepat rassure qu’une mission biannuelle permettra de rencontrer les différentes parties prenantes du projet et d’évaluer sur place le bon déroulement des travaux et leur conformité aux décisions prises dans le cadre environnemental et social. Par ailleurs,  les travaux d’entretien et de maintenance seront sous la responsabilité du fonds routier qui travaille déjà avec l’Afd dans le cadre du Contrat développement désendettement (C2d).

Barthélemy Som

 

Encadré

L’Afd de toutes les attentes

Avec l’admission du Cameroun à l’initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (Ipptd) l’Agence Française de développement avait suspendu l’octroi des prêts avec le pays de Roger Milla. La reprise des prêts de souveraineté de l’Afd en direction de l’Etat du Cameroun a été annoncée le 6 octobre 2008 à l’occasion de la visite au Cameroun de Mme Anne-Marie Idrac, Secrétaire d’Etat au commerce extérieur. Ce n’est qu’avec la perspective du financement de ce projet de l’élargissement de la pénétrante Est de la ville de Douala que va se matérialiser la reprise des prêts de l’Afd. Le gouvernement espère que dans cet élan, l’Afd va aussi financer entièrement le budget du financement du projet de construction du 2è pont sur le Wouri dont le montant est de 119 milliards Fcfa TTc.  Jusqu’en janvier, l’état des négociations indiquait que l’Afd s’investissait à hauteur des 2/3 du budget. Lors de la cérémonie d’hier, Louis Paul Motazé n’a pas caché sa volonté de voir l’Afd prendre également en charge tout le budget. C’est ainsi qu’il a confié à la presse que les deux parties avaient fait des avancées notables dans les négociations et qu’au stade actuelle des négociations, l’Afd prenait 80% du budget. Toutefois, il espérait que les négociations permettront de voir concrétiser les vœux du gouvernement camerounais. Ce que l’Ambassadeur de France au Cameroun n’a pas exclu. Tout en rappelant que l’Etat français à d’autres mécanismes de financement des projets au Cameroun à l’instar du premier C2d France – Cameroun qui est arrivé en son terme après une durée de cinq ans. Pour une enveloppe globale de 537 millions d’euros (soit 352 milliards Fcfa). Il a permis de financer des politiques de croissance économique et de lutte contre la pauvreté.  Plus précisément dans les secteurs de la santé, l’éducation, les infrastructures routières, l’agriculture et la sécurité alimentaire et le programme sectoriel forêt et environnement. Pour le gouvernement français qui est aussi dans une action de charme, annonce qu’il sera suivi de plusieurs autres C2d France – Cameroun successifs, pour un montant global de un milliard d’euros (environ 654 milliards Fcfa). Le deuxième C2d qui vient d’être financé qui couvrira la période 2011-2015, est en cours de préparation devrait être d’environ 328 millions d’euros (environ 214,512 milliards Fcfa). Soit en baisse par rapport au premier.

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Published by Njognath - dans Economie
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