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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:26

Blocage – Championnats d’élite         

Le président de la Fécafoot a convoqué, hier jeudi 24 janvier 2013, une réunion de crise pour lever le différend qui oppose le président de la Ligue de football professionnel et les président de clubs de l’Elite.

 

I- Vers un consensus de dupes

Au moment où nous allions sous presse, nous avons appris que l’issu de la réunion de conciliation organisée par le président de la Fécafoot a débouché sur des perspectives heureuses. Après un échange houleux, entre les protagonistes en conflit, avec le Général de corps d’armée Pierre Semengue, président de la Ligue de football professionnel (Lfpc), intransigeant ; et les présidents de clubs qui ont fini par faire leur mea-culpa, il a été arrêté que les championnats d’élite démarrent le 2 février 2013. Pour y parvenir, les présidents de clubs après plusieurs heures de débats ont accepté de se soumettre aux exigences d’un Pierre Semengue, resté intransigeant sur ses positions. Simplement, les présidents de clubs ont demandé que le Général-président leur accorde un sursis de deux mois pour qu’ils se transforment tous en sociétés commerciales. On en est à se demander si dans la perspective des prochaines élections des structures dirigeantes de la Fécafoot, Pierre Semengue ne s’est pas laissé prendre dans un piège.

Deux mois, une durée stratégique pensent certains observateurs avertis des questions de sport et de football en particulier.  Car après avoir débuté les championnats d’élites, il sera difficile pour la Ligue de football professionnel de décider d’exclure les clubs qui ne se seront pas conformés, aux prescriptions qui font l’objet de pomme de discorde. Pis encore d’interrompre la suite du championnat. Il n’est pas exclu que l’on s’achemine allégrement vers une tolérance provisoirement définitive. Ce d’autant plus que, deux mois plus tard, les championnats d’élites seront en pleine trêve de fin de la phase aller. Et à moins de deux mois de la fin du mandat impératif de Pierre Semengue. Lorsqu’on sait que la trêve du premier championnat professionnel avait duré trois mois, il est fort possible que les dirigeants des clubs soient préparés à accepter un arrêt de championnat pendant deux mois, si le président de la Lfpc s’entêtait à remettre au gré du jour ses exigences à problèmes d’aujourd’hui.

Ce d’autant plus que cela leur donnerait alors, le temps matériel pour organiser aisément les élections à la Ligue et débouter l’actuel président qui sera arrivé en fin de mandat non renouvelable. Surtout qu’en riposte à la décision du Général-président Semengue de reporter à une date ultérieure le démarrage du championnat préalable prévue le 26 janvier 2013, les président de clubs réunis au sein de l’association des clubs d’élite se promettaient de recueillir les signatures requises pour convoquer une assemblée générale et débarquer Pierre Semengue de la présidence de la Ligue. C’est dire que, ce dilatoire qu’ont usé les présidents de clubs pour obtenir de Semngue de revenir sur ses positions tranchées cache bien une anguille sous roche. Surtout que la Fécafoot à l’instar de toutes les autres fédérations sportives, sera en plein dans l’effervescence des élections pour le renouvellement de ses structures dirigeantes.

 

II- De quoi ont peur les présidents de clubs

Certainement, un stratagème que n’a pas perçu le Général-président Semnegue. Et ce ne serait pas une première qu’une trêve dure plus de deux mois, puisque la saison dernière la trêve du premier championnat professionnel camerounais a durée trois mois, à cause des revendications des présidents de clubs d’entrer en possession des subventions promises par l’Etat. Une attitude curieuse lorsqu’on sait que pour certains présidents de clubs d’élite qui étaient très proches du président Semengue, auprès de qui ils jouaient les conseillers, à l’instar de Franck Happi, président de l’Union sportive de Douala et vice-président de la Lfpc, soutenait mordicus que les Saos étaient le passage obligé vers le professionnalisme. «C’est la seule voie pour aller définitivement vers le professionnalisme. Je peux vous dire qu’il n’y a aucun club que nous allons rencontrer en Champions League africaine qui ne soit pas une société. En coupe des confédérations encore, vous pouvez trouver des associations. Mais en champions League, vous ne rencontrerez aucun club qui ne soit pas une société. Ce n’est plus possible parce qu’il y a un niveau d’exigences qui voudrait que çà se professionnalise. Et qui dit professionnalisation dit moyens. Qui dit moyens dit cadre juridique. Le bénévolat, le mécénat, çà peut exister maintenant, mais à faible échelle. Aujourd’hui dans le sport et dans le foot en particulier, les gens qui mettent les sous veulent savoir tout au moins que leur passion ne les ruine pas. Ils veulent que leur passion soit une passion adoucissante et pour cela, il faut que leurs jetons soient gérés à bon escient. Çà ne veut pas dire que vous allez gagner à tous les coups. Mais au moins, qu’on sache où va l’argent et que çà puisse rapporter le cas échéant.» Il est curieux de les entendre soutenir le contraire. On dirait des girouettes qui vont dans le sens du vent.

Pour comprendre ce conflit, il faut remonter au 14 janvier lorsque Le président de la Lfpc, Pierre Semengue et le Secrétaire général de la Fécafoot signe une circulaire, dans laquelle, les clubs des championnats professionnels ont l’obligation de se conformer aux dispositions de l’article 4 du règlement des compétitions tel qu’adopté par son Conseil d’administration pour le compte de la saison 2012-2013 sur la transformation des clubs professionnels en  société commerciale ; mais aussi et surtout que les fonctions dirigeantes soient dissociées, et exercées par des personnes différentes. Ne voulant pas se conformer à cette exigence qui obligeraient les dirigeants des clubs à se soumettre aux normes de gestion financière et administrative modernes ; notamment, la transparence dans la gestion, la certification des comptes,…dans un univers où ils on été habitués à l’opacité et à ne pas rendre compte comme c’est le cas avec les subventions perçues lors de la première saison professionnelle 2012, ils sont allés au clash. Initiant une réunion à Douala 48 plus tard pour obtenir rien que des droits et pas de devoir : la définition du quota de répartition des recettes additionnelles (70% pour les clubs et 30% pour la Lfpc) et la cooptation des représentants des clubs dans la gestion financière de la Lfpc…

C’est alors que dans une volte-face, le Général-président de la Ligue de football professionnel du Cameroun a, en  date du 18 janvier 2013, décidé unilatéralement de dénoncer les résolutions prises à Douala, 48 heures plus tôt. Et de reporter la date du démarrage des championnats de Mtn Elite One et Two à une date ultérieure. Du moins jusqu’à ce que tous les clubs mutent leurs statut en société anonyme à objet sportif. Faisant prévaloir, le cahier de charges de la Fifa. Ainsi pour soutenir cette volte-face, Pierre Semengue rappelle que la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a signé le 1er octobre 2011 avec la Fifa la déclaration révisée de Douala, qui stipule que : - les clubs Mtn élite One s’engagent à prendre la forme d’une société à responsabilité à objet sportif avant le début de la saison 2012-2013 ; - la Ligue en collaboration avec les clubs s’engage à l’élaborer les statuts standards pour les clubs de Mtn Elite One avant le début de la saison 2012-2013 ; - Chaque club Mtn Elite One s’engage à faire adopter ses statuts par son Assemblée générale avant le début de la saison 2012-2013 ; les clubs s’engagent à se conformer à un organigramme standard adopté par la Ligue ; - La Ligue s’engage à l’élaborer un nouveau standard contrat de joueurs professionnels et celui d’entraineur avant le début de la saison 2012-2013. Et qu’il n’entendait pas porter le chapeau de la non-atteinte de ses objectifs. Similaire à un échec. Comme ce fut le cas de la Fécafoot, lorsque la Fifa était arrivée au Cameroun pour évaluer le cahier de charges défini dans la déclaration de Douala de 2008.

Barthélemy Nzock, Source Aurore Plus du 25 janvier 2013

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Published by Njognath - dans Football
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