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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 14:05

Dénonciation – Réaction de la société civile  

Le président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination Shanda Tonme a adressé en date du 4 juillet 2012 une lettre de dénonciation de l’issu des travaux du Conseil d’administration de l’Agence Nationale de régulation des marchés publics. 

 

Dans une lettre adressée au Secrétaire générale de la présidence de la République et signée du président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (Comicodi), le très activiste, Shanda Tomne fait part des « très vives protestations des citoyens et citoyennes » qu’il dit représenter et défendre les intérêts. Faisant allusion «aux décisions scandaleuses et scandalisantes du récent conseil d’administration de l’Armp.» le Comicodi s’offusque de ce que le communiqué finale sanctionnant le dernier Conseil d’administration de l’Agence Nationale de régulation des marchés publics (Armp) «exonère pratiquement et complètement le Directeur général, Jean Jacques Ndoudoumou, des fautes de malversations et de mauvaises gestion versées à sa charge par le Contrôle supérieur de l’Etat.» Comme l’atteste la décision finale de cette instance de contrôle des gestionnaires et ordonnateurs de dépenses des deniers publics redue public le 11 juin 2012.

Pour le Comicodi, il ne fait pas de doute que l’opinion publique a reçu ce communiqué signé du président Conseil d’administration, Hamadjoda Adjoudji, «comme un choc, une provocation, un acte de subversion de la plus haute perversité indigne des gens qui signent des motions pour soutenir le chef de l’Etat dans la lutte contre la corruption, et s’adonnent pourtant ouvertement au pillage en règle des ressources publiques.» Sans le nommé, le Comicodi fait allusion à un trouble-jeu déjà vu ailleurs. Pour dire que, le duo Hamadjoda Adjoudi, Pca de l’Armp et Jean Jacques Ndoudoumou, Dg de l’Armp  n’ont fait que copier le trouble-jeu fait récemment par le duo Gambo Haman, Pca de Sodecoton et Iya Mohammed, dg de la même entreprise. Lorsque sentent les serres de l’opération épervier se rapprocher, ils ont vite fait de convoquer un Conseil d’administration ordinaire à Yaoundé, une première en 22 ans de gestion dans cette entreprise para-publique, afin de donner une onction à la gestion du gestionnaire et ordonnateur des dépenses. Malgré un bilan ridicule.

Un défi voilé, lancé en son temps à tous ceux des détracteurs d’Iya Mohammed, parmi lesquels le président de l’Assemblée nationale, Cavayé Yégié Djibril qui avait du haut de son perchoir dénoncer la gestion du Dg Iya Mohammed de la Sodecoton et appelé à faire un choix entre la gestion tout aussi tatillonne de la Féacfoot et celle de Sodecoton. Mieux de son remplacement à la tête de la Sodeoton. Et le Comicoidi de soutenir que « Cette situation est d’une gravité qui appelle des mesures urgentes, si l’on veut sauvegarder la crédibilité du président de la République.»  Non sans proposer comme ce fut le cas avec le Feicom, avant l’arrestation du Dg Ondon Dong et Cie qu’il est urgent de «congédier tous les membres de ce conseil et les traduire en justice, tant les faits sont inacceptables. Ces gens sensés montrer l’exemple à la tête d’un organisme de régulation, affichent une avidité, une cupidité et une désinvolture regrettables. Les faits parlent suffisamment et donnent le ton du procès. Leur place est en prison, par dehors.» Le ton est sentencieux !

En effet, le lundi 11 juin 2012, le ministre délégué à la présidence de la République, chargé du Conseil supérieur de l’Etat, Henri Eyebé Ayissi dans un communiqué rendant publique les décisions des derniers assises du Cdbf condamnait des hauts dirigeants des structures relevant de l’Etat  pour «fautes de gestion». Parmi lesquels, le président Conseil d’administration, Hamadjoda Adjoudji et le Directeur de l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) Jean-Jacques Ndoudoumou. Cette condamnation était assortie d’une demande de remboursement de 63 millions Fcfa au Dg. Le rapport fait état de ce que pour la période allant de 2007 à 2010, le Directeur de l’Armp a procédé au paiement de « primes spéciales ou avantages indus », à lui-même, à certains personnels, et à des personnes "n'ayant aucun lien" avec la structure et la non-transmission au Ministère des Finances des résolutions du Conseil d'Administration instituant lesdites primes. On lui reproche aussi le fait d’avoir fait des recrutements et nominations en violation des procédures établies. Le Comicodi ne comprend que le Conseil d’administration ait décidé de régulariser tout simplement ce débet de 63 millions Fcfa. Pourtant pour 30 millions Fcfa, le Recteur de l’Université de Yaoundé II, Soa, Jean Tabi Manga a été relevé de ses fonctions quelques jours plus tard.

Mathieu N. Njog

 

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Published by Njognath - dans Société
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