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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 16:17

Concertation – Association africaine de l’eau 

Le conseil scientifique et technique de l’Association Africaine de l’Eau tient ses assises à Douala du 28 février au 4 mars 2011.

 

Placé sur le thème : « Partenariat et innovation clé du développement des sociétés d’eau et d’assainissement en Afrique », la cérémonie d’ouverture des assises du Conseil scientifique et technique (Cst) de l’Association Africaine de l’Eau (Aae) a été une opportunité idoine pour le Directeur général de la Cameroon water utilities corporation (Camwater), Basile Atangana Kouna d’une part et d’autre part le gouverneur de la région du Littoral, Faï Yengo Francis, de vendre le concept de partenariat public-privé de la gestion hydraulique urbaine et périurbaine. Le directeur général de Camwater a tenu a rappeler que les présentes assises se tiennent au Cameroun dans un contexte institutionnel particulier, marqué par le partenariat public-privé qui a vu le jour à la faveur de la reforme voulue dans le secteur de l’hydraulique urbaine et périurbaines. Un partenariat qu’il va par la suite présenter dans un exposé similaire à un cours inaugural. Ce partenariat public-privé qui n’est autre que la privatisation par affermage qui distingue tout simplement les activités d’investissements et celles d’exploitation. Incombant respectivement à Camwater et à la Camerounaise des eaux (Cde). Cette dernière étant une entreprise à capitaux marocains. Fruit de la coopération Sud-Sud.

Ce tandem qui est entré en activité en mai 2008 est engagé dans l’accompagnement du gouvernement camerounais dans l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (Omd) en matière d’accès à l’eau potable. Mais à quatre ans de cet horizon, le Cameroun ploie toujours dans une situation pas très confortable quant à l’accès à l’eau potable. Puisque officiellement seule, 35% de la population  y a accès. Mais des études menées par la société civiles font état de 30%. Pourtant le Cameroun dispose dans l’ensemble de conditions naturelles favorables à la disponibilité des ressources en eau, dans sa partie méridionale. A cet effet, le chef de l’Etat a donné comme objectif à ce partenariat entre secteur public et secteur privé dans le secteur de l’eau potable, l’amélioration du taux de desserte qui devrait atteindre un peu plus de 60% de la population à l’horizon 2015, pour être conforme aux Omd. Ce d’autant plus que « l’accroissement de l’offre et l’amélioration de la qualité du service dépendent de la nature des rapports entre les deux partenaires qui travaillent depuis le démarrage de leurs activités dans un esprit de franche et saine collaboration pour le développement du secteur», affirme Basile Atangana Kouna.

Dans cette perspective, Camwater a élaboré un ambitieux programme d’investissement qui s’est fixé pour objectif de doubler le taux de desserte  à l’horizon 2015. Il est évalué à 400 milliards Fcfa pour la période 2008-2018. On a appris que plus de 200 milliards Fcfa ont déjà été mobilisés auprès des institutions financières internationales. Des fonds qui vont permettre d’effectuer des travaux  de réhabilitation des installations et les extensions de réseaux. Avec en prime l’offre de 50 000 branchements sociaux. Ils ont déjà permis de financer dans une première phase l’augmentation de la capacité de production d’eau dans la ville de Douala qui est passée de  105 000 m3 à 180 000 m3 par jour. La deuxième phase qui est en cours d’exécution va porter la capacité d’eau de Douala à 280 000 m3 par jour. Il est aussi envisagé le projet d’alimentation en eau potable dans 15 villes secondaires équipées et 3 villes non équipées. Le projet de réhabilitation des capacités des installations dans les villes de Yaoundé Edéa,  Bertoua et Ngaoundéré. La desserte de la capitale atteindra ainsi le cap de 150 000 m3 par jour de même qu’une amélioration sera aussi observée dans les autres agglomérations. Et des travaux de réhabilitations de 52 centres.

André Som

 

Encadré

Priorité service en eau potable

A l’instar du Cameroun, Faï Yengo Francis, rappellera que de nombreux défis interpellent tant les gouvernements africains, que les organisations et sociétés publiques ou privées chargées de la gestion de l’eau potable et de l’assainissement dans leur mission de rendre accessible l’eau potable et la gestion durable des ressources  disponibles aux populations. Car plus de la moitié de la population urbaine dispose d’un accès limité aux infrastructures et services d’eau. D’ailleurs le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce) à l’horizon 2035 fait des investissements dans le secteur de l’eau une question prioritaire. Parce que l’eau est considérée comme un droit humain et un impératif pour la santé. C’est dire que ces assises seront une occasion d’échanges pour capitaliser les acquis du partenariat public- privé et de les enrichir des différentes expériences. Si ces assises favoriseront le débat sur le thème retenu, il sera aussi une occasion pour préparer le 16ème congrès de l’Association Africaine de l’Eau qui se tiendra en février 2012 à Marrakech au Maroc.

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Published by Njognath - dans Société
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