Santé
La deuxième journée mondiale de lutte contre le paludisme c’est célébré le 25 avril 2009.
C’est par des marches dans les différentes artères de la ville de Douala que les bénévoles regroupés en association ou en groupes scolaires, ont marqué dans la matinée du 25 avril 2009 la célébration de la deuxième journée mondiale de lutte contre le paludisme dans les districts de santé. Ils entendaient ainsi contribuer à l’élan de sensibilisation porté par le thème retenu pour cette deuxième édition 2009 : «Vaincre le paludisme le compte à rebours est lancée». D’autant plus que la situation est alarmiste au regard des statistiques récoltées sur le plan national sont même au dessus de ceux du continent. Selon l’organisation mondiale de la santé (Oms), un enfant meurt toutes les 30 secondes en Afrique des suites de paludisme. Au Cameroun le taux de morbidité est de 50% chez les enfants de moins de 5 ans. Et le paludisme représente 40 à 50 % des consultations médicales et 35 à 40% du total de décès dans les formations sanitaires. Sur le plan économique, le paludisme est responsable de 26% d’arrête d’activité maladie, 57% des journées d’hospitalisation et 40% des dépenses annuelles des ménages pour la santé. Et sur le plan social, le paludisme constitue l’une des causes majeures d’absentéisme dans les écoles. Ce qui peut constituer à retarder le développement intellectuel et physique de l’enfant. Ses séquelles telles que l’épilepsie, déstabilisent l’harmonie familiale et communautaire.
Ce tableau témoigne à suffisance de l’échec des programmes jusqu’ici mis en place. « Nous ne sommes pas satisfaits de nos résultats », a reconnu Dr André Bita Fouda, le délégué régional de la santé du Littoral. D’autant plus que 70% de malades de paludisme ne se fond pas consulter par des médecins, ils font dans l’automédication, en allant discrètement acheter les médicaments de la rue. Ce qui nécessite qu’on tire la sonnette d’alarme face à un fléau qui n’est plus l’affaire d’un individu ou d’un Etat, mais de l’humanité toute entière. C’est pourquoi à Douala, une réunion de plaidoyer présidée par le délégué du gouvernement a eu lieu le 24 avril 2009 au cercle municipal. Les participants ont pris plusieurs engagements. Tous allant dans le sens d’une véritable prise de conscience pour « barrer la route au paludisme.»
Se soigner à 140 Fcfa
Ceci passe par une intensification des actions de lutte contre le paludisme. Notamment en appliquant les mesures élémentaires d’hygiène et d’assainissement qui permettent de combattre les moustiques : le désherbage de nos alentours, le dégagement des rigoles, la suppression des eaux stagnantes, l’utilisation des moustiquaires. Même si la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées reste très décriée parce que marquée par les distractions et le mercantilisme de ceux qui en ont la charge. «La gratuite réservée aux femmes enceintes et aux primipares n’est pas toujours évidente», déplore les usagers. Par exemple, «au centre médical d’arrondissement de la Cité-sic, on ne distribue pas suffisamment les moustiquaires imprégnées », affirme Dr Bita Fouda.
Toutefois les populations sont informées de ce que le programme nationale de lutte contre le paludisme fait bénéficier les femmes enceintes d’un traitement préventif intermittent (Tpi) qui est gratuit et exigible dans les formations sanitaires, mais aussi d’un traitement simple et à moindre coût (140 à 400 Fcfa) à base d’une combinaison trithérapeutique (Act) offert aussi dans les relais communautaires.
Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le messager
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