Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /2009 21:35

Gestion Scdp - Opération Epervier

Un mois après les conclusions du Conseil de disciplines et budgétaire et financière, le Directeur général affronte les administrateurs.

 

Un Conseil d’administration extraordinaire de la société camerounaise des dépôts pétroliers se tient ce vendredi 17 avril 2009. Il était annoncé pour hier jeudi avant d’être décalé d’une journée. Depuis la publication le 4 mars 2009 des conclusions du Conseil de discipline budgétaire et comptable (Cdbc) sur la gestion critiquée de Nguini Effa, c’est l’expectative à la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp). L’imagerie populaire s’est toujours interrogée sur le sort réservé au directeur général. Plusieurs personnes s’imaginaient une destitution dans les jours qui suivaient ou une mise en mouvement de l’action publique qui déboucherait sur une arrestation de Jean-Baptiste Nguini Effa, Dg ; Jean Onana Adzi, directeur administratif et financier ; et de Jean Gueye Mackongo, ex-directeur financier et comptable, retraité. Les trois personnes incriminées.

Au moment où s’ouvre, cette session extraordinaire du conseil d’administration, on se demande si c’est pour destituer le directeur général. Certaines sources internes de la Scdp vont état de ce qu’il est budgétaire. Et qu’il sera consacré à la validation du compte d’investissement qui avait été rejeté lors du conseil d’administration budgétaire de décembre 2008, consacré au vote du budget. «Les administrateurs avaient demandé quelques corrections car, le compte d’investissement les avait posé d’énormes problèmes. Le comité financier qui gère les affaires administratives y a travaillé», confie un proche du Dg. En revanche, pour un autre observateur, le rejet du projet du budget 2009 et la mise sur pied d’un comité financier pour gérer les affaires financières sont des signes qui pourrait traduire l’éventuelle a mise en débet du Dg. «Rien n’est à exclure, tout dépendra de l’appréciation que les administrateurs feront du projet de budget qui leur sera présenté et du quitus ou non qu’ils donneront au bilan financier de l’exercice précédente et de celui du compte administratif 2007 qui passera au peigne fin avant d’être voté», souligne un cadre de l’entreprise. Avant d’ajouter que dans le cas d’espèce, «il s’agit toujours d’une décision politique prise à l’avance et que viennent tout simplement mettre honteusement en application les administrateurs qui avaient pourtant donné antérieurement leur quitus de bonne gestion au Dg concerné. Très souvent cela se passe lors des session extraordinaire des conseils d’administration des entreprises publiques qui sont convoqués expressément pour de telle besogne.»

 

Talba Malla, le bourreau ?

Dans ce cas, tout porte à croire le travail a été préalablement facilité par le Cdbf qui a passé au crible la gestion des exercices 2005, 2006 et 2007 de Nguini Effa. Spécialement pour ce qui est du compte administratif de 2007 qui sera porté à nouveau à l’appréciation des administrateurs. C’est dire si cette session que va présider Ibrahim Talba Malla, directeur général de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph), le nouveau président du conseil d’administration (Pca) porté au poste courant 2007, sera très houleuse. Il ne souhaitera certainement pas avoir le même le sort que ces collègues des sociétés dont la gestion des directeurs généraux a débouché à leurs condamnations. D’ailleurs, on se souvient qu’il avait annoncé les couleurs lors de la session de novembre 2007, lorsqu’il avait assumé l’intérim du poste en sa qualité d'administrateur le plus ancien représentant les actionnaires publics, conformément aux textes en vigueur. Il remplaçait l'inamovible et Pca Bernard Raymond Moudio, décédé le 18 mai 2006 après avoir occupé en poste depuis le 7 juin 1982. Lors de cette session ordinaire du Conseil d'administration de novembre 2007, dont les conclusions demeurent un mystère, on avait vu la mise hors de la salle du directeur général et de ses collaborateurs, après certaines réserves émises sur les comptes de l'exercice 2006 tant par les commissaires aux comptes que les administrateurs.

Plus encore, lorsqu’on sait que même les proches collaborateurs du Dg n’étaient informés de la convocation de cette session, il est à croire que la convocation a été faite par le comité financier qui gère l’aspect financier de l’entreprise depuis la publication des conclusions du Cdbf. On sait que les 17 et 18 mars, Nguini Effa a présidé respectivement un conseil de direction et une réunion avec les cadres pour demander aux uns et aux autres de ne pas se laisser ébranler par ce qu’il qualifie de «non évènement ». Surtout que les conseils de Nguini Effa menaçaient de  faire appel à la Cour suprême, parce que les justificatifs contenus dans son mémoire de défense n’ont pas été pris en compte. Et que les accusations relatives à un déficit de 955 083 664 Fcfa portées contre lui sont des fautes de gestion et non des détournements de deniers publics.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Par Njognath - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Dans l'île de Njog

  • : L' île de la tentation de Njognath
  • njognath
  • : Actualité
  • : La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés