Cambriolage / Gtrl – Cnlcs
Le Groupe technique régional du Littoral du Comité national de lutte contre le Sida a été cambriolé dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 avril 2009. Le vigile principal et son compagnon de fortune ont été tués.
Au Groupe technique régional du Littoral (Gtrl) du Comité national de lutte contre le Vih/Sida (Cnlcs), le personnel est encore meurtri après avoir découvert les dégâts du cambriolage de leurs locaux survenu le week-end dernier. Cambriolage au cours duquel deux personnes ont trouvé la mort, le vigile de nuit et son compagnon. Ce qui a sérieusement perturbé le travail hier lundi 6 avril 2009. On s’interrogeait encore sur les conditions de sécurisation des locaux avec les portes éventrées. Le coordonnateur se renseignait auprès de ses collaborateurs sur la possibilité de contacter une société de surveillance proche. Dans la cour, l’arc et les fléchettes du vigile qu’il n’a pas pu utiliser traîne à même le sol, ainsi que ses vêtements.
Dans l’après-midi du dimanche 5 avril 2009, Dr Noël Emmanuel Essomba, le Coordonnateur du Groupe technique régional du Littoral (Gtrl) du Comité national de lutte contre le Vih/Sida (Cnlcs) dans sa villégiature dominicale découvre le véhicule de l’unité mobilité de dépistage du Vih/Sida, de marque Vx Land Cruiser, stationné en pleine chaussée au niveau de l’usine de la société anonyme des Brasseries de Koumassi. Intrigué, il joint le chauffeur pour savoir celui qui avait sortie le véhicule. Ce dernier détenteur de la clé du véhicule, décline sa responsabilité. C’est alors qu’il se rend compte du roussi. Il alerte les responsables des unités de forces de maintien de l’ordre territorialement compétents. Une descente sur les lieux permet de constater que le véhicule a été volé, mais les bandits n’ont pas pu l’entraîner plus loin. Les portières du véhicule sont déverrouillées et à l’intérieur l’on retrouve une épée et un arrache-clou. «Dans leur tentative d’emporter le véhicule, le système de sécurité va auto-bloquer le fonctionnement après 500 mètres de route. Les bandits vont alors sectionner plusieurs fils au niveau du boîtier de contact pour redémarrer le véhicule en vain», confie un agent de la Gtrl.
Le bilan
Par la suite, les enquêteurs vont se rendre aux environs de 17 heures au siège du Gtrl où ils vont découvrir sous les escaliers le corps inerte du vigile de nuit, Amos Derga, 35 ans. Les mains ligotées dans le dos et la tête enturbannée par une bande adhésive. «Ce qui peut justifier la mort par asphyxie, d’autant plus qu’on a retrouvé ni d’entaille sur le corps, ni de sang sur le sol», témoigne le chef d’unité technique. La poursuite des perquisitions va permettre de découvrir que la porte principale du rez-de-chaussée de l’immeuble siège a été ouverte avec effraction et les portes de quatre bureaux ont été défoncées. Deux ordinateurs complets (avec écrans plats, unités centrales, onduleurs et imprimantes) ont été emportés. C’est dans une fouille de routine en passant de fin en comble tous les recoins de l’enceinte du Groupe technique régional que les enquêteurs vont retrouver au niveau du garage, une carte nationale d’identité et une sacoche contenant les documents d’un inconnu qui ont été mis sous scellés. Dans la Vx en panne garée à côté du garage, les éléments des forces de l’ordre vont découvrir un second corps inerte. Lui aussi ligoté et bâillonné. Il va s’agir de Boniface Deotha, 35 ans, qui serait venu tenir compagnie au vigile.
Selon les ressortissants Baya du Nord Cameroun qui ont accouru, Deotha Boniface était le co-chambrier de Derga Amos, lui aussi vigile de jour chez un particulier dans la zone de Ndokoti-Bassa. Venu certainement tenir compagnie à son compagnon, il a trouvé malencontreusement la mort. On apprendra aussi que les bandits ont emporté une moto neuve que le propriétaire a acheté il y a à peine une semaine avant de mettre à la disposition de Amos Derga qui était moto-taximan en jour.
Les fins limiers de la division régionale de la police judiciaire du Littoral, spécialisée pour le cas d’espèce ont ouvert les enquêtes. Le coordonnateur Noël Emmanuel Essomba y a été convoqué pour faire être faire une déposition en mi-journée d’hier.
Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager
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