Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /2009 18:55

Rapport Acat

En prélude au premier anniversaire des émeutes de fin février 2008,  le secrétariat technique de l’observatoire national des droits de l’homme a commis un rapport qu’il a présenté à la presse hier jeudi 19 février 2009.

L’Etat doit indemniser les familles

 

«Une représentation sanglante à huis clos», c’est le titre attribué du rapport produit par l’observatoire national des droits de l’homme (Ondh) à avec l’appui de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) du Littoral. Au cours de ce point de presse donné à son siège à Douala, hier jeudi 19 février 2009, il était question pour Madeleine Afite, coordinatrice de l’Acat Littoral, de dresser un bilan global des manifestations cruelles de février 2008. Selon la coordinatrice qu’accompagnaient les autres membres des associations de défense des droits de l’homme ayant contribué à la réalisation de ce rapport, il est loin d’être exhaustif d’autant plus que plusieurs centaines de personnes arrêtées demeurent encore en prison. « D’autres sont retenus et seront encore jugés, c’est le cas de Lapiro de Mbanga et Paul Eric Kinguè », affirme Me Mbock, avocat de la cellule juridique d’Acat-Littoral. On apprend aussi que rendu à une année après l’épisode de février 08, nombreuses sont les familles des victimes qui sont restées dans leur état de détresse. Non seulement à cause du fait qu’elles ne sont pas entrées en possession de leurs dépouille, mais aussi parce que les détenues des cinq villes les plus touchées (Douala, Yaoundé, Buéa, Bafoussam, Bamenda), n’ont « jamais bénéficié de la grâce du décret de remise de peine du chef de l’Etat», déclare Me Mbock.

Face à ce constat amer, les responsables de l’observatoire national des droits de l’homme en commun accord avec l’Acat-Littoral et l’Acat-France, ont établi une liste de recommandations pour un futur meilleur. Au gouvernement Camerounais, ces associations souhaitent entre autres qu’une enquête judiciaire, indépendante et impartiale soit faite sur les crimes et violations graves des droits de l’homme commis en fin février 2008, afin que les responsables soient jugés et condamnés conformément à la loi. Elles demandent par la même occasion que les résultats de l’enquête soient rendus publics. Pour les présumés émeutiers encore en détention, ces mouvements de lutte pour la défense des droits de l’homme exigent leur relâchement immédiat et sans condition.

A la communauté internationale (la France et l’Union Européenne) et aux Haut-commissariat des Nations Unies, ils aimeraient respectivement que ceux-ci apportent une assistance technique et financière aux organisations de la société civile camerounaises qui essaient actuellement de documenter les exactions de février 2008 et enfin exigent du gouvernement camerounais l’indemnisation des familles des victimes des évènements de fin février 2008.

 

Linda MBIAPA (stagiaire)

Par Njognath - Publié dans : Société
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