Fédérations sportives – Renouvellement
Protestations
La commission chargée de statuer sur les contentieux nés des renouvellements dans les fédérations sportives doit aussi se prononcer sur le cas de la fédération camerounaise d’haltérophilie (Fecahac).
C’est l’expectative au sein de la grande famille de l’haltérophilie camerounaise. L’élection du bureau national du 29 décembre 2008 s’est soldée par la reconduction du bureau sortant. Dans un scrutin uninominal. L’équipe sortante que conduit le président Tikiri Boukar pourrait à nouveau présidé au destin de la fédération camerounaise d’haltérophilie pour les cinq prochaines années. Mais pour cela, il faudrait encore attendre que la commission mise en place pour statuer sur les contentieux électoraux des renouvellements des instances dirigeantes dans les fédérations se prononce sur la requête déposée par le malheureux candidat Bong André. Aussitôt que l’élection ait rendu son verdict, le candidat Bong André et son équipe de campagne ont aussitôt saisi la commission chargée des contentieux pour dénoncer les irrégularités qui ont émaillé ce scrutin et demander l’annulation de cette élection.
Une requête très corsée que les membres de l’équipe réélue n’ont pas appréciée. C’est ce qui justifie la joute verbale électrique que ce sont livrés en plein coeur du ministère de la jeunesse et des sports deux cadres du Minsep, Yves Penenkoul, secrétaire général réélu et Maboula, candidat déclaré au même poste pour le compte de l’équipe de Bong André. Tout serait parti sur le fait que Penekoul a eu accès à la requête déposé par Bong André et n’aurait pas apprécié le caractère très corsé de son contenu. Ce qu’il a fait remarquer à Maboula qui ne sait pas laisser conter. En effet, le malheureux candidat Bong André dénonce entre autres irrégularités, les bulletins qui étaient maquillés de manière à identifier les votes des corps de métier. Le fait qu’une même personne pouvait postuler à tous les postes, pourtant les candidatures aux postes de président, vice-présidents, secrétaire général et chef de département financier devaient être préalablement enregistrés au Minsep. «Les textes de la Fécahac adoptés lors de l’assemblée extraordinaire du 15 mars 2008 ont été bafoués sous le fallacieux prétexte des réalités du terrain, sans que les commissaires du gouvernement chargés de superviser cette élection assure la police nécessaire», affirme le représentant du club Africam negro. «Même les instructions ministérielles sur le déroulement des élections dans les fédérations sportives ont été violées sous le regard des commissaires du gouvernement qui semblaient être acquis au bureau sortant », soutient un membre de l’équipe de campagne d’Adamou Bako, ancien président de la Fécahac qui voulait prendre sa revanche.
La direction du sport de haut niveau à l’index
Les proches des deux malheureux candidats, Adamou Bako et Bong André soutiennent que Mme Cecile Betala, directeur des sports de haut niveau dont l’adjoint M. Ombga était l’un des commissaires du gouvernement était non loin de la salle des travaux et était régulièrement consulté le président sortant Tikiri Boukar. Dans le chapelet de récriminations on a aussi relevé la désignation arbitraire du président de séance, Bonfils qui n’avait pas droit de prendre part aux travaux. Et pour cause, présenté comme délégué de la ligue régionale de l’Ouest inexistante, il a été pris en flagrant délit de faux documents et sa qualité de délégué a été annulée. Ce qui faisait de lui persona non grata à ses assises. «Ce qui n’a pas empêché le président de l’imposer comme président de cette assemblée générale élective», dénonce un entraîneur de club de Yaoundé. D’autant plus qu’il fait remarquer que l’entraîneur national n’a pas été admis en salle même comme observateur. Les délégués du Littoral disent avoir été victimes d’une discrimination sans pareil. «Toutes les délégations ont eu droit au logement et au remboursement des frais de transport, sauf ceux du littoral qui étaient abandonnés à leur triste sort parce que le président régional Bong André était candidat », clame l’un des délégués.
Le chapelet des récriminations égrenées est loin d’être exhaustive. Ce sera-t-il suffisamment convaincant pour faire fléchir les membres de la commission chargée des contentieux ? Dans les différents camps on essaie d’huiler les réseaux. Dans le camp de Bong André on est certain que si cette commission statue en toute neutralité comme dans le cas de la Fecapolif, ils ne se font aucune illusion sur l’annulation de cette élection.
Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager
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