Fédérations sportives – Renouvellement
Protestations
Dès la fin des élections du bureau national, la demande d’annulation de l’élection du président Cyrille Constant Tchandji Tchatchou a été aussitôt déposée sur la table du ministre.
La fédération camerounaise de powerlifting (Fecapolif) a clos ses opérations de renouvellement de ses structures dirigeantes par l’élection de bureau nationale le dimanche 14 décembre 2008. Le président fondateur de la Fecapolif, Cyrille Constant Tchandji Tchatchou a été plébiscité pour présider aux destinés de cette fédération pour les cinq prochaines années. Une élection qui s’est déroulée dans un climat délétère. Depuis lors il continue de planer une ambiance explosive. Une frange des membres du bureau sortant anime la contestation. Depuis la semaine du 29 décembre 2008, les frondeurs annoncent qu’ils ont eu gain de cause. Ils affirment mordicus que la commission mise en place pour statuer sur les contentieux électoraux des renouvellements des instances dirigeantes dans les fédérations aurait décidé de la reprise des élections. Alors que le bureau élu infirme cette information et prennent à témoin les commissaires du gouvernement qui ont présidé les travaux de bout en bout.
D’ailleurs, les membres du bureau élu arguent qu’il n’avait qu’une seule candidature en lice, celle du président Constant Tchandji. Ce qui ne peut remettre en question son élection. La dissidence pour sa part soutient que s’il n’y a eu aucune autre candidature déclarée c’est tout simplement parce que les dés étaient pipés longtemps à l’avance. Les leaders de la fronde avaient précédemment saisi le ministre pour demander le report des élections. Dans une requête adressée au ministre le 11 décembre 2008, Bilé Roger, dénonçaient certaines irrégularités observées pendants les élections dans les ligues régionales. Notamment du littoral, du Centre et du Sud-Ouest qui sont les seules existantes et qui ont régulièrement fonctionné. C’est le cas de «la création des clubs fictifs (Tigre et Yves Gym) qui n’ont jamais existé en powerlifting. Ces soi-disant présidents de clubs ont participé aux travaux malgré les efforts menés par le commissaires du gouvernement pour dénoncer ces manœuvres », évoque-t-il, avant d’ajouter «la majorité des membres de cette assemblée n’ont jamais reçu des convocations pour celle-ci et même l’information par téléphones portable n’a pas pu parvenir à tous». Une dénonciation qui a valu au Dtn les félicitations de Augustin Edjoa, Minsep. C’est ainsi que dans le corps électoral, le président de Africam Négro, club fondateur, qui abrite le siège de la Fécapolif et qui pourvoie aux matériels pour le déroulement des compétitions, des stages nationaux de cette fédération a été exclu du corps électoral sans explication. En revanche ce dernier aussi a décidé de l’expulsion de la Fecapolif de ses installations.
Bataille des cadres du Minsep
Autant d’arguments qui sont contenus dans la requête demandant l’annulation de ces élections adressée au ministre des sports et de l’éducation physique (Minsep). C’est pourquoi, la fronde conduite par Samuel Raoul Fopessi Yougang, secrétaire général sortant, Roger Bilé, entraîneur national et directeur technique par intérim, Emile Kemaleu, le 3è vice président sortant et Basile Kamdoum a conduit au blocage des travaux pendant plusieurs heures. Elle s’est activée dans la salle pour démontrer le caractère illégal de la 1ère session de l’Ag élective de la Fécapolif. Clamant que Tchandji Constant a outrepassé les instructions de la circulaire ministérielle édictées pour assurer la transparence lors des assemblées générales électives des fédérations. Ils contestent le corps électoral et dénoncent tous les tripatouillages orchestrés par le président Constant Tchandji pour s’assurer un maintien au poste. Notamment par la désignation de manière arbitraire des membres des corps de métiers.
Il faut dire qu’en fond de trame c’est une bataille entre les cadres de la jeunesse et des sports pour contrôler les fédérations qui agitent la Fécapolif. D’autant puisqu’on indique que pour avoir le soutien du directeur des normes qui était chargé de superviser toutes ses élections, le président Constant Tchandji s’est adjugé les services d’un des ses collaborateurs Njomé Sako dans sa liste pour occuper le poste de secrétaire général au détriment d’un autre cadre du Minsep Samuel Raoul Fopessi Yougang, secrétaire général sortant. De même qu’il s’est séparé d’Emile Kemaleu, le 3è vice-pérsident sortant au profit de M. Owona, profit un autre cadre du Minsep. Un autre cadre du Minsep constitue son armature, il s’agit de Mbarga Owona François Xavier, qui occupe le poste de secrétaire général adjoint. De même que la dissidence s’est renforcée avec le soutien de Basile Kamdoum qui avait été coopté pour être membre du Conseil d’administration avant d’être exclu à la veille des élections. Il va de soi que la commission chargée de statuer sur les contentieux né des renouvellements des instances dirigeantes dans les fédérations sportives civiles nationales n’aura pas la tâche facile dans ce cas où les protagonistes sont tous les collaborateurs du ministre Augustin Edjoa.
Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager
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