Université de Douala - Installation
Le professeur Théophile Ngando Mpondo a été installé hier mercredi 7 janvier 2009 dans ses fonctions de président du conseil d’administration.
Entre le recteur Bruno Bekolo Ebe et le Pca Augustin Kontchou, les rapports n’étaient plus les plus cordiaux. A plusieurs reprises, Kontchou a adressé de multiples rappels à l’ordre à Bekolo pour ce qui est de la restauration de l’orthodoxie dans la gestion des affaires académiques, administratives et financières. Des remarques qui n’ont pas toujours été très appréciés par le recteur de l’université de Douala, au point de dégénérer à un conflit tacite, caractérisé par un climat électrique entre les deux responsables de cette institution universitaire. Pour plusieurs observateurs, il ne faisait plus de doute que les deux personnalités n’arrivaient plus à collaborer ensemble. Car, il y régnait une incompatibilité relationnelle. C’est pourquoi lorsque le 29 décembre 2008, le président de la république nomme le Pr Théophile Ngando Mpondo, au poste de président du conseil d’administration de l’université de Douala, l’imagerie populaire marque sa surprise, elle qui prédisait le départ du recteur Bruno Bekolo. Elle a fini par y conclure à la victoire du recteur Bekolo sur son Pca Kontchou. C’est certainement pour éviter un tel climat qui n’est pas pour contribuer à la bonne marche de l’institution que le ministre de l’enseignement supérieur, Jacques Famé Ndongo a prescrit lors de l’installation du nouveau Pca «une parfaite synergie avec le recteur qui l’ordinaire des lieux ». Toutefois, il a assigné au Pr Théophile Ngando Mpondo dans le cadre de la gouvernance managériale à instaurer « la déconcentration de la gestion administrative et financière qui procède de la gouvernance universitaire».
Les chantiers prioritaires
C’est dire qu’en plus de la mission de développement de l’Université de Douala où on attend que le nouveau Pca accompagne le recteur Bruno Bekolo, de nombreux chantiers l’interpellent. Prioritairement instaurer un climat plus serein dans cette université que le Minsep a reconnu qu’il s’est hissé leader dans l’échiquier national et en Afrique centrale. Notamment, en restaurant une bonne gouvernance académique. C’est le cas des différents qui opposent le recteur à ses collaborateurs et enseignants. Et dont la presse en a fait ses choux gras. On peut citer cette joute épistolaire qui a opposé le Dr Aboya Endong Manasé et le recteur Bruno Bekolo. Le premier accusait le second d’avoir usé de ses prérogatives pour l’écarter illégalement de la liste des candidats que l’université de Douala présentait au concours Cames. Il y a les revendications des enseignants Jean Gatsi et Monkharee de la faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp). Au point de déboucher sur une menace de grève de la faim. Les deux enseignants réclamaient un reclassement et une revalorisation indiciaire que le recteur Bekolo bloquait arbitrairement. Il a fallu pour cela que Fame Ndongo arbitre ce conflit et donne raison aux enseignants. Si les instructions ministérielles ont été appliquées, le Professeur agrée en droit, Jean Gatsi attend toujours de recevoir sa toge et que le rectorat organise la cérémonie d’adoubement. Il y a aussi la suspension de salaire du Chargé de cours Bob Ngamoé et le refus de changement d’échellon décidé par le recteur Bruno Bekolo que le Ministre Famé Ndongo a rétabli six mois plus tard. Une affaire qui est porté devant les juridictions pour réparation du préjudice subit par l’enseignant. On ne saurait omettre dans le registres conflits les procès qui opposent les professeurs Alaka, Mpessa et Wandji au Doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp), Modi Koko qu’on accuse d’être commandité par le recteur pour briser les carrière des ses collègues. Une alliance qu’on dit aujourd’hui brisée au point que le recteur et le doyen entretiennent des rapports fait du : «Je t’aime, moi non plus».
La communauté universitaire attendant aussi que Ngando Mpondo instaure une dynamique communicative, un élan de dialogue et de concertation comme son prédécesseur. Mais aussi que les problèmes d’infrastructures et de matériels didactiques soient rapidement résolus. A cet effet, le ministre a dévoilé qu’un financement Iadm, de 31,45 milliards issus des fonds Ppte pour le plan de développement des universités d’Etat est disponible. La quote-part de Douala est de 5,80 milliards Fcfa déjà à disposition et encore non consommée. Elle va servir à la construction des facultés de génie industrielle et de médecine à Logbessou.
Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager
| Janvier 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||