Dosier 15
Meurtre de Mapuro - Témoignage
Irénée Songsaré, le frère cadet de Bamkoui nous écrit depuis l’Allemagne.
Irénée Songsaré vit en Allemagne, il est fortement bouleversé par la dramatique affaire de crime passionnel dans laquelle son frère aîné, Emile Bamkoui est empêtré. Dans un courriel qui nous ait
parvenu hier mercredi à 8heures 21minutes, le frère cadet du commandant Bamkoui remonte l’histoire de cette union avec la gardienne de la paix principale, Mvoune à Ekoron Danielle. Il soutient
avec force et propos la thèse d’un envoûtement dont est victime Emile Bamkoui. On apprend ainsi que le couple a 17 ans de vie commune. Une union qui se serait nouée contre l’avis de la famille de
Bamkoui. «Il avait dit à notre père que si on lui interdisait d´épouser Danielle, il préférait couper les ponts avec la famille.
Cet incident se passe tout juste une semaine après avoir rencontré celle qui deviendra son épouse».
Pour Irénée Songsaré, la suite des évènements a fini par donner raison à la famille. Car leur vie de foyer n’a cessé d’être émaillée des infidélités que son épouse ne cachait plus. Malgré cela, Bamkoui, lui vouait un amour sans réserve. Mais pour les membres de la famille du commandant, il ne fait pas de doute que cette flamme sentimentale était attisée par des éléments métaphysiques. «Il est connu de tout le monde que Emile vit depuis plus de17ans sous le coup de l’envoûtement des pygmées de Ngambé Tikar», affirme Irénée Songsaré. Une pratique que la famille de l’époux accuse de manière péremptoire la belle-fille de faire recours. «Toute cette histoire est une affaire de «tobassi» (Ndlr charme). Nous avons cru qu´elle va s´assagir en vain. Elle n´a jamais arrêté à le faire. Jusqu´a ce que le drame se produise, il y a toujours eu un pygmée de Ngambé Tikar qui était régulièrement à ces côtés sous le prétexte qu’il la massait, alors qu’il n’en était rien, ce n´était que pour renforcer l´envoûtement», soutient Songsaré. Dès le début de leur relation, lorsqu’on a évoqué la possibilité d’un envoûtement «il nous avait dit que si vous voyez qu’une femme m´envoûte aider moi».
Malheureusement depuis qu’il s’est mis en couple avec Mvoune à Ekoro Danielle, il n’aurait plus accordé la moindre écoute à tous les efforts qui lui ont été proposés pour se libérer. «A mainte reprises, notre papa qui est pasteur en fonction, a réunis plusieurs pasteurs pour une prière de désenvoûtement, mais notre frère n´est toujours dérobé de ses séances de prières», souligne son frère cadet. Il rappelle qu’en 2001, un autre petit frère, Caleb qui avait été expulsé d´Allemagne pour conduite sans permis conforme, était dès son retour au Cameroun, allé voir le marabout du Lamido de Rey Bouba dans le village Touboro. Le marabout n’était autre que le père d’un officier de l´arme de l´air. Après avoir regardé dans ses cauris, il a confirmé l’envoûtement et a demandé 150.000Fcfa pour briser les chaînes de cet envoûtement. Etant revenu au Cameroun dans les conditions difficiles, il n’a pas pu disposer de la somme. Par ailleurs, «le père lui a demandé de confesser son mal, mais il semble n´être pas près à le faire, c´est la moindre des choses que nous autres ses frère attendons de lui», affirme Songsaré.
Une vielle relation
Dans la famille de Bamkoui, on affirme que ce drame aurait pu arrivé quelques mois plus tôt. Et pour cause, «lors des obsèques du père de Me Tsaam, au quartier Santa Barbara à Yaoundé, l’épouse de Bamkoui était en compagnie du défunt», rappelle son Irénée. Au point que l´inspecteur Allembe Parfait, ami de promotion de Danielle Mvoune à Ekoron épouse Bamkoui qui n’avait pu se contenir lui avait dit de ne pas pousser le pion aussi loin. En outre, Songsaré déclare que «Les amis de promotion à l’école de police et le s camarades de Ngaoundéré avaient confirmé à la famille cette relation. Outré, notre père a eu le courage d’aller le dire à Emile. Il s´est enflammé ». Et lorsqu’il aurait interrogé la femme, «elle n’a eu pour toute réponse que : tu connais que tes parents ne m’aime pas, ils sont jaloux de notre union», fait remarquer Songsaré dans sa lettre.
Le frère cadet de Bamkoui, ne met pas les gangs pour mettre en doute la paternité de l’un des cinq enfants né dans le foyer du commandant Bamkoui. «Jusqu´a preuve de contraire, l´avant dernière fille d´Emile n´est pas sa fille et je ferai le test d´Adn pour prouver la paternité de cette fille...». En outre, face à la puissance de l’envoûtement dont-il dit que son frère aîné fait l’objet de la part de son épouse, il n’exclut pas qu’il maintienne cette union. «Je ne serais pas surpris qu´il continue à courir derrière cette femme toute sa vie, quelque soit le sort qui lui sera réservé ». Pour la famille, il est de tradition qu’un tel meurtre annonce un deuil dans la famille. «Je souhaite seulement pas perdre un de mes parents pour cette affaire, car nous ne dormons pas, nous sommes détruits et malheureux pour cet acte. Nous autres ses frères, nous souffrons à sa place, nous sommes détruits physiquement et moralement par cette affaire ».
Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager
| Janvier 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||