Société – Rixe
Forces armée et police
Le mercredi 24 décembre 2008 une dizaine d’éléments du bataillon d’intervention rapide (Bir) ont molesté le commissaire du commissariat N°2 de la ville de Nkongsamba et soulagé l’arme du garde du corps de du préfet du Moungo.
Depuis le mercredi 24 décembre 2008, deux éléments du Bir sont placés en garde à vue au commissariat N°2 de la ville de Nkongsamba. Il leur est reproché d’avoir porté des coups sur le commissaire de police principal Josue Ossomo en tenue et en plein exercice de ses fonctions; mais aussi d’avoir soulagé le gardien de la paix Mbomba de son arme de service. En effet, des 800 éléments du Bir affectés depuis quelques jours dans les différents camps militaires de la 2ème région militaire qui a compétence territoriale dans les provinces du Littoral, Ouest, Sud-Ouest et Nord-Ouest, ceux du Bataillon d’artillerie sol-sol de Nkongsamba viennent d’agrémenter la rubrique faits divers de la ville. Une dizaine d’entre eux venait de bénéficier un congé de deux semaines lorsqu’ils décident d’aller se distraire à la foire culturelle et gastronomique organisée dans la ville de Nkongsamba à l’occasion des fêtes de fin d’année. Arrivée à l’entrée, les vigiles leur demandent de payer le ticket d’accès, ce qu’ils refusent. Les policiers en faction pour assurer le maintien de l’ordre interviennent et obtiennent qu’ils paient la moitié du prix d’accès. Ce qu’ils rejettent.
C’est alors que le commissaire Ossomo qui assurait un contrôle de routine sur les lieux surprend le conflit et décident que devant cet entêtement des éléments du Bir, ils paient tous le tarif normal pour accéder dans l’enceinte de la foire. C’est alors que les dix éléments du Bir sautent sur le commissaire Ossono qu’ils rudoient et mettent la tenue en lambeau. Le garde du corps du préfet du Moungo qui n’était pas loin décide de prêter main forte au commissaire qui est malmené par une dizaine d’éléments du Bir. S’étend rendu compte qu’il possédait une arme, malgré qu’il était en civil, les éléments du Bir vont le soulager de son arme pendant les échauffourées. Un renfort de policiers arrivera à la rescousse, les éléments du Bir sentant qu’ils venaient de créer un précédent dans les forces armées et police dans le chef lieu du Moungo, prennent la poudre d’escampette et deux de leurs compagnons sont maîtrisés et placés en garde à vue. La procédure disciplinaire est entamée et une action en justice est engagée pour agression d’un homme en tenue. L’arme du garde du corps du préfet qui était toujours introuvable jusqu’à vendredi 26 décembre 2008 a été finalement ramenée le lendemain.
Mathieu Nathanaël NJOG
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