Bagarre
A l’origine une rixe entre le Français Fabien Chico et sa voisine, la Camerounaise Ngo Libock.
Depuis hier jeudi 6 novembre 2008, le Français Fabien Chico, directeur technique de la société Multi service et matériel industriel (Msmi) est gardé à vue dans les cellules de la brigade de gendarmerie de New-Bell/Nkolouloun. Le commandant de brigade dit exécuter un mandat d’amener du Procureur de la république auprès du tribunal de première instance (Tpi) de Douala-Bonanjo. Une interpellation curieuse pour son conseil Me Ferdinand Tchanga qui s’étonne de ce que l’affaire qui suit son cours à la Division provinciale de la police judiciaire (Dppl) où les deux parties ont été entendues, est à nouveau portée auprès de plusieurs unités de gendarmerie. D’abord à la brigade de recherche de gendarmerie de Bonanjo et maintenant à la brigade de gendarmerie de Nkolouloun. «Lorsqu’il a été en garde à vue à la Dppjl, Me Bernadette Siewe, la collaboratrice de Me Tchanga avait obtenu son élargissement en signant une caution de représentativité dès sollicitation, assorti d’un engagement de payer la somme de 10 millions de francs Cfa en cas de non respect», souligne-t-on au cabinet Me Tchanga. Avant d’ajouter «Dans ce cas toute convocation devrait nous être adressée parce que c’est nous qui nous sommes posés comme caution. On apprend simplement qu’il a été interpellé ce matin [hier jeudi]».
A la gendarmerie, nos sources relèvent que Fabien Chico a été interpellé parce qu’il a refusé de déférer à deux convocations qui lui ont été adressées et menacé le porteur de la convocation. Ce que nie Mme Chico. Par ailleurs, Me Tchanga s’étonne de ce que, son client était le premier a déposé une plainte dans cette brigade de gendarmerie le 16 juillet 2008, avant celle de la partie adverse, mais à sa grande surprise, c’est la seconde qui a été considérée et diligentée. «Injustice», crie les proches de Fabien Chico.
La pomme de discorde
Le 23 juin 2008, les agents de Aes-Sonel débarquent dans l’appartement occupé par Mlle Ngo Libock face cimetière Njo-Njo où il constate en présence d’un huissier «une fraude de courrant électrique effectuée avant le compteur» par un voisin occupant un immeuble en construction. Les agents Aes-Sonel procèdent à la section des fils. Pendant cette opération, ils sectionnent malencontreusement aussi ceux alimentant l’appartement arrière, occupé par Fabien Chico. Les deux compteurs sont voisins. Les deux rivaux étant locataires de M. Fotsing. Pour le Français Chico, s’étant rendu compte qu’il n’avait aucun différent avec Aes-Sonel, déduit que la coupure dont il est victime est du fait de sa voisine, Mlle Ngo Libock. Il décide le samedi 28 juin 2008 d’effectuer les raccordements en accédant chez Mlle Ngo Libock contre sa volonté en compagnie des techniciens. «Ne voulant plus en rajouter de problèmes avec Aes-Sonel qui m’accuse de fraude pour un fait dont l’auteur ne m’avait associé ni de près ni de loin, je lui demande de se référer à Aes-Sonel avant d’effectuer une quelconque réparation qui s’apparente à la fraude», déclare Mlle Ngo Libock.
C’est alors que s’en suit une empoignade dont les deux protagonistes se rejettent l’initiative. Mais Mlle Ngo Libock s’en tire avec un œil au beurre noir et une incapacité de 35 jours. Et le 4 juillet 2008, à la suite d’une plainte pour coups et blessures, violation de domicile, Fabien Chico est interpellé et gardé à vue à la Dppjl où l’enquête n’a toujours pas rendue ses conclusions. Ce qui oblige Mlle Ngo Libock d’entamer plusieurs autres procédures. L’une a conduit au rebondissement enregistré hier.
Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager du 7-11-2008
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