Santé - Formation
Le Cameroun abrite depuis 2003, le premier Institut panafricain de psychomotricité et relaxation (Ippr). Sise au collège Chevreul de Douala, c’est l’œuvre de la sœur Catherine Dominique Ngo Ngué et de la Congrégation des sœurs servantes de Marie de Douala (Cssmd). L’Ippr apporte à la médecine moderne une technique de soin complémentaire et jusque là inconnue. Notamment pour les cas des maladies désespérées, qu’on met très souvent en Afrique sous le compte de la sorcellerie (autistes, asthme, transe, hyperactifs, dyspraxie, les personnes âgées, adolescents, prématurés, les victimes des séquelles de méningite, d’Avc…). La psychomotricité est une discipline scientifique et thérapeutique qui offre une nouvelle opportunité pour un bon encadrement physique, psychologique et psychique d’un individu. «La psychomotricité est destinée aussi bien aux personnes de tout âge que celles supposées bien portant qui ont besoin de la relaxation pour avoir plus de vigueur».
La cérémonie solennelle de rentrée académique 2008-2009 a eu lieu le samedi 20 octobre 2008 et a été ponctuée par une messe à laquelle a pris par les étudiants, parents et enseignants. La formation de psychomotricien porte sur trois ans et est assurée par un personnel qualifié, constitué des médecins nationaux pour dispenser les cours de kinésithérapie, d’anatomie de psychologie, physiopathologie, psychiatrie, pédiatrie, neurophysiologie, santé publique, législation, éthique et déontologie. Et pour la matière de base, un tutorat a été mis en place entre les instituts de psychomotricités de France à travers l’organisation de Psychomotricité de France (Opf), ce qui permet aux enseignants et aux étudiants en fin de formation de venir dispenser les cours à leurs propres frais. Actuellement, Leila Bourguiba et Céline Basselin de l’Institut supérieur de rééducation psychomotrice (Isrp) de France y séjournent, elles remplacent Mme Valérie Nouganga Gninkeu qui a regagné la France où elle exerce.
Pour être admis à l’Ippr de Douala, le postulant doit être titulaire d’un baccalauréat ou d’un diplôme équivalent. La formation dure trois ans. Jusqu’ici pas très connue au Cameroun et en Afrique, l’Ippr vient de libérer sa première promotion, de six étudiants, arrivés en fin de formation en juillet 2008. La moitié a aussitôt trouvé un emploi. Les psychomotriciens sont des produits prisés par les centres hospitaliers, les structures sanitaires scolaires et des entreprises. Mais de plus en plus, elle suscite de l’engouement, ce qui explique que l’effectif est passé à 50 étudiants pour l’année académique 2008-2009.
Pour ses travaux pratiques et d’administration des soins aux patients, l’Ippr a ouvert un centre d’accueil des enfants handicapés (tout type d’handicaps) qui sont permanemment suivi par nos étudiants et périodiquement des partenaires professionnels qui viennent de France. Toutefois, l’Ippr est confronté à des problèmes financiers, infrastructurels et de vulgarisation en Afrique pour enraciner cette spécialité médicale dans le continent en général et dans la sous-région Afrique centrale. Une aubaine, d’autant plus qu’elle permettra à plusieurs patients qui allaient suivrent des soins en Europe de faire d’énormes économies.
Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager du 5-11-2008
| Janvier 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||