Société – Transport aérien
Tous les vols en partance de Douala pour le Gabon ont été cloués au sol.
Depuis hier matin, l’aéroport de international de Douala a connu une ambiance effervescente. Les passagers à destination de Libreville et de Port Gentil au Gabon n’ont pas pu embarquer. Les avions des compagnies Toumaï Air Tchad, Virgin, Air Mali, Air service,…bref un demi douzaine de vols a été coulés au sol. La raison évoquée est la grève des employés de l’Ascena (Agence pour la sécurité et la navigation aérienne (Ascena) Gabon, débuté hier matin. Ils exigent le départ d’un des responsables. Dans cette situation inconfortable, c’est près de trois cent passagers qui n’ont pas pu voyager. Certains étaient en transit.
Dans la matinée de lundi, les enregistrements sont régulièrement effectués par les différentes compagnies aériennes africaines. C’est constatant que les embarquements n’étaient pas effectués alors que les heures prévues pour le départ des vols débordaient que les passagers des différents vols sont informés des difficultés de décollage à destination du Gabon. « Dans ces conditions aucun avion à destination du Gabon ne peut décoller », affirme un agent des Adc. Une situation qui a mis dans tous les états les passagers concernés. Certains ne savaient plus à quel saint se vouer. «Je ne connais personne à Douala, ils ne veulent pas nous prendre en charge, je vais chercher un hôtel le plus moins cher pour me loger en espérant que cette situation ne va pas durer », sérine une passagère. Surtout que les responsables des compagnies aériennes déclinaient toutes leurs responsabilités. «Nous ne pouvons pas prendre les passagers en charge, car cette situation ne dépend pas de nous, mais de l’Ascena », soutient un responsable d’une des compagnies aériennes concernées. Il va soutenir qu’il ne peut dire avec exactitude la durée que mettra cette situation, mais espérait qu’elle va vite se décanter. «Nous sommes en alerte, dès qu’on nous signale que l’arrêt de cette grève dont nous ne savons pas les tenants et les aboutissants nous allons immédiatement embarquer », confirme un agent de Air Mali. Jusqu’au moment où nous allions sous presse, la situation n’avait pas changé. On nous signalait même des passagers prêts à passer la nuit à l’aéroport faute de moyens pour s’héberger. «Voyez-vous même en nous logeant à nos frais, nous ne savons pas combien de temps cette situation va durer», confie un passager.
La crise qui secoue l’Ascena date de plusieurs mois. On se souvient qu’il y deux mois le Sénégal qui abrite le siège menaçait de quitter cet organisme. En revanche Madagascar a mis sa menace de retrait en exécution. La 48ème session de la réunion des ministres de tutelle de l’Ascena qui s’est tenue à Malabo du 11 au 12 juillet 2008 semblait avoir aplani les divergences à l’origine de cette crise. Puisque la situation au sein de l’Agence était le principal point des discussions. Le Sénégal qui a pris part à ses assises a réaffirmé son intention de rester dans la famille Ascena. Par ailleurs, les pays membres ont demandé au Sénégal de cesser ses menaces contres les personnels du siège.
Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 22-07-2008
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