Sanctions
Conseil supérieur de la magistrature
Le président du tribunal de grande instance du Wouri affecté comme l’un des avocats généraux de la Cour d’appel du centre. On y voit une sanction.
Au sortir du Conseil supérieur de la magistrature de vendredi 18 juillet 2008, des importants textes du Chef de l’Etat conduit à un vaste mouvement des magistrats. Parmi lesquels celui de Mounyol à Mboussi, président du Tribunal de grande instance du Wouri. Il a été affecté comme avocat général à la Cour d’appel du Centre. Depuis lors, les milieux judiciaires du Wouri s’émeuvent. Tous y voient une sanction. Après « avoir mené à bien » les dossiers éperviers concernant quelques éléphants blancs de la capitale économique, les observateurs avertis des milieux judiciaires le prédisaient plutôt une belle promotion. Selon certaines indiscrétions, cette sanction est liée à la discrète, mais alors nouvelle affaire en rapport avec la société Queen Fish Company S.A (Qfc).
En effet, le 5 juin 2008 siégeant en matière civile et commerciale, le tribunal présidé par Mouyol à Mboussi a décidé de la mise en liquidation judiciaire de la société Queen Fish Company S.A. L’affaire faisait suite à une plainte introduite par Mme Courtes née Ketcha Célestine, administrateur directrice générale (Adg) avec 10% de parts d’actions. Une procédure initiée à l’insu des deux actionnaires majoritaires que sont les indiens de la Barnevile International Ltd dont les parts sont de 59% et de l’honorable Ketchanga Célestin dont les parts sont de 30%. Une décision qualifiée « d’inique » par le conseil des partenaires indiens, Me Brigitte Ada Nnengue. D’autant plus que, les dispositions de l’Acte Uniforme Ohada ont été ignorées. Le constat des cessations des paiements et d’activités tels que indiqués au motif n’ayant pas fait l’objet d’une résolution ni de l’Assemblée générale, ni du conseil d’administration. «Car, la liquidation frappe ainsi une entreprise en pleine croissance avec 600 millions de francs dans ses comptes pour un chiffre d’affaire annuel de 9 milliards de francs Cfa», soutiennent les conseils des actionnaires majoritaires.
Il se susurre que c’est non content de cette décision que Me Brigitte Ada aurait saisit le vice-premier ministre, ministre chargé de la justice et de l’administration pénitentiaire pour dénoncer cette arbitraire. Soutenant que cela ne fait du Cameroun une destination prisée pour les investisseurs étrangers. Ce qui aurait conduit le dossier du magistrat Mounyol à Mbissou au conseil de discipline. Tant-il a été découvert que « la mise en faillite frauduleuse » n’a eu pour seul dessein que de permettre à Mme Courtes née Ketcha de s’approprier la Qfc. Ainsi la société Queen Fish Company S.A a disparu au profit de la société Queen Fish Cameroun Sarl. Avec pour associer Mme Courtes et Mme Mengue Mvondo, la soeur du chef de l’Etat. Conservant ainsi le même sigle QFC, le même siège, la même boîte postale, le même téléphone et le même fonds de commerce.
Mathieu Nathanaël NJOG
| Janvier 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||