Initiative – Humanitaire
Une jeune structure humanitaire multiplie des œuvres sociales de Ndokalen à Douala en passant par Koutaba.
La Mission inter-régionale d’aide au développement (Mirad) est un mouvement consacré aux œuvres caritatives. Elle est créée en 2005 sous l’initiative de Mlle Denise Tepie pour apporter sa modeste pierre au développement du Cameroun, tout en consacrant ses œuvres au soutien aux personnes issues des couches défavorisées. Cette jeune fille, 31 ans, cadre d’une société de prestations Maritime a insufflé sa passion pour les couches défavorisées autour d’elle. Aujourd’hui, la Mirad compte 302 membres de part le monde, soit une cinquante au Cameroun, parmi lesquels ses enseignants. «C’est une fille éprise par l’humanitaire depuis son très jeune âge. Même au lycée, elle n’hésitait pas à soutenir financièrement et matériellement ses camarades qui étaient dans le besoin », témoigne une de ses enseignantes. C’est ainsi qu’elle adhère spontanément à la Fondation Agassi à la création. Ce qui lui vaut de parcourir le monde pour donner de l’espoir aux déshérités.
En prélude à la journée de l’enfance africaine qui se célèbre le 16 juin prochain, la Mirad est allée rendre visite aux pensionnaires de l’orphelinat St Jean de Deido. Les membres de la Mirad sont venus les bras chargés de présents ; essentiellement constitués de produits alimentaires (bidons d’huile ; sacs de farine, de riz, de sel, de spaghetti, paquets de sucre ;…). Un geste apprécié à sa juste valeur par les sœurs Justine et Marie-Hélène, responsables de cet orphelinat ; mais surtout par les 46 pensionnaires dont l’âgé varie entre un mois et 15 ans. « Nous sommes venus vous apporter un plus de sourire », a déclaré Denise Tepi, la présidente de la Mirad.
Les membres de la Mirad ont été très touchés par l’accueil qui leur a été réservé et ont apprécié l’importance de cette visite. Plusieurs mioches se sont accrochés à leurs visiteurs pour bénéficier le temps de leur présence dans cet enceinte d’un peu d’affection. Preuve s’il en est encore besoin pour le démontrer, combien cette chaleur maternelle leur fait défaut. Mieux cette attitude traduisait un appel à des visites plus régulières, pour leur témoigner une attention plus constante afin qu’ils ressentent qu’ils ne sont pas des êtres à part, mais des êtres à part entière.
Une visite des lieux et un échange avec les responsables de l’orphelinat a donné l’occasion aux membres de la Mirad d’évaluer les besoins énormes de ce pensionnat. «La charge la plus importante est d’assurer l’éducation des 35 pensionnaires scolarisés sur les 46 pensionnaires que compte cet orphelinat », avoue soeur Marie-Hélène. Surtout que tous les pensionnaires scolarisés ont brillamment achevé leur année scolaire. Face à cette éclatante réussite, la promesse d’un soutien en bourse scolaire a été faite pour encourager les meilleurs élèves. « Nous reviendrons chaque fois que nous aurions quelques choses pour vous », promet Denise Tepi avant d’ajouter « Nous entendons donner une dimension à cette collaboration ».
En 2007, la Mirad a lancé un projet destiné à la jeune fille de Ndokalen. Il s’agit de contribuer à la scolarisation des
filles de ce village de l’arrondissement de Ndiki. Après c’était autour du personnel de l’hôpital de district de Pouchang-Nkap près de Koutaba qui ont bénéficié de la largesse de la Mirad avec la
remise d’un important lot de blousses de travail. Et tout récemment encore, la Mirad s’est investi dans une campagne de sensibilisation des jeunes pratiquant du basket-ball sur la prise en
conscience des ravages du Vih.
Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 17-06-2008
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