Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /2008 19:42

Lettre aux frères et sœurs de la diaspora, aux upécistes anciens et nouveaux

 

C’est un Camerounais, un upéciste qui écrit ces quelques lignes pour dire son indignation à propos des manœuvres incessantes orchestrées par M. Woungly Massaga (WM) contre l’UPC.

J’aurais souhaité que le parti (UPC) en tant que tel dénonçât M. WM. Mais certains, dont ceux qui ont mieux connu le personnage, pensent qu’une telle démarche de la part du parti ne vaut pas la peine, parce que disent – ils, M. Woungly Massaga serait « politiquement mort » depuis longtemps. A quoi je réponds qu’il est alors temps de le proclamer haut et fort.

Les dernières « propositions » de Kissamba montrent qu’il est comme un véritable serpent qui fait le mort en attendant la première occasion pour mordre. En effet, ce monsieur n’a pas renoncé à liquider l’UPC.

Je n’ai personnellement aucune compétence pour répondre aux énièmes « propositions » du Commandant Gamma. Je voudrais simplement dire ici, que les attaques insidieuses et perfides que véhiculent ces propositions n’atteindront pas leur objectif qui est de saboter la préparation de notre prochain congrès et les efforts de rassemblement des vrais upécistes.

Ce n’est pas, en effet un hasard si le Cabinet Civil a choisi ce moment pour financer le voyage du collabo en France (c’est lui – même qui le dit), officiellement pour se faire opérer de la cataracte ; une banale opération qui se pratique un peu partout au Cameroun. Mais le complot ne passera pas ! Car la diaspora camerounaise qui semble être désormais son terrain de manœuvre n’est absolument pas dupe. M. Woungly Massaga est définitivement disqualifié aux yeux du peuple camerounais, pour parler au nom de l’UPC depuis ce jour du 03 Octobre 1990, lorsqu’il passa avec armes et bagages dans le camp du pouvoir-RDPC. Il va bien falloir republier sa lettre de démission qu’il adressa non pas à la direction de l’UPC, mais plutôt à son « frère » Paul BIYA.

Voilà un « général » qui abandonne ses troupes à la mort et rejoint l’ennemi, se mettant effectivement au service de celui-ci. Que mériterait un tel général s’il venait à retomber entre les mains de ses anciens compagnons d’armes ? La mort bien sûr ! Il n’y a pas d’autre sanction possible pour un tel traître. Massaga devrait se sentir heureux de ne pas être aujourd’hui deux mètres sous terre, une balle dans la tête comme tout général félon. C’est la trahison de Massaga qui est, dans une très large mesure, responsable de la situation actuelle de l’UPC.

Avant le 03 Octobre 1990, l’UPC avec à sa tête un certain Woungly Massaga se présentait en gros comme un parti uni, solide et en ordre de marche. Les Kodock, Dicka Akwa, Mayi Matip, Hogbe Nlend ne se proclamaient pas encore publiquement dirigeants de l’UPC. Même Ntumazah continuait à dormir tranquillement à Londres ! Le régime RDPC n’avait pas encore décrété son multipartisme officiel. La démission de Woungly Massaga va constituer la levée de la fameuse « hypothèque UPC » permettant alors la mise en place du multipartisme façon Renouveau ; un peu comme en 1958, l’assassinat de UM NYOBE constitua la levée de « l’hypothèque UPC» pour l’octroi de l’indépendance néocoloniale à M. Ahidjo. A la différence notoire que l’hypothèque de 1990 est le résultat de la trahison alors que celle de 1958 fut l’expression du sacrifice suprême d’un homme pour la cause nationale.

Il est pour moi évident que si M. Woungly Massaga n’avait pas trahi en 1990 en désorganisant profondément l’UPC, notre parti se serait présenté en ordre de bataille en 1991, face à la prétendue ouverture démocratique du Renouveau. Le mauvais coup de Massaga permit naturellement au pouvoir-RDPC de désigner ses agents Kodock, Dicka Akwa, Mayi Matip « dirigeants » de l’UPC. Ce fut le point de départ des problèmes de l’UPC à l’ère du multipartisme officiel. L’objectif du renégat Massaga était évidemment de tuer l’UPC pour collaborer tranquillement avec le régime du Renouveau.

Pour réussir parfaitement ce mauvais coup contre l’UPC, Woungly  Massaga devait entraîner dans sa trahison tous ses anciens camarades. Ce fut heureusement raté car, à l’exception de la regrettée Valentina, personne ne le suivit.

Cet échec cinglant aurait pu assagir Kissamba et le ramener à des meilleurs sentiments vis-à-vis de l’UPC. Au contraire, après avoir monté de nombreux autres coups tordus sans grand succès, il repart aujourd’hui à l’assaut de notre parti. Au moment où l’UPC est fermement engagée dans le rassemblement des upécistes anciens et nouveaux pour sa reconstruction, et au moment où la préparation de notre prochain Congrès se déroule tranquillement, Massaga reprend du service à la façon d’une belle-fille qui tient à faire plaisir à son beau-père…

Pour peindre l’UPC en noir, le collabo ne lésine pas sur ce qu’il considère comme des insultes : « groupe de gauchistes – sectaires – qui semble être resté seul sur la scène politique – sans légalité vis-à-vis du pouvoir etc ». Massaga se réjouit donc du fait que Kodock ait confisqué la « légalité » de l’UPC. Il considère normal que la légalité de notre parti soit soumise au bon vouloir du pouvoir-RDPC ! Pas étonnant quand on sait que c’est le prétexte qu’il utilisa pour laisser tomber son « PSP -UPC » bidon.

Dans la perspective d’une UPC morte M. Woungly Massaga se répand en analyses théoriques sur la « véritable opposition » autour de sa personne. Il se croit encore à l’époque du lancement du «MANIDEM », en 1974. Il ne sait pas qu’il ne fait plus rêver un seul Camerounais. Car, si à l’époque, une bonne frange de la jeunesse militante camerounaise lui vouait un véritable culte, il n’en est plus rien aujourd’hui où son passé trouble au Congo-Brazzaville, à Cuba et en Angola n’est plus un secret pour beaucoup…C’est pourquoi ses fanfaronnades « diplomatiques » à propos de la résolution des problèmes de la jeunesse camerounaise à travers le projet d’invitation d’un certain Colonel - Général russe, proche collaborateur du Président Poutine, font plutôt sourire.

Il ne reste plus à Kissamba que la création sur le papier des dizaines d’organismes aux sigles ronflants genre CCDMP, qui n’impressionnent personne. M. Woungly Massaga ne peut plus entraîner qui que ce soit derrière lui. C’est un traître démasqué qui gagnerait à se taire. Il devrait se résoudre à « laisser passer les militants de l’UPC » vers leur grand rassemblement en vue de la reconstruction de leur parti pour un vrai changement au Cameroun.

Chers frères, chères sœurs, chers camarades, j’en ai terminé. Merci pour votre indulgence, si vous avez trouvé mon propos quelque peu décousu. J’ai parlé avec mes tripes. J’espère que je n’aurai pas à recommencer, convaincu que Massaga comprendra que la suite (même par d’autres) risquerait d’être plus corsée.

 

Salutations patriotiques

 

                                        Douala, le 21 Mai 2008

 

                                        Dr Makek Maurice,

                                       Vice – Président de l’UPC

Par Njognath - Publié dans : Politique
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