Can Ghana 2008 : Fait marquant
Le sélectionneur Neerlandais Arie Schans des Braves Warriors peine à faire oublier son prédécesseur Zambien, Ben Bamfuchile, décédé le 28 décembre 2007.
La Namibie a fait son entrée dans cette Coupe d’Afrique des nations 2008 lundi 21 janvier devant le Maroc, l’un des favoris du groupe B. Au final, c’est à une sévère défaite qu’elle est soumise (5-1). Une mauvaise entame pour son retour dans ce grand rendez-vous continental du football. Dix ans après . Il est vrai que le Maroc est un gros calibre. Mais la Namibie qui venait dans cette compétition pour ne pas être ridicule a payé la crise de préparation qu’elle a traversée depuis sa brillante qualification en septembre 2007. Dans ces conditions, les Brave Warriors sont arrivés dans cette Can avec le statut d’épouvantail. Une position que cette équipe partage dans les pronostics avec le Bénin et le Soudan.
La prestation produite lors du match d’ouverture a confirmé que les poulains de Arie Schans sont encore un groupe inexpérimenté pour une si haute compétition. Pas suffisamment armés pour conquérir les deux premières places du groupe B qualificatives pour les quarts de finales. Cela s’explique par les conditions matérielles difficiles et la prise de fonction tardive de son nouveau sélectionneur, le Neerlandais Arie Schans, 57 ans. Il est arrivé au chevet de la sélection namibienne le 4 janvier dernier alors que les joueurs étaient déjà en stage sans entraîneur. A la suite du décès de leur entraîneur Zambien, Ben Bamfuchile, le 28 décembre 2007. Le Neerlandais avait avoué a à son arrivée qu’il ne connaissait pas l’existence de la Namibie encore moins était capable de la situer sur une carte d’Afrique. Puisqu’il a particulièrement exercé en Asie.
En dépit de cette méconnaissance du football africain et de son équipe, le lendemain il était au banc de touche pour diriger son premier match. La Namibie a alors été laminée par l’Egypte dans un match amical (3-1), le 5 janvier. Le 12 janvier, à huit jours du démarrage de la Can, les Brave Warriors prennent le tarif presqu’identique (3-1) devant les Lions de la Téranga. Ces deux matches de préparation n’auguraient pas une bonne performance dans ce grand rendez-vous continental.
La mémoire du héros
Depuis lors, l’enthousiasme de la qualification s’est évanoui et les Namibiens qui croient toujours au miracle espèrent que leur sélection nationale ne sera, au pire, tout simplement pas ridicule. Et pour cause, la préparation n’était pas celle souhaitée. Alité depuis le mois de novembre, avant de décéder le 28 décembre dernier, son ancien sélectionneur Zambien, Ben Bamfuchile, le héros qui a réussi à qualifier la Namibie pour la Can après tant d’échecs n’avait pas permis de démarrer la préparation à temps. Il meurt à 47 ans des suites d’une maladie à Kitwe, au nord de la Zambie, sans pouvoir exaucer son dernier vœu. Celui d’accompagner les Brave Warriors au Ghana. Ce qui aurait été sa deuxième Can comme entraîneur après avoir été l’adjoint de Kalusha Bwalya sur le banc Zambien au Ghana en 2000.
Il y a un an, Bamfuchile avait pris en main les Braves Warriors de Namibie, bousculant les pronostics, en la qualifiant pour Ghana 2008 devant des favoris telle que la Rd Congo. Mais, au mois de novembre, alors qu’on le disait malade, une rumeur folle annonce sa démission. Elle sera démentie car, jamais on est parvenu à prouver que cette démission avait été remise. Une chose est certaine, profitant de son aura, il a commencé à dénoncer les conditions matérielles qui étaient les siennes à Windhoek. Ce qui n’était pas au goût des dirigeants du football zambien. D’ailleurs, espérant toujours sa guérison, la fédération namibienne a attendu son décès pour recruter un autre entraîneur.
Par Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 24-01-2008
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