Investissement
La plaine de Mbwa dans l’arrondissement de Bamesso a abrité le samedi 12 janvier 2008, une cérémonie solennelle de lancement d’un projet de création de près de 3000 emplois dans les cinq prochaines années.
Deuxième gros employeur après l’Etat, la Cameroon development corporation (Cdc) se redéploie dans la production de l’huile de palme dans la plaine de Mbwa, l’arrondissement de Bamesso, département du Ndiang, province du Littoral. La Cdc qui fait déjà dans la production de la banane, de l’hévéa et de l’huile de palme, vient de lancer un projet d’investissement dans le développement de nouvelles palmeraies. La cérémonie solennelle a eu lieu samedi 12 janvier en présence de Henry Njalla Quann, directeur général de la Cdc et de Irené Ngaligong, préfet du département du Ndiang.
Pendant les cinq prochaines années, la Cdc va mettre en valeur 6000 hectares de terre dans la plaine de Mbwa par la création des nouvelles palmeraies. Cette mise en valeur sera suivie par l’installation d’une unité de pressage des noix de palme. Elle entend ainsi diversifier ses sources de production, pour pouvoir aussi accroître son offre en huile de palme. Ce qui va permettre de créer près de 3000 emplois directs et indirects, et inéluctablement de contribuer au développement de cette partie du pays. Surtout qu’a précisé le préfet du Ndiang, cette unité administrative englobe la péninsule de Bakassi. Pour marquer leur adhésion à cette autre initiative, les populations des 13 villages qui composent la plaine Mbwa ont marqué leur très grande satisfaction par l’expression artistique qu’elles ont puisé dans leur riche patrimoine culturelle.
Tendre vers le biocarburant
Certains observateurs ont tôt fait de voir avec l’important apport que la production des palmeraies qu’obtiendra de la plaine de Mbwa, une contribution qui pourrait permettre à la Cdc de se lancer dans les sources d’énergie alternatives à base des huiles végétales et de leurs dérivés. Une idée que Henry Njalla Quann n’a pas rejetée. Mais il a précisé que pour faire dans le biocarburant à base d’huile de palme, il faudra d’abord parvenir à réaliser des surproductions capables de satisfaire la demande nationale. Ce qui est loin d’être le cas. “ Le taux de production réuni du Cameroun ne permet pas de satisfaire la demande locale. C’est-à-dire celle des industries et la consommation domestique. C’est le premier défi à relever, car l’année dernière les consommateurs en ont souffert parce que le climat était très difficile ”, dira-t-il.
A titre d’exemple, la production nationale de l’huile de palme au terme de l’année 2007 a été très en deçà des prévisions. Les experts mettent cela sur le compte du climat qui a été particulièrement difficile et très perturbé. “ Ce qui n’a pas permis d’obtenir la production minimale escomptée ”, avoue un cadre de la Cdc. Ce qui peut se justifier par la flambée des prix observée dans nos marchés depuis le mois de décembre dernier. Une situation qu’il faut très vite inverser. C’est dans ce défi que les dirigeants de la Cdc disent s’être engagés à travers ce vaste projet. “Nous espérons ainsi qu’à terme, ces 6000 hectares de palmeraies contribueront à satisfaire la demande locale, notamment de la consommation ménagère et de jouer un rôle majeur dans l’économie nationale et partant dans la sous région Afrique centrale”, affirme Njalla Quann. Il a poursuivi : “ Il y a plusieurs industries qui sont en arrêt d’activité au Cameroun parce qu’elles ne peuvent pas satisfaire leur besoin en huile de palme. ” C’est dire si le besoin est grand et le secteur porteur.
Par Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 16-01-2008
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