Commune de Douala IIe.
Le conseil municipal du jeudi 10 janvier consacré au voté du budget s’est déroulé dans un climat de tension.
La salle Fampou David Dagobert a servi de cadre aux assises de la session budgétaire du conseil municipal de la commune de Douala 2ème. C’était le jeudi 10 janvier 2008. Une session tenue dans un climat de tension. Quelques jours avant, un incident a obligé le maire, Denise Fampou, de faire intervenir la police pour mettre hors de l’enceinte de la mairie le conseiller Sdf, M. Waffo. Le conseiller municipal du Sdf n’a pas approuvé la répartition des sept commissions. Il aurait souhaité, selon le secrétaire général, appartenir à la commission des finances, au lieu de celle de la presse et de l’information où il a été affecté.
Après avoir saisi en vain le préfet du Wouri, Bernard Atébédé, pour arbitrage, le conseiller municipal Waffo du Sdf a opté pour la perturbation des travaux préparatoires en commissions, pour se faire entendre. “ Le conseiller municipal Waffo n’a jamais été en prison, ni dans une cellule dans un commissariat. C’est parce qu’il troublait le déroulement des travaux en commission, que le président de cette commission a saisi le maire. On a fait venir les forces de maintien de l’ordre pour mettre de l’ordre. Elles l’ont mis hors d’état de nuire ”, affirme Mani Alphonse Mani, le secrétaire général.
Un incident, apprend-on, que les autres conseillers Sdf n’auraient pas approuvé. D’ailleurs, son camarade Sdf, membre de la commission des finances, n’accepte pas permuter. Certaines langues y voient dans la revendication de Waffo des intérêts pécuniaires. Mais ses partisans clament qu’il estime tout simplement avoir les compétences requises pour animer les débats à la commission de finances et passer au scanner la gestion du maire pour dénoncer les éventuels écarts de gestion. Surtout qu’il y en a qui trouve déjà a redire sur ses trois premiers mois de gestion. Prônant la conciliation, le maire de Douala 2ème, Denise Fampou a d’emblée demander à ses collaborateurs d’être souples sur les querelles de procédures et les méthodes d’approche. “ Je compte sur l’ensemble des conseillers municipaux sans distinction de couleur politique, car nos problèmes n’ont pas de couleur politique, les moustiques de New-Bell n’ont pas de couleur politique, ils piquent tout le monde ”, a déclaré Denise Fampou.
Le budget 2008 est en baisse de 2,8%
Au final, les conseillers ont voté, à la majorité absolue, le budget de l’exercice 2008. Il s’élève à 1.851.319.339 Fcfa (un milliard huit cent cinquante et un millions trois cent dix neuf mille trois cents trente neuf francs). Il est constitué d’un principal de 1 096 983 499 Fcfa (un milliard quatre seize millions neuf cent quatre vint trois mille quatre cent quatre vingt dix neuf mille francs), issu des fonds propres de la commune, et d’une recette annexe de 754 335 840 Fcfa (sept cent cinquante quatre millions trois cent trente cinq mille huit cent quarante francs), issue des fonds du Programme de développement urbain et de l’eau (Pdue).
Dans l’ensemble, ce budget connaît une baisse sensible de 28 984 501 Fcfa en valeur absolue, soit 2,87% en valeur relative, par rapport au budget 2007. Une diminution qui participe du souci du nouvel exécutif de présenter un budget réaliste et réalisable avec une exécution rigoureuse et prudente. Le maire n’a pas hésité à exhorter les conseillers à une collaboration franche et constructive pour répondre aux attentes des concitoyens.
Focal
Le compte administratif 2006 au peigne fin
Le budget de l’exercice 2006, équilibré en recettes et dépenses à 1 390 721 118 Fcfa (Un milliard trois cent quatre vint dix millions Sept cent vingt un mille cent dix huit francs) relevait d’un budget primitif de 1 299 591 500 Fcfa (un milliard deux cent quatre vingt dix neuf millions cinq cent quatre vingt onze mille cinq cent francs). Ce budget connaîtra une réalisation de 885 920 891 Fcfa (Huit cent quatre vingt cinq millions neuf cent vingt mille huit cent quatre vingt onze francs) en recettes, soit 63,70% des prévisions et 880 309 270 Fcfa (huit cent quatre vingt millions trois cent neuf mille deux cent soixante dix francs) en dépenses, soit 63,29% des prévisions budgétaires. Ces deux montants ont connus respectivement des baisses de 97 986 504 Fcfa (Quatre vint dix sept millions neuf cent quatre vingt six mille cinq cent quatre franc) pour ce qui est des recettes et de 26 527 101 Fcfa (vingt six millions million cinq cent vingt sept mille cent un franc) pour les dépenses.
Par Mathieu Nathanaël NJOG et Catherine Aimée Biloa (Stagiaire)
Le Messager du 16-01-2008
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