Port autonome de Douala.
Les salariés de la société Douala International Terminal (Dit) revendiquent les changements de plages horaires et une amélioration des conditions salariales. Ils ont manifestés leur mécontentement hier mercredi 5 décembre 2007.
En raison d’une grève déclenchée par les salariés de la société Douala International Terminal (Dit) aucun conteneur n’est ni entré, ni sorti du port de Douala hier mercredi 5 décembre 2007. La crise pourrait se poursuivre ce jour si les négociations entamées depuis n’aboutissent pas. A notre descente sur les lieux, les salariés et leurs représentants syndicaux étaient en plein conclave avec les gestionnaires du terminal à containers.
Pour comprendre cette grève, il faut revoir le processus de privatisation du Port Autonome de Douala. Lorsqu’il est déclenché, la société Douala International Terminal devient le concessionnaire du Terminal à containers. Les aconiers se plaignent de ce que, depuis trois ans, ils n’ont pas un emploi du temps de travail harmonisé et ne sont pas rémunérés au même titre que les aconiers des autres sociétés (Saga, Sdv) en termes d’heures supplémentaires. Ils proposeraient un deuxième « shift » (plage horaire) plus équitable.
C’est alors que les aconiers déposent en collaboration avec leur syndicat des travailleurs un préavis de grève à la direction générale de la société depuis une semaine. Dans ce préavis, ils ont égrené leur chapelet de griefs. Ils envisageaient alors qu’au cas où ils ne trouveraient pas une suite favorable, ils annonçaient une grève qui irait du 5 au 7 décembre 2007. « C’est après les échecs des négociations avec la direction générale de la Dit que les acconiers ont décidé de lancer la grève ce matin [Mercredi 5 décembre 2007 Ndlr] », indique un des responsables des aconiers.
Certains responsables qualifient cette grève d’illégale, en évoquant la position du ministre du travail et de la sécurité sociale, Robert Nkili, lors de sa dernière descente sur le terminal à containers. « Les heures de travail de samedi sont des heures normales et rémunérées comme telles. Par ailleurs, le décompte des heures supplémentaires ne peut s’effectuer qu’après que le travailleur ait déjà effectué ses quarante heures de travail, que ce soit le jouir ou la nuit ». En riposte les aconiers qualifient leur grève de légal et de grève pacifique. « Les dirigeants ont prévus la grève. Ce matin lorsque nous sommes arrivés, les gendarmes étaient déjà là. Les voitures étaient gardées dans les magasins. Cette grève est une grève autorisée », affirme un des grévistes. Aucune perte en vie humaine ou dégât n’a été enregistré. Mais les pertes sont énormes pour les recettes fiscales. On estime pour près d’un milliard de perte financière.
Toutefois, la direction générale a immédiatement relancé les négociations. Une réunion de concertation est organisée avec les délégués du travail de la ville de Douala, les responsables de la société, et les différents syndicats depuis hier. Toutes les parties ont accepté de se retrouver sur la table de négociations pour trouver une solution à cette situation. Les travailleurs ont repris le travail ce même jour à 15 heures. Pendant ce temps les négociations se poursuivent et ce jusqu’à demain 14h30mns.
Aimée Catherine Biloa (Stagiaire) & Mathieu Nathanaël NJOG
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