Huissier Littoral
Réunis en assemblée générale ordinaire le samedi 2 novembre 2007, les huissiers de justice exerçant dans la province du Littoral ont élu un nouveau bureau.
La Chambre provincial des Huissiers de justice était sans président depuis février dernier, à la suite du décès de son président, Me Jean-Marie Tchana. Le mandat étant à quelques mois de son terme, les Huissiers de justice du Littoral ont attendu l’expiration du mandat pour organiser une assemblée générale élective. Présidée par le Procureur général, Luc Djiodo, la session du samedi 3 novembre 2007, a donné l’occasion aux Huissiers de justice et commissaire priseur de mettre en place un nouveau comité directeur. Me Elise Adèle Kogla, épouse Batamak, précédemment secrétaire général a été portée à la présidence par un plébiscite pour un mandat de trois ans. Elle sera assistée de Me Stéphane Liben à la vice-présidence, Me Evelyne Thérèse Djoumatchoua Yossa ; Me Guy Efon Trésorier ; Me Emilie Nom, commissaire aux comptes ; Mes David Mayiga et Kamwa, conseillers.
Le Procureur général près de la Cour d’appel du Littoral, Luc Djiodo profitera de cette tribune pour prescrire aux huissiers de justice de « faire au mieux leur travail, de manière à ne pas donner l’impression que la justice va mal. Car, ils sont des membres de la justice. » A cette invite la nouvelle présidente appellera au soutien constat des magistrats. « Les Huissiers de justice ne peuvent exercer leur fonction sans le concours des magistrats», rappelle Elise Adèle Kogla. Par la suite elle va définir sa feuille de route. « Nous allons travaillé pour la redynamisation, la restructuration, la promotion et la réaffirmation de l’huissier de justice afin de redorer le blason de cette profession », affirme Me Elise Adèle Kogla.
Les difficultés
Ainsi résumé, l’on ne s’imagine pas le vaste chantier qui attend le nouveau comité directeur. « Nous connaissons nos problèmes et chaque bureau a le devoir courant son mandat de trouver les solutions que rencontrent les Huissiers de justice », Me Evelyne Thérèse Djoumatchoua Yossa, la Secrétaire générale. Il sera d’abord question de sensibiliser le grand public sur la connaissance de la profession de l’huissier de justice. « Les justiciable pour ou contre qui nous travaillons ne connaissent pas le rôle de l’huissier de justice », ajoute-t-elle.
Mais à l’interne, c’est la grogne. Les voix s’élèvent depuis des années pour réclamer une bonne répartition des états d’émoluments des huissiers. Plus encore, le paiement des arriérés qui datent de trois ans. « C’est depuis 2004 que les états d’émoluments des huissiers de justices sont payés au compte goûte. Ils sont de ce fait énormes », reconnaît Me Evelyne Thérèse Djoumatchoua. Pourtant pendant leurs travaux à huis clos, les huissiers se sont indignés du traitement à deux vitesses entre ceux des provinces anglophones et ceux des provinces francophones. Car, il a été fait révélé que leur collègues du Sud-Ouest touchent régulièrement leurs émoluments. Dans ces conditions « Nous vivons avec l’espoir, en nous disant que cet argent est entre les mains de l’Etat », avoue La secrétaire générale.
En outre, les huissiers se plaignent du tarifaire en vigueur qui date de plus de vingt ans. Dans la grille tarifaire l’huissier de justice a encore droit à 250 Fcfa de taxi, quelqu’en soit la distance. Et les droits de timbres sont fixés à 300 et 500 Fcfa alors que les prix actuels des timbres fiscaux et communaux sont respectivement de 1000 Fcfa et 500 Fcfa. « Il y a urgence que dans le cadre de notre chambre, nous allons faire des propositions concrètes à l’Etat pour corriger cette situation », indique Me Evelyne Thérèse Djoumatchoua.
Mathieu Nathanaël NJOG
Le Messager du 07 /11/2007
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