Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /2007 14:03

Station-service.jpg
Station service

Hydrocarbures

Incidence des cours mondiaux

 

Avec une hausse des cours du baril et le passage de la mission des institutions de Bretton Woods, les professionnels du secteur annoncent une hausse du prix à la pompe dans les prochains jours.

 

La fin du mois de septembre s’annonce fiévreuse pour les automobilistes. Depuis mais dernier, les prix sont passés de 584 Fcfa pour le litre de l’essence super, (soit une augmentation de 12 Fcfa), 535 Fcfa pour le litre du gasoil (soit une revalorisation de 8 Fcfa) et 365 Fcfa pour le litre de pétrole lampant (pour une augmentation de 5 Fcfa) par rapport au mois d’avril 2007.

Qu’en sera-t-il pour les prochaines hausses ? Selon les prévisions des professionnels du secteur “ la flambée des cours du pétrole va vite se répercuter à la pompe. ” Ces derniers prévoient avec une fébrilité certaine une hausse probable de l’ordre de 15 Fcfa pour le litre de super, 10 Fcfa pour le litre de Gasoil et 8 Fcfa pour le litre du pétrole lampant. Si cela se confirme, ce sera alors la troisième hausse de l’année après la première survenue au mois de février dernier.

 

La mission des bailleurs de fonds

Du côté des automobilistes, la menace d’une nouvelle hausse des prix à la pompe ne laisse pas indifférent. “ C’est un véritablement sentiment de fébrilité qui m’anime. Depuis que le gouvernement a décidé d’arrimer sa politique des prix du carburant en fonction de la fluctuation des cours mondiaux, je m’attends à une hausse. Mais, il faut avouer que ce sera un coup certain dans la bourse des automobilistes camerounais. Pour ma part j’essaierai de limiter mes courses ”, indique Tchuekam. Mais la grosse frayeur reste pour les automobilistes rencontrés sur les quotas de la hausse. “ Cela risque être une pilule très amère. Notamment si le gouvernement s’arrange en un seul coup de rattraper les quatre mois de stabilité que nous avions connus ”, s’inquiète Mefire, chauffeur taxi. Une inquiétude légitime surtout lorsqu’on sait que les directives des bailleurs de fonds sont contre la péréquation appliquée par la Caisse de stabilisation des produits d’hydrocarbure (Csph). D’autant plus qu’ils exigent la répercussion à la pompe de la réalité des cours internationaux.

 

Tirer profit de la montée de l’euro

Cette poussée de fièvre va-t-elle durablement s’installer ou pas ? A l’origine de la poussée inflationniste : les fluctuations des cours mondiaux qui s’appuient sur les secousses des marchés d’actions et la baisse des taux d’intérêts de la Réserve fédérale américaine (Fed), l’accroissement de l’instabilité au Mexique et la chute drastique du dollar (la monnaie de référence dans l’achat du fuel brut). “ La fixation des cours de brut obéit à deux paramètres essentiels: l’économie représente à peine 5%, tandis que la géostratégie représente 95% ”, soutient un cadre de la Csph. Pour certains experts, les bonds effectués par l’euro depuis plusieurs années sont un réconfort dans les importations d’hydrocarbures. Celles-ci affichent une facture à la baisse. “ Pour ce qui est de la montée de l’euro, elle aide surtout les pays européens à mieux juguler la montée des cours, bref elle permet de stabiliser les cours à la pompe ; tandis que la chute du dollar affole plutôt les cours mondiaux ”, réplique notre source. Pourtant, le Cameroun certes producteur, importe le carburant consommé localement et exporte son fuel lourd.

 

Le rôle de la Csph dans la fixation des prix

A sa création, la mission première de la Caisse de stabilisation des produits d’hydrocarbure (Csph) consistait à prendre à son compte, partiellement ou totalement, la hausse des cours mondiaux. Avec l’avènement de la libéralisation de notre économie et la mise sous ajustement de cette dernière, la mission de la Csph s’est commuée en péréquation interne des produits d’hydrocarbures qui consiste à subventionner le coût de transport auprès des marketteurs. Ainsi, on estime à la Csph qu’avec les subventions que la Sonara reçoit de l’Etat, toutes les fluctuations ne sont pas totalement répercutées à la pompe. “ Il faut reconnaître que beaucoup d’efforts sont fait pour juguler la hausse afin que le consommateur n’en souffre pas tellement. Le Cameroun demeure l’un des rares pays dans le golfe de guinée à avoir un niveau de prix abordable ”, déclare un cadre de la Csph. Parlant des effets de cette hausse, la Snh engrange des recettes supplémentaires qui peuvent servir soit au remboursement de nos prêts, soit au budget d’investissement public.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le 21-09-2007

Par Njognath - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Dans l'île de Njog

  • : L' île de la tentation de Njognath
  • njognath
  • : Actualité
  • : La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés