Mission Fmi – Banque Mondiale
La mission des institutions de Bretton Woods est arrivée en fin de séjour hier jeudi 20 septembre 207. Le chef de mission Daneshware Ghura a fait une déclaration sur l’évaluation.
La mission du Fonds monétaire international (Fmi) a achevé hier, l'exécution des perspectives macro-économiques au deuxième semestre 2007 du gouvernement. Elle avait pour référence, la quatrième revue de son programme économique et financier soutenu par le Fmi au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (Frpc). A en croire le communiqué final, Daneshwar Ghura et ses fin limiers ont rencontré le premier ministre Ephraïm Inoni, le ministre secrétaire d’Etat à la présidence, Laurent Esso, le ministre des finances, Lazard Essimi Menye et le ministre de l’économie Louis Paul Motaze, la société civile, les syndicats de la communauté des bailleurs de fonds, du secteurs privés ainsi que la presse.
Le chef de mission, le Mauricien Daneshwar Ghura connaît bien le Cameroun pour avoir fait partie de la délégation du Fmi qui, en 1999 a aidé le Cameroun à préparer le dossier d’admission au point de décision de l’Initiative Ppte en octobre 2000 et celle de janvier 2006, déterminante dans la validation du Cameroun à l’atteint du point d’achèvement. L’homme connaît donc les mesures des reformes que le Cameroun devrait exécuté dans le cadre du respect des engagements pris pour l’après atteinte du point d’achèvement. La mission reconnaît que « des progrès ont été réalisés dans le renforcement de la stabilité macroéconomique. Les objectifs budgétaires et financiers pour juin étaient atteints. Les autorités ont fait des progrès en matière des procédures budgétaires concernant la transparence, la comptabilité et le suivi des dépenses. La position extérieure du Cameroun s’est améliorée en 2006 reflétant surtout la hausse sensible des exportations de bois. »
Les mauvais points
Les préoccupations des experts des institutions de Bretton Woods ont porté sur les efforts additionnels nécessaires que le gouvernement camerounais a à faire au niveau des reformes structurelles afin d’accélérer la croissance. Une croissance qu’elle a qualifiée de faible. Et pour cause : « La faible performance observée dans le secteur agro-industriel et la baisse de la productivité. La performance des recettes non-pétrolières et l’exécution des dépenses publiques d’investissement étaient au plus bas que prévu. » En outre, « le surplus budgétaire était plus élevé que prévu, malgré le manque à gagner constaté au niveau des recettes non pétroliers, en raison du niveau plus bas que prévu des dépenses ». Par ailleurs dans la mise en œuvre des reformes, la mission a constaté que « des retards ont continué à marquer la mise en œuvre des reformes dans les secteurs des entreprises publiques, de la fonctions publiques et des services financiers ruraux. »
Pour conclure, la mission du fonds monétaire international a prescrit au gouvernement du premier ministre Inoni Ephraïm l’urgence d’exécuter le reliquat des réformes. « Pour renforcer les perspectives de croissance, une place primordiale devra être accordée aux mesures destinées à augmenter la qualité de la dépense, renforcer l’exécution des investissements publics ainsi que de dépenses de réduction de pauvreté, améliorer l’environnement des affaires et l’accès au crédit et lutter contre la corruption.» Pour ce qui est de la privatisation, injonction a été donné au gouvernement pour finaliser le processus de privatisation de la Camair, la Camtel et la Snec. Sur les perspectives de l'exercice budgétaire 2008, la mission a exigé au gouvernement le renforcement des recettes fiscalo-douanières. « La mobilisation des recettes non-pétrolières demeure cruciale pour assurer la soutenabilité des finances publiques. »
Mathieu Nathanaël NJOG
| Janvier 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||